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mercredi 13 mai 2020

Campus connecté : étudier "à domicile"​


Extrait du dossier de presse du Campus connecté

L’État français a lancé en 2019 un dispositif dénommé "Campus connecté - tiers lieux de proximité et poursuite d'études" permettant de faire bénéficier des territoires hors métropoles candidats d'un financement pluriannuel pour installer un lieu favorable à la réalisation d'études supérieures proche de chez soi.

Travaillant actuellement au montage d'un projet en région PACA Grand Sud suite à une demande d'un client institutionnel public, et découvrant à quel point cette opportunité était méconnue par les collectivités et les porteurs de projets de lieu d'intérêt général et d'utilité territoriale, je publie cet article.

En bref, cet appel à projets permet au territoire de créer un espace pédagogique sur place, pensé comme un "tiers-lieu apprenant", concept que nous avions théorisé, dans lequel des apprenants vont bénéficier d'un lieu dédié pour travailler leurs formations sans être obligés d'aller dans le site universitaire de référence de leur diplôme, étudier en relation avec d'autres personnes étudiant également à distance et d'un coaching / tutorat de professionnels mobilisés pour l'occasion.


Extrait de la plaquette de présentation du Gouvernement

 Pour la collectivité ou une structure à but non lucratif porteuse (commune, intercommunalité, département, association, coopérative) et les partenaires mobilisés (tiers-lieu, université de proximité, écoles d'enseignement supérieur, réseaux d'entreprises, agence Pôle Emploi, mission locale, etc.) d'obtenir un budget de fonctionnement pendant 5 ans.
  • 50 000 € maximum par an
  • 10 000 € par an et par établissement d'enseignement supérieur partenaire
Vous avez jusqu'à la fin de l'année 2020 pour envoyer votre candidature...

Une belle opportunité de relier votre projet de montage de tiers-lieu d'intérêt général, votre politique éducative et d'innovation locale sur votre territoire, n'est-ce pas ?

Contactez-moi pour en savoir plus.

mercredi 22 avril 2020

Prima Terra agit pour les Campus Connectés !


L'écosystème PRIMA TERRA a été sollicité par plusieurs institutions régionales pour déployer des Campus Connectés.

Ces lieux, labellisés par le Gouvernement français, doivent permettre de "dépasser les difficultés de mobilité auxquelles sont confrontées les étudiants loin des métropoles, de réussir des études qu'ils n'auraient par forcément entreprises et de leur servir de tremplin pour la poursuite sur un site universitaire".

En pratique :

- un dispositif associant des acteurs publics et privés,
- un multi-partenariat entre un lieu, une ou des collectivités (commune, intercommunalité, département) et un établissement d'enseignement supérieur,
- un lieu, qui peut-être un tiers-lieu, accueille des étudiants à l'année,
- un tuteurat est assuré par un ou des référents,
- un budget pluriannuel est apporté par le Gouvernement.

PRIMA TERRA peut se charger de faciliter le montage du dossier de candidature, ayant de nombreuses références sur la création de tiers-lieux et territoires apprenants.


> Pour en savoir plus

mardi 10 décembre 2019

[recherche] Urbanisme transitoire, retour d'entretien local !



Dans le cadre de notre recherche exploratoire lancée sur l'urbanisme transitoire/solidaire/tactique/etc., PRIMA TERRA propose à des usagers de lieux collectifs partagés de répondre à un court questionnaire sous la forme d'un texte ou d'une courte vidéo, pour aller questionner ce que cela questionne, produit, transforme dans leurs façons de vivre la ville, le village, le territoire.
Pourquoi les usagers me direz-vous ? 
Car ils sont les premiers concernés par les projets, et sans doute les premiers acteurs, contributeurs, activateurs et promoteurs de ces nouvelles formes d'urbanisme, contrairement aux initiateurs, aux partenaires ou aux commanditaires, qui peuvent produire un discours qui diffère de la réalité. Ici, on questionne les trajectoires individuelles qui rencontrent des dynamiques collectives, qui peuvent donner à voir du territoire en création. 
Etant depuis ses débuts dans une logique de science ouverte, le résultat des entretiens est mis en ligne. 
Voici un premier, de la part de Lucie F., ancienne usagère du lieu Vive les Groues, implanté à Nanterre, projet porté par le collectif Yes We Camp ...
Vive les Groues, aux pieds de l'Arche de la Défense (copyright : Nanterre Info)



1 / Comment formuleriez-vous l'utopie de votre lieu ?

L'utopie de Vive les Groues pourrait être formulée comme ça : "Écrin de verdure et de lien au cœur d'un espace urbain insolite". 


2/ En quoi fait-elle écho pour vous ?

L'environnement de Vive les Groues est un espace urbain insolite, assez aride : s'y mêlent bureaux en services, bureaux désaffectés, hangars de matériels, grands immeubles assez cossus, quelques pavillons, un bar à chicha, un restaurant japonais et un gros chantier pour la future gare de la ligne E dans le cadre du Grand Paris, tout ça à deux pas de La Défense et ses gratte-ciels que nous voyons depuis Vive les Groues. Cela en fait un environnement assez particulier, aride, avec peu de rapport entre les espaces et de fait peu de lien social. 

Au milieu de tout cela, Vive les Groues apparaît comme un écrin de verdure où la vie est revenue. La vie végétale d'une part : il s'agit d'une friche où des végétaux poussent et reprennent vie, de façon un peu anarchique mais c'est leur présence qui compte ; l'équipe de Vive les Groues et les bénévoles plantent aussi divers végétaux, des arbres notamment. 

Mais il s'agit aussi d'un lieu convivial où sont organisés divers événements, chantiers participatifs et concerts qui redonnent vie au quartier, tout en étant en plein air. 


3 / Quelles pratiques/connaissances/expériences avez-vous déjà par ailleurs dans vos engagements professionnels ou associatifs, qui iraient dans le sens de cette utopie ?

J'ai été dans le bureau d'une association étudiante environnementale, et nous organisions des événements autour du développement durable, et la mise en place d'un potager. Aussi, j'aime beaucoup ce genre de lieux, j'en ai donc visité plusieurs, et notamment en Espagne, à Valencia, où j'ai habité pendant quelques mois. 


4 / Quelles illustrations peux-tu donner, à partir de ton vécu avec le lieu, sur la réalisation de l'utopie ?

Comme expliqué à la question 2, c'est pour moi grâce aux événements et surtout aux chantiers participatifs (lien social + construction collective) que se réalise l'utopie du lieu. 


5 / Comment traduis-tu depuis un an ton implication dans le lieu ?

Je réside depuis un an sur Montpellier, je n'y vais donc plus régulièrement, mais j'ai participé au STUN Camp en octobre dernier. 


6 / Que faudrait-il faire pour accélérer la réalisation de l’utopie concrète et locale ?

Pour accélérer la réalisation de l'utopie propre à ce lieu, il faudrait qu'il y ait une équipe permanente et que le lieu ne ferme pas pendant l'hiver car cela coupe la dynamique (même si je comprends que cela soit compliqué à réaliser concrètement). 

Une meilleure communication dans les villes alentours serait aussi très bien : j'ai été au courant de ce lieu par Facebook car je m'intéresse beaucoup à cela, mais sans Facebook et de l'intérêt pour ce genre de lieu je n'aurais pas connu (ma mère a connu grâce à moi du coup, mais sans cela elle ne l'aurait pas connu).

Il pourrait aussi y avoir des événements co-organisés avec, par exemple, des brasseries locales (à Houilles il y a un brasseur qui a un petit bar rue Gabriel Péri, peut-être qu'un partenariat pourrait faire gagner en visibilité et Vive les Groues et le brasseur de Houilles). 

En allant plus loin, il faudrait aussi que le quartier des Groues change pour attirer davantage de monde, de familles, etc.


7 / Quelle pourrait-être ton implication en ce sens ? Du plus réaliste au moins réaliste...  

Je pourrais faire davantage de communication auprès de gens que je connais, ou dans les lycées, les écoles, les boutiques, les bars, etc. sous forme de petit flyers par exemple.

Et revenir dans le coin de Vive les Groues mais en tant que jeune diplômée, cela dépend aussi d'où je trouve du travail ! 

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> Si, vous aussi, vous souhaitez faire en sorte qu'un usager de votre tiers-lieu participe à notre recherche exploratoire, contactez-nous !

lundi 9 décembre 2019

La Martinique s'élance ... vers des tiers-lieux de Création !






Les 16, 17 et 18 décembre 2019, KAELIDOSCOPE DOM, incubateur d'innovations sociales, accélérateur d'initiatives de l'ESS & réseau de dirigeants qui entreprennent autrement à La Martinique, organise à l'Espace Lucien Laroche, à Le Robert à La Martinique, l'événement Alter'Actifs 2019 !


L'événement est soutenu financièrement par le CGET, la Mairie du Robert, l'ADEME et l'agglomération CAP NORD.

Cette manifestation favorisera un coup de projecteur sur l'économie circulaire en :

- donnant à voir les pratiques d'acteurs économiques, 
- en inspirant les vocations,
- en faisant émerger des initiatives répondant aux problématiques environnementales locales,
- en faisant de l'Economie Circulaire un levier d'activités économiques, d'emplois et de cohésion sociale dans les quartiers et zones rurales de La Martinique.

Dans ce cadre, Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra pour réaliser deux conférences le mardi 17 décembre à 8h30 et 11 heures.


L'une sera sur "Economie circulaire créative, vers une révolution sensible des territoires", se focalisant sur le "faire local avec l'économie".

L'autre sera sur "Des tiers-lieux aux territoires apprenants, apprendre ensemble" et se concentrera à questionner les façons de faire lieu et territoire par la Connaissance coproduite.

A cela, Alexis sera également exposant toute la journée pour répondre aux besoins des porteurs de projets, orienter sur la réponse à l'AMI Fabriques de Territoires et présenter les derniers projets en cours (réseau AMU Occitanie pour l'innovation par les usagers dans le Bâtiment, territoires apprenants en Pays-de-la-Loire avec le Centre Michel Serres, tiers-jardins éco-poétiques en Ile-de-France avec Via Paysage, recherche-action sur les tiers-lieux et l'urbanisme transitoire, etc.).

> Pour s'inscrire à l'événement, c'est ici !

Le reste du temps insulaire passé sur place, PRIMA TERRA accompagnera les porteurs de projets de tiers-lieux incubés au sein de KALEIDOSCOPE DOM, dans le contexte national de l'AMI Fabriques de Territoires du Gouvernement Français.


Si, vous aussi, vous souhaitez obtenir des apports méthodologiques, inspirer vos acteurs locaux et initier des projets de fabriques de territoires, contactez-nous !

mercredi 27 novembre 2019

Tiers-Lieux de l'Etat, en avant toute !


Le jeudi 21 novembre 2019 à 12h30 avait lieu la première visio-conférence "Facebook live" proposée par le Bureau de l'association de préfiguration nationale des Tiers-Lieux, intitulée sur leur page facebook Tiers-Lieux France.


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, a pu la suivre en direct.
Retour sur la présentation. Vous pouvez également retrouver l'intégralité de la vidéo du direct ici.

Patrick Lévy-Waitz, président de l'association et rédacteur du rapport "Mission coworking - Faire ensemble pour mieux vivre ensemble" (dans lequel les travaux de Prima Terra sont plusieurs fois cités), Marie-Laure Cuvelier, secrétaire général et cofondatrice de la Coopérative Tiers-lieux en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que Cécile Galoselva, trésorière et fondatrice de la foncière Etic, étaient les intervenants.


Ces derniers sont intervenus suite à la clôture du conseil d'administration de l'association, composée de 21 membres.

Les trois membres du Bureau présentent le projet associatif
Aujourd'hui, pour rappel, suite au lancement du plan national Tiers-Lieux nouveaux lieux, nouveaux liens en juin 2019 par le Gouvernement Français, l'Etat a demandé aux acteurs de s'organiser de façon à rendre visible les dynamiques et besoins des tiers-lieux.

Pour cela, l'Etat avait invité 300 acteurs à cette journée de lancement, écosystème d'acteurs de la sphère tiers-lieux (opérateurs-facilitateurs comme Prima Terra, promoteurs et financeurs, porteurs de projets et de lieux, réseaux d'espaces...).

De ces 300 personnes, 63 ont été invitées à constituer le  Conseil National des Tiers-Lieux, préfiguratif de la future structure, si possible coopérative, que devra être le Conseil National des Tiers-Lieux, qui devra être créé d'ici fin 2020.

A ce jour, le Conseil National des Tiers-Lieux est chargé, telle une instance représentative de la "filière", de rendre visible les différentes typologies de tiers-lieux en France. 

"Le CNTL est le porte-parole des besoins du terrain et de sa diversité". 

A ces côtés, la mission de l'association de préfiguration France Tiers-Lieux a été présentée comme "le bras armé du Conseil National des Tiers-Lieux", en "permettant d'outiller les acteurs suite au diagnostic de terrain réalisé par le CNTL". 

De façon plus générale, l'association de préfiguration a pour but de :


  • soutenir l'émergence de réseaux régionaux ou départementaux,
  • de mettre des outils en commun, existants ou à créer,
  • de développer des partenariats entre les tiers-lieux et les acteurs publics ou privés,
  • d'aider à lever les freins à leurs activités.


"L'association doit pouvoir être le guichet unique des tiers-lieux"

Ici, on peut être inquiet par la façon dont les tiers-lieux, qui sont l'illustration spatiale d'une dynamique collective locale organisée en communauté de savoirs et de pratiques peuvent, à terme, devenir des équipements territoriaux de plus. En effet, dilués de leur essence, qui est de composer des relations et des organisations basées sur la solidarité, la réciprocité, l'intérêt collectif, ils sont l'ambassade du Tiers-Secteur, ni lieu porté par l'économie publique redistributive, ni par celle de l'économie privée monétaire marchande.

On peut notamment reprendre les schémas d'Alternatives Economiques pour tenter d'expliciter le propos.

Dans un premier visuel, on lit bien les différences entre les économies et ainsi où la communauté du tiers-lieu peut se situer. Bien entendu, le tiers-lieu "ne se décrète pas, il s'invente". En cela, la communauté ne doit pas s'organiser, au départ tout du moins, autour d'opportunités de financements publics ou privés.

Cependant, vous remarquerez aujourd'hui que le terme lui-même étant galvaudé, le principe de communauté solidaire n'est plus très présente dans ces lieux estampillés... C'est d'ailleurs pour cela qu'à Prima Terra, nous avons toujours parlé "d'espace hybride" dont les tiers-lieux sont une des typologies.


Sur le deuxième visuel, ce qui est intéressant, c'est de voir l'hybridation entre les sphères économiques. Et c'est là que le tiers-lieu peut trouver sa place, s'il souhaite passer d'un modèle économique basé non plus seulement sur la viabilité et la solidarité entre ses membres, mais sur la rentabilité économique.

Bien entendu, plus l'effort sera donné sur le principe de retour sur investissement des deniers publics ou privés, plus le tiers-secteur non monétaire sera délaissé...



Par ailleurs, le Bureau a ensuite présenté sur quoi l'association planchait à ce jour. Sous la forme de groupes de travail thématique, au nombre de trois, elle tente de trouver des réponses à trois sujets identifiés par le CNTL :

  • 1/ "Quelle fiscalité pour les tiers-lieux ?", ou ce qu'il serait possible de créer comme outils fiscaux et immobiliers pour favoriser l'émergence, le développement et la pérennisation des lieux ;
  • 2/ "Formation et reconnaissance des compétences", ou les manières de rendre visible et légitime les savoirs développés par les membres des lieux et d'organiser l'écosystème propre à les faire monter en compétences ;
  • 3/ "Les outils communs", groupe de travail pensé selon le fil rouge selon lequel l'association pourrait être demain le centre de ressources documentaires à mettre en oeuvre à l'échelle nationale.


Pour tous ces travaux, il semblerait que l'association est mis en ligne un forum ouvert, afin de rendre accessible et contributif les réflexions des membres.


Il est intéressant de constater que la dynamique nationale semble faire tendre des lieux indépendants les uns des autres pour la plupart, hormis les franchises, vers une une agrégation administrative, une institutionnalisation descendante et une normalisation diluante de ce qui serait à terme un tiers-lieu en France. 

En effet, comment ne pas voir l'association de préfiguration comme un outil au service de la construction de réseaux de lieux uniquement basés sur des échelles administratives, comme les régions et départements, et non sur les échelles de vie des communautés ?

D'autre part, le principe exprimé d'écosystème de la formation, et non de l'apprenance (capacité donnée par une organisation, un lieu, un territoire à tout un chacun pour apprendre en toute autonomie), rejoint la capacité pour l'association de préfiguration à organiser et structurer ce qui sera demain un marché à prendre

En effet, les membres ou tout du moins les responsables des lieux seront peut-être amenés à posséder une formation similaire obligatoire pour obtenir des soutiens publics, que quelques structures accréditées pourront fournir, comme la Coopérative Tiers-Lieux ?

Enfin, comment stimuler une diversité d'espaces, d'organisations et de pratiques socio-économiques pour et par une diversité de territoires si les outils pour initier, animer et développer sont à terme similaires ? 

N'est-ce pas nier encore une fois les singularités et particularités des territoires et donc des communautés ? D'ailleurs, développe-t-on une communauté intentionnelle ? Sans doute une communauté de clients oui ... 

Tout indique donc que le dispositif national, le "parlement des tiers-lieux" et son "bras armé" portent en eux la volonté de se mettre à l'unique service d'une innovation publique d'Etat, et non des territoires.

Un risque qui pourrait faire tendre chaque lieu collectif partagé voulant en être de :


  • recherche d'un leadership administratif, en cherchant à composer des réseaux territoriaux de lieux pensés comme des équipements standardisés, 
  • une course à la labellisation basée sur la compétition, afin d'être visible et crédible des institutionnels et obtenir ainsi la "bourse tiers-lieux", 
  • et dans celle de l'institution normalisante, en animant une communauté devenue captive, afin d'entrer ainsi dans l'espace d'influence politique incontournable de chaque territoire, qui serait alors "à prendre" (électoralement) pour comprendre, tenir et orienter les indépendants devenus la norme demain.


Bien entendu, cette analyse n'est là que pour tenter un décryptage politique du sujet dans une volonté d'objectivité d'ordre général. 

Ainsi, si vous souhaitez décrypter les évolutions récentes de ce champ d'innovation à votre échelle, intervenir ou soutenir sur votre territoire le lancement d'un lieu, d'un réseau ou par une politique publique, contactez-nous.

Construire une dynamique sociale et d'innovation territoriale ne se décrète pas, contactez-nous ! 

Nous intervenons en présentiel et visioconférence sous forme de formation-action, conférence ainsi que par des focus méthodologiques et stratégiques.

Les tiers-lieux et les quartiers de Bretagne : rdv le 2 décembre à Brest !


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra, aux côtés de Florence Bazzoli, directrice déléguée du Centre Michel Serres Nantes, avec qui nous travaillons sur les dynamiques de territoires en transition et apprenants, ainsi que quatre autres intervenants, à l'occasion d'une rencontre organisée par le centre de ressources des politiques de la Ville pour la Bretagne et les Pays de la Loire, Réso Villes.

Le thème proposé est "Tiers-lieux et Quartiers", ou comment ces nouveaux espaces préfigurent de nouveaux modes de faire entre communs, créativité et partage.



La rencontre aura lieu entre 9h30 et 12h au Village by CA de Brest.

> Plus d'informations ici !

mardi 29 octobre 2019

Tiers-lieux apprenants : rencontre à Paris demain


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra à Paris aux Grands Voisins le 30 octobre 2019 pour une journée organisée par EPALE - ERASMUS FRANCE sur le thème des "tiers-lieux apprenants", et leurs conditions d'émergence, de développement et de pérennisation.

Nous y parlerons bien sûr du tiers-lieu apprenant modélisé par Prima Terra en 2017, ainsi que d'architecture fluide et de tiers-espace avec Hugues Bazin ou encore de nouvelles formes d'apprentissage avec Denis Cristol et bien d'autres.




> Plus d'informations ici !

mardi 15 octobre 2019

Tiers-lieux, de l'objet à émergences à l’objet de transformations


Article du 10 octobre 2019 par Alexis Durand Jeanson

Tiers-lieux. Le terme résonne fortement depuis notre première cartographie des typologies réalisée en 2014 et publiée sur wikipedia en 2015.

La cartographie à l'origine, rendue publique en 2015


Tiers-lieux. Un terme né dans la tête d’un chercheur urbaniste américain, Ray Oldenburg, en 1991, pour parler à l’origine de ces espaces urbains à l’interface entre ceux dédiés à la fonction Travail et ceux dédiés à la fonction intime du Logement.

Tiers-lieux. Une notion qui fera écho au terme de « non-lieu » de Marc Augé (diffusé à partir de 1992) puis par la proposition du terme « tiers-espace » par Jean Viard (1990), appuyé depuis par les recherches de Martin Vanier en 2013 et aux travaux du LISRA et d’un de ses chercheurs pionniers, Hugues Bazin (à partir de 2013), qui publieront sur les possibilités qu'offrent cette notion, favorable à une « architecture fluide » propre à déployer des modalités et conditions pratiques pour la recherche-action et l'innovation, qu'elle soit sociale ou territoriale.

Tiers-lieux. Une ode au « tiers-paysage » diffusé largement par Gilles Clément et son manifeste du même nom en 2004, à partir de son concept de « jardin planétaire » comme un « fragment indécidé, et constitué de l’ensemble des lieux délaissés par l’homme ». Il sera ensuite abondé par de nombreux écrits et projets portés par des artistes comme Camille They et son « jardin éco-poétique », illustrant ainsi les tiers-jardins au quotidien, comme des ilots de résistance sensible, où règne biodiversité artistique et végétale.

Tiers-lieux. Des configurations propres à repolitiser l’Espace, notamment du Travail, d’après Antoine Burret (cf. sa thèse en 2017), à participer de la construction de dynamiques socio-spatiales pour le Libre et l’Open Source (cf. les travaux de Tilios avec le wiki movilab et de son représentant le plus emblématique, Yoan Duriaux), à l’analyse fine sur le mouvement des « makers » exploré par Michel Lallement  (cf. son livre « L’âge du faire, hacking, travail, anarchie » paru en 2015) ou encore à s’opposer ou tout du moins à se définir au regard des « hyper lieux » de Michel Lussault (cf. son livre de 2017).

Tiers-lieux. Un espace propre à illustrer de façon concrète ce que peuvent être les communs du nouveau siècle, à la fois numérique, spatiaux, sociaux, de connaissance (cf. les travaux de Bretagne Créative notamment et d’un chercheur dynamique sur le sujet, Michel Briand).

Tiers-lieux. Educatifs, pédagogiques, « apprenants ». Des espaces dédiés à l’apprentissage tout au long de la vie, à l’éducation permanente comme dirait nos amis belges, au profit de l’encapacitation et donc de l’autonomisation de ses usagers (cf. les actions du Centre Michel Serres Nantes et de sa directrice, Florence Bazzoli).

Tiers-lieux. Usages, usagers, assistance à maîtrise d’usage. De nouveaux métiers émergent, se structurent, s’étoffent, où la facilitation, l’animation communautaire  et l’encapacitation sont certainement les fils directeurs. On y trouve les métiers de « concierge dictateur bienveillant », de « facilitateur d’intelligence collective », de « fabmanager » et  de « happy officer » en phases d’exploitation de l’espace, ou encore « d’assistance à maîtrise d’usage » lorsque l’on arrive en phase amont, lors de la conception (cf. l'observatoire AMU Occitanie et le livre blanc du réseau AMU France publié en 2019).

Et nous n’aurions pas terminé à définir le tiers-lieu par ses multiples facettes qui le compose, à l’image des évolutions portées lors de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017.


Cartographie réinterprétée et amendée pour l'expérience "Fork the world" à l'occasion
de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017


Ainsi, suite à une demande exponentielle depuis 2015 pour employer, partager et travailler à l’aide de notre cartographie des espaces hybrides, voici venu le temps d’un article permettant de faire le point sur ses composantes analytiques.

Des espaces hybrides, d’entre-deux, de la micro-utopie concrète au kolkhoze fordiste

Réalisée à l’époque dans le cadre de l’Institut du Design Territorial créé à Nantes en 2014 avec l’outil en ligne Obsidienne, carnet de notes de recherche ouvert à tous, la cartographie s’est enrichie d’année en année d’éléments complémentaires permettant de déclarer qu’elle se base sur l’analyse de plus de 1 000 lieux observés en France et dans le monde francophone. 

Elle repose néanmoins toujours sur 4 enjeux clés et un transversal. Explications.

Cartographie des espaces hybrides dans sa dernière version, toujours en bêta,
 réalisée par Prima Terra publiée en 2018


Tout d’abord, il faut saisir que les enjeux ne sont pas opposables à première vue dans les tiers-lieux, ces derniers pouvant être amenés à porter en leur sein l’ensemble des composantes. C’est particulièrement le cas d’un certain nombre d’espace de coworking comme ceux labellisés par Relais d’entreprise ou encore par les médiathèques type troisième lieu.

Cependant, chaque lieu étant unique de par son implantation géographique, son territoire, la culture locale qui l’infuse que cette cartographie doit être lue comme un outil d’aide à l’analyse et à la décision.

  • En haut, l’enjeu sociétal se situe face à l’enjeu du bas, l’enjeu entrepreneurial.

Nous avons pu constater que les lieux qui portaient en eux le projet de participer de la transformation de la société avaient souvent un plus faible intérêt à investir le champ de l’entrepreneuriat, sans pour autant provoquer une absence de qualité d’entreprenance, propre à la majorité de ces lieux.

  • A gauche, l’enjeu des biens communs, semble faire se distinguer de l’enjeu de marchandisation qui se trouve à droite, l’un demandant la réalisation d’actions au profit de la Connaissance au profit de tous, le second donnant lieu à la production de services, biens et connaissances au profit de quelques-uns.

On observe malgré tout une très forte hybridation entre ces deux composantes, souvent liées à l’obligation d’équilibre économique de ces lieux, avec des modèles de partenariat public – privé voire populations également.

  • Enfin, l’enjeu transversal de la gouvernance a été placé, renvoyant aux quatre enjeux précédents.

En effet, nous observons lieu après lieu que la question du gouvernement politique et stratégique et de la gestion sociale, juridique et opérationnelle avaient une influence conséquente sur la manière dont ces lieux peuvent porter, ou non, les quatre enjeux dans leurs projets.

Ensuite, nous avons souhaité indiqué des éléments propres distinguant les typologies de lieux les uns des autres. Ainsi, les ZAD vont intrinsèquement exister sur la base d’une lutte communautaire, alors que, à l’opposé, les fablabs intégrés, implantés dans les entreprises, notamment industrielles, vont se distinguer par l’intrapreneuriat, l’innovation de rupture et le choix de cultiver une attractivité d’employeur.

Le tiers-lieu, un objet transitoire pour entrevoir la nouvelle société aux contours encore flous

Ainsi, le tiers-lieu, est aujourd’hui un objet socio-spatial pouvant à la fois exprimer l’idée d’émergence porté par une minorité tout comme celle de transition, avec les communautés intentionnelles pour dire comme les Québécois, les habitats participatifs ou encore les fablabs de quartiers, mais aussi d’expérimentation, de diffusion et d’acceptation de nouveautés, technologiques, managériales ou sociales, avec les espaces de travail partagés, les média labs ou les living labs.

Nous avons ainsi développé des cartographies du processus métier d’initiateur et animateur de tiers-lieu, les modalités pour l’apprenance, le processus pour forger une communauté, etc. que nous mettons à disposition de nos clients et partenaires.

Cela n’est donc pas terminé, ce monde n’est pas encore totalement stabilisé, institutionnalisé et normalisé (cf. cet article) … 

Rendez-vous donc pour la suite des explorations dans les nouveaux territoires !

vendredi 4 octobre 2019

Interview sur les "tiers-lieux éducatifs" par un étudiant de l'ESPE Paris

Dans le cadre de sa première année de master "pratique et ingénierie de la formation" à l'ESPE de Paris, Grégoire Rouyer devait effectuer une recherche sur les "tiers lieux éducatifs".

En explorant l'écosystème de Prima Terra, il s'est rapproché de nous pour échanger avec nous et mieux comprendre notre regard sur le sujet.

Retour d'échanges !


1) Bonjour Alexis Durand Jeanson. 
Pour commencer, quel est votre parcours et qu'est ce qui vous a amené à travailler sur les tiers lieux éducatifs ?

​Je suis paysagiste de formation initiale avec un complément de formation en systèmes de management intégré et management par projets. 
Depuis 2010 à mon compte avec Prima Terra que j'ai cofondé, nous avons accompagné de nombreux projets en lien avec l'Espace public et collectif, l'aménagement et les politiques territoires, la plupart très expérimentaux, tout en créant des associations-réseaux qui avaient tous pour objectif de décloisonner les démarches, tester, se relier à d'autres réflexions, métisser les pratiques, écrire les histoires vécues. Une forme d'apprenance finalement !

Le passage dans le monde de la Recherche-Action à partir de 2013 fut la suite logique : comment modéliser chaque projet pour bénéficier d'un effet d'expériences partageables et mobilisables systématiquement, dans une logique de culture wiki, au service du Bien commun ? 

La recherche-action fut la démarche, le tiers-lieu éducatif le fil rouge, même si non conscient à l'époque.

A partir de 2013, nous avons pointé du doigt des sujets qui étaient à l'époque émergents comme les tiers-lieux, le creative management, l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage, la société collaborative, etc. et pouvaient permettre de nourrir les possibilités de coopération autour de l'intérêt collectif, territorial et général.​ 

Ainsi, après avoir travaillé sur les tiers-lieux à partir de 2014 et l'apprenance à partir de 2015, j'ai relié les deux sujets et cela a donné le concept de "tiers-lieux apprenants".


2) Pour vous, quel est la définition d'un tiers lieux éducatifs ? Avez-vous quelques exemples à me citer que vous avez pu mettre en place ?

Je vous conseille d'aller lire l'article qui est une première synthèse de nos réflexions sur le sujet : ​https://www.linkedin.com/pulse/apprendre-aujourdhui-à-lécole-demain-partout-alexis-durand-jeanson/





Le schéma directeur élaboré par Prima Terra



Comme vous le voyez, nous ne nommons pas tiers-lieu éducatif mais apprenant, car la différence nous semble importante. L'une parle d'une fonction portée généralement par l'Etat, dans une logique sociétale, éduquer le peuple, alors que l'autre questionne le sens donné à la capacité de chaque personne de se former, de se nourrir intellectuellement et manuellement, de s'épanouir et grandir en somme.

​En termes d'exemples, nous pouvons notamment citer l'accompagnement pour le réseau des Maisons de la Vie Etudiante dans les campus universitaire basé sur le cas pratique de la MDE du Campus de Poitiers, le travail sur la Faculté de Médecine Pharmacie de Poitiers ou encore au sein du Réseau CANOPE , avec des formations-actions en créativité et innovation, qui nous donna l'opportunité d'être aux côtés de l'équipe de l'Atelier Canopé La Martinique.

Je pense également à l'accompagnement expérimental de la commune de Lorrez le Bocage Préaux en Seine et Marne, qui eu pour but de faire basculer un ancien lieu d'art contemporain en milieu rural de 300 m² en un lieu croisant Maison de Services au Public, Médiathèque type troisième lieu et tiers-lieu villageois. Cela donna la Coop', un véritable tiers-lieux à visées culturelles, éducatives, sociales.


3) Quelles sont les limites du "tiers-lieu éducatif" ?

La cartographie des tiers-lieux élaborée par Prima Terra, reprise pour la Biennale de Design de St Etienne 2017


​D'après nous, un tiers-lieu est un espace physique avant tout, mobilisant un ensemble de conditions (un certain nombre d'usagers, un sentiment et une réalité d'auto-gestion, une logique matérialiste et philosophique de biens communs, etc.), de pratiques (accessibilité, fonctionnement souple, un partage des décisions, etc.), d'usages (tous ou presque dans la limite de tolérance du collectif habitant !) et de formes sociales (sentiment d'appartenance à une communauté, de pratiques et de savoirs si possible, de destin lorsque les membres sont très engagés !) dans un périmètre donné (qui peut-être l'espace physique, hybride donc physique et virtuel, le quartier, la place de village, etc.). 

Parler de tiers-lieux éducatifs posent un problème dans le champ sémantique. En parlant d'éducation, vous ne parlez pas de l'apprentissage tout au long de la vie par l'individu ou le collectif mais bien de la façon de mettre cela en place (ou pas).​ Les limites sont liés au nom lui-même ! 
Il faudrait penser le lieu comme un système intégré dans un écosystème d'apprentissage plus large, avec de l'apprentissage formel, informel, synchrone, asynchrone, non plus des fonctions déterminées à l'avance mais des espaces d'intérêt, d'histoires communes. Remettre ces lieux éducatifs et/ou pédagogiques dans une trace historique, civilisationnelle, pour qu'ils fassent sens non plus comme équipement ou outil de politique publique mais comme marqueur et symbole dont peut être fier cette communauté de vie.

Cela impose de passer d'un paradigme de la fonctionnalité, avec le risque de l'utilitarisme de l'éducation, à une dimension d'apprentissage et d'épanouissement individuel, collectif et territorial. Toute une révolution pour les politiques publiques ...


4) Connaissez-vous d'autres personnes ou associations travaillant sur cette notion ?

Je vous conseille d'aller voir ces acteurs :

Réseau PAYSAGES, qui est un réseau de recherche-transmission sur les paysages et l'apprenance ;

Christine Leblanc-Sitaud, qui actionne l'idée de transition digitale pour booster la créativité et l'intelligence collective ;

Xavier Garnier, qui travaille sur les nouveaux formats pédagogiques en classe ;

Maryvonne Dussaux, chercheuse, qui travaille sur les politiques publiques de l'éducation ;

Florence Bazzoli avec le Centre Michel Serres Nantes, qui travaille sur l'échelle des territoires apprenants ;

Florent Orsoni avec le Lab Ville durable de l'EDNA école de design implantée à Nantes, qui questionne les liens entre design et l'urbanité durable ;

Hugues Bazin, qui questionne l'architecture fluide de la recherche-action pour agir autrement, au quotidien ;

Cécile Joly du CNFPT qui travaille sur les interfaces entre labs et communautés apprenantes dans la Fonction Publique Territoriale ;

ainsi que la communauté en ligne "tiers-lieux éducatifs".​ 

Et il y en a bien d'autres, je suis désolé du caractère non exhaustif !


Un entretien stimulant, qui permet de se remettre en question, merci à lui.
Etudiants, vous êtes les bienvenus !

jeudi 26 septembre 2019

Tiers-lieux : pensons les fabriques ensemble !

Article de décryptage méthodologique de l'AMI Tiers-lieux lancé par le Gouvernement Français en 2019

L'Etat avait lancé le 17 juin 2019 une journée à la Cité Fertile en Ile-de-France pour annoncer la politique nationale dédiée aux espaces hybrides, sous l'énoncé "Nouveaux lieux, nouveaux liens - L'Etat s'engage pour les tiers-lieux dans les territoires".
A cette occasion, un futur Conseil National des Tiers-lieux avait été initié, rassemblant 300 acteurs de cette dynamique socio-spatiale, permettant de construire à terme une coopérative chargée de rassembler, fédérer, organiser et animer la filière tiers-lieux. Votre serviteur faisait d'ailleurs parti des invités.

Aucun texte alternatif pour cette image
L'été arrivant, un appel à manifestation d'intérêt est sorti permettant à des acteurs publics et variés, des territoires puissent se rendre identifiables selon deux entrées.
  • La première, en présentant un projet de "Fabrique numérique de territoire", avec une localisation dans un quartier prioritaire ou à proximité, portant des activités numériques et avec un renforcement de son action en compétences numériques et appropriation technologique par les habitants ;
  • La seconde, en tant que "Fabrique de territoire", à savoir un lieu ressource pour le réseau de tiers-lieux du territoire, donc les systèmes coopératifs, de nouvelles formes d'apprentissage par le faire, donc l'apprenance et la montée en compétences numériques.
Vous pouvez retrouver toutes les informations ici.
Cela peut permettre d'obtenir entre 50 000 et 150 000 euros par projet !
Etant depuis 2014 en exploration pratique et conceptuelle sur le sujet, et ceux connexes comme l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage globale, l'innovation territoriale ou les réseaux de coopération inter-filière (cf. ici avec le portail espaces hybrides et les articles ici, à cet endroit ou ), plusieurs acteurs et territoires sont revenus vers moi pour les soutenir méthodologiquement dans la conception et l'élaboration stratégique du projet.
Dans une logique de coopération ouverte, je vous livre ici quelques-unes des ressources que je mobilise dans ce cadre.
Parmi les éléments importants à avoir en tête dans le cadre de l'ingénierie projet à proposer, voici les principaux, au regard des critères d'évaluation des dossiers :
Complexe, vous ne trouvez pas ?
Alors, si vous aussi, vous souhaitez un regard extérieur sur votre projet, contactez-nous !
Alexis Durand Jeanson, PRIMA TERRA alexis@prima-terra.fr