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mercredi 29 janvier 2014

Les Friches, lieux d'avenir à Angoulême - Article paru dans Sud-Ouest


Frich’Angoulême a fait son apparition sur Facebook. 

Alexis Durand veut faire connaître cet incubateur de projets citoyens.



«Des friches à Angoulême et dans les Charentes, il y en a. Des créatifs et des urbanophiles aussi. Qu'est-ce qu'on attend pour inventer la suite ? », questionne Frich'Angoulême sur Facebook. Une page mise en ligne le 27 décembre et animée par Alexis Durand, 28 ans, d'Aigre. « Apolitique, Frich'Angoulême est porté par l'association professionnelle Via paysage sur une idée originale de l'agence Prima Terra, animatrice du projet », explique le Charentais d'adoption.

Paysagiste de formation, mais aussi environnementaliste et diplômé dans le management de projet, Alexis Durand travaille pour Prima Terra et occupe actuellement la présidence nationale de Via paysage, dont il est par ailleurs l'un des membres fondateurs. 

Et d'expliquer qu'Angoulême, et au-delà la Charente, de par son riche passé, dispose d'un sacré héritage patrimonial. Aussi bien matériel (ancien hôpital, usine désaffectée…) qu'immatériel, grâce aux écoles de l'image. « Dans trois ans, date d'arrivée de la LGV, soit les Charentais, donc nous, on se sera réveillés, soit la ville d'Angoulême appartiendra à d'autres. 
Les prix montent déjà. » D'où l'intérêt, selon lui, d'un incubateur de projets citoyens tel que Frich'Angoulême.

Un fonds de dotation

L'ancienne piscine Montauzier à Angoulême, l'ancien site de la SNPE (Société nationale des poudres et explosifs), friche Rondinot à Soyaux, ancienne tuilerie de Niollet à Garat, friche militaire à Ruelle… Autant de lieux recensés par Frich'Angoulême.

Certaines personnes ont déjà pris contact avec Alexis pour des projets de reconversion. Grâce au réseau et à l'expérience de Via Paysage, Frich'Angoulême dispose, entre autres, d'un fonds de dotation grâce à son carnet d'adresses d'investisseurs, donne des conseils et oriente les intéressés dans les méandres administratifs des demandes de subventions. 

Pour l'instant, motus et bouche cousue sur ces projets et ces contacts, mais Alexis Durand promet que « 2014 sera l'année des propositions », auprès des élus notamment. 

Parmi les lieux au potentiel important et dont la reconversion est possible à « moindre frais », on trouve l'ancienne piscine de Bourgines à Angoulême. « L'île des possibles », comme aime l'appeler Alexis Durand, dont l'esprit foisonne lorsqu'il évoque ce lieu. « On pourrait utiliser le bâti existant, l'ex-auberge de jeunesse et les bâtiments côté camping et y organiser un événement de fabrication autour d'architectures nomades, développer un espace collaboratif et de coworking ou bien lancer un festival alliant culture urbaine et école de l'image. » Ne reste plus qu'à…

dimanche 29 décembre 2013

Articuler les acteurs créatifs et culturels sur un territoire, une attitude gagnante


Le cas de Poitiers, ville créative

© Poitiers Mag, article sur la vie artistique poitevine.



A côté des journées "Créativité et Territoires" organisées par la plateforme nationale du même nom à l'Espace Mendès France, la ville de Poitiers développe une attitude volontariste à l'égard du concept de "ville créative".

Voici une lecture faite dans le magazine "Poitiers Mag" de novembre 2013.
Un article était consacré à "Poitiers, ville créative" avec une infographie d'une partie de la chaîne de valeur des industries créatives et culturelles poitevines.

© Poitiers Mag, infographie sur "former et accompagner les artistes"

Plus d'informations ici : http://magazine.poitiers.fr/poitmag212/poitiersMag212.pdf


Si, comme Poitiers, vous souhaitez valoriser la filière créative et culturelle sur votre territoire, développer des projets fédérateurs en valorisant des patrimoines (comme l'ancienne manufacture de tabacs de la Friche Belle de Mai à Marseille) ou créer un événement mobilisateur autour d'une thématique créative (un concours national, un workshop culturel, un fablab éphémère ...), PRIMA TERRA l'Agence est faite pour vous.

Voici notre site ... www.prima-terra.fr

lundi 23 septembre 2013

Lexique pour une Ville rêvée, la Ville de demain


N'oublions pas de parler avec les mots des Français ...

Quelques mots sur la ville de demain et leur poids sentimental, 200 exactement, ont été noté lors d'une étude réalisée par l'Institut Médiascopie en mai 2011 sous la direction du sociologue Denis Muzet.



Particulièrement intéressant pour comprendre ce qui parle au grand public ... et adapter ainsi les concepts et la communication en adéquation lors de projets d'aménagement et de valorisation des territoires.

Et, première information ressortie, le concept de "ville durable" est accepté avec une note de 7,1 pour 10. A cela, les thèmes de la mixité, sociale et fonctionnelle, liée aux usages ressortent, aux côtés de "référendum local".

Une certaine idée de démocratie de proximité qui s'intègre dans la logique des projets de territoires.




mardi 3 septembre 2013

La ville fertile et l'économie circulaire résiliente


"Quand les villes se rêvent d'être locavores".
Cela aurait pu être le titre de l'article paru dans le Hors-Série de Terra Eco de Octobre - Novembre 2012.

Des chercheurs ont imaginé comment les villes de Paris et Rennes pourraient devenir autonome en alimentation, autrement dit autosuffisantes.

Ainsi, comme l'illustrent le schéma suivant, des chiffres parlent d'eux-même : "la région parisienne est aujourd'hui tout juste autosuffisantes en salades" ou " 40 % des jardins publics, 50 % des squares et 60 % des toits de Rennes devraient être transformés en cultures pour le maraîchage pour contribuer à rendre la ville autosuffisante".

Terra_Eco_Villes
Que mangent nos villes ? © Terra Eco

Selon Terra Eco, la principale motivation des citadins serait :

- une alimentation de qualité
- avec un lien avec le monde agricole.

Car les paniers paysans, la vente directe ou les jardins partagés, "en apparence, ils en redemandent".
En réalité, selon les Associations pour le maintien d'une agriculture paysage, les Amap, les 106 existantes fourniraient à peine 50 000 personnes. Quant aux potagers urbains et autres jardins partagés de la région, ils représenteraient moins de 50 hectares et alimenteraient 12 000 personnes, soit un Francilien sur 1000 !

Mais, comme le note l'agronome Christine Aubry, "l'intérêt principal de ces démarches est d'interroger les autorités sur les stratégies alimentaires globales pour leur ville".

Car, selon Roland Vidal, ingénieur de recherche à l'ENSP de Versailles, l'un des questions les plus fortes qui se posent pour réconcilier ville et agriculture est ailleurs.
"L'agriculture est toujours mieux ailleurs qu'en ville ! Ce qu'il faut, c'est gérer l'interface entre les deux, apprendre réellement aux citadins à reconsidérer leur campagne."

Ainsi, selon le collectif des Ekovores, la solution serait là, composant avec l'aménagement du territoire et la production agricole péri-urbaine, la distribution et la consommation de proximité et une transformation - valorisation circulaire. Le schéma ci-dessous le présente succinctement.

L'économie circulaire locale © Les Ekovores

Mais comme le rappelle Roland Vidal, la gouvernance alimentaire des métropoles ne se joue plus au micro-local, il s'agit bien d'élargir l'échelle. "Autour de Paris, toutes les terres maraîchères ont été consommées par la ville il y a cent cinquante ans. Est-il pour autant judicieux de vouloir réimplanter le maraîchage sur les terres du bassin parisien, qui sont les meilleures terres céréalières du monde ?"



Car, dans le bila environnemental d'un légume atterrissant dans notre assiette, le transport ne pèse que 15 % quand la culture elle-même (intrants notamment), en constitue la majeure partie.

Autrement dit, vaut-il mieux nourrir la ville avec des denrées produites durablement mais plus loin ou cultiver des tomates localement, chauffées sous serres et élevées à grands jets de fertilisants ?


Plus d'infos sur la Ville fertile dans le Hors-Série Terra Eco.