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vendredi 6 septembre 2019

Penser la ville comme un jardin, c’est imaginer le maire comme un maître jardinier


Article rédigé le 17 octobre 2018


Les élections municipales et intercommunales arrivent à grand pas. 2020 sera l’expression du printemps florifère, de la continuité estivale ou de l’automne mortifère.

Et il sera alors temps pour nos candidats de penser la ville, le territoire.

Penser la ville revient à imaginer ce qu’elle pourrait être demain ou après-demain. 
Et là se pose très vite la question du mandat que porte le maire, une fois élu.

Tel un paysagiste-jardinier, il se doit de porter une vision, une perspective, lui donnant la capacité de se projeter, d’anticiper, de partager un regard, une interprétation de l’avenir. Pour cela, comprendre ce que voit l’Autre, proposer une action fédératrice, audacieuse et vivante est une qualité propre à faire de lui un personnage respecté. Il est alors en capacité de regarder, comprendre, concevoir et interpréter avec les autres acteurs du jardin un futur à la fois souhaitable (un projet) et possible (une pratique).

Monsieur, ou Madame le Maire, doit également garantir la bonne gestion quotidienne du jardin, afin d’être accepté comme jardinier en chef. Associer des plantes ensemble, mixer les espèces, rendre visible ce qui pousse mais ne se voit pas. 

Le maire jardinier est alors un garant de l’emploi à bon escient des ressources qu’il a à disposition. Rendre accessible les espaces du jardin à tous, par des portes ouvertes, des allées, de l’éclairage ; rendre désirable ce qui ne se voit pas encore, en tuteurant, en élaguant, en fleurissant ; rendre vivable, en laissant de la place à chaque plante, chaque être vivant pour que chacun puisse s’épanouir sans envahir l’autre. 

En somme, le maire est ici un gardien des équilibres, un garant du vivant, un orchestre du quotidien.

Un jardinier en chef ne peut le devenir sans rassembler, aller chercher, explorer, à la rencontre de ce qui se fait ailleurs, de ce que l’on perçoit du jardin, de ce qui fait vibrer les visiteurs. Ainsi, un maire, se doit de repérer, rassembler et fédérer les forces vives de son territoire, car il ne peut agir sans les talents de son équipe de jardiniers, sans grimpeurs-élagueurs, pépiniéristes, poètes, peintres, sculpteurs, écologues … ou simples amateurs de jardins.

Ici, le maire est au service de la réunion des énergies, participant du croisement des regards pour mieux comprendre ce qui fait son jardin, leur jardin. Et la tâche n’est pas simple. D’autres jardins peuvent être amenés à naître à deux pas d’ici, une dynamique semble-t-il concurrente peut s’initier un peu plus loin, une dispute peut vite arriver entre deux habitants du territoire. Diviser ou réunir, rassembler ou éviter, fédérer ou morceler, coopérer ou se battre, le dilemme est grand pour celui qui porte sur ses épaules la responsabilité de faire grandir le jardin de ceux qui lui ont confiés, lors des dernières élections …

Pour cela, le maire, s’il acquière l’estime de son équipe, de ses visiteurs, de ses partenaires, pépiniéristes et autres créateurs de sens, de belles choses, de sensibilités … pourra alors devenir maître-jardinier. A une autre époque de l’art des jardins, ce titre revenait au plus ancien, au plus sage et au plus talentueux des jardiniers, à la fois botaniste, paysagiste, jardinier, poète et j’en passe.
Le maire, pour devenir celui que l’on reconnaît comme une personnalité respecté car exemplaire, se doit alors de favoriser l’échange. 

En effet, que serait une équipe sans dialogue, un partenariat sans relation réciproque, une visite inspirante sans partage ?

Ce jardin doit être vu comme un creuset de rencontres, un lieu d’échanges d’idées, de sensations, d’intentions pour se révéler être un espace des possibles, des rêves, du bien-vivre…

Le maître-jardinier, jamais seul, doit ainsi considérer ses semblables, ses voisins, ceux qui habitent comme passent dans le jardin. Organiser la discussion, le débat et le partage de la décision est lors un principe vivant, le maître-jardinier sachant alors prendre la bonne décision, pesant l’équilibre entre la raison (les ressources disponibles) et le cœur (les sensations recherchées).

Tel un jardin, le territoire possède des ressources, de l’eau, un sol, du soleil, etc., des êtres vivants, certains de passage, d’autres là depuis longtemps, certains favorables, comme les auxiliaires de jardin, d’autres moins et encore un tissu de relations, une organisation du pouvoir de penser, vivre, ressentir, que le jardinier se doit de préserver pour assurer la pérennité de la vie.

Favoriser la vie revient alors à accepter que la ville, comme le jardin, est un organisme vivant. En cela, il est impossible de le programmer intégralement. Il faut donc savoir où l’on va sans pour autant le forcer, en mobilisant l’imagination du doute.

Il faut accepter que la ville soit ici un jardin fleuri et vivrier autour de la maison, ordonné et libre à la fois pour donner les conditions propres à habiter ensemble tout en laissant le champ libre aux herbes folles, parmi lesquelles poussera un jour une fleur extraordinaire, une pépite que l’on cultivera, là, des lisières, espaces futurs encore en devenir, sans mise au cordeau, riches de vies informelles, et un ailleurs, au-delà de la frontière de la clôture, et pourtant partie intégrante de ce que l’on nomme un paysage.

Car un jardin, une ville, un territoire est tout et non un rien, c’est ainsi des ressources, des personnes, un rêve partagé, des outils mis en commun, un projet de vie pour de nombreuses années, bien au-delà de ses frontières juridiques ou administratives.


Alexis Durand (Jeanson)

Au-delà des Cévennes, l'avenir est aux Suds.

Récit sensible d’un voyage multimodal entre Gignac (34) et Bordeaux (33)


Article initialement publié le 11 octobre 2018

Prendre le train pour Bordeaux depuis le coeur de l'Hérault, c'est vivre un tropisme français. Prendre une navette de bus, c’est discuter avec le parfait inconnu, ici une Anglaise installée ici depuis vingt ans, à la gare routière d’un village de 6 000 habitants. Il arrive, en retard, “c’est normal” m’avertit-elle. 
Il vous fait alors traverser une nature de garrigues bousculées, cultivées, construites, et atterrir dans la bordure sale et non identifiable de Mosson. On se croirait dans une mauvaise fiction, arrivant dans une anonyme banlieue criarde d'une région métropolitaine, un très grand quelque chose (Paris ?)... Sale, bétonnée, sans empreinte d’un quelconque passé, mal aimée...
Puis le tramway vient à vous. Il vous happe et vous emmène de quartier en quartier. Barres d’immeubles, super-parkings, marché aux puces, puis complexes universitaires pour ville complexée, cités étudiantes qui n’en ont que le nom, semblables aux tristes résidences où l’on parque notre jeunesse avenir... Villas, maisons de ville, appartements de deux étages, l'échelle redevient accessible au regard du piéton... Puis vient l’arrêt Comédie, une fanfare est là, écrasée entre une plaque d’aération, un arrêt de tram qui est comme parachuté là et un théâtre vous submergeant.
Montpellier la berbère, catalane, occitane, des Cévennes, méditerranéenne en somme. Ici tout vous pousse à sauter la mer, parcourir les mondes où café, chicha, sardines, couscous, tielle, paella, vins, pizzas ... forment un repas.
Un arrêt au square de la gare est un havre de quiétude, de paix. On y croise Ginkgo, Congolais, Dipteris, Polonais, Muets, nomades de l’urbain, Pakistanais, mamans montpelliéraines en recherche d’un rare espace verdoyant pour se jouer du temps urbain... L’humeur est ensoleillée, l’automne enchanteur vous salue, le short est encore le bienvenu.
Les colonnades ferroviaires vous accueillent et, aussitôt, vous voici en partance. Entre-temps, la vapeur d’eau de cette serre ferroviaire vous accueille avec calme, douceur et tranquillité. On respire dans cette gare, sorte d’avenue urbaine pensée comme “un passage urbain”. 
Sète la Singulière, vieille montagne au milieu de la Mer, Béziers la vénérable, pierres lumineuses au milieu d un océan de raisins, Narbonne, qui rappelle sur ses murs son illustre passé musical...
Entre temps, la campagne est passée des ocres clairs aux ocres rouges, la végétation boisée s’effaçant de plus en plus au profit de grandes plaines à céréales. L’oeil glisse, s’efface, le paysage est sans accroche, vaporeux. Toulouse arrive, la rougeoyante. Puis nous repartons. Il pleut. Je n’ai qu'un pull pour tout refuge. 
Le Sud est loin. L'Ouest vient.
Nous suivons le Canal, qui nous embarque vers la Bordelaise, bourgeoise, austère, réservée, enivrée. Entre temps, l’heure est aux pavillons, aux Thuyas et autres murs verts.
L’Atlantique est bien là, derrière chaque pierre, chaque geste, chaque verre. Grand, inaccessible, distant, lointain. Bordeaux capitale de l’Ouest, expression des zestes. La “nouvelle” gare en est l’illustration, faite de couloirs obligeant à se frotter aux commerces-monde, à une foule étouffante, à l’absence d’espace, de respiration, de bien-être.
Le Sud n’est plus, l‘Ouest m’a déplu. 

vendredi 1 décembre 2017

Je suis un nouvel acteur de l’Habité... Qui suis-je ?

Un article d'Alexis Durand Jeanson, avec la participation de Mathilde Cota, Mathilde Elie et Sonia Woelfflin, PRIMA TERRA.

Je suis un nouvel acteur de l’Habité... Qui suis-je ? Le monde du Bâtiment, et plus généralement de l'Habitat, connaît aujourd'hui de profondes mutations, liées à de nouvelles attentes et contraintes sociétales : Qualité Environnementale, performance énergétique, recherche d'identité territoriale, implication collaborative, prise en compte des attentes des usagers... Face à ces nouveaux critères de performance de ceux qui font le Bâtiment, et plus généralement le cadre de vie en France, une nouvelle mission et des métiers apparaissent.
Commençons par une petite devinette :

Mon premier part de l'idée que c'est en travaillant avec l'usager que l'on parvient à construire pour l'usager et ce, grâce au travail de nouveaux professionnels venant des univers du design, de la sociologie, de la psychologie, de l'ingénierie culturelle et bien d'autres disciplines. 
Mon deuxième se situe à l'échelle du temps permanent de la Ville, celui de la pratique, des us, de l'expérience vécue. 
Mon troisième me fait dire que tous travaillent au service d'un acteur clé dans le processus de l'Aménagement des territoires et de la Construction : l'Usager. 
Mon quatrième est un domaine émergent et pourtant essentiel à toutes les échelles de l'Aménagement des territoires et de la Construction.  
Mon tout se frotte aujourd'hui de façon plus ou moins directe à une nouvelle forme sociale de l'Espace.
Qui suis-je ? Le représentant de l’Usager, des usages : l'Assistance à Maîtrise d'Usage ou AMU pour les intimes. La complexité croissante des attentes sociétales vis-à-vis du Bâtiment, l'exigence environnementale grandissante et le souhait des habitants eux-mêmes de prendre en main leurs environnements de vie ont amené, année après année, de nombreux professionnels à (re)mettre l'usage au cœur de leur pratique.
Tous énoncent le besoin de se pencher sur "les interactions entre un usage et un bâtiment" (source : Pascal Lenormand - Incub), de faire vivre "un processus de conception tourné vers l'expérience et l'expertise de l'usager" (Îlink association), de produire une "invitation à l'œuvre [...] : s'engager physiquement dans la transformation du monde que nous habitons - même sur une petite parcelle -" (collectif Coloco) ou encore de "favoriser l'appropriation des occupants au projet constructif et au bâtiment, et de concilier confort et sobriété" (Ludovic Gicquel - Vie to B / réseau national de l’AMU).
Face à ce constat, vécu nous-mêmes lors de projets expérimentaux ou pilotes, comme en Sud Seine-et-Marne avec un projet d'espace hybride associant médiathèque troisième lieu, maison de services au public et maison de village ; en Limousin avec la revitalisation et requalification d’un centre-bourg rural ; en Nouvelle-Aquitaine, avec l'accompagnement des politiques publiques pour les tiers-lieux ou encore en Occitanie, avec l'accompagnement de collectivités vers la sobriété énergétique, nous avons chaque fois identifié le même besoin de faire vivre une "maîtrise d'usage ».
Ainsi, nous avons pu observer, analyser et révéler que la coopération, organisationnelle autour d'un projet, spatiale autour d'un lieu ou territoriale autour d'un quartier demandait "d'initier une dynamique collective, de rendre appropriable des enjeux partagés et faire vibrer le sentiment d'appartenance".

En somme, l’Assistance à Maîtrise d'Usage était déjà au cœur de nos préoccupations avant même que ce nom vienne mettre en cohérence nos pratiques ! Fidèle à notre leitmotiv, l'équipée PRIMA TERRA, qui souhaite faire de la coopération un outil stratégique de développement, a élaboré une représentation de cette fameuse AMU.
Ce temps des pratiques serait un temps permanent de l'Urbanité, que l'on retrouverait sous des formes et des missions différentes selon le lieu et la temporalité dans lequel il s'applique, que ce soit en phase de programmation face une friche, un îlot ou un bâtiment à concevoir, des pas de portes à revitaliser ou un équipement vieux de trente ans à rénover... Ces quatre temps de la Ville nous semblent pertinents pour révéler cette Assistance à Maîtrise d'Usage polymorphe, à l'image de nos pratiques occidentales modernes.
- Le premier temps est celui du Bâtiment, le plus connue : l'AMU pour le Bâtiment. - Le deuxième est celui du chantier et de sa réception : l'AMU pour le collectif d’habitants. - Le troisième, est celui du Quartier : l'AMU pour la communauté de vie. - Le quatrième enfin est celui du Territoire de vie pour faire société : l'AMU pour le territoire.
À l'intérieur de ces temps, des acteurs aux métiers variés interviennent dans les différentes phases du projet d'Espace.

Sans être ni totalement exhaustive ni entièrement révéler la finesse des positionnements de chacun, cette cartographie de l'écosystème de l'AMU, élaboré par PRIMA TERRA, cherche à représenter aux commanditaires de projets publics et privés la complexité de ces nouveaux rapports relationnels à l'Espace.

Nous avons tenté de définir deux échelles d'intervention de ces acteurs. A l'intérieur, une AMU qui aurait pour terrain d'action le Bâtiment et l'Organisation, à l'extérieur, celui des espaces extérieurs et du Territoire.


"Ecosystème des acteurs de l'AMU globale"
licence Creative Commons PRIMA TERRA 01 12 2017

Nous pensons que seuls des acteurs travaillant sur la complexité des échelles variées du Projet, du Bâtiment au Territoire, comme nous PRIMA TERRA, pouvons apporter un regard transversal pour répondre aux enjeux du XXIème siècle pour les Maîtrises d'Ouvrage publique et privées. Ainsi, nous pouvons construire avec vous le cadre stratégique et méthodologique de l'AMU globale, appuyé de ses acteurs spécialistes de l'AMU, pour intégrer la créativité des regards, la diversité des profils et la puissance comportementale.
Si vous n'êtes pas présent sur cette représentation graphique et êtes un acteur collectif travaillant en France, nous vous invitons à contribuer à celle-ci en nous contactant par courriel à "contact-agence (at) prima-terra.fr".

Si vous êtes en Occitanie et/ou souhaitez participer activement et en avant-première aux prochains travaux sur le sujet, rejoignez le réseau que nous avons initié, "AMU-Occitanie" : amu-occitanie.tumblr.com
Parce que l'Assistance à Maîtrise d'Usage est un art relationnel allant du bâtiment résilient au territoire coopératif, nous ne pouvions qu'explorer ensemble ce nouveau territoire offert aux secteurs de la Construction, de l'Exploitation, de l'Habitat, de la Rénovation et de l'Aménagement territorial !

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 Méthodologie de la recherche :
Ces travaux ont été réalisés selon une méthodologie de recherche exploratoire, basée sur la consultation (sites web, interviews, articles), la collecte des données, le croisement des données et l'analyse des discours et références de 50 structures implantées fiscalement en France, dont celles représentées sur le graphique présenté ci-dessus.
Ce produit de la recherche fait l'objet d'une campagne "innovation ouverte - science ouverte - données ouvertes" animée par PRIMA TERRA permettant à tout un chacun de contribuer à l'évolution et l'approfondissement des présents résultats, tout en initiant d'autres sujets connexes à explorer.

vendredi 10 juin 2016

[revitalisation rurale] "LUSSAC LES EGLISES, un village qui s'ouvre au monde"


" Lussac les Eglises, un village qui s'ouvre au monde "


A travers l'ambitieux projet de revitalisation et de requalification du centre-bourg, Lussac a l'ambition d'ouvrir la voie au renouveau de nos territoires ruraux. 

Véritable expérimentation territoriale, les habitants se sont réunis au fil des ateliers pour imaginer et concevoir ensemble l'avenir de leur bourg.
Cette énergie collective, nourrie par l'amour du pays, est le point de départ pour embellir et faire vivre ensuite nos villages.. 

L’attractivité du bourg, fondation pour une économie locale dynamique, repose en grande partie sur l'animation habitante et l'expression affirmée de sa qualité de vie en campagne. Les actions réalisées depuis octobre 2015 illustrent bien le fait que l'amélioration de son village doit venir et vient toujours des habitants.

Depuis début mai 2016, l'équipe Prima Terra dessine avec les habitants les espaces publics du centre-bourg (trottoirs, parking, parc de la Mesou...). Autour d'une maquette du village, outil concret de compréhension des usages des espaces, l'expression des envies et besoins de chacun se révèle.






Le samedi 11 juin, de 9h30 à 18h30, afin d'évaluer la faisabilité du projet choisi, un chantier participatif est organisé en extérieur
Vous êtes tous invités à y participer : enfants, parents, retraités, touristes, ... en venant avec des idées, des envies, des marteaux, des gâteaux et autres rafraîchissements pour construire ensemble une partie du futur projet d'aménagement. 

- Réalisation de mobilier (banc, table, jardinière ...), 
- plantation de plantes fleuries, 
- peinture au sol, 
- bibliothèque pour tous, etc. 

sont au programme pour modifier l'ambiance des lieux et donner à voir le futur de Lussac pour l'été.

Le rendez-vous est donné devant la boulangerie le vendredi 10 juin 2016 à partir de 9 heures 30 ! Mathilde, Sonia et Alexis vous attendront.

En septembre, l'équipe Prima Terra présentera au Comité de Pilotage le scénario approfondi avant une présentation grand public, en octobre, aux habitants de Lussac les Eglises, des hameaux et des villages voisins la synthèse du travail : 
- la stratégie de développement local : l'économie, la culture, l'environnement et le social ;
- le projet d'aménagement des espaces publics du bourg ;
- et les actions d'animation à mener pour le faire vivre, attirer et accueillir.

La date de ce rendez-vous sera communiquée ultérieurement.
A très bientôt et bel été à tous !

jeudi 19 novembre 2015

[Aménagement territorial] Nous vous donnons rendez-vous à la 1ère Conférence multi-acteurs du Massif Central !


Prima Terra l'Agence sera représentée par l'intermédiaire d'Alexis Durand Jeanson aux côtés de sa consoeur Célia Brun, paysagiste conceptrice, pour intervenir en tant que membre du réseau Via Paysage à la première conférence multi-acteurs du Massif Central sur le thème "Urbanisme, territoire et paysage au 21ème siècle". 


Elle aura lieu le lundi 14 décembre à la Bfm de Limoges.


Au plaisir de vous retrouver pour vous parler de nos "projets d'écosystèmes territoriaux".



Les écosystèmes territoriaux, concept issu de la notion "d'écosystème d'affaires" envisagé dans les années 1990 par James F. Moore, est une dimension particulièrement développé par l'association-réseau Via Paysage et ses membres.
En effet, les projets dans les espaces publics et collectifs, interconnectés à travers des dynamiques de coopération et de recherche-action, provoquent des impacts positifs sur les territoires : développement de la maîtrise d'usage, sentiment d'appartenance, fabrication d'un patrimoine spontané, etc.
Alexis Durand Jeanson, de Via Paysage, se propose ainsi de présenter le processus qui a permis à trois projets aux cultures et aux géographies différentes de s'articuler pour mieux se métisser au quotidien voire s'hybrider sur le long terme. - Révolution Sensible, née en Loire-Atlantique autour des matières, des savoir-faire et des lieux de créativité collective, - le Neruda Lab, à St Ouen sur Seine, autour d'une culture éco-poétique des espaces publics et résidentiels 
- et à Limoges avec l'Audacieuse, à travers les délaissés, les différentes formes de créativité et la coopération décentralisée. 




Et voici le dossier de presse :



mardi 28 juillet 2015

[Fête de la Science 2015] Les espaces hybrides et autres lieux publics de créativité peuvent-ils être moteur de changement pour le Climat ?


Nota : article en mise à jour permanente jusqu'à l'événement.


La Fête de la Science 2015 et le Temps des communs se livrent, à travers un format Terres Créatives, à la brasserie culturelle Le Météo (6 rue de la Marne, 86000 Poitiers), près du TAP à Poitiers, pour un dimanche après-midi festif, familial et créatif !


Un événement organisé par Prima Terra l'Agence hybride en accompagnement de projets collectifs, dont les ingrédients majeurs sont la créativité territoriale, l'intelligence collective et la valorisation des patrimoines, pour les porteurs de projets, les organisations et les territoires.



CC-BY Prima Terra l'Agence, avec une illustration de Jareub et Fleu

Quand : Dimanche 11 octobre 2015 de 12 h à 19 heures
Où : Le Météo
Accès : Parking au TAP Poitiers / Gare de Poitiers ou 7 minutes à pied depuis la Gare SNCF et routière ou 10 minutes à pied depuis la Place de l'Hôtel de Ville.
Tarif : Gratuit et ouvert à tous (familles et professionnels)


Le Météo, un lieu incontournable à Poitiers !

Au programme, il y aura :


* Une rencontre-débat à 15 heures !


Sujet de la rencontre et du débat : "Les espaces hybrides et autres lieux publics de créativité peuvent-ils être moteur de changement pour le Climat ?"


Intervenants :

- Nardjes GHERAIBIA, doctorante à l'Université de Poitiers (architecte-géographe), chercheuse au sein du projet de recherche collaborative "L'Obsidienne - Observatoire des Espaces hybrides et autres tiers lieux", porté par l'Institut du Design Territorial.
- Un membre d'un tiers lieu local, Les Usines Nouvelles à Ligugé.
- Catherine TOURNOUX, architecte-paysagiste de l'atelier Mandragore.
- Un membre de la Jeune Chambre Economique de la Vienne.
- Un membre des Incroyables Comestibles Poitiers.
- Florent BLIN, historien de l'art et membre actif de la plate-forme "Créativité et Territoires".

et les participants, invités d'office !

Animateur :

- Alexis DURAND JEANSON, pilote du projet de recherche L'Obsidienne... et animateur de projets sur l'espace public et dans des espaces hybrides.

* Une exposition "Le Climat, humour enfumé" !




Exposition artistique de dessins d'humour de Jareub et Fleu (site web) sur les actualités du Climat.

> Vernissage prévu le jeudi 8 octobre 2015 à partir de 18 heures.

* Des jeux !


Sonia Dardé nous fera le plaisir de mettre à disposition des jeux de société "classiques" détournés sur des thèmes du développement durable, pour les grands et les petits !

lundi 29 juin 2015

[écosystème relationnel] Lancement d'un set pédagogique pour des écosystèmes de projets !



Bonjour,

Afin de vous tenir informé d'une dernière réalisation de Prima Terra, je vous propose cet article. 
Il parle d'écosystème d'acteurs, de penser le projet sous une forme systémique et multipartenariale mais aussi de repenser le cadre des situations, contournant les problématiques visibles, les acteurs influents, les obstacles actuels pour trouver des solutions ailleurs, avec d'autres.

Voici une photo, en situation, avec des bêta testeurs - développeurs territoriaux de toute la France (agences de développement économique, conseils régionaux, conseils départementaux, intercommunalités, conseils citoyens, agences d'urbanisme...) à Rennes la semaine dernière, le vendredi 27 juin 2015. 

Nous co-animions l'atelier avec Mylène Thou, auparavant au Collectif Ville Campagne et toute nouvelle chez Cap Rural.


CC-BY-NC Prima Terra l'Agence
Les congressistes en pleine réflexion pour repenser un projet complexe de quartier
en pleine mutuation urbaine (ANRU) à Marseille !

CC-BY-NC Prima Terra l'Agence
Un atelier de formation-action pour  s'initier à "fabriquer du développement par l'écosystème d'acteurs"

Il s'agissait du lancement pour le 2ème Congrès National des Développeurs Territoriaux,en avant-première, d'un set pédagogique dédié à l'analyse, à la compréhension et au développement de projets d'intérêt collectif, par le biais d'écosystème d'acteurs.

Ici, l'atelier consistait, sur une demi-journée, à sensibiliser à la fabrication d'une posture sensible, individuelle et collective, autour d'un projet commun, afin de penser selon un principe d'écosystème et non plus par "silo technique" par service ou en "mille-feuille", en distinguant l'échelle d'action de l'organisation.

Il est également possible de réaliser, pour une entreprise, un incubateur ou une collectivité, un atelier d'initiation voire de formation, d'une journée ou plus, pour analyser le tissu relationnel existant, l'élaboration d'un nouveau système projet et le développement d'angles de production associés (communication, modèle des ressources...). 

Il est tout aussi envisageable de développer des extensions adaptées pour un secteur (végétal, architecture, paysagisme, numérique ...), une culture organisationnelle (grand groupe, collectivité locale, association de quartier, coopérative agricole, tiers lieu...) ou pour une thématique (tiers lieux nouvelles formes d'habitat, énergie et réseaux, déchets et économie circulaire créative, croissance verte et éco-produits, big data et numérique...).

Un set augmenté est possible sur demande, avec l'élaboration d'une cartographie dynamique en ligne. 

Retrouvez le set pédagogique et bien d'autres outils pédagogiques ici : 
http://prima-terra.fr/designpedagogique


Au plaisir d'en parler prochainement,
A bientôt !

mardi 14 avril 2015

[Invitation à participer] Appel à participation musicale "Le Monde et Nous"


Nous diffusons cet appel à participation musicale afin d'exprimer des avis du territoire de la région Poitou-Charentes, et plus particulièrement de groupes d'habitants des Deux-Sèvres et de Charente-Maritime que nous proposons de constituer pour faciliter l'élaboration artistique par l'association pictavienne S-composition.


Logo S-composition



Appel à participation

L’association S-composition lance un appel à participer à une création collective qui sera réalisée avec des habitants du Poitou Charentes, vivant en milieu rural et en milieu urbain.

Le projet s’intitule « Le monde et nous ». 
De même qu’en 2013, l’association S-composition avait réalisé avec des habitants de Poitiers un portrait vocal de la ville, nous souhaitons réunir des habitants de la région Poitou-Charentes pour s’exprimer, donner leur opinion, utiliser leur voix, et à partir de là créer ensemble une œuvre musicale.

Sur quel  thème ? les changements liés au dérèglement climatique
Qu’est ce qui arrive en ce moment ? Est ce nouveau ? Que pouvons-nous y faire?
Comment contribuer à la préparation de la C0P 21 prévue au Bourget en décembre 2015 ?

Comment participer ? 
En venant assister aux ateliers de votre département, en apportant ses idées et sa voix en vue de la création collective. Ce projet fera l’objet d’une réalisation vidéo.

Qui peut venir ? 
Toutes personnes, homme ou femme, enfant ou adulte, sans limite d’âge. La participation au projet est gratuite.

Faut-il savoir chanter ? 
Non, ce n’est pas une chorale, mais plutôt un groupe qui donne de la  voix.

Pour faire quoi au final ? 
Un spectacle réunissant tous les participants, qui aura lieu le dimanche 27  septembre 2015 dans les espaces de la Maison du Comédien Maria Casarès à  Alloue (16).

Avec qui ? 
Jean-Pierre Seyvos, compositeur, Charlène Martin, chanteuse improvisatrice, Pascal Contet, accordéoniste, ainsi que Gilles Clément, jardinier-paysagiste.


Cette création intitulée « le Monde et nous » est proposée par l’association S-Composition en partenariat avec la Maison du Comédien Maria Casarés à Alloue (16).

L’association S-composition est basée à Poitiers à l’Agence culturelle Poitou-Charentes au 91, Bd du Grand Cerf et son président est Christian Yeni.

« Le Monde et nous » est soutenu par le Conseil Régional Poitou-Charentes, la DRAC Poitou-Charentes et le Conseil général de la Vienne.

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INFORMATIONS PRATIQUES :


Nous recherchons 8 à 15 personnes par département, tout âge confondu, pour constituer une communauté locale de voix.


Le planning prévisionnel :

Juin à Juillet 2015 : une à trois rencontres auront lieu à l'échelle départementale (le samedi après-midi ou autres créneaux selon les possibles)
29 et 30 août : une rencontre collective des communautés à Alloue (16) 
Septembre : quelques répétitions 
Dimanche 27 septembre : enregistrement-spectacle collectif à Alloue. 

Participants inscrits / intéressés :
Deux-Sèvres :
Marine GRIZAUD : marine.grizaud@gmail.com
Caroline FLAMENT, Olivier et leur fille de 5 ans : carotteauxolives@hotmail.fr
Sylvène CAQUINEAU : 05 49 24 82 28 et 06 06 78 89 02
Cyril BARNIER : 06 80 46 21 45 et krapoxx@gmail.com

Charente-Maritime :
...

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CONTACT
Pour plus d’informations générales sur le projet, contacter Chantal Latour  
courriel : chantlatour@gmail.com  
tel : 06 08 99 15 61


Plus d'informations pour les groupes des Deux-Sèvres et Charente-Maritime, contacter Alexis Durand Jeanson
courriel : terrescreatives@prima-terra.fr  
tel : 06 62 59 26 75

mardi 10 février 2015

[pensée] L'Homme est sa complexité


Un email d'une personne que nous respectons, Didier Moreau, de l'Espace Mendès France de Poitiers (centre de culture scientifique, technique et industriel), nous a donné à penser qu'il fallait diffuser le message d'Egard Morin, avec qui il collabore depuis de nombreuses années.

Voici un extrait du message.

Le 7e Prix Ibn Khaldoun Senghor a été décerné à Hana Subhi pour sa traduction, du français vers l’arabe, de l’ouvrage d’Edgar Morin «La méthode Tome 5 : L’identité humaine, l’humanité de l’humanité».

Raja AL-TAMIMI- Euronews : Hana Subhi, félicitations pour le Prix de l’OIF 2014 qui vous a été attribué pour la traduction du livre d’Edgar Morin « La Méthode-5, L’humanité de l’Humanité, l’identité humaine », du français vers l’arabe. Pourquoi avez -vous choisi de traduire ce livre ?

Hana Subhi : “En fait, quand la guerre a été déclarée contre l’Iraq en 2003, j’ai été perdue. J’ai vécu l’une des folies humaines : la peur de l’autre, le danger de sortir, l’incertitude et chaos total.

“Face à un tel tableau sanguinaire et apocalyptique, j’ai décidé de résister en me rendant afin d‘éviter de sombrer dans la folie et le désespoir. J’ai décidé de traduire le livre de Morin comme riposte à toutes les atrocités de la guerre et leurs conséquences sur les habitants et les infrastructures. Au fur et à mesure que j’avançais dans ce livre, je trouvais des réponses à mes interrogations.

L’identité humaine porte en elle la forme de la condition humaine plurielle et polymorphe, non de façon disjointe ou successive, mais à la fois “faber, sapiens, economicus, ludens, déliriens, demens”. Elle ne se dissout ni dans l’espèce, ni dans la société. L’homme peut évoluer en dialoguant avec l’autre et avec soi-même. Une partie de lui pense et vit un travail affectif et imaginaire qui a pour horizon la mort, dans une “dialogique circulaire, rationalité – affectivité – imaginaire – réel – démence – névrose – créativité.” Le criminel, le fou, le saint, le prophète, le génie, l’innovateur échappent aux normes courantes. 

“Morin refuse de réduire l’identité humaine à une théorie homogène et unique. Il élargit nos modes de pensée en soulignant la richesse et la complexité de nos liens dans l’organisation sociale de la sexualité, au sein de la famille et dans l’historicité de nos institutions. En même temps, nous sommes en marche vers une identité planétaire, dans une société de méta-machines et de méta-connaissances. L’avenir est donc très incertain, partagé entre une méta-humanité (réaliser toutes les potentialités humaines) et une surhumanité (faire le choix de celles qui nous paraîtront humaines).

“Morin propose une leçon d’humilité et de tolérance à ceux qui prétendent détenir les solutions de l’identité de certains groupes, voire de l’identité planétaire. La somme des connaissances humaines ne peut plus être l’apanage d’un groupe et la diversité humaine est infinie. On ne peut en fixer arbitrairement le cadre ou des normes rigides, ce serait arrêter le mouvement humain par des sentiments contestables conduisant à des destins douteux. 

Certes, cet avenir nous réserve des surprises et Morin nous demande de le voir avec lucidité et sans préjugés. Notamment en se méfiant de la mondialisation du modèle occidental “impulsée par le quadrimoteur efficace : science-technique-industrie-capitalisme”, capable d’occasionner des dégâts mettant en danger les équilibres fondamentaux de la planète. Morin appelle à une prise de conscience de l’inter-solidarité humaine et de la communauté de destin planétaire. Seule une “éthique de la connaissance” peut nous permettre de gérer nos contradictions et de développer des qualités proprement humaines.

“Cette traduction des idées de Morin représente, pour moi, une réponse à la folie de l’homme et à sa propre témérité sur terre, une sonnette d’ alarme pour que l’homme soit plus juste dans ses choix.

La traduction est un pont entre les cultures et rapproche les peuples les uns des autres, et ce dialogue des civilisations entre les communautés est très nécessaire, surtout à l’heure actuelle, pour comprendre l’autre, s’enrichir mutuellement pour diffuser la pensée des Lumières, une chandelle dans les sentiers de l’homme, donner l’espoir de contribuer à la promotion de la paix et la stabilité dans le monde. Dans ce contexte, je voudrais mettre l’accent sur le rôle important joué par la Philosophie, les Arts et les Lettres dans l’accomplissement de l’individu et de sa pensée.

“Dans mon parcours de traductrice, et mon isolement lors de ces moments contradictoires, difficiles et joyeux, je me demandais si les textes que je traduisais allaient être lus par des arabophones et leur être utiles. J’éprouvais du bonheur quand je recevais de temps à autre temps des courriers électroniques de lecteurs arabes pour me féliciter de ma traduction de Morin ou d’un doctorant préparant sa thèse sur Morin en arabe me demandant si j’avais d’autres traductions de lui.
“Ce Prix est une reconnaissance et une récompense qui m’a honoré et je continuerai à traduire afin d’enrichir le dialogue des cultures et contribuer, modestement, à rapprocher les civilisations.”

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