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samedi 1 août 2020

[recherche-action] Contribuer à notre Observatoire permanent de l'entrepreneuriat territorial !


Vous êtes porteur de projet, consultant, agent territorial, élu, chercheur, directeur de l’innovation ... ?

C’est le moment de vous faire connaître afin d’imaginer ensemble et dès aujourd’hui l’avenir de l’entrepreneuriat dans nos territoires !

Nous amorçons un observatoire dédié à l’entrepreneuriat territorial porté par PRIMA TERRA et coordonné par Alexis Durand Jeanson. 
 
Pour cela, nous vous proposons de contribuer à une enquête en ligne (sondage de 5 minutes environ) sur le sujet. 


lundi 20 juillet 2020

Sélectionnés pour l'Ecole Supérieure des Métiers de Muret !


Nous sommes fiers d'avoir été sélectionnés pour l'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage, d'une durée de 4,5 ans, dans le cadre de la réhabilitation de l’École Supérieure des Métiers à Muret (31), un établissement de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de la Haute-Garonne.


Le groupement est composé de :

- Green Actitud, bureau d'études techniques environnementales, en tant que mandataire, 
- Champs du Possible, programmiste,
- et Logis-Cité (scop Créalead), comme AMU généraliste.

Prima Terra a été sollicitée par Caroline de Ruyck, de Logis-Cité, pour apporter la méthodologie de déploiement stratégique (AMU globale) et notre regard de spécialiste sur les lieux apprenants.

Pour en savoir plus sur l’École des savoirs-faire.

mercredi 13 mai 2020

Campus connecté : étudier "à domicile"​


Extrait du dossier de presse du Campus connecté

L’État français a lancé en 2019 un dispositif dénommé "Campus connecté - tiers lieux de proximité et poursuite d'études" permettant de faire bénéficier des territoires hors métropoles candidats d'un financement pluriannuel pour installer un lieu favorable à la réalisation d'études supérieures proche de chez soi.

Travaillant actuellement au montage d'un projet en région PACA Grand Sud suite à une demande d'un client institutionnel public, et découvrant à quel point cette opportunité était méconnue par les collectivités et les porteurs de projets de lieu d'intérêt général et d'utilité territoriale, je publie cet article.

En bref, cet appel à projets permet au territoire de créer un espace pédagogique sur place, pensé comme un "tiers-lieu apprenant", concept que nous avions théorisé, dans lequel des apprenants vont bénéficier d'un lieu dédié pour travailler leurs formations sans être obligés d'aller dans le site universitaire de référence de leur diplôme, étudier en relation avec d'autres personnes étudiant également à distance et d'un coaching / tutorat de professionnels mobilisés pour l'occasion.


Extrait de la plaquette de présentation du Gouvernement

 Pour la collectivité ou une structure à but non lucratif porteuse (commune, intercommunalité, département, association, coopérative) et les partenaires mobilisés (tiers-lieu, université de proximité, écoles d'enseignement supérieur, réseaux d'entreprises, agence Pôle Emploi, mission locale, etc.) d'obtenir un budget de fonctionnement pendant 5 ans.
  • 50 000 € maximum par an
  • 10 000 € par an et par établissement d'enseignement supérieur partenaire
Vous avez jusqu'à la fin de l'année 2020 pour envoyer votre candidature...

Une belle opportunité de relier votre projet de montage de tiers-lieu d'intérêt général, votre politique éducative et d'innovation locale sur votre territoire, n'est-ce pas ?

Contactez-moi pour en savoir plus.

mercredi 22 avril 2020

Prima Terra agit pour les Campus Connectés !


L'écosystème PRIMA TERRA a été sollicité par plusieurs institutions régionales pour déployer des Campus Connectés.

Ces lieux, labellisés par le Gouvernement français, doivent permettre de "dépasser les difficultés de mobilité auxquelles sont confrontées les étudiants loin des métropoles, de réussir des études qu'ils n'auraient par forcément entreprises et de leur servir de tremplin pour la poursuite sur un site universitaire".

En pratique :

- un dispositif associant des acteurs publics et privés,
- un multi-partenariat entre un lieu, une ou des collectivités (commune, intercommunalité, département) et un établissement d'enseignement supérieur,
- un lieu, qui peut-être un tiers-lieu, accueille des étudiants à l'année,
- un tuteurat est assuré par un ou des référents,
- un budget pluriannuel est apporté par le Gouvernement.

PRIMA TERRA peut se charger de faciliter le montage du dossier de candidature, ayant de nombreuses références sur la création de tiers-lieux et territoires apprenants.


> Pour en savoir plus

mardi 29 octobre 2019

Tiers-lieux apprenants : rencontre à Paris demain


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra à Paris aux Grands Voisins le 30 octobre 2019 pour une journée organisée par EPALE - ERASMUS FRANCE sur le thème des "tiers-lieux apprenants", et leurs conditions d'émergence, de développement et de pérennisation.

Nous y parlerons bien sûr du tiers-lieu apprenant modélisé par Prima Terra en 2017, ainsi que d'architecture fluide et de tiers-espace avec Hugues Bazin ou encore de nouvelles formes d'apprentissage avec Denis Cristol et bien d'autres.




> Plus d'informations ici !

vendredi 6 septembre 2019

Apprendre : aujourd’hui à l’école, demain partout !

Retour sur une analyse tendancielle, le lieu apprenant.

Article initialement publié le 29 septembre 2017 sur le blog de Prima Terra

Les lieux de la fonction “apprendre”
Alexis Durand Jeanson, consultant-chercheur à Prima Terra, a ainsi pu décrypter en 2017, puis schématiser, avec l’aide Sonia Woelfflin, designer pédagogique, ce que pouvait être l'avenir des espaces éducatifs et/ou pédagogiques en Europe.
A l’aide d’analyses de discours de responsables d'organisations éducatives (notamment Réseau CANOPE, Education Nationale, CNAM ...), d'articles de recherche en sciences de l'éducation et sciences des territoires et de retour d'expériences d'animateurs de lieux orientés "éducations à", un constat est apparu.
Très souvent encore intitulés sous les termes d’école, d’institut ou de centre de formation, c’est-à-dire selon une entrée servicielle, la nomination du “lieu des apprentissages” se nomment aujourd’hui selon une entrée à la fois usagère, servicielle et fonctionnelle, comme la bibliothèque troisième lieu, le living lab, le fablab, le tiers-lieu culturel, le learning center, le creative and maker space, l’urban lab ...

L’apprenance, condition indispensable
Tous ces lieux sont préoccupés par le triple mandat de “celui qui habite”, l’UsAcAu :
usager, potentiel apprenant, comme le visiteur qui vient voir, rencontrer, découvrir,
acteur de dispositif pédagogique, animateur des démarches éducatifs et pédagogiques, comme le maker faisant et partageant simultanément ses pratiques,
auteur, contributeur à la connaissance produite, participant à garantir les conditions propres à l’acquisition de nouveaux savoirs, l’apprenance.
Ainsi, dans ces nouveaux lieux, le sachant et l’apprenant ne font plus qu’un.

Un nouveau métier apparaît, celui de facilitateur
Facilitateur des conditions d’apprenance, c’est-à-dire “apprendre à apprendre”, il est aussi facilitateur de la coproduction des savoirs et connaissances du lieu, facilitateur des moyens d’appropriation du lieu, de ses principes de fonctionnement et de gestion. Ainsi, le facilitateur devient également un Assistance à Maîtrise d’Usage.
Pour répondre à ce besoin de facilitation, on observe que ces lieux cherchent très souvent à reprendre les principes méthodologiques et sociologiques du “tiers-lieu” à savoir un sentiment d’appartenance à un collectif, une liberté d’usages et de pratiques, un partage d’expériences, des règles de fonctionnement souples et distribués ...
L’espace n’est alors plus seulement un moyen physique pour diffuser des savoirs et connaissances mais bien un espace situé, localisé, qui permet d’ancrer l’information, de l’enraciner, de participer à sa production, comme la Culture (produire du commun) résonne en écho à la Nature (préserver le Bien commun).

Le lieu, miroir de l’organisation apprenante
Le lieu devenant apprenant, il devient l’assise, l’ombre et l’impact physique et visible de l‘organisation apprenante.

image
Incarnation socio-spatiale de l'organisation, le lieu apprenant est alors composé de 4 activités clés :
  • Créer, selon un processus de design pédagogique
  • Former, par l'animation de groupes en posture auto- et co-apprenante
  • Accompagner, par le management de la relation communautaire
  • Innover, par l'implémentation, le consensus et l'Assistance à Maîtrise d'Usage Globale (AMUg).
Ce processus organisationnel peut ainsi être optimisé par la mise en place d'une méthodologie "tiers-lieux", mettant l'usager-auteur au centre du dispositif.
Comme toute organisation apprenante, ce lieu et dispositif peuvent être managés à l'aide d'indicateurs propres à évaluer :
  • l'information,
  • l'engagement,
  • la mise en dialogue.
Mettre en dialogue, c’est créer du lien en mettant du liant entre les acteurs, les lieux, les activités. C’est ainsi constituer des organes intermédiaires entre la sphère de la propriété privée et celle de la propriété publique.

Entre le lieu et le territoire apprenant, les communs
Pour construire ces fils qui constituent l’étoffe territoriale, il faut de “l’entre deux”. Cet espace intermédiaire permet de “monter au grenier” des idées, des productions, des outils, des données permettant de participer d’un destin commun. En effet, pour qu’une communauté de savoirs et de pratiques se constituent, s’animent et se pérennisent, il faut qu’elle puisse partager, mettre en commun.
Les données d'usage et les connaissances partagées seraient ainsi les produits du processus, le coeur vital étant la construction de "biens communs" (territoriaux, numériques, urbains, ruraux ...), soient l’organisation pour la bonne gestion de ce qui aura été mis en commun.
Le territoire redevient alors commun, l’organisation devient la communauté d’existence, le lieu devient l’objet commun, la connaissance devenant l’esprit mis en commun.

jeudi 14 février 2019

Du tiers-lieu au territoire apprenant ? La Martinique innovante


Les 12 et 13 février 2019, Alexis Durand Jeanson, chercheur associé de la constellation PRIMA TERRA intervenait à La Martinique, sur invitation du CNFPT et Réseau CANOPE.

Retour sur la présentation, qui permettait d'introduire des concepts qui lui sont chers : le tiers-lieu, le territoire apprenant, l'AMU globale, l'être au monde, habiter le territoire.





jeudi 23 mars 2017

[réflexion territoriale] Vers une FabCity à Toulouse ?


Je vous fais part d'une note synthétique de projet de "FabCity" proposé par le collectif animé par Artilect (l'un des premiers fablabs créés en France et implanté à Toulouse). 

FABCITY TOULOUSE 2054
Présentation synthétique du concept, des enjeux et du calendrier

Pour rester vivable et viable la ville de demain, confrontée à de nombreux risques (climatiques, démographiques, économiques, énergétiques), devra être plus flexible, plus résiliente, plus recyclable, plus autonome aussi.
Le projet FabCity porte l’ambition d’une ville auto-suffisante et globalement connectée, à l’horizon 2054 (soit 40 ans après le lancement du concept par Barcelone…). Convaincue du bien fondé de cette idée, Toulouse Métropole a décidé (à la suite de Barcelone, Milan, Amsterdam, Paris et de quelques autres métropoles dans le Monde) de rejoindre ce projet. 
Passer de « PITO » à « DIDO »
Ces deux acronymes qui sonnent comme un mot d’ordre, symbolisent le changement de paradigme proposé par le projet FabCity : il s’agit de passer de l’état PITO (Product in, Trash Out, « on importe des produits, on exporte des déchets »), à l’état DIDO (Data In Data Out, « on importe des données, on exporte des données ») les déchets sont recyclés deviennent la principale matière première de l’économie urbaine , la ville autosuffisante est connectée avec le monde entier, les données produites par le territoire sont ouvertes, elles constituent la matière première de l’innovation sociale et technologique, les idées et les innovations « open source » sont partagées sur le réseau mondial, pour être enrichies et améliorées en permanence.
Trois enjeux majeurs
Le projet FabCity implique l’idée d’une transition sur la durée, qui doit permettre de passer progressivement du modèle actuel à celui de l’auto-suffisance connectée. Il s’agit d’imaginer, de prototyper puis d’expérimenter et de partager des nouvelles manières de faire :
  • en matière d’aménagement et de gestion de la ville, une ville intelligente et contributive où les habitants ne sont plus seulement usagers mais acteurs du changement (smart-city), une ville qui s’ouvre à la production agricole vivrière et dans laquelle les mobilités sont complètement repensées, une ville qui produit tout ou partie de son énergie tandis que sa consommation tend à la sobriété et l’efficacité…
  • en matière d’activité économique, une ville où la production manufacturière issue du recyclage de ses déchets se relocalise dans des fablabs de quartier dont les habitants sont usagers et acteurs, une ville où la recherche appliquée et l’innovation font émerger des nouveaux métiers et des nouveaux emplois, une ville qui facilite la mise en place des circuits courts entre producteurs et consommateurs…
  • en matière d’organisation sociale et de gouvernance, une ville où les indicateurs de bien-être ont remplacé le PIB et dont les habitants, devenus acteurs de leur avenir  nourrissent de leur réflexion la décision publique, une ville où le rôle de la Collectivité est de faciliter l’émergence et la consolidation des initiatives innovantes…

Les pré-requis
Le projet FabCity nécessite de tisser une alliance coopérative entre la collectivité publique et un collectif d’acteurs de la transition. Les « Labs » (FabLabs, HackersSpaces, BioLabs, LivingLabs…), parce qu’ils conjuguent ouverture au public, design, prototypage, fabrication et expérimentation, peuvent en constituer l’avant-garde.
L’ouverture des données (open-data) et la connaissance fine du territoire (ressources, acteurs, dynamiques…) constituent également une condition essentielle de la réussite du projet dont les étapes seront mesurées grâce à un tableau de bord capable de mesurer les flux et d’évaluer les actions. 
Le calendrier
Il s’agit bien évidemment d’un projet à long-terme dont la réalisation procèdera par étapes. Ces étapes sont autant d’objectifs et de plans d’action à court et moyen terme, s’adossant à des évènements mobilisateurs et à des cycles de programmation de l’action publique.
Dans l’immédiat, deux évènements pourront servir de support au lancement de FabCity Toulouse : le FabFestival du printemps 2017 et l’évènement mondial  ” FAB 14”  accueilli par Toulouse et Paris en 2018.
Les objectifs proposés en rapport avec ce calendrier :
  • en 2018, un FabQuartier expérimental (Saint-Cyprien – Les Arènes) adossé à Artilect et un programme de développement pour la FabCity
  • en 2017 la constitution d’un collectif porteur du projet, la construction du tableau de bord et la réalisation d’une « preuve de concept » pour le FabQuartier

Une réflexion intéressante est à porter en termes de potentialités d'intelligence et de développement local et notamment sur les dimensions de "territoires apprenants" et de "paysages collaboratifs", recherche-action-transmission que nous développons à travers un réseau international de recherche co-initié par Jean-Marc Lange, chercheur en sciences de l'éducation spécialisé en responsabilité sociétale des hommes et des organisations et Prima Terra.

A vous lire en commentaires !