Affichage des articles dont le libellé est Territoires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Territoires. Afficher tous les articles

lundi 28 septembre 2020

N'oubliez pas, sortez habillés... de laines françaises !


N'oubliez pas, en prévision de l'arrivée de l'hiver, que nous sommes partenaires pour les territoires de l'écosystème TRICOLOR, pour la renaissance des laines françaises.




TRICOLOR est une dynamique collective et une organisation nationale animant l'ensemble de l’écosystème des laines de France, avec :
Nous avons rejoint en 2019 l'écosystème sur invitation de Pascal Gautrand, designer filière - fondateur de Made In Town.

Retrouvez Pascal au cours d'une discussion avec Alexis de Prima Terra tv ici :

lundi 31 août 2020

[Se former] pour entreprendre avec le territoire !

Retrouvez ici nos principaux parcours et modules de formations sur “les projets qui font territoire”, que nous pouvons réaliser dans toute la France et dans le monde francophone sur demande, en inter-entreprises, en intra ou sur mesures.

Prima Terra organise, pour des partenaires de confiance (CNAM, Centre Michel Serres, Universités, etc.), des formations appliquées, dans des domaines transversaux qui permettent de vous “nourrir” d’approches décloisonnantes et ainsi d’appréhender votre environnement.
 
 
PARCOURS “L’Assistance à Maîtrise d’Usage globale, du Bâtiment résilient au territoire coopératif”
 
Cycle pédagogique de 6 jours ou à la carte.
 
PARCOURS “De la créativité à l’innovation territoriale”
 
Cycle pédagogique de 3 jours et + ou à la carte.
  • Module “Techniques de créativité et d’intelligence collective”
  • Module “Management de la créativité individuelle, collective et territoriale”
  • Module “Management de l’innovation territoriale” 
  • Parcours complet "Osez l'innovation", en partenariat avec le CNAM Occitanie
 
PARCOURS “Entreprendre avec le Territoire”
 
Cycle pédagogique de 4 jours ou à la carte.
  • Module “Coopération : de la mutualisation à la co-création”
  • Module “Gouvernance partagée, du collectif aux parties prenantes”
  • Module “Economie circulaire créative ou comment entreprendre en reliant intelligence des patrimoines, projets multipartites et biens communs”
  • Module “Du collectif d’indépendants au développement en réseau, penser votre écosystème d’affaires”
 
Nos formations sont réalisables avec convention et attestation, étant Organisme de Formation Datadocké.

mercredi 22 avril 2020

PRIMA TERRA est sélectionné pour l'audit NoWatt de la Région Occitanie


L'écosystème PRIMA TERRA a été sélectionné par la Région Occitanie, dans le cadre d'un groupement aux côtés de SURYA Consultants, IZUBA Energies, Logis-Cité - Créalead, Batiressence et ISEA Projects, pour élaborer "l'audit du dispositif d'accompagnement régional des bâtiments exemplaires NoWatt".

Le dispositif de politique publique "Bâtiment NoWatt" a pour objet de soutenir financièrement "une opération innovante de construction ou de rénovation qui limite son empreinte énergétique tout au long de son cycle de vie, de l'extraction des ressources, à la fin de la vie du bâtiment, qui intègre les attentes des usagers et qui s'inscrit dans une démarche élargie, technique, sociale et poétique en lien avec le territoire.

PRIMA TERRA aura en charge la rédaction du rapport d'évaluation et de préconisation de la politique publique régionale sur le sujet.

> Pour en savoir plus sur le dispositif

vendredi 6 septembre 2019

Le tiers-lieu, ban public ou banc public ?

Article de décryptage politique sur l’envolée lyrique et l’engouement des politiques pour le tiers-lieu, initialement publié le 26 août 2018 ...


A l'heure où nous lisons plus que jamais dans les médias (Forbes FranceDigital Society Forum d’OrangeLa Gazette...) des tiers-lieux se créer à chaque coin de rue, que peut-on comprendre de ce qui se passe aujourd'hui dans ces “espaces tiers, qui brassent les publics, hybrident les usages et activités, produisent des connaissances ouvertes et fabriquent des objets non identifiés” ?
Mais qu'est-ce qu'un tiers-lieu me direz-vous ?
Aux dires de cette coopérative éponyme, le tiers-lieu serait un "espace de travail partagé et collaboratif", "où la flexibilité répond aux difficultés économiques du champ entrepreneurial", qui "ne se décrète pas".
Selon le Manifeste Movielab, partisan d'une approche plus sélective de ces espaces, dans un esprit libertaire, le tiers-lieu serait dénommé TILIOS lorsqu'ils sont un "bien commun révélé", "libre", "open source", "un réseau distribué" ...
Enfin, les espaces de coworking, organisés parfois réseau, comme Seine-et-Marne Coworking, se définissent comme des "espaces de travail partagés où l'on partage le wifi, le café et la bonne humeur".
Et cela semble intéresser grandement les collectivités publiques, investissant des sommes importantes... Ainsi, la Région Nouvelle-Aquitaine, après avoir financé une étude de 180 k€ auprès de la Coopérative Tiers-Lieux pour “améliorer la performance globale des tiers-lieux” en 2017-2018, investis plus d'1,02 M d'euros pour “mailler le territoire néo-aquitaine d'ici 2020” aux côtés de l'Union européenne sur trois ans. Mais pourquoi me direz-vous ?
Selon l'article co-signée durant l'été 2018 par Lucile Aigron, cogérante de la même Coopérative Tiers-Lieux, dans la revue l'Observatoire, les tiers-lieux seraient le moyen de répondre à l'ère du “capitalisme cognitif”, “fondée sur l'accumulation du capital immatériel, la diffusion du savoir et le rôle moteur de l'économie de la connaissance”. En effet, selon elle, la “société pollen” impliquerait de s'intéresser davantage à l'activité pollinisatrice des abeilles qu'à la fabrication du miel". Ces lieux le permettraient grâce à la “déspécialisation, le décloisonnement des disciplines, en  transversalisant la circulation des connaissances”. Vaste programme me direz-vous !
Les termes “déspécialisé” et “pollen” par exemple sont symptomatiques des imaginaires mobilisés. Marxiste, où l’ouvrier spécialisé comme l’employé du tertiaire aliéné par son travail orienté sur la tâche, redeviendrait maître de son destin en intégrant un groupe d’action voire de subversion, en partageant ses outils et connaissances. Néo-libérale, proposant de devenir un véritable chef de projet de sa vie, choisissant librement ses repères sociaux, tricotant et détricotant ses relations sociales à loisir, composant une vie basée sur l’expérience plus que pour la mission ou la finalité.
Par ailleurs, parmi les travaux produits pour cette Coopérative (lorsque nous avions travailler ensemble en 2017), j'indiquais, dans une approche prospective, les gigantesques possibilités offertes par les tiers-lieux : devenir l'Ecole, l'Usine, la Maison et/ou la Mairie de demain !
Car en effet, le tiers-lieu est un formidable outil politique.
Il rassemble en effet des ingrédients explosifs : un lieu d’ancrage géolocalisable, une communauté d’usagers et d’utilisateurs, une structure sociale et une organisation de l’information souvent inspirée des réseaux distribués du web, un langage et une sous-culture particulière, une aspiration à répondre à des enjeux globaux.
Ce qui donne la possibilité opérationnelle aux personnes ainsi organisées d’échanger des données, de créer voire produire autrement que par les circuits économiques officielles, d’influencer et d’agir potentiellement en faveur des idéaux et aspirations sociétales du groupe.
Pour les politiques de gauche, notamment socialistes, le tiers-lieu peut se révéler être un lieu de rencontre des personnes isolées, des marginaux-sécants, de la société civile organisée, notamment dans la France périphérique, où la droite est plus souvent élue... Mis en réseau, ces lieux et ses organisations “liquides” sont les moyens de construire de toutes pièces des constellations d'ambassadeurs de "solidarités nouvelles", des mouvements politiques de promoteurs des changements sociaux si recherchés à gauche et de réinventer le socialisme sous une forme bottom-up, par minorité et localisable.
Un certain libéralisme de gauche, partisan de transformation culturelle permanente, aurait ainsi tendance à y voir le moyen d'accélérer (le terme est de la Région Nouvelle-Aquitaine) la "transition écologique et solidaire" dans un souci de changement, tout naturellement. Ici, l’objectif recherché serait de donner le moyen à l’individu de s’emparer librement de problèmes d’experts, de causes et luttes des minorités, d’inventer des modèles sociaux-culturels à la marge et d’inscrire cette économie dans la famille “vertueuse” de l’Economie Sociale et Solidaire.
Si l'on cherche plus à gauche encore, les tiers-lieux peuvent devenir des lieux de résistance, de convergence des luttes de classe, de localisme et d'expression d'une certaine "économie sociale et solidaire", cherchant à bâtir une "autre économie basée sur le lien social, les solidarités par la révolution permanente et la reconstruction des biens communs, qu’ils soient numériques, territoriaux ou de connaissance".
Pour les politiques de droite libérales, n'employant d'ailleurs pas ce terme au profit de fablab, pépinière d'entreprise, incubateur, les enjeux sont tout aussi importants. Permettant de regrouper au sein d'un même espace des entrepreneurs de tous champs, le tiers-lieu offre le moyen de populariser la culture numérique, de stimuler l'innovation, proclamée comme cause d’Etat (sous Hollande comme Macron), d'obtenir des gains de compétitivité et de faciliter le "décollage" de start-up prêtes à "disrupter" les modèles économiques existants. Autrement dit, le tiers-lieu devient alors un “hub” de rencontres des talents, des ressources, des projets, au bénéfice du marché mondialisé.
Pour les droites conservatrices, ces lieux peuvent être des espaces de réinvention de l’animation et de la pérennisation des cultures régionales, de célébration des cadres sociaux normalisés ou encore de mobilisation de la jeunesse autour de principes moraux et territoriaux. Mais il faut avouer que les politiques de droite mobilisant les principes du tiers-lieu sont rares, les termes de boulodrome, de salle des fêtes ou de pépinières d’entreprises étant souvent suffisants pour illustrer le projet sans travestir l’idée d’un vocabulaire dans le vent.
Mais alors, comment une Région comme la Nouvelle-Aquitaine, présidé par un influent membre du PS, Monsieur Rousset, se positionne-t-elle  face à ces enjeux, finançant une coopérative qui parle de "capitalisme cognitif" comme raison valable de son action ?
Selon Lucile Aigron toujours, le tiers-lieu pourrait faire école selon elle, "d'une transition culturelle". Mais pour tendre vers quoi ?
Lorsque l'on lit Antonio Gramsci et sa théorie de "l'hégémonie culturelle" ou Alain de Benoist et la lutte convergente contre "l'égalitarisme", on peut ainsi lire en ce positionnement une volonté toute particulière : celle de constituer des réseaux de lieux fonctionnant de façon horizontale (quoi qu'ayant au-dessus de la toile cette coopérative), selon le modèle économique de la polyculture vivrière (chacun cultive un peu de tout mais pas assez pour vivre sans l’autre), avec une organisation marginale, dans l'esprit d'une "société dans la société" (la ZAD de Notre Dame des Landes en ait la plus célèbre en France), célébrant le multiculturalisme et le communautarisme plutôt que la culture de l'habité et de l'unité territoriale.
Ainsi le territoire devient celui que certains en font, organisant petit à petit un modèle où l'action publique locale peut être élaborée et animée non plus par la collectivité locale au sens public du terme (entendre la commune, les élus et ses habitants invités à participer au gouvernement) mais une communauté. Et le terme est important.
Car dans la réflexion portée par la Coopérative Tiers-Lieux et d'autres acteurs à Nantes (les Ecossolies), à St Etienne (les TILIOS et son Movielab) ou dans les Hauts de France, la communauté du lieu prend le pas sur la communauté de vie, celle de l'habité, du territoire.
Ainsi, si le lieu arrive à trouver un équilibre économique (plus d’1/3 des tiers-lieux sont associatifs et 1/3 public-privé, obtenant à la grande majorité des soutiens publics) et rassembler un groupe nombreux (le nombre de fans faisant la force de mobilisation), la communauté peut ainsi devenir le représentant influent de certaines populations, minoritaires, sur le territoire ... et jouer sur le paysage politique local.
On comprendra donc que le tiers-lieu vu de gauche est une arme au service du changement culturel, social et politique en milieu rural et périurbain, puissant organisateur du multiculturalisme activateur de transformations, alors que pour les libéraux de droite, ce type de lieu aura pour intérêt de stimuler une économie monétaire issue des nouvelles technologies, de mondialiser la culture de l'entrepreneur et d'organiser une certaine liberté d'entreprendre.
Alors que le tiers-lieu conceptualisé par Ray Oldenburg était une ode au banc public, synonyme d'appartenance libre et informelle à l'espace vécu, de liberté de rencontre et d'usages indistincts, le tiers-lieu d'aujourd'hui se doit de mettre au ban les publics non désirés sinon indésirables. Car comment construire une communauté lorsque ses membres sont porteurs de principes moraux, d’aspirations et de fonctionnement quotidien différents ?
Il semble aller de soi que la communauté restreint la diversité, à moins que son but soit suffisamment porteur pour mobiliser au-delà des différences...
Pour abonder mon propos, je vous proposer d'aller dans le tiers-lieu de votre quartier et de provoquer une discussion sur un positionnement idéologique contraire à l'objet social de "sa communauté d'usagers". Vous ne serez pas surpris du résultat, l'ayant vécu par moi-même ...
Alexis Durand Jeanson

mercredi 6 juin 2018

[on en parle] L'Etat, la Recherche, les collectivités et les Entreprises s'intéressent à l'AMU globale !


Comme vous le savez, PRIMA TERRA porte depuis mi-2017 un projet exclusif de recherche exploratoire sur "l'Assistance à Maîtrise d'Usage globale, du Bâtiment résilient au Territoire coopératif". 

Celui-ci, dénommé "AMU Occitanie", est coordonné par Alexis Durand Jeanson, chercheur associé et chef de projets à PRIMA TERRA l'Ecole de l'Entrepreneuriat territorial. 

Il a déjà permis de réaliser plusieurs résultats intéressants sur les métiers, acteurs et pratiques "qui favorisent et facilitent l'appropriation des enjeux dans les projets socio-spatiaux".
Parmi ceux-là, l'élaboration d'un parcours pédagogique pour les décideurs et prescripteurs ainsi qu'un observatoire - annuaire national et une cartographie de l'écosystème des acteurs professionnels de l'AMU globale en France.

Plusieurs acteurs ont déjà demandé à ce que nous venions témoigner de ces premiers résultats.

- Le RRI - Réseau de Recherche en Innovation organisait son "congrès RRI - Forum Innovation VIII" à Nîmes les 4 et 5 juin sur les "nouveaux processus d'innovation". Une communication longue fut réalisée sur le sujet en binôme avec Grégory Epaud, doctorant paysagiste dplg de l'ENSAP Bordeaux laboratoire UMR PASSAGE. 
> Lien vers l'événement 

- Le CEREMA et le Réseau Paysage, Territoires Transition du Ministère de la Transition écologique et solidaire, le lundi 11 juin à Nantes, avec une journée sur "L'urbanisme réversible, un outil d'aménagement durable du territoire ?" 
> Lien vers l'événement 

- L'association OREE Entreprises, Territoires et Environnement organise une journée de travail le jeudi 14 juin à Paris, pour les adhérents uniquement sur les liens entre création de Valeur, Economie Circulaire dans les friches notamment et les Usages. 
> Lien vers l'association


Vous souhaitez vous aussi que nous intervenions sur le sujet de l'Assistance à ... Maîtrise d'Usage globale, son écosystème, les potentialités territoriales, ses perspectives ?

Contactez-nous, nous intervenons sur simple demande !

lundi 10 avril 2017

Le télétravail, une opportunité à valoriser pour les territoires ? CGET - 21 mars 2017

Dans le cadre du lancement d’un plan national de déploiement du télétravail et de l’ouverture de la plateforme d’échanges, de discussions et de partage « teletravailler.fr », le CGET a organisé le 21 mars dernier une journée d’études sur le sujet, en présence de Sonia Woelfflin, designer à Prima Terra.

Le télétravail répond aujourd’hui à une demande sociale et une demande du gouvernement. Mais il modifie aussi l’organisation du travail et nécessite la définition d’un cadrage réglementaire. 

Comment accompagner les employeurs ? 
Comment définir un cadre législatif ? 
En quoi est-il un atout pour les territoires ? Quels impacts peut-il avoir ?

C’est dans cette réflexion que plusieurs intervenants ont fait part de leurs retours d’expériences.



Le télétravail, un atout qui participe à la dynamisation du territoire

Dans un contexte social qui évolue, le télétravail répond au besoin d’autonomie, de bien-être et de qualité de vie au travail. Au regard des expériences communiquées, les télétravailleurs semblent moins stressés, plus productifs, plus créatifs et critiques vis-à-vis de leur entreprise.

Pour les territoires, le télétravail et le développement du numérique permettent de relocaliser l’emploi, de conserver des activités, des services et une population dans les milieux ruraux. Il peut aussi conduire à un réinvestissement et une revitalisation de patrimoines publics ou privés, en leur offrant une nouvelle vie.

Plus largement, le télétravail facilite la transition vers le développement durable en répondant aux enjeux de mobilité. Il réduit les pics de pollution dans les grandes agglomérations en limitant ou en supprimant des déplacements quotidiens.


La nécessité d’accompagner et d’organiser cette nouvelle forme de travail

Mais sa mise en place percute l’organisation actuelle du travail et soulève quelques inquiétudes comme le risque d’isolement, la perte de sens du travail et de l’esprit collectif des employés.

Des freins culturels, économiques et organisationnels subsistent. Le télétravail réinterroge les modalités du management et questionne aussi la sûreté des données sur internet.


Les tiers-lieux comme alternative

Les tiers-lieux sont des espaces (de travail) partagés et collaboratifs. Trois types de tiers-lieux ont été présentés:


  • Les centres d’affaires,
  • Les télé-centres, plus souvent situés sur des territoires ruraux ou péri-urbains, qui accueillent des télétravailleurs permanents,
  • Les espaces de co-working, en forte explosion, qui sont animés par une communauté et ouverts à tous types de professionnels. Ici, la médiation est essentielle pour le développement des projets (fab-manager, facilitateur…). L’objectif est que les utilisateurs collaborent entre eux et s’impliquent dans la vie du lieu. 
Les tiers-lieux donnent l’opportunité d’être au contact des autres et dans certains cas, de valoriser des patrimoines inutilisés. Ils peuvent fédérer un réseau, créer un écosystème sur un territoire et représenter un facteur d’attractivité et un levier pour le développement local. Les usages sont flexibles et il peut être intéressant de les croiser comme dans les espaces hybrides, notamment avec une Maison de Service au Public. 

Cartographie bêta des espaces hybrides et autres tiers-lieux, par Prima Terra l'Agence, repris par Sylvia Fredriksson, designer-chercheuse du pôle de recherche de la cité du design et le RDC, pour la 10e Biennale internationale du design de Saint-Étienne.


Vers de nouvelles formes de travail

Pour accompagner ce changement, il est nécessaire de développer une approche organisationnelle, le management étant au cœur de cette transition. Des actions d’informations pour se préparer et pour rassurer doivent être mises en place.

Il faut pouvoir analyser les risques et les opportunités du télétravail et ajuster son organisation au fil du temps, de même pour les territoires, en identifiant des solutions d’appropriation pour chaque catégorie (péri-urbain, rural, montagne, outre-mer…).

Enfin, pour les territoires, la mise en réseau les acteurs est importante pour créer une dynamique et soutenir ces lieux.



Si vous souhaitez fonder, construire et animer des réseaux et lieux porteurs de créativités réellement novateurs et engagés dans le développement local, au service d'un intérêt collectif, contactez-nous !

Si vous êtes chercheurs, consultants ou réseaux de tiers-lieux existants, contactez-nous afin d'obtenir vos accès à l'#Obsidienne, le réseau-observatoire des consultants, chercheurs et réseaux sur les tiers-lieux et espaces partagés !


lundi 25 avril 2016

[projet territorial] Prima Terra accompagne "Les Vertu'Osités des Basses Vallées Angevines"


Mathilde Cota, Sonia Woelfflin et Alexis Durand Jeanson, membres de Via Paysage, accompagnent Angers Loire Métropole à la construction d'un véritable projet territorial autour de l'identité forte des Basses Vallées Angevines.

Cet accompagnement se fait par l'intermédiaire du projet-manifeste Révolution Sensible en faveur de l'art de faire ensemble selon les principes de l'économie circulaire créative. Elle a été élaborée dans une volonté d'expérimentation, prémices d'une recherche-action.

Voici le résumé du projet issu d'un message de diffusion large aux communautés des Basses Vallées Angevines.



Les Vertu'osités des Basses Vallées Angevines : 
art, nature, ateliers créatifs et festivités.


La Communauté Urbaine d’Angers Loire Métropole propose d’avril à juin l’événement "Les Vertu’Osités des Basses Vallées Angevines". 
Venez à la rencontre de ce territoire d’exception et de ses habitants qui le façonne, par une approche originale mêlant culture, environnement et expériences participatives.

Les Vertu’osités, ce sont des ateliers participatifs de découverte de la nature, des ateliers d’arts plastiques et chorégraphiques d’avril à mai, gratuits. 
Ce sont aussi 4 temps festifs sur le mois de juin sur les communes de ce territoire. Les 4 et 5 juin au Château du Plessis-Bourré à Ecuillé, le 18 juin à Villevêque , le 25 juin à Écouflant et le 26 juin à Angers-Ile Sainte Aubin.

Avec Les Vertu’Osités, artistes plasticiens et chorégraphes, secondés d’animateurs nature, accompagneront les angevins dans la création d’œuvres paysagères, tantôt reflet, tantôt synthèse du territoire des Basses Vallées Angevines.


Les Basses Vallées Angevines (BVA) représentent de vastes prairies inondables (6700 ha) situées à la confluence de trois rivières: la Mayenne, la Sarthe et le Loir. En hiver, avec la montée des eaux, ce site forme une mer intérieure de 6 km de large pour 30 km de long, accueillant de nombreuses colonies d’oiseaux. En été, ces eaux se retirent et laissent place à de luxuriantes prairies.avec une gestion adaptée de l’agriculture sur ce site, les BVA hébergent de nombreuses espèces menacées à l’échelle européenne .

jeudi 18 février 2016

[territoires en devenir] Lorsque certaines collectivités offrent leurs villages abandonnés contre "de la vie digitalo-artistique"


N'avez-vous jamais pensé, en passant devant des bâtisses abandonnées ou à travers des villages en ruine, que cela était bien dommage, que nous aurions pu en faire quelque chose ?

Certaines collectivités d'Espagne ont pris ce parti.

Ainsi, selon l'Institut National de Statistiques d'Espagne, ont compte près de 3 000 villages abandonnés à vendre. Le gouvernement de Galice, depuis 2013, propose donc de céder gratuitement des villages médiévaux en ruine à condition de redynamiser les lieux.

Des projets de "village communautaire", voire même de "communauté intentionnelle" comme l'exprime les Québécois, naissent ainsi de plus en plus.

Une communauté intentionnelle, selon le chercheur Thimothy Miller se définit de la façon suivante.


"Une communauté intentionnelle se compose, à minima, de 5 membres, possédant un objet commun, se plaçant, pour l'atteindre, aux marges de la société.
Ils savent sacrifier leurs intérêts propres au profit du collectif, vivent ensemble dans un lieu donné (soit dans des locaux partagés soit dans des maisons séparées mais rassemblées sur une même propriété), possèdent un sens affirmé des relations sociales et pratiquent le partage économique selon des modalités qui peuvent aller de l'allocation partielle à la mise en commun totale des biens des uns et des autres."

Un projet associant arts et numérique

L'exemple du projet de l'Artist Media Agency, une agence d'ingénierie culturelle et management de marque installée à Londres, est illustratif.
Il se nomme "Finding Aldea" et consiste à racheter un village abandonné en Espagne pour le rénover et le transformer en un espace de travail commun et permanent, occupé par 150 artistes, développeurs et scientifiques indépendants.




Le coworking, un marché en progression

Aaron Perlmutter, ingénieur data de 27 ans et l'un des 4 dirigeants de l'agence l'explique ainsi :
"Il y a aujourd'hui énormément de freelancers et un gros marché de location d'espace de travail partagé. Nous pourrions être un exemple d'un co-working exotique de niche."
L'idée est d'organiser cet "espace hybride" sur le modèle d'un collectif artistique, mais associant non pas uniquement des artistes mais aussi des ingénieurs et chercheurs en informatique.

L'agence recherche donc 150 volontaires pour peupler son village de coworking...
Voici la vidéo du projet.




D'un point de vue économique, le village sera ouvert à des indépendants de passage de façon ponctuelle, quelques semaines mais vivra surtout grâce à la cohabitation permanente des 150 pionniers...

Voir le site du projet et un article présentant le projet sur le blog de cette agence.

Une aubaine pour le territoire d'accueil et les parties prenantes

- Une aubaine pour les deux mairies locales potentiellement intéressées, qui peuvent y voir un intérêt à repeupler leurs territoires, générer de l'emploi localisé, revitaliser du bâti existant et constituer ainsi une nouvelle perspective de développement (local ?).

- Une aubaine également pour l'agence de Londres, qui achète ainsi un bien pour une modique somme, se constituant ainsi un actif matériel (le bâti) mais surtout immatériel, à travers "l'effet carte postale" de la situation géographique, le pôle d'innovation ainsi généré et un lieu d'expérimentations et d'observation des usages, que l'on dénomme "living lab", en mettant en "conditions créatives" un collectif de 150 personnes n'ayant pour "seul divertissement" que de créer des nouveautés. 
Nous pouvons également supposer que la collectivité leur fournira des conditions avantageuses d'un point de vue fiscal, lors de "la négociation du terrain".

- Enfin, une aubaine pour les indépendants, qui bénéficieront sans doute de conditions de vie agréables, ensoleillées et peu coûteuses, d'un lieu de travail "agréable et communautaire" ainsi que d'un lieu équipé pour "le travail et les loisirs créatifs" ... car tout autre lieu de loisirs sera sans doute loin, dans cette campagne dépeuplée.

Une nouvelle génération de phalanstère en somme ... où l'équilibre des relations et pouvoirs reste à inventer.

A quand des dynamiques similaires en France ?

Si vous en connaissez, contactez-nous et contribuez ainsi à "l'Obsidienne, l'observatoire des espaces hybrides et autres tiers lieux".

Vous souhaitez vous-même lancer une nouvelle manufacture ? Vous pouvez vous appuyer sur la dynamique Révolution Sensible associant le monde des arts, les enjeux de matières et de savoirs et les lieux de créativité collective.


Pour en savoir plus, voici l'article source, d'INfluencia.

lundi 15 février 2016

[espaces hybrides] A la recherche de la bibliothèque troisième lieu ...


Nous recherchions des réflexions qu'avaient pu réaliser des confrères sur les bibliothèques troisième lieux, en relation étroite avec notre travail sur les "espaces hybrides" comme nous les appelons, en référence au croisement des :

- modes de gouvernance de l'espace : partagé, ouvert, libre
- aux formes d'échanges présentes : don, troc, monétaire
- aux usages : manger, boire, travailler, partager, écrire ... 
- à la diversité des publics : usagers, opérateurs, citoyens, consommateurs ...
- et aux connaissances : savoir, savoir-faire, savoir faire faire ...

que l'on rencontre dans ces lieux du XXIème siècle.

Et voici la sélection du jour, par notre confrère Vincent Chapdelaine, officiant au Canada.



Ce qui est intéressant est la manière dont il les organise par familles de lieux selon leurs spécificités, quasi illimitées ! 
Pour compléter l'analyse, je vous invite à visualiser notre cartographie des espaces hybrides.

C'est bien cela que nous vous proposons en réfléchissant et agissant avec vous autrement, selon une approche sociétale, tissant des liens entre des métiers, des matières, des lieux et des dynamiques collectives à première vue sans relations logiques.

La vie étant riche de surprises, nous favorisons et créons de nouvelles opportunités pour les saisir !

mardi 24 novembre 2015

[Clusters et Développement local] Prima Terra est invitée à un événement France Clusters sur les écosystèmes


Prima Terra l'Agence sera présente, par l'intermédiaire d'Alexis Durand Jeanson, au prochaine évévenement du consortium associant France Cluster - le Collectif Ville Campagne & l"Association des Pays, avec le soutien du CGET le jeudi 3 décembre 2015 à Paris. 






Nous avons été invités pour participer en tant que personne ressource pour les ateliers.
Voici le détail de l'événement.


L’ANPP et ses partenaires (France Clusters et le CVC) vous convient à une réunion d'échanges, sur leur projet commun, intitulé : "Clusters, territoires et lien urbain/rural" :

Jeudi 3 Décembre, à Paris
20 rue Saint Nicolas - Paris 12ème
(la veille au soir aura lieu un dîner convivial et offert ;)


France Clusters - Clusters Events

Jeudi 19 novembre 2015

www.franceclusters.fr


France Clusters et ses partenaires, le Collectif Ville Campagne (CVC) 
et l'Association des Pays (ANPP) vous invitent au séminaire :


Clusters, territoires et lien urbain/rural 

Quelles coopérations pour quelles innovations ?


Jeudi 3 décembre à Paris

Un projet soutenu par le Réseau Rural National, le Ministère de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Foret (MAAF) et le Commissariat Général à l'Egalité des Territoires (CGET)





Lors de cette journée, seront abordées les questions :

- Comment le lien urbain / rural pourrait permettre d’apporter de nouvelles solutions aux entreprises (transfert de technologie, développement de marchés, création de filières territoriales, gain de productivité en matière énergétique, approvisionnement en ressources, circuits courts…)

- Comment le renforcement de la coopération entre entreprises "des villes" et entreprises "des champs", ainsi qu'entre entreprises et territoires, peut-il contribuer à consolider et  à développer les tissus économiques locaux ?



> Venez rencontrer des entreprises, des clusters, des représentants de territoires
de projets (pays et pôles territoriaux)
 <


Capitalisons ensemble sur les bonnes pratiques en matière d'innovation !


Programme et inscription ici >>


jeudi 12 novembre 2015

[Fête de la Science 2015] Retour sur les échanges "Espaces hybrides et Lieux publics de créativité = moteur de changement ?"




Voici le retour sur les échanges entre les participants, une quinzaine de personnes.

L'échange démarra de façon introductive par une publication de la doctorante Nardjes Gheraibia, architecte géographe élaborant une thèse sur les liens entre les communautés locales d'habitants et les patrimoines des villes moyennes que sont Limoges, Poitiers, Tours et La Rochelle.

A la suite de ce propos introductif, nous avons poursuivi avec un échange entre participants.
Voici les propos synthétisés autour de 3 dimensions d'espaces-temps.

3 familles d'espaces-temps sont ressorties, caractérisées par des spécificités :

Le Tiers lieu, espace hybride souvent privé mais à visée collective.

- Se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle
- Partager et accessible
- Avec un sentiment d'appartenance
- Une dimension d'ancrage physique
- La possibilité d'être acteur
- Diversité de personnes, d'usages et d'activités qui se croisent, se frottent, créent ensemble.
- Accepter l'informel et la spontanéité obligeant un courage pour dépasser le "principe de précaution".

La Rue, l'espace public partagé et partageable.

- Transformation / évolution vers un "laissé faire" obligatoire
- Rendre désirable
- Critères esthétiques, sobres et informes
- Eviter la sécurisation sclérosante et anxiogène
- Quelles formes pour la vie quotidienne ? Une dimension collective, un partage de l'espace, une propriété partagée... pour fabriquer une simplicité culturelle.

Et le troisième, espaces-temps des possibles allant au-delà de la dimension de propriété (public/privé) pour se concentrer encore davantage sur l'action, la transformation, le processus dynamique.

Le Tiers espace, espace-temps des mobilités sociales, culturelles et physiques, où le champ des possibles existe et est permis (concept produit par le chercheur en sciences sociales Hugues Bazin du LISRA).

- Mixer les usages
- Faire ensemble
- Dimension de changement social ...

Des mots ont été glanés pendant les échanges ...

Porosité / Croisement / Informel / Sobriété / Mixité / Diversité / Agir ensemble / Anticiper / Porosité / Temporalités / Collaborations / Formes urbaines / Sens urbain / Articuler / Sérendipité / Densité / Mobilité / Systématiser / Coopérer / Processus ...

avec une forte notion de "citoyenneté active" en étant sur la place, à ma place, laissant la place à l'autre tout en faisant la place.










Articles les plus consultés