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vendredi 6 septembre 2019

[Cartographier]

… c’est capter le mouvement de la vie

Retrouvez les cartographies et représentations graphiques de sujets complexes, depuis la première en 2016.



Sur les espaces hybrides, tiers-lieux et autres espaces intermédiaires :
- La cartographie v4 des "espaces hybrides", 2018 [sur demande]


Sur l’assistance à maîtrise d’usage, son cycle de vie, ses acteurs, ses métiers en France :

[manifeste] Vers une Economie de la Création.s des territoires ?, février 2018

Manifeste écrit le 02 février 2018 par Alexis Durand Jeanson, n’engageant que lui-même. 

Des Arts & Crafts aux Tiers-lieux

Aujourd’hui, les “troisièmes places” de Ray Oldenburg,   interprétées en France sous le terme de “tiers-lieux” ont 29 ans. Le mouvement d’Arts and Craft, lui, naissait il y a 158 ans. Les manufactures royales se dessinaient, elles, dans la pensée de Voltaire en 1770. Les principes de l’économie circulaire créative et le mouvement Révolution Sensible sont nés quant à eux il y a 5 ans.
Toutes ces mouvements de pensée et d’action ne peuvent que se retrouver dans cette réflexion nouvelle des acteurs de la Révolution Sensible de penser ce mouvement, ces agissements locaux, ces lieux créatifs et créateurs comme un grand mouvement politique, économique et transgéographique réunis autour d’une idée commune. La France et l’Europe par extension seraient le berceau historique et le miroir moderne d’une renaissance, celle de “l’Economie de la Création.s”.

L’Economie de la Création.s

Aujourd’hui, nous sommes persuadés, Universités après Universités, que des lieux collectifs, ces “lieux partagés de création.s”s ancrent, concrétisent et inscrivent les valeurs et les forces du patrimoine vivant incarnés par les pratiques de l’artisanat et des arts appliqués, que l’on nomme souvent par “métiers d’art” (culture de la transmission du Maître à l’Elève, entreprise du patrimoine vivant, manufacture d’arts …).
Nous confirmons également que les principes territorialisés de l'Economie Circulaire Créative, à savoir un travail de convergence entre les flux, de données, d’idées et de matières, la pensée territoriale - ou la mobilisation des ressources et singularités locales - et les créativités - postures et pratiques individuelles, collectives et territoriales - permettent d’insuffler un nouveau paradigme, une nouvelle école de pensée.
Cette pensée ne peut se désinscrire de son histoire. Ainsi, repensons à l’enseignement des Beaux-Arts, de l’Architecture ou des Ponts et Chaussées, l’ancêtre du génie civile, aux manufactures royales, aux ateliers et manufactures associant dans un même lieu l’ensemble de la filière de confection d’un ouvrage.
Ainsi, nous pensons que, à la marge du mouvement populaire du “Faire soi-même” portée par le mouvement Maker et la culture mondialisante des fablabs d’origine américaine, de la pensée politique de l’Espace par l’Architecture, autrefois élitiste, que développe aujourd’hui plus que jamais des mouvements transdisciplinaires de design civique et d’urbanisme collaboratif, ou encore ces grandes écoles d’ingénieurs qui redécouvent les formidables perspectives qu’offrent le croisement des regards disciplinaires, des profils d’étudiants et des parcours pédagogiques inspirés par les Ecoles des Beaux-Arts - on pourrait citer l’exemple d’ARTEM Nancy ou l’Accélérateur Arts et Métiers à Station F - une école basée sur l’Economie de la Créations est née en France.
Basée sur le triptyque suivant, il aurait la faculté d’incarner une culture de l’excellence plurielle - excellence de l’Idée, de la Forme, de la Matière, de l’Innovation, etc. - une approche assumée de l’acte de créer (et non seulement remettre au goût du jour), depuis l’idée politique et philosophique, puis sa conception et sa fabrication pour, enfin et à nouveau, s’incarner dans des lieux propres à exprimer les racines, les matières et les identités singulières des territoires de France et d’Europe.
En résumé, cette Economie de la Création plurielle serait décomposable par selon trois facettes, proposées ici :
Penser, ou la culture de la coopération territoriale, construite sur l’installation de débat d’idées, le partage de ressources, matérielles et immatérielles et l’interaction puis l’incarnation pérenne de relations sociales fertiles “de proximité et lointaines”.
+
Faire, ou la culture des arts appliqués, distillée par une recherche de l’excellence, de la conceptualisation à la conception, de l'idéation au prototypage, du test à la diffusion et son essaimage pour en assurer la pérennité de l’Oeuvre.
+
Habiter, ou la culture des lieux partagés de créations, vivant par sa dimension collective et orientée sur les usages, multifonctionnelle et recherchant l’impact d’utilité territoriale !
Cette économie de la Création plurielle ferait ainsi (re)naître l’artiste-architecte-ingénieur, figure permanente au cours de la Renaissance avec Filippo Brunelleschi, Philibert Delorme ou Leornardo da Vinci ou, au XXème siècle, par Jean Prouvé notamment, ayant la maîtrise, le regard et la reconnaissance pour relier les Émotions par les Arts, les Hommes par la Politique, et les Techniques par l’Architecture.
Ce manifeste a pour but d’explorer et de constituer un début de mise en débat face à la voie aujourd’hui majoritaire et médiatiquement unanime, appelant à une unique culture numérique de la Création planétaire, construite sur des standards, des lieux et des pratiques qui, eux, ne le sont pas.

Le tiers-lieu, ban public ou banc public ?

Article de décryptage politique sur l’envolée lyrique et l’engouement des politiques pour le tiers-lieu, initialement publié le 26 août 2018 ...


A l'heure où nous lisons plus que jamais dans les médias (Forbes FranceDigital Society Forum d’OrangeLa Gazette...) des tiers-lieux se créer à chaque coin de rue, que peut-on comprendre de ce qui se passe aujourd'hui dans ces “espaces tiers, qui brassent les publics, hybrident les usages et activités, produisent des connaissances ouvertes et fabriquent des objets non identifiés” ?
Mais qu'est-ce qu'un tiers-lieu me direz-vous ?
Aux dires de cette coopérative éponyme, le tiers-lieu serait un "espace de travail partagé et collaboratif", "où la flexibilité répond aux difficultés économiques du champ entrepreneurial", qui "ne se décrète pas".
Selon le Manifeste Movielab, partisan d'une approche plus sélective de ces espaces, dans un esprit libertaire, le tiers-lieu serait dénommé TILIOS lorsqu'ils sont un "bien commun révélé", "libre", "open source", "un réseau distribué" ...
Enfin, les espaces de coworking, organisés parfois réseau, comme Seine-et-Marne Coworking, se définissent comme des "espaces de travail partagés où l'on partage le wifi, le café et la bonne humeur".
Et cela semble intéresser grandement les collectivités publiques, investissant des sommes importantes... Ainsi, la Région Nouvelle-Aquitaine, après avoir financé une étude de 180 k€ auprès de la Coopérative Tiers-Lieux pour “améliorer la performance globale des tiers-lieux” en 2017-2018, investis plus d'1,02 M d'euros pour “mailler le territoire néo-aquitaine d'ici 2020” aux côtés de l'Union européenne sur trois ans. Mais pourquoi me direz-vous ?
Selon l'article co-signée durant l'été 2018 par Lucile Aigron, cogérante de la même Coopérative Tiers-Lieux, dans la revue l'Observatoire, les tiers-lieux seraient le moyen de répondre à l'ère du “capitalisme cognitif”, “fondée sur l'accumulation du capital immatériel, la diffusion du savoir et le rôle moteur de l'économie de la connaissance”. En effet, selon elle, la “société pollen” impliquerait de s'intéresser davantage à l'activité pollinisatrice des abeilles qu'à la fabrication du miel". Ces lieux le permettraient grâce à la “déspécialisation, le décloisonnement des disciplines, en  transversalisant la circulation des connaissances”. Vaste programme me direz-vous !
Les termes “déspécialisé” et “pollen” par exemple sont symptomatiques des imaginaires mobilisés. Marxiste, où l’ouvrier spécialisé comme l’employé du tertiaire aliéné par son travail orienté sur la tâche, redeviendrait maître de son destin en intégrant un groupe d’action voire de subversion, en partageant ses outils et connaissances. Néo-libérale, proposant de devenir un véritable chef de projet de sa vie, choisissant librement ses repères sociaux, tricotant et détricotant ses relations sociales à loisir, composant une vie basée sur l’expérience plus que pour la mission ou la finalité.
Par ailleurs, parmi les travaux produits pour cette Coopérative (lorsque nous avions travailler ensemble en 2017), j'indiquais, dans une approche prospective, les gigantesques possibilités offertes par les tiers-lieux : devenir l'Ecole, l'Usine, la Maison et/ou la Mairie de demain !
Car en effet, le tiers-lieu est un formidable outil politique.
Il rassemble en effet des ingrédients explosifs : un lieu d’ancrage géolocalisable, une communauté d’usagers et d’utilisateurs, une structure sociale et une organisation de l’information souvent inspirée des réseaux distribués du web, un langage et une sous-culture particulière, une aspiration à répondre à des enjeux globaux.
Ce qui donne la possibilité opérationnelle aux personnes ainsi organisées d’échanger des données, de créer voire produire autrement que par les circuits économiques officielles, d’influencer et d’agir potentiellement en faveur des idéaux et aspirations sociétales du groupe.
Pour les politiques de gauche, notamment socialistes, le tiers-lieu peut se révéler être un lieu de rencontre des personnes isolées, des marginaux-sécants, de la société civile organisée, notamment dans la France périphérique, où la droite est plus souvent élue... Mis en réseau, ces lieux et ses organisations “liquides” sont les moyens de construire de toutes pièces des constellations d'ambassadeurs de "solidarités nouvelles", des mouvements politiques de promoteurs des changements sociaux si recherchés à gauche et de réinventer le socialisme sous une forme bottom-up, par minorité et localisable.
Un certain libéralisme de gauche, partisan de transformation culturelle permanente, aurait ainsi tendance à y voir le moyen d'accélérer (le terme est de la Région Nouvelle-Aquitaine) la "transition écologique et solidaire" dans un souci de changement, tout naturellement. Ici, l’objectif recherché serait de donner le moyen à l’individu de s’emparer librement de problèmes d’experts, de causes et luttes des minorités, d’inventer des modèles sociaux-culturels à la marge et d’inscrire cette économie dans la famille “vertueuse” de l’Economie Sociale et Solidaire.
Si l'on cherche plus à gauche encore, les tiers-lieux peuvent devenir des lieux de résistance, de convergence des luttes de classe, de localisme et d'expression d'une certaine "économie sociale et solidaire", cherchant à bâtir une "autre économie basée sur le lien social, les solidarités par la révolution permanente et la reconstruction des biens communs, qu’ils soient numériques, territoriaux ou de connaissance".
Pour les politiques de droite libérales, n'employant d'ailleurs pas ce terme au profit de fablab, pépinière d'entreprise, incubateur, les enjeux sont tout aussi importants. Permettant de regrouper au sein d'un même espace des entrepreneurs de tous champs, le tiers-lieu offre le moyen de populariser la culture numérique, de stimuler l'innovation, proclamée comme cause d’Etat (sous Hollande comme Macron), d'obtenir des gains de compétitivité et de faciliter le "décollage" de start-up prêtes à "disrupter" les modèles économiques existants. Autrement dit, le tiers-lieu devient alors un “hub” de rencontres des talents, des ressources, des projets, au bénéfice du marché mondialisé.
Pour les droites conservatrices, ces lieux peuvent être des espaces de réinvention de l’animation et de la pérennisation des cultures régionales, de célébration des cadres sociaux normalisés ou encore de mobilisation de la jeunesse autour de principes moraux et territoriaux. Mais il faut avouer que les politiques de droite mobilisant les principes du tiers-lieu sont rares, les termes de boulodrome, de salle des fêtes ou de pépinières d’entreprises étant souvent suffisants pour illustrer le projet sans travestir l’idée d’un vocabulaire dans le vent.
Mais alors, comment une Région comme la Nouvelle-Aquitaine, présidé par un influent membre du PS, Monsieur Rousset, se positionne-t-elle  face à ces enjeux, finançant une coopérative qui parle de "capitalisme cognitif" comme raison valable de son action ?
Selon Lucile Aigron toujours, le tiers-lieu pourrait faire école selon elle, "d'une transition culturelle". Mais pour tendre vers quoi ?
Lorsque l'on lit Antonio Gramsci et sa théorie de "l'hégémonie culturelle" ou Alain de Benoist et la lutte convergente contre "l'égalitarisme", on peut ainsi lire en ce positionnement une volonté toute particulière : celle de constituer des réseaux de lieux fonctionnant de façon horizontale (quoi qu'ayant au-dessus de la toile cette coopérative), selon le modèle économique de la polyculture vivrière (chacun cultive un peu de tout mais pas assez pour vivre sans l’autre), avec une organisation marginale, dans l'esprit d'une "société dans la société" (la ZAD de Notre Dame des Landes en ait la plus célèbre en France), célébrant le multiculturalisme et le communautarisme plutôt que la culture de l'habité et de l'unité territoriale.
Ainsi le territoire devient celui que certains en font, organisant petit à petit un modèle où l'action publique locale peut être élaborée et animée non plus par la collectivité locale au sens public du terme (entendre la commune, les élus et ses habitants invités à participer au gouvernement) mais une communauté. Et le terme est important.
Car dans la réflexion portée par la Coopérative Tiers-Lieux et d'autres acteurs à Nantes (les Ecossolies), à St Etienne (les TILIOS et son Movielab) ou dans les Hauts de France, la communauté du lieu prend le pas sur la communauté de vie, celle de l'habité, du territoire.
Ainsi, si le lieu arrive à trouver un équilibre économique (plus d’1/3 des tiers-lieux sont associatifs et 1/3 public-privé, obtenant à la grande majorité des soutiens publics) et rassembler un groupe nombreux (le nombre de fans faisant la force de mobilisation), la communauté peut ainsi devenir le représentant influent de certaines populations, minoritaires, sur le territoire ... et jouer sur le paysage politique local.
On comprendra donc que le tiers-lieu vu de gauche est une arme au service du changement culturel, social et politique en milieu rural et périurbain, puissant organisateur du multiculturalisme activateur de transformations, alors que pour les libéraux de droite, ce type de lieu aura pour intérêt de stimuler une économie monétaire issue des nouvelles technologies, de mondialiser la culture de l'entrepreneur et d'organiser une certaine liberté d'entreprendre.
Alors que le tiers-lieu conceptualisé par Ray Oldenburg était une ode au banc public, synonyme d'appartenance libre et informelle à l'espace vécu, de liberté de rencontre et d'usages indistincts, le tiers-lieu d'aujourd'hui se doit de mettre au ban les publics non désirés sinon indésirables. Car comment construire une communauté lorsque ses membres sont porteurs de principes moraux, d’aspirations et de fonctionnement quotidien différents ?
Il semble aller de soi que la communauté restreint la diversité, à moins que son but soit suffisamment porteur pour mobiliser au-delà des différences...
Pour abonder mon propos, je vous proposer d'aller dans le tiers-lieu de votre quartier et de provoquer une discussion sur un positionnement idéologique contraire à l'objet social de "sa communauté d'usagers". Vous ne serez pas surpris du résultat, l'ayant vécu par moi-même ...
Alexis Durand Jeanson

Apprendre : aujourd’hui à l’école, demain partout !

Retour sur une analyse tendancielle, le lieu apprenant.

Article initialement publié le 29 septembre 2017 sur le blog de Prima Terra

Les lieux de la fonction “apprendre”
Alexis Durand Jeanson, consultant-chercheur à Prima Terra, a ainsi pu décrypter en 2017, puis schématiser, avec l’aide Sonia Woelfflin, designer pédagogique, ce que pouvait être l'avenir des espaces éducatifs et/ou pédagogiques en Europe.
A l’aide d’analyses de discours de responsables d'organisations éducatives (notamment Réseau CANOPE, Education Nationale, CNAM ...), d'articles de recherche en sciences de l'éducation et sciences des territoires et de retour d'expériences d'animateurs de lieux orientés "éducations à", un constat est apparu.
Très souvent encore intitulés sous les termes d’école, d’institut ou de centre de formation, c’est-à-dire selon une entrée servicielle, la nomination du “lieu des apprentissages” se nomment aujourd’hui selon une entrée à la fois usagère, servicielle et fonctionnelle, comme la bibliothèque troisième lieu, le living lab, le fablab, le tiers-lieu culturel, le learning center, le creative and maker space, l’urban lab ...

L’apprenance, condition indispensable
Tous ces lieux sont préoccupés par le triple mandat de “celui qui habite”, l’UsAcAu :
usager, potentiel apprenant, comme le visiteur qui vient voir, rencontrer, découvrir,
acteur de dispositif pédagogique, animateur des démarches éducatifs et pédagogiques, comme le maker faisant et partageant simultanément ses pratiques,
auteur, contributeur à la connaissance produite, participant à garantir les conditions propres à l’acquisition de nouveaux savoirs, l’apprenance.
Ainsi, dans ces nouveaux lieux, le sachant et l’apprenant ne font plus qu’un.

Un nouveau métier apparaît, celui de facilitateur
Facilitateur des conditions d’apprenance, c’est-à-dire “apprendre à apprendre”, il est aussi facilitateur de la coproduction des savoirs et connaissances du lieu, facilitateur des moyens d’appropriation du lieu, de ses principes de fonctionnement et de gestion. Ainsi, le facilitateur devient également un Assistance à Maîtrise d’Usage.
Pour répondre à ce besoin de facilitation, on observe que ces lieux cherchent très souvent à reprendre les principes méthodologiques et sociologiques du “tiers-lieu” à savoir un sentiment d’appartenance à un collectif, une liberté d’usages et de pratiques, un partage d’expériences, des règles de fonctionnement souples et distribués ...
L’espace n’est alors plus seulement un moyen physique pour diffuser des savoirs et connaissances mais bien un espace situé, localisé, qui permet d’ancrer l’information, de l’enraciner, de participer à sa production, comme la Culture (produire du commun) résonne en écho à la Nature (préserver le Bien commun).

Le lieu, miroir de l’organisation apprenante
Le lieu devenant apprenant, il devient l’assise, l’ombre et l’impact physique et visible de l‘organisation apprenante.

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Incarnation socio-spatiale de l'organisation, le lieu apprenant est alors composé de 4 activités clés :
  • Créer, selon un processus de design pédagogique
  • Former, par l'animation de groupes en posture auto- et co-apprenante
  • Accompagner, par le management de la relation communautaire
  • Innover, par l'implémentation, le consensus et l'Assistance à Maîtrise d'Usage Globale (AMUg).
Ce processus organisationnel peut ainsi être optimisé par la mise en place d'une méthodologie "tiers-lieux", mettant l'usager-auteur au centre du dispositif.
Comme toute organisation apprenante, ce lieu et dispositif peuvent être managés à l'aide d'indicateurs propres à évaluer :
  • l'information,
  • l'engagement,
  • la mise en dialogue.
Mettre en dialogue, c’est créer du lien en mettant du liant entre les acteurs, les lieux, les activités. C’est ainsi constituer des organes intermédiaires entre la sphère de la propriété privée et celle de la propriété publique.

Entre le lieu et le territoire apprenant, les communs
Pour construire ces fils qui constituent l’étoffe territoriale, il faut de “l’entre deux”. Cet espace intermédiaire permet de “monter au grenier” des idées, des productions, des outils, des données permettant de participer d’un destin commun. En effet, pour qu’une communauté de savoirs et de pratiques se constituent, s’animent et se pérennisent, il faut qu’elle puisse partager, mettre en commun.
Les données d'usage et les connaissances partagées seraient ainsi les produits du processus, le coeur vital étant la construction de "biens communs" (territoriaux, numériques, urbains, ruraux ...), soient l’organisation pour la bonne gestion de ce qui aura été mis en commun.
Le territoire redevient alors commun, l’organisation devient la communauté d’existence, le lieu devient l’objet commun, la connaissance devenant l’esprit mis en commun.

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