mercredi 22 avril 2020

Prima Terra agit pour les Campus Connectés !


L'écosystème PRIMA TERRA a été sollicité par plusieurs institutions régionales pour déployer des Campus Connectés.

Ces lieux, labellisés par le Gouvernement français, doivent permettre de "dépasser les difficultés de mobilité auxquelles sont confrontées les étudiants loin des métropoles, de réussir des études qu'ils n'auraient par forcément entreprises et de leur servir de tremplin pour la poursuite sur un site universitaire".

En pratique :

- un dispositif associant des acteurs publics et privés,
- un multi-partenariat entre un lieu, une ou des collectivités (commune, intercommunalité, département) et un établissement d'enseignement supérieur,
- un lieu, qui peut-être un tiers-lieu, accueille des étudiants à l'année,
- un tuteurat est assuré par un ou des référents,
- un budget pluriannuel est apporté par le Gouvernement.

PRIMA TERRA peut se charger de faciliter le montage du dossier de candidature, ayant de nombreuses références sur la création de tiers-lieux et territoires apprenants.


> Pour en savoir plus

L'Eco-poétisme se dévoile lors d'un webinaire de Design Act!, l'école de design francilienne de STRATE






Design Act !, l'agence - école de design du réputé groupe STRATE en partenariat avec l'agence Saguez & Partners, invite le collectif du 16 bis, à l'origine du manifeste de l'éco-poétisme, a animé un webinaire ouvert le jeudi 23 avril 2020.

Le collectif du 16 bis, qui sera représenté par Camille They - artiste scénographe de jardins, porte depuis plus d'une dizaine d'années une démarche transversale, à la fois intellectuelle et sensible, pour renouer par la Création, avec l'écologie et le vivant.

PRIMA TERRA, par l'intermédiaire de ces deux cofondateurs, Mathilde Cota et Alexis Durand Jeanson, sont des membres actifs de ce collectif.

Retour en vidéo :

 

mercredi 1 avril 2020

Lancement numérique du Livre Blanc de l'Assistance à Maîtrise d'Usage !






Bonjour, 


Le réseau AMU France* est heureux de vous annoncer la publication du premier Livre Blanc de l'Assistance à Maitrise d'Usage (AMU), soutenu par la Banque des Territoires – Groupe Caisse des Dépôts - ainsi que le Plan Bâtiment Durable, Kardham, Smart USE et l'IFPEB. 

Basé sur l'expérience de plus de 20 praticiens, cet ouvrage collectif met en valeur toute l'importance d'associer les usagers le plus en amont possible des projets d'espaces bâtis. 

Le réseau AMU Occitanie dont PRIMA TERRA est membre fondateur, y a contribué activement dans la production du contenu ainsi qu'en co-pilotant le comité de rédaction. 

Vous y trouverez notamment des exemples concrets, des outils et méthodes, un aperçu des gains potentiels, un positionnement métier, etc. 



Que vous soyez Maitre d'Ouvrage public/privé, promoteur-aménageur, élu/agent technique de collectivité, architecte, bureaux d'études, praticien de l'AMU, usager, copropriétaire ou esprit curieux, venez découvrir cet ouvrage de référence. 

Il contribue à définir un peu plus cette pratique qui apparait aujourd'hui comme indispensable pour relever les enjeux sociétaux et environnementaux de demain.

En attendant sa sortie officielle et papier (prévue dès que possible), le Livre Blanc est téléchargeable gratuitement à l'adresse https://www.reseau-amu.fr/publications 

*Initié en 2013, le réseau national AMU France rassemble plus de 20 professionnels qui partagent expériences et connaissances au service de l'innovation méthodologique et organisationnelle, afin de remettre l'humain au cœur des projets de cadre de vie bâti.

Dans l'attente de vous rencontrer lors d'un des évènements de lancement à venir (Paris et Occitanie).
Bien à vous,

jeudi 19 mars 2020

Et si vous vous donniez du temps ?


Se rendre compte que son environnement "ordinaire"​ peut-être extraordinaire, ici au cours d'une promenade pour m'aérer (photo d'Alexis Durand Jeanson)


Notre période actuelle de confinement généralisé pourrait nous pousser à questionner nos pratiques, nos projets, nos priorités.
 
Mais cela peut également être le moment du stress permanent, des urgences à assurer les "continuités" de nos activités, des réunions continues, simplement transformées par la "salle de réunion à distance".

Autour de moi, les "e-apéros" sont proposées, des échanges de dessin entre enfants est organisés, des karaokés et autres alternatives pour s'occuper et rendre le quotidien plus acceptable, festif sont initiées. Mais je sens bien que le mois de mars, voire d'avril, vont rester long...

Moi le premier, je me pose la question de la meilleure façon d'agir et "de faire ma part" pour conserver mon humanité, là où le virtuel peut prendre le dessus, artificialiser nos relations.

Réunions enchainées, poursuite de mon activité entrepreneuriale, partage de moments avec ma famille, faire l'école à la maison... cela ne me satisfait pas. Ce n'est à mes yeux pas suffisant pour donner du sens à ces semaines qui risquent d'être longues...

Pour cela, une idée m'est venue durant la nuit : "et si partager était le plus beau des cadeaux ?".

En effet, je ne peux me plaindre. J'ai des réserves alimentaires pour m'éviter des attentes au magasin, ma famille n'est pas malade, je suis à peu près certain de pouvoir réussir ce passage économique difficile, j'ai le soleil de l'Hérault tous les matins ou presque.

Alors, je souhaite partager.

Partager, c'est pour moi la manière de mobiliser mon expérience. Professionnelle, avec 11 ans de pratiques dans les champs de la coopération et de l'innovation territoriale à mon compte. Bénévole, avec plusieurs engagements et actions à mon actif. Artistique, avec quelques créations spontanées à mon répertoire. Personnelle, avec plusieurs métiers approchés et vécus ainsi que des formations et des moments passés à me questionner pour avancer. Géographique enfin, avec plusieurs dizaines de déménagement pour trouver un lieu qui résonne en moi, à créer des jardins ...

Pour cela, je vous propose de partager des temps de décompression, de discussion, de mise à plat de vos questionnements, à distance, cela va de soi, pour profiter de ce confinement comme d'une période de remise à plat.

Partager sur vos projets du moment, vos réflexions, vos aspirations ou encore décompresser.
Moi le premier, je peux vivre des périodes de doute, de sentir le besoin de prioriser ce qui me semble important, de chercher ce qui est vital pour me retrouver, d'en parler.

Il s'agit de ces moments que je vous propose, de façon gracieuse, naturellement !

Une demi-heure, une heure en visio-conférence ou par téléphone pour échanger sur votre projet de vie, et la part professionnelle qui peut permettre d'y parvenir.

Si vous êtes motivés, je vous propose de me contacter en message privé et nous calerons ensemble une date et un horaire.

Encore une fois, j'insiste sur le fait que mon action n'a pas d'objectif commercial et que je la propose à titre gratuit. Il s'agit simplement d'une volonté d'aider les personnes qui se sentent isoler, de créer de nouveaux liens, de partager dans cette période particulière où la rencontre, l'échange, la sérénité peuvent être mis de côté.

Comme bien d'autres, je vous propose ce geste, sans autre forme que le don.
Au plaisir de partager !

Alexis Durand Jeanson

lundi 24 février 2020

[usages] Rdv le 7 avril à Paris : lancement du livre blanc !


PRIMA TERRA est très fière de participer au lancement du site web du réseau AMU France, qui regroupe une vingtaine de professionnels de l'assistance à maîtrise d'usage en France, dont nous.

>>> Voici le site en ligne !

Notre réseau national a, durant toute l'année 2019, co-rédigé le livre blanc de l'AMU en France, qui sera très prochainement lancé en ligne début mars

avant une présentation officielle le 07 avril 2020 au soir à Paris, en présence de la Caisse des Dépôts et du groupe Kardham, parmi d'autres institutions, partenaires et soutiens financiers.


jeudi 6 février 2020

PRIMA TERRA parlera d'AMU sonore à Nantes pour l'ESPI !


Alexis Durand Jeanson, directeur et chercheur associé à PRIMA TERRA et Jérôme Staub, chef de système d'informations géographiques à la DREAL Nouvelle-Aquitaine - doctorant en géographie, interviendront ensemble pour présenter leurs travaux communs sur l'Assistance à Maîtrise d'Usage et en particulier les possibilités offertes par cette démarche pour imaginer des environnements sonores plus agréables à vivre.

Dans le cadre d'une journée d'étude sur "L'impact de la densification de l'espace urbain sur l'immobilier" organisée par le Groupe ESPI - L'école Supérieure des Professions Immobilières à Nantes le jeudi 13 février 2020.



> Plus d'informations ici !

jeudi 9 janvier 2020

Rendez-vous sur la chaîne Prima Terra sur YouTube !


En ce début d'année 2020, toute l'équipe PRIMA TERRA vous souhaite ses meilleurs vœux de bonheur et santé pour vos et vos proches ainsi que de nombreuses découvertes stimulantes et projets enthousiasmants !

Et pour bien la commencer, nous vous proposons de vous abonner à notre chaîne YouTube dans laquelle vous pourrez retrouver tout au long de l'année des contenus de choix pour découvrir les sujets qui feront les territoires de demain !

Décryptage de concepts, focus sur des projets pilotes, témoignages, description de lieux tiers ... 

>>> Rendez-vous ICI !

mardi 10 décembre 2019

[recherche] Urbanisme transitoire, retour d'entretien local !



Dans le cadre de notre recherche exploratoire lancée sur l'urbanisme transitoire/solidaire/tactique/etc., PRIMA TERRA propose à des usagers de lieux collectifs partagés de répondre à un court questionnaire sous la forme d'un texte ou d'une courte vidéo, pour aller questionner ce que cela questionne, produit, transforme dans leurs façons de vivre la ville, le village, le territoire.
Pourquoi les usagers me direz-vous ? 
Car ils sont les premiers concernés par les projets, et sans doute les premiers acteurs, contributeurs, activateurs et promoteurs de ces nouvelles formes d'urbanisme, contrairement aux initiateurs, aux partenaires ou aux commanditaires, qui peuvent produire un discours qui diffère de la réalité. Ici, on questionne les trajectoires individuelles qui rencontrent des dynamiques collectives, qui peuvent donner à voir du territoire en création. 
Etant depuis ses débuts dans une logique de science ouverte, le résultat des entretiens est mis en ligne. 
Voici un premier, de la part de Lucie F., ancienne usagère du lieu Vive les Groues, implanté à Nanterre, projet porté par le collectif Yes We Camp ...
Vive les Groues, aux pieds de l'Arche de la Défense (copyright : Nanterre Info)



1 / Comment formuleriez-vous l'utopie de votre lieu ?

L'utopie de Vive les Groues pourrait être formulée comme ça : "Écrin de verdure et de lien au cœur d'un espace urbain insolite". 


2/ En quoi fait-elle écho pour vous ?

L'environnement de Vive les Groues est un espace urbain insolite, assez aride : s'y mêlent bureaux en services, bureaux désaffectés, hangars de matériels, grands immeubles assez cossus, quelques pavillons, un bar à chicha, un restaurant japonais et un gros chantier pour la future gare de la ligne E dans le cadre du Grand Paris, tout ça à deux pas de La Défense et ses gratte-ciels que nous voyons depuis Vive les Groues. Cela en fait un environnement assez particulier, aride, avec peu de rapport entre les espaces et de fait peu de lien social. 

Au milieu de tout cela, Vive les Groues apparaît comme un écrin de verdure où la vie est revenue. La vie végétale d'une part : il s'agit d'une friche où des végétaux poussent et reprennent vie, de façon un peu anarchique mais c'est leur présence qui compte ; l'équipe de Vive les Groues et les bénévoles plantent aussi divers végétaux, des arbres notamment. 

Mais il s'agit aussi d'un lieu convivial où sont organisés divers événements, chantiers participatifs et concerts qui redonnent vie au quartier, tout en étant en plein air. 


3 / Quelles pratiques/connaissances/expériences avez-vous déjà par ailleurs dans vos engagements professionnels ou associatifs, qui iraient dans le sens de cette utopie ?

J'ai été dans le bureau d'une association étudiante environnementale, et nous organisions des événements autour du développement durable, et la mise en place d'un potager. Aussi, j'aime beaucoup ce genre de lieux, j'en ai donc visité plusieurs, et notamment en Espagne, à Valencia, où j'ai habité pendant quelques mois. 


4 / Quelles illustrations peux-tu donner, à partir de ton vécu avec le lieu, sur la réalisation de l'utopie ?

Comme expliqué à la question 2, c'est pour moi grâce aux événements et surtout aux chantiers participatifs (lien social + construction collective) que se réalise l'utopie du lieu. 


5 / Comment traduis-tu depuis un an ton implication dans le lieu ?

Je réside depuis un an sur Montpellier, je n'y vais donc plus régulièrement, mais j'ai participé au STUN Camp en octobre dernier. 


6 / Que faudrait-il faire pour accélérer la réalisation de l’utopie concrète et locale ?

Pour accélérer la réalisation de l'utopie propre à ce lieu, il faudrait qu'il y ait une équipe permanente et que le lieu ne ferme pas pendant l'hiver car cela coupe la dynamique (même si je comprends que cela soit compliqué à réaliser concrètement). 

Une meilleure communication dans les villes alentours serait aussi très bien : j'ai été au courant de ce lieu par Facebook car je m'intéresse beaucoup à cela, mais sans Facebook et de l'intérêt pour ce genre de lieu je n'aurais pas connu (ma mère a connu grâce à moi du coup, mais sans cela elle ne l'aurait pas connu).

Il pourrait aussi y avoir des événements co-organisés avec, par exemple, des brasseries locales (à Houilles il y a un brasseur qui a un petit bar rue Gabriel Péri, peut-être qu'un partenariat pourrait faire gagner en visibilité et Vive les Groues et le brasseur de Houilles). 

En allant plus loin, il faudrait aussi que le quartier des Groues change pour attirer davantage de monde, de familles, etc.


7 / Quelle pourrait-être ton implication en ce sens ? Du plus réaliste au moins réaliste...  

Je pourrais faire davantage de communication auprès de gens que je connais, ou dans les lycées, les écoles, les boutiques, les bars, etc. sous forme de petit flyers par exemple.

Et revenir dans le coin de Vive les Groues mais en tant que jeune diplômée, cela dépend aussi d'où je trouve du travail ! 

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> Si, vous aussi, vous souhaitez faire en sorte qu'un usager de votre tiers-lieu participe à notre recherche exploratoire, contactez-nous !

lundi 9 décembre 2019

La Martinique s'élance ... vers des tiers-lieux de Création !






Les 16, 17 et 18 décembre 2019, KAELIDOSCOPE DOM, incubateur d'innovations sociales, accélérateur d'initiatives de l'ESS & réseau de dirigeants qui entreprennent autrement à La Martinique, organise à l'Espace Lucien Laroche, à Le Robert à La Martinique, l'événement Alter'Actifs 2019 !


L'événement est soutenu financièrement par le CGET, la Mairie du Robert, l'ADEME et l'agglomération CAP NORD.

Cette manifestation favorisera un coup de projecteur sur l'économie circulaire en :

- donnant à voir les pratiques d'acteurs économiques, 
- en inspirant les vocations,
- en faisant émerger des initiatives répondant aux problématiques environnementales locales,
- en faisant de l'Economie Circulaire un levier d'activités économiques, d'emplois et de cohésion sociale dans les quartiers et zones rurales de La Martinique.

Dans ce cadre, Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra pour réaliser deux conférences le mardi 17 décembre à 8h30 et 11 heures.


L'une sera sur "Economie circulaire créative, vers une révolution sensible des territoires", se focalisant sur le "faire local avec l'économie".

L'autre sera sur "Des tiers-lieux aux territoires apprenants, apprendre ensemble" et se concentrera à questionner les façons de faire lieu et territoire par la Connaissance coproduite.

A cela, Alexis sera également exposant toute la journée pour répondre aux besoins des porteurs de projets, orienter sur la réponse à l'AMI Fabriques de Territoires et présenter les derniers projets en cours (réseau AMU Occitanie pour l'innovation par les usagers dans le Bâtiment, territoires apprenants en Pays-de-la-Loire avec le Centre Michel Serres, tiers-jardins éco-poétiques en Ile-de-France avec Via Paysage, recherche-action sur les tiers-lieux et l'urbanisme transitoire, etc.).

> Pour s'inscrire à l'événement, c'est ici !

Le reste du temps insulaire passé sur place, PRIMA TERRA accompagnera les porteurs de projets de tiers-lieux incubés au sein de KALEIDOSCOPE DOM, dans le contexte national de l'AMI Fabriques de Territoires du Gouvernement Français.


Si, vous aussi, vous souhaitez obtenir des apports méthodologiques, inspirer vos acteurs locaux et initier des projets de fabriques de territoires, contactez-nous !

mercredi 27 novembre 2019

Tiers-Lieux de l'Etat, en avant toute !


Le jeudi 21 novembre 2019 à 12h30 avait lieu la première visio-conférence "Facebook live" proposée par le Bureau de l'association de préfiguration nationale des Tiers-Lieux, intitulée sur leur page facebook Tiers-Lieux France.


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, a pu la suivre en direct.
Retour sur la présentation. Vous pouvez également retrouver l'intégralité de la vidéo du direct ici.

Patrick Lévy-Waitz, président de l'association et rédacteur du rapport "Mission coworking - Faire ensemble pour mieux vivre ensemble" (dans lequel les travaux de Prima Terra sont plusieurs fois cités), Marie-Laure Cuvelier, secrétaire général et cofondatrice de la Coopérative Tiers-lieux en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que Cécile Galoselva, trésorière et fondatrice de la foncière Etic, étaient les intervenants.


Ces derniers sont intervenus suite à la clôture du conseil d'administration de l'association, composée de 21 membres.

Les trois membres du Bureau présentent le projet associatif
Aujourd'hui, pour rappel, suite au lancement du plan national Tiers-Lieux nouveaux lieux, nouveaux liens en juin 2019 par le Gouvernement Français, l'Etat a demandé aux acteurs de s'organiser de façon à rendre visible les dynamiques et besoins des tiers-lieux.

Pour cela, l'Etat avait invité 300 acteurs à cette journée de lancement, écosystème d'acteurs de la sphère tiers-lieux (opérateurs-facilitateurs comme Prima Terra, promoteurs et financeurs, porteurs de projets et de lieux, réseaux d'espaces...).

De ces 300 personnes, 63 ont été invitées à constituer le  Conseil National des Tiers-Lieux, préfiguratif de la future structure, si possible coopérative, que devra être le Conseil National des Tiers-Lieux, qui devra être créé d'ici fin 2020.

A ce jour, le Conseil National des Tiers-Lieux est chargé, telle une instance représentative de la "filière", de rendre visible les différentes typologies de tiers-lieux en France. 

"Le CNTL est le porte-parole des besoins du terrain et de sa diversité". 

A ces côtés, la mission de l'association de préfiguration France Tiers-Lieux a été présentée comme "le bras armé du Conseil National des Tiers-Lieux", en "permettant d'outiller les acteurs suite au diagnostic de terrain réalisé par le CNTL". 

De façon plus générale, l'association de préfiguration a pour but de :


  • soutenir l'émergence de réseaux régionaux ou départementaux,
  • de mettre des outils en commun, existants ou à créer,
  • de développer des partenariats entre les tiers-lieux et les acteurs publics ou privés,
  • d'aider à lever les freins à leurs activités.


"L'association doit pouvoir être le guichet unique des tiers-lieux"

Ici, on peut être inquiet par la façon dont les tiers-lieux, qui sont l'illustration spatiale d'une dynamique collective locale organisée en communauté de savoirs et de pratiques peuvent, à terme, devenir des équipements territoriaux de plus. En effet, dilués de leur essence, qui est de composer des relations et des organisations basées sur la solidarité, la réciprocité, l'intérêt collectif, ils sont l'ambassade du Tiers-Secteur, ni lieu porté par l'économie publique redistributive, ni par celle de l'économie privée monétaire marchande.

On peut notamment reprendre les schémas d'Alternatives Economiques pour tenter d'expliciter le propos.

Dans un premier visuel, on lit bien les différences entre les économies et ainsi où la communauté du tiers-lieu peut se situer. Bien entendu, le tiers-lieu "ne se décrète pas, il s'invente". En cela, la communauté ne doit pas s'organiser, au départ tout du moins, autour d'opportunités de financements publics ou privés.

Cependant, vous remarquerez aujourd'hui que le terme lui-même étant galvaudé, le principe de communauté solidaire n'est plus très présente dans ces lieux estampillés... C'est d'ailleurs pour cela qu'à Prima Terra, nous avons toujours parlé "d'espace hybride" dont les tiers-lieux sont une des typologies.


Sur le deuxième visuel, ce qui est intéressant, c'est de voir l'hybridation entre les sphères économiques. Et c'est là que le tiers-lieu peut trouver sa place, s'il souhaite passer d'un modèle économique basé non plus seulement sur la viabilité et la solidarité entre ses membres, mais sur la rentabilité économique.

Bien entendu, plus l'effort sera donné sur le principe de retour sur investissement des deniers publics ou privés, plus le tiers-secteur non monétaire sera délaissé...



Par ailleurs, le Bureau a ensuite présenté sur quoi l'association planchait à ce jour. Sous la forme de groupes de travail thématique, au nombre de trois, elle tente de trouver des réponses à trois sujets identifiés par le CNTL :

  • 1/ "Quelle fiscalité pour les tiers-lieux ?", ou ce qu'il serait possible de créer comme outils fiscaux et immobiliers pour favoriser l'émergence, le développement et la pérennisation des lieux ;
  • 2/ "Formation et reconnaissance des compétences", ou les manières de rendre visible et légitime les savoirs développés par les membres des lieux et d'organiser l'écosystème propre à les faire monter en compétences ;
  • 3/ "Les outils communs", groupe de travail pensé selon le fil rouge selon lequel l'association pourrait être demain le centre de ressources documentaires à mettre en oeuvre à l'échelle nationale.


Pour tous ces travaux, il semblerait que l'association est mis en ligne un forum ouvert, afin de rendre accessible et contributif les réflexions des membres.


Il est intéressant de constater que la dynamique nationale semble faire tendre des lieux indépendants les uns des autres pour la plupart, hormis les franchises, vers une une agrégation administrative, une institutionnalisation descendante et une normalisation diluante de ce qui serait à terme un tiers-lieu en France. 

En effet, comment ne pas voir l'association de préfiguration comme un outil au service de la construction de réseaux de lieux uniquement basés sur des échelles administratives, comme les régions et départements, et non sur les échelles de vie des communautés ?

D'autre part, le principe exprimé d'écosystème de la formation, et non de l'apprenance (capacité donnée par une organisation, un lieu, un territoire à tout un chacun pour apprendre en toute autonomie), rejoint la capacité pour l'association de préfiguration à organiser et structurer ce qui sera demain un marché à prendre

En effet, les membres ou tout du moins les responsables des lieux seront peut-être amenés à posséder une formation similaire obligatoire pour obtenir des soutiens publics, que quelques structures accréditées pourront fournir, comme la Coopérative Tiers-Lieux ?

Enfin, comment stimuler une diversité d'espaces, d'organisations et de pratiques socio-économiques pour et par une diversité de territoires si les outils pour initier, animer et développer sont à terme similaires ? 

N'est-ce pas nier encore une fois les singularités et particularités des territoires et donc des communautés ? D'ailleurs, développe-t-on une communauté intentionnelle ? Sans doute une communauté de clients oui ... 

Tout indique donc que le dispositif national, le "parlement des tiers-lieux" et son "bras armé" portent en eux la volonté de se mettre à l'unique service d'une innovation publique d'Etat, et non des territoires.

Un risque qui pourrait faire tendre chaque lieu collectif partagé voulant en être de :


  • recherche d'un leadership administratif, en cherchant à composer des réseaux territoriaux de lieux pensés comme des équipements standardisés, 
  • une course à la labellisation basée sur la compétition, afin d'être visible et crédible des institutionnels et obtenir ainsi la "bourse tiers-lieux", 
  • et dans celle de l'institution normalisante, en animant une communauté devenue captive, afin d'entrer ainsi dans l'espace d'influence politique incontournable de chaque territoire, qui serait alors "à prendre" (électoralement) pour comprendre, tenir et orienter les indépendants devenus la norme demain.


Bien entendu, cette analyse n'est là que pour tenter un décryptage politique du sujet dans une volonté d'objectivité d'ordre général. 

Ainsi, si vous souhaitez décrypter les évolutions récentes de ce champ d'innovation à votre échelle, intervenir ou soutenir sur votre territoire le lancement d'un lieu, d'un réseau ou par une politique publique, contactez-nous.

Construire une dynamique sociale et d'innovation territoriale ne se décrète pas, contactez-nous ! 

Nous intervenons en présentiel et visioconférence sous forme de formation-action, conférence ainsi que par des focus méthodologiques et stratégiques.

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