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mercredi 22 avril 2020

PRIMA TERRA est sélectionné pour l'audit NoWatt de la Région Occitanie


L'écosystème PRIMA TERRA a été sélectionné par la Région Occitanie, dans le cadre d'un groupement aux côtés de SURYA Consultants, IZUBA Energies, Logis-Cité - Créalead, Batiressence et ISEA Projects, pour élaborer "l'audit du dispositif d'accompagnement régional des bâtiments exemplaires NoWatt".

Le dispositif de politique publique "Bâtiment NoWatt" a pour objet de soutenir financièrement "une opération innovante de construction ou de rénovation qui limite son empreinte énergétique tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des ressources, à la fin de la vie du bâtiment, qui intègre les attentes des usagers et qui s'inscrit dans une démarche élargie, technique, sociale et poétique en lien avec le territoire.

PRIMA TERRA aura en charge la rédaction du rapport d'évaluation et de préconisation de la politique publique régionale sur le sujet.

> Pour en savoir plus sur le dispositif

mardi 11 août 2015

[espaces hybrides] Vers des Maisons Publiques de Proximité, le tiers lieu en milieu rural dès cet été


Retour sur un article paru sur Localtis, sur lequel Prima Terra l'Agence revient, étant experte dans le domaine de la conception, l'animation et l'analyse des espaces partagés.

"500 bureaux de poste seront transformés en maisons de services au public

Publié le jeudi 25 juin 2015,
par Michel Tendil

Une concertation avec les élus et les opérateurs va permettre de sélectionner les 500 bureaux de poste, sur les 1.000 pré-identifiés par le groupe, qui sont destinés à être transformés en maisons de services au public d'ici fin 2016. Les premières transformations sont attendues avant la fin de l'été. La moitié du coût de ces maisons sera couvert par une réorientation du fonds postal de péréquation territoriale.

"Nous ne sommes pas dans une logique d'attrition mais de transformation." 
Soupçonné il y a quelques semaines encore de vouloir fermer des bureaux de poste, le PDG du groupe, Philippe Wahl, a rebondi, mercredi 24 juin, à la faveur du plan passé avec l'Etat visant à transformer pas moins de 500 bureaux de faible activité en "maisons de services au public". La Poste portera ainsi la moitié des 1.000 maisons que le gouvernement s'est engagé à déployer d'ici fin 2016.

Cette mesure, directement inspirée du rapport du député Jean Launay fait partie des annonces du comité interministériel aux ruralités du 13 mars 2015. En pleine grogne des élus ruraux, elle permettra de passer de l'onguent sur des territoires touchés par un "sentiment d'abandon", comme l'a déploré la ministre du Logement, de l'Egalité des territoires et des Ruralités, Sylvia Pinel, lors d'une conférence de presse, organisée à l'issue du conseil des ministres au cours duquel a été présenté ce partenariat. Les premiers bureaux seront transformés dès cet été pour que, d'ici la fin de l'année, chaque département ait le sien, a assuré la ministre qui a dit comprendre "l'inquiétude des élus".


 "Ce dispositif ne peut en aucun cas fonctionner sans cette approche consensuelle et territoriale" [NDLR : le dispositif Terres Créatives peut vous permettre de faciliter la mise en œuvre de la communauté d'acteurs - opérateurs du projet local tout en dynamisant l'animation du lieu et stimulant l'innovation territoriale], a souligné Sylvia Pinel, saluant le travail entrepris avec l'Association des maires de France (AMF).

1.000 bureaux identifiés

La Poste a déjà identifié parmi les 3.400 bureaux installés dans les communes de moins de 2.000 habitants un vivier de 1.000 bureaux de faible activité susceptibles d'être ainsi transformés
"La moitié sont implantées dans d'anciens chefs-lieux de cantons" et "un tiers sont situés en zone de montagne", a précisé Philippe Wahl, à l'occasion de cette conférence de presse. La labellisation finale reviendra au préfet sur la base d'une concertation associant les grands opérateurs nationaux (Pôle emploi, les caisses d'assurance maladie, de retraite, d'allocations familiales, de mutualité sociale agricole, La Poste et GrDF) et les élus des collectivités ou des intercommunalités concernées. 

La notion de "services au publics" se veut plus large que celle de services publics ; les maisons seront donc ouvertes aux services locaux mais aussi aux acteurs privés. [NDLR : les tiers lieux sont bien là, à portée de main, pour accueillir de nouveaux habitants, entrepreneurs néo-ruraux, startupers, porteurs de projets d'innovation sociale, ... ].

"Nous sommes prêts à les accueillir, nous cherchons à faire simple", a assuré Philippe Wahl. Le PDG de la Poste a aussi évoqué le rapprochement en cours avec la Gendarmerie : "Nous avons signé avec le général Favier (directeur général de la Gendarmerie nationale, ndlr) un partenariat qui permettra d'accueillir les permanences de la gendarmerie en secteur rural", a-t-il indiqué, sur le modèle du partenariat déjà mis en place dans la commune de Serquigny, dans l'Eure (sur le sujet, voir notre article du 20 mars 2015).

Environ 16.000 euros

La formule de ces maisons permettra au passage de sauver des bureaux aujourd'hui fragilisés. Mais les principales inquiétudes des élus tiennent au financement de ces futures maisons. Car si la Poste met ses locaux à disposition, évitant ainsi toute construction nouvelle, les partenaires, notamment les mairies, devront bien mettre la main à la poche pour payer les charges et les agents de premier rang, ceux qui assureront l'accueil du public. D'ailleurs, Philippe Wahl le reconnaît volontiers : "Nous faisons ça pour le service public, mais aussi pour l'argent !"

A l'heure actuelle, il existe déjà plus de 360 de maisons de service public de première génération, celles mise en place à partir de 2010. Or ces maisons ont jusqu'ici été principalement financées par les collectivités. Mais depuis 2014, l'Etat s'est engagé à prendre en charge la moitié du coût avec les opérateurs. Ces derniers sont appelés à financer un nouveau fonds. Dès 2015, 5 millions d'euros y seront alloués. En 2015-2017, le fonds sera abondé à hauteur de 21,5 millions d'euros, soit l'équivalent de ce que l'Etat mettra lui-même sur la table, a précisé la ministre.


S'agissant des 500 maisons portées par la Poste, le montage sera à peu près le même. Avec une nuance : un avenant sera apporté au contrat de présence postale territoriale signé avec l'AMF et l'Etat en janvier 2014, pour qu'une partie des crédits du fonds postal de péréquation territoriale soient réorientée vers le financement des maisons (ce fonds, doté de 170 millions d'euros pour la période 2014-2016, sert précisément à compenser le surcoût que représente la mission d'aménagement du territoire de la Poste). Ce qui permettra de "ne pas faire porter les coûts sur la seule collectivité", s'est félicitée Sylvia Pinel. Le fonds étant lui-même principalement financé par un abattement sur la fiscalité locale, les collectivités seront quand même indirectement mises à contribution. 


En clair, la Poste estime à 32.000 euros le coût qui resterait à payer pour une telle maison. La moitié, soit 16.000 euros, serait pris en charge par la réorientation des crédits du fonds, le reste le serait par les opérateurs et par l'Etat."

Si, vous aussi, vous souhaitez mettre en oeuvre un lieu de créativité collective dans votre commune rurale, n'hésitez plus, contactez-nous !
 

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Le Collectif Ville Campagne, spécialisé dans les politiques d'accueil et d'attractivité des territoires ruraux, parle de nous dans sa newsletter d'Août 2015 !

"Les maisons de services sur les rails
Suite à l’annonce de l’ouverture de près de 1000 nouvelles maisons de services au public fin 2016, les modalités opérationnelles se précisent et notamment leur financement…
Si le coût d’une maison est estimé à 32 000 € environ, celles qui seront gérées par la Poste pourront bénéficier du fonds postal de péréquation territoriale à hauteur de 16 000€. Les opérateurs et l'Etat devraient assumer les 50% restant à part égale.Destinées à héberger des opérateurs publics (pôle emploi, sécurité sociale, retraire, mutualité, gendarmerie…), elles pourraient également être un lieu d'accueil pour les nouveaux habitants, porteurs de projet ou entrepreneurs.
Des professionnels déjà impliqués dans la mise en place de "Tiers lieu", comme l'agence Prima Terra, peuvent vous accompagner pour imaginer de vrais lieux de "créativité collective" dans votre commune rurale !
> En savoir plus"

mardi 25 novembre 2014

[participation] Cité de l'Innovation publique à Paris, retours




Mathilde était à l'une des journées de la Semaine de l'Innovation publique, organisée, au Centquatre à Paris. 
Un lieu intéressant pour son histoire par ailleurs. Il fut tout d'abord un ancien site du service des pompes funèbres de la vielle devenu squat d'artistes puis friche avant de se transformer en un lieu culturel, de recherche en innovation (programme de recherche-action, incubateur...) et de résidences coopératives : artistiques, entrepreneuriales...).



Voici un bref retour du vendredi 14 novembre 2014.



1er Atelier : Open Innovation dans la sphère publique, source de création de valeur(s)

Partage d'outils innovants au sein de différents secteurs : Ministère de la Défense, organisme dans la Santé, organisme dans l'Aéronautique et  organisme dans les Télécoms avec ORANGE.
Un des intervenants a donné une bonne définition du mot entrepreneur: point commun entre tous les profils de ceux qui innovent.
Entrepreneur : Perspicacité sur la réalité d'un quotidien, Opportunité à conjuguer les compétences qui l'entoure, Ambition d'aller vite pour prendre le marché.

Travail en lien avec l'Institut pour l'innovation et la compétitivité :

L'Open innovation n'a pas de limite en soi seulement la question de la propriété intellectuelle. Exemple avec ORANGE, création du MP3 dans la fin des années 90'. 

D'un point vue coût, l'open innovation n'est pas moins cher qu'une innovation classique mais il faut aller plus vite.

Ce qu'il en ressort : Désir de mutualiser les innovations entre les différents secteurs et surtout entre le public et le privé, sous le format d'une plateforme. 
Exemple de l'UMA (Unlicenced Mobile Access) d'Orange http://fr.wikipedia.org/wiki/Unlicensed_Mobile_Access et l'Orange Fab'labhttp://www.orangefabfrance.fr/.

Désir de former en France des personnes aux compétences de Tecnologic shareholders (existe des formations en USA depuis 30 ans mais aucune France) : 
poste aux interfaces entre créatifs avec émergences d'innovations et le "véhicule porteur" qui peut incuber l'innovation, l'accompagner à son développement jusqu'à sa diffusion. On parle avant tout d'humain, avant l'économie ou la technique, car c'est surtout une manière de connecter entre les filières de manières transverses.


2ème Atelier : Innover pour renouveler le débat public: l'initiative "Debatescore" avec le CNDP http://www.debatpublic.fr/

Innover pour renouveler le débat public, initiative "Debatescore":

Question sur la démarche participative de demain : Tout citoyen peut participer à l'élaboration du débat via ce site : http://www.faire-simple.gouv.fr/
en lien avec la mission de la SGMAP: http://www.modernisation.gouv.fr/le-sgmap
et une agence dans le numérique, la Netscouade: http://www.lanetscouade.com/article/communautez-les-citoyens-connectes-peuvent-ils-vraiment-redefinir-la-mobilite-urbaine (Mathilde: Je t'ai mis ce lien en particulier sur une intervention qu'ils ont fait dans un autre cadre cadre, cela me semblait intéressant pour Pistes Créatives)

Ce qu'il en ressort: Comment toucher le grand public et comment le citoyen lambda peut-il s'impliquer dans la démarche facilement? Aujourd'hui beaucoup plus de facilité avec les nouveaux outils numériques mais cela cible un certain public réactif et familiarisé avec ce type d'outil, donc problème d'ouverture et de communication.

Plénière : La modernisation de l'action publique européenne par l'innovation territoriale, avec Mme la Ministre de la décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Travail sur les perceptions d'un territoire que ce soit en interne ou de l'extérieur vers ce territoire.

Question de Stéphane Vincent de la 27ème Région : Quel est l'investissement dans l'action publique en Europe? Qu'est ce que l'on attend de cette innovation territoriale, car avant tout quel est le projet de société et même le projet politique? Sa posture: Répondre aux enjeux de la vie de manière pro-active et créative. 

Question du public : Comment le service public peut il accompagner le citoyen et aller au delà qu'être juste accessible? Appuyer son rôle de facilitateur en donnant le pouvoir de permettre aux citoyens de "faire" par des médiations et des plateformes horizontales hors silos... 
Une révolution qui doit se faire avant tout dans la fonction publique dès la formation, ex : à l'ENA, hiérarchisation des ministères par silos d'après le classement des élèves de l'école ( le 1er a Bercy, le 2nd, les Affaires sociales, etc...) et donc certains silos en dominent d'autres de cette manière.

Ce n'est donc pas forcément un débat européen mais surtout un débat de groupe par territoire. Il faut gagner du sens et mettre à contribution les "sachants" (par ex la matière grise de nos chercheurs) pour travailler ensemble sur un nouveau modèle : 

Aller de la puissance publique pour passer à l'action publique.

A partir de ces questions, comment et quelles possibilités donne-t-on à nos fonctionnaires pour faire?

Ce qu'il en ressort :  3 grandes clés d'entrée : Gouvernance - Innovation - Citoyenneté
Comment simplifier l'action publique grâce à l'innovation sociale?
Comment mettre en capacité les entrepreneurs pour innover?
Comment comprendre les citoyens?