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mercredi 22 juin 2016

[espace hybride] Prima Terra accompagne l'ouverture des Maisons de Services au Public !


Prima Terra accompagne l'émergence, la programmation et l'animation d'espaces d'intérêt collectif, où l'hybridation des usages, des publics, des modèles économiques est de mise, comme les lieux labellisés "Maison de Services au Public".

Voici une courte présentation, en vidéo, de cette "maison publique" :



Comme de nombreuses associations et collectivités, faites appel à nos services pour associer votre projet de lieu partagé : coworking, médiathèque troisième lieu, créalab, café-librairie ... à une maison de services au public !

vendredi 10 juin 2016

SAVE THE DATE - Rdv à St Ouen pour le OUI NOUS SOMMES PAYSAGE.S !


Mathilde Cota, Sonia Woelfflin, Camille They, Mathilde Haldenwang, Cécile Villiers et Alexis Durand Jeanson, explorateurs.rices de Prima Terra, participent voire co-organisent une grande rencontre à St Ouen sur Seine, le vendredi 24 et samedi 25 juin 2016, sur le thème du "OUI NOUS SOMMES PAYSAGE.S".

Un événement porté par l'association-réseau francophone VIA PAYSAGE, dont certains coopérateurs sont membres historiques, partenaire du projet de réseau international de recherche-action sur les "Paysage.s collaboratifs, durables et désirables, vers des territoires apprenants de la transition".



Nous découvrirons un programme dense et varié avec des visites de lieux partagés, des présentations de projets, pratiques et réseaux, un chantier participatif, un repas coopératif ...

Plus d'informations ici : viapaysage.blogspot.fr/2016/03/yes-we-are-2016.html

A bientôt !

lundi 25 avril 2016

[projet territorial] Prima Terra accompagne "Les Vertu'Osités des Basses Vallées Angevines"


Mathilde Cota, Sonia Woelfflin et Alexis Durand Jeanson, membres de Via Paysage, accompagnent Angers Loire Métropole à la construction d'un véritable projet territorial autour de l'identité forte des Basses Vallées Angevines.

Cet accompagnement se fait par l'intermédiaire du projet-manifeste Révolution Sensible en faveur de l'art de faire ensemble selon les principes de l'économie circulaire créative. Elle a été élaborée dans une volonté d'expérimentation, prémices d'une recherche-action.

Voici le résumé du projet issu d'un message de diffusion large aux communautés des Basses Vallées Angevines.



Les Vertu'osités des Basses Vallées Angevines : 
art, nature, ateliers créatifs et festivités.


La Communauté Urbaine d’Angers Loire Métropole propose d’avril à juin l’événement "Les Vertu’Osités des Basses Vallées Angevines". 
Venez à la rencontre de ce territoire d’exception et de ses habitants qui le façonne, par une approche originale mêlant culture, environnement et expériences participatives.

Les Vertu’osités, ce sont des ateliers participatifs de découverte de la nature, des ateliers d’arts plastiques et chorégraphiques d’avril à mai, gratuits. 
Ce sont aussi 4 temps festifs sur le mois de juin sur les communes de ce territoire. Les 4 et 5 juin au Château du Plessis-Bourré à Ecuillé, le 18 juin à Villevêque , le 25 juin à Écouflant et le 26 juin à Angers-Ile Sainte Aubin.

Avec Les Vertu’Osités, artistes plasticiens et chorégraphes, secondés d’animateurs nature, accompagneront les angevins dans la création d’œuvres paysagères, tantôt reflet, tantôt synthèse du territoire des Basses Vallées Angevines.


Les Basses Vallées Angevines (BVA) représentent de vastes prairies inondables (6700 ha) situées à la confluence de trois rivières: la Mayenne, la Sarthe et le Loir. En hiver, avec la montée des eaux, ce site forme une mer intérieure de 6 km de large pour 30 km de long, accueillant de nombreuses colonies d’oiseaux. En été, ces eaux se retirent et laissent place à de luxuriantes prairies.avec une gestion adaptée de l’agriculture sur ce site, les BVA hébergent de nombreuses espèces menacées à l’échelle européenne .

mercredi 24 février 2016

[Espace hybride] Retour sur le premier atelier à la Maison des Etudiants de Poitiers


Comme vous l'avez peut-être vu sur notre page Facebook dernièrement, nous accompagnons actuellement la Maison des Etudiants de l'Université de Poitiers à transformer cet équipement en un véritable espace expérimental où la communauté étudiante bien entendu mais aussi universitaire (personnel, enseignants, chercheurs, anciens...) pourrait se retrouver et partager des moments, des expériences, des souvenirs ensemble.




Une idée qui fait son chemin dans les universités françaises ...
Cela a donc débuté le lundi 15 février 2015 à 18 heures, avec un atelier réunissant plus de 30 personnes (dirigeant de Radio Pulsar, la radio installée sur le campus, des membres d'associations étudiantes, des étudiant.e.s, des salariés de l'Université...).

Au programme, libérer la parole, les faire s'exprimer sur ce qu'il leur plaît à "la Maison" du Camps (renommée ainsi pour la rendre plus proche), leurs intérêts individuels et collectifs à venir sur place et enfin, leurs rêves...

Voici quelques photos de cette soirée.

Suivez le fil rouge !

Tout est en Open Source !

Quelques ingrédients à disposition ... :)

C'est parti !

En pleine élaboration d'une réponse au défi collectif !


Voici le temps de rêver éveillé !

Vue sur une "oeuvre architecturale" construite collectivement !
Quelques idées (folles et concrètes) proposées pour l'occasion !


Et voici le profil d'orientation des valeurs produites collectivement lors de cette rencontre, permettant de visualiser clairement les attentes des participants pour cette Maison universitaire !
Ce schéma révèle bien l'envie collective de "faire société", autour de "l'individu", pour inventer une "nouvelle relation",
coopérative entre les associations, les acteurs du Campus, le monde de l'Entreprise...
basée sur "l'Excellence".



donc ...

Rendez-vous le lundi 7 mars à 18 heures pour la prochaine soirée, avec repas partagé prévu. 
Venez avec vos gourmandises, liquides et solides, sucrées et salées, pour l'occasion !





Participer à la vie de la Maison des étudiants : épisode II
Réunion participative et repas partagé - lundi 7 mars - 18h - MDE (bâtiment A6)
Le 15 février, nous avons entamé une réflexion collective pour réfléchir ensemble à la Maison des étudiants que l'on souhaite (résumé en images ci-dessous). Après avoir construit une maison avec des spaghettis, un marshmallow et un bout de scotch, après avoir trouvé les valeurs qui nous rassemblent, après avoir imaginé la Maison de nos rêves, il est temps de préparer la prochaine étape de ce chantier !  
Nous vous invitons donc à participer à un nouveau temps de réflexion et d'actions, à la fois convivial et constructeur de sens lundi 7 mars à 18h à la Maison des étudiants. 
Pour poursuivre les échanges et se ravir les papilles par la même occasion, nous invitons chacun à ramener quelque chose à manger que nous mettrons en commun pour un repas partagé.
Vous pouvez vous impliquer dans la vie du lieu, pour que ce lieu vive avec vous tous et reflète la richesse de vos propositions et la dynamique de la vie étudiante. 
Continuons à construire collectivement ce projet !
N'hésitez pas à revenir vers nous si vous avez des questions sur la mise en place de ce projet
A bientôt !

jeudi 18 février 2016

[territoires en devenir] Lorsque certaines collectivités offrent leurs villages abandonnés contre "de la vie digitalo-artistique"


N'avez-vous jamais pensé, en passant devant des bâtisses abandonnées ou à travers des villages en ruine, que cela était bien dommage, que nous aurions pu en faire quelque chose ?

Certaines collectivités d'Espagne ont pris ce parti.

Ainsi, selon l'Institut National de Statistiques d'Espagne, ont compte près de 3 000 villages abandonnés à vendre. Le gouvernement de Galice, depuis 2013, propose donc de céder gratuitement des villages médiévaux en ruine à condition de redynamiser les lieux.

Des projets de "village communautaire", voire même de "communauté intentionnelle" comme l'exprime les Québécois, naissent ainsi de plus en plus.

Une communauté intentionnelle, selon le chercheur Thimothy Miller se définit de la façon suivante.


"Une communauté intentionnelle se compose, à minima, de 5 membres, possédant un objet commun, se plaçant, pour l'atteindre, aux marges de la société.
Ils savent sacrifier leurs intérêts propres au profit du collectif, vivent ensemble dans un lieu donné (soit dans des locaux partagés soit dans des maisons séparées mais rassemblées sur une même propriété), possèdent un sens affirmé des relations sociales et pratiquent le partage économique selon des modalités qui peuvent aller de l'allocation partielle à la mise en commun totale des biens des uns et des autres."

Un projet associant arts et numérique

L'exemple du projet de l'Artist Media Agency, une agence d'ingénierie culturelle et management de marque installée à Londres, est illustratif.
Il se nomme "Finding Aldea" et consiste à racheter un village abandonné en Espagne pour le rénover et le transformer en un espace de travail commun et permanent, occupé par 150 artistes, développeurs et scientifiques indépendants.




Le coworking, un marché en progression

Aaron Perlmutter, ingénieur data de 27 ans et l'un des 4 dirigeants de l'agence l'explique ainsi :
"Il y a aujourd'hui énormément de freelancers et un gros marché de location d'espace de travail partagé. Nous pourrions être un exemple d'un co-working exotique de niche."
L'idée est d'organiser cet "espace hybride" sur le modèle d'un collectif artistique, mais associant non pas uniquement des artistes mais aussi des ingénieurs et chercheurs en informatique.

L'agence recherche donc 150 volontaires pour peupler son village de coworking...
Voici la vidéo du projet.




D'un point de vue économique, le village sera ouvert à des indépendants de passage de façon ponctuelle, quelques semaines mais vivra surtout grâce à la cohabitation permanente des 150 pionniers...

Voir le site du projet et un article présentant le projet sur le blog de cette agence.

Une aubaine pour le territoire d'accueil et les parties prenantes

- Une aubaine pour les deux mairies locales potentiellement intéressées, qui peuvent y voir un intérêt à repeupler leurs territoires, générer de l'emploi localisé, revitaliser du bâti existant et constituer ainsi une nouvelle perspective de développement (local ?).

- Une aubaine également pour l'agence de Londres, qui achète ainsi un bien pour une modique somme, se constituant ainsi un actif matériel (le bâti) mais surtout immatériel, à travers "l'effet carte postale" de la situation géographique, le pôle d'innovation ainsi généré et un lieu d'expérimentations et d'observation des usages, que l'on dénomme "living lab", en mettant en "conditions créatives" un collectif de 150 personnes n'ayant pour "seul divertissement" que de créer des nouveautés. 
Nous pouvons également supposer que la collectivité leur fournira des conditions avantageuses d'un point de vue fiscal, lors de "la négociation du terrain".

- Enfin, une aubaine pour les indépendants, qui bénéficieront sans doute de conditions de vie agréables, ensoleillées et peu coûteuses, d'un lieu de travail "agréable et communautaire" ainsi que d'un lieu équipé pour "le travail et les loisirs créatifs" ... car tout autre lieu de loisirs sera sans doute loin, dans cette campagne dépeuplée.

Une nouvelle génération de phalanstère en somme ... où l'équilibre des relations et pouvoirs reste à inventer.

A quand des dynamiques similaires en France ?

Si vous en connaissez, contactez-nous et contribuez ainsi à "l'Obsidienne, l'observatoire des espaces hybrides et autres tiers lieux".

Vous souhaitez vous-même lancer une nouvelle manufacture ? Vous pouvez vous appuyer sur la dynamique Révolution Sensible associant le monde des arts, les enjeux de matières et de savoirs et les lieux de créativité collective.


Pour en savoir plus, voici l'article source, d'INfluencia.

jeudi 12 novembre 2015

[Fête de la Science 2015] Retour sur les échanges "Espaces hybrides et Lieux publics de créativité = moteur de changement ?"




Voici le retour sur les échanges entre les participants, une quinzaine de personnes.

L'échange démarra de façon introductive par une publication de la doctorante Nardjes Gheraibia, architecte géographe élaborant une thèse sur les liens entre les communautés locales d'habitants et les patrimoines des villes moyennes que sont Limoges, Poitiers, Tours et La Rochelle.

A la suite de ce propos introductif, nous avons poursuivi avec un échange entre participants.
Voici les propos synthétisés autour de 3 dimensions d'espaces-temps.

3 familles d'espaces-temps sont ressorties, caractérisées par des spécificités :

Le Tiers lieu, espace hybride souvent privé mais à visée collective.

- Se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle
- Partager et accessible
- Avec un sentiment d'appartenance
- Une dimension d'ancrage physique
- La possibilité d'être acteur
- Diversité de personnes, d'usages et d'activités qui se croisent, se frottent, créent ensemble.
- Accepter l'informel et la spontanéité obligeant un courage pour dépasser le "principe de précaution".

La Rue, l'espace public partagé et partageable.

- Transformation / évolution vers un "laissé faire" obligatoire
- Rendre désirable
- Critères esthétiques, sobres et informes
- Eviter la sécurisation sclérosante et anxiogène
- Quelles formes pour la vie quotidienne ? Une dimension collective, un partage de l'espace, une propriété partagée... pour fabriquer une simplicité culturelle.

Et le troisième, espaces-temps des possibles allant au-delà de la dimension de propriété (public/privé) pour se concentrer encore davantage sur l'action, la transformation, le processus dynamique.

Le Tiers espace, espace-temps des mobilités sociales, culturelles et physiques, où le champ des possibles existe et est permis (concept produit par le chercheur en sciences sociales Hugues Bazin du LISRA).

- Mixer les usages
- Faire ensemble
- Dimension de changement social ...

Des mots ont été glanés pendant les échanges ...

Porosité / Croisement / Informel / Sobriété / Mixité / Diversité / Agir ensemble / Anticiper / Porosité / Temporalités / Collaborations / Formes urbaines / Sens urbain / Articuler / Sérendipité / Densité / Mobilité / Systématiser / Coopérer / Processus ...

avec une forte notion de "citoyenneté active" en étant sur la place, à ma place, laissant la place à l'autre tout en faisant la place.










mercredi 16 septembre 2015

[Terroir & Patrimoines] Nous sommes partenaires non officiels de ce film !


Nous avons le plaisir de nous auto-déclarer PARTENAIRE NON OFFICIEL de ce film, parlant de ce que la terre exprime, de ce sentiment d'appartenance, de conscience d'une identité commune construite et partagée autour d'un labeur collectif pour la magnifier, la valoriser, l'exprimer.




Les patrimoines sont bien là, qu'ils expriment ou non, qu'ils soient conscients ou non, ces fameux "biens communs" dont on parle tant ces dernières années...

Car "les communs" sont, pour rappel, le terme qui désigne, selon le Festival le temps des communs 2015, qui se déroulera du 5 au 8 octobre :



"l’activité sociale de collectif [NDLR : que cela soit une famille, un groupe de personnes d'un territoire physique ou d'un territoire de projet, un collectif d'habitants ...] qui s'organisent pour protéger, partager et faire fructifier des ressources, épuisables ou renouvelables, matérielles ou immatérielles, d'une façon équitable et durable.
Les exemples historiques et contemporains sont nombreux. De l’accès à l’eau et aux produits de première nécessité pour tous au partage de la connaissance scientifique et des savoir-faire et des savoir-être, de la co-gestion coopérative à l’économie collaborative équitable, de la préservation des ressources naturelles à l’acquisition collective du foncier pour une agriculture durable et de proximité, autant d’exemples de domaines dans lesquels les citoyens et les citoyennes se mobilisent et renouvellent la démocratie.   
Il existe de nombreuses expériences et initiatives locales (réseaux de partages de savoirs, jardins partagés, pédibus, logiciels libres, cartographie collaborative sur OpenStreetMap, semences, etc.) qui visent, de fait, à faire vivre et croître des communs et qui souvent s'ignorent. Notre région est aussi un territoire pionnier en matière de coopération et de mutualisme et abritait, abrite encore, nombre de communs méconnus."
J'exprime ainsi ma sympathie pour le sujet traité par ce film, posant la question de ce que nous faisons, en France, de nos savoir-faire, de nos matières, de nos talents mais aussi de lieux, de symboles, de communautés d'action et de destin qui cherchent à faire vivre ce qui nous fait, ce qui nous identifie, ce qui nous fait nous.

Ce film (voir la bande annonce) pose la question des patrimoines, de ce que nous en faisons et des manières de les animer, de les faire vivre et exister, plus que de les préserver ou de les muséifier.

Qu'en pensez-vous ?

lundi 14 septembre 2015

[lu sur le web] Lille continue dans la voie des "troisièmes lieux"


Retour sur un article intéressant de La Voix du Nord sur un projet de tiers lieu à Lille (59).

Lille-Fives : sous les halles de Fives-Cail, un lieu de rencontres du troisième type


Publié le 10/08/2015 dans La Voix du Nord



Laurent Courouble, fondateur il y a dix ans du Café Citoyen, a neuf mois pour monter le projet en lien avec les associations et les habitants du quartier. PHOTO «
LA VOIX
»
Laurent Courouble, fondateur il y a dix ans du Café Citoyen, a neuf mois pour monter le projet en lien avec les associations et les habitants du quartier. PHOTO « LA VOIX »
Un café, un magasin de produits locaux, une épicerie solidaire, une crèche,
des espaces collectifs, le tout sous une halle de l’ancienne usine Fives-Cail.
Tel est le «Tiers-Lieu», projet extraordinaire fait par et pour des Lillois ordinaires.
L’innovation, c’est formidable mais c’est difficile à décrire. Comment définir le Tiers-Lieu 
(de son nom de code) de Fives-Cail alors qu’on n’a encore, dans la région, jamais rien vu 
de tel ? Surtout, éviter les expressions toutes faites, « aventure collective », « laboratoire 
d’économie sociale et solidaire »… Pas faux mais pas sexy. Alors que le projet, justement, 
l’est bigrement : construire, sous une halle de Fives-Cail, une maison commune réunissant 
café, crèche, magasin de produits locaux, local d’animation, salle de sport, espaces partagés… 
Des initiatives déjà vues, mais concentrées en un seul endroit, une ancienne friche aux 
espaces généreux… et abordables.

Un centre d’affaires alternatif

À ce stade, le détecteur d’utopie bobo risque de se tintinnabuler. Débranchez-le, il a tout faux.
 Les bonnes fées du projet n’ont rien de doux rêveurs. Le coordinateur, Laurent Courouble,
a créé le Café Citoyen et bossé douze ans dans l’économie sociale et solidaire ; les
partenaires, le resto coopératif Baraka de Roubaix et l’entreprise Pochéco, parangon
« d’écolonomie » de Forest-sur-Marque, n’en sont pas à leur coup d’essai.
« Je suis le premier étage de la fusée, et elle ne décollera que si tout le monde est là »,
explique Laurent Courouble, dans un café de la place De Geyter. Sur son PC portable,
le Fivois fait défiler les photos du Solilab, sorte de centre d’affaires alternatif niché dans
des hangars industriels désaffectés de Nantes. La référence avouée du Tiers-Lieu.
Laurent Courouble a démarré l’étude de neuf mois, cofinancée par la mairie, qui précisera
 le projet et attestera de sa viabilité. « Pour l’instant, les voyants sont au vert », 
note le co-porteur, qui a tenu les premières réunions avec les associations du quartier 
et a trouvé l’oreille de la mairie et de la Soreli (aménageur de la friche).

Une construction en bois

Si les vents sont favorables et les financements réunis, la société coopérative d’intérêt 
collectif d’intérêt, agrégeant toutes les volontés, naîtrait début 2016. Dans l’une des 
halles de Fives-Cail, le long de la future « rue couverte », une construction en modules 
de bois préfabriqués, « facile, pas cher, souple », formerait la maison commune de 750 m2 
au sol, doublée d’un étage. Un lieu à la fois exceptionnel, car inédit, et « banal », 
car ouvert le plus largement possible. Dans l’ancien fleuron métallurgique du Nord,
 une machine-outil jamais vue, une fabrique du bien commun.
Par Sébastien Bergès

lundi 7 septembre 2015

[lecture] Les Utopies réalisables


Retour sur un ouvrage incontournable sur les "utopies réalisables", avec une fiche de lecture de Julien VALLETOUX, lors de son passage au CNAM, pour le cours de Monsieur Y. PESQUEUX, en 2002/2003.

J'ai apporté des surlignages en jaune dans le texte, afin d'éclairer votre lanterne lors de la création prochaine de votre utopie réalisable sous la forme d'un tiers lieu, d'une friche culturelle, d'un château partagé, d'une ferme expérimentale, d'une usine des coopérations ...

Pour aller plus loin, voici une version plus dense.






Fiche de lecture du Livre

« Utopies réalisables »

de

YONA FRIEDMAN

Edition de l’éclat














Table des matières





1      Introduction


Avec son livre « Utopies réalisables », Yona Friedman tente d’analyser la vie en société et les mécanismes de relation entre les individus de cette société.

Pour expliquer ces phénomènes, il cherche à comprendre comment naissent nos organisations et comment elles évoluent.
Pour lui, une société est une utopie réalisée. En d’autres termes, les organisations d’aujourd’hui sont les utopies d’hier. Elles sont, par excellence, réalisables.

Une utopie n’est donc pas seulement un projet d’organisation politique sans fondement mais si celle-ci respecte certaines lois, elle peut devenir réalité.

Plutôt que d’analyser les sociétés actuelles ou de faire une liste de toutes les utopies littéraires imaginées au cours de l’histoire, l’objectif est de construire une théorie objective et cohérente et de vérifier si elle peut expliquer des organisations actuelles.

Au fur et à mesure de l’avancée dans le texte, on remarque que Yona Friedman se focalise sur les « utopies sociales non paternalistes réalisables ». En effet, elle sont, d’après lui, les formes d’organisations les plus stables et réactives aux contraintes de l’environnement.

Le livre s’articule en neuf chapitres. Dans les sept premiers chapitres, Yona Friedman construit la théorie des utopies réalisables. Dans les chapitres de 8 et 9, il nous présente des exemples d’applications. A l’aide de sa théorie et de ces exemples, il conclut par une critique des deux « méchants » que sont les états et les médias.
Il propose ensuite des applications des concepts évoqués dans cet essai qui pourraient contribuer à l’amélioration de l’efficacité de nos organisations.

Dans cette fiche de lecture, vous trouverez dans un premier temps une brève biographie de l’auteur suivie de la définition du concept « d’utopie réalisable ». Dans un deuxième temps, il est fait un résumé du livre ainsi qu’une présentation synthétique des principaux postulats et concepts proposés par l’auteur.
Vous trouverez ensuite différents exemples d’application et pour terminer une bibliographie.

2      Biographie de l’auteur


Yona Friedman est né en 1923 à Budapest.
Il a fait ses études à la Technical University de Budapest, avant de poursuivre sa formation de 1945 à 1948 au Technion d'Haïfa en Israël où il travailla comme architecte jusqu'en 1957.
En décembre 1958, Yona Friedman fonde le GEAM (Groupe d'Etudes d'Architecture Mobile) qui, jusqu'en 1962, réfléchira sur l'adaptation de l'architecture aux transformations de la vie moderne.
Dès 1958, il établit les principes de la "ville spatiale", à savoir une structure tridimensionnelle.
Yona Friedman formule aussi, dès cette année là, les "Propositions africaines" qui consistent à combiner des techniques de constructions locales avec une infrastructure moderne.

En 1963, il développe une réflexion sur les villes-ponts, et envisage un pont sur la Manche.
Vers le milieu des années 1970, il continue d'être préoccupé par l'élaboration d'habitations pour des pays en voie de développement, en Asie, en Afrique et en Amérique du sud.
A partir de 1975, il fait l'expérience réelle de l'autoplanification, c'est-à-dire de la conception d'un bâtiment par ses futurs usagers. Pour ce faire, il transforme son livre "Pour l'architecture scientifique" en une "méthode scientifique" de la conception architecturale (sujet de ses cours universitaires) en "bandes dessinées" afin que les non-professionnels puissent comprendre et appliquer cette méthode.

En 1987, il termine le "Museum of Simple Technology" à Madras en Inde, qui met en œuvre des principes d'autoconstruction à partir de matériaux locaux tel le bambou.

Ces recherches ont inspiré de nombreux architectes et projets visionnaires dans le monde.

3      Définition d’une « Utopie réalisable »


Le concept d’utopie réalisable est à l’intersection du projet et de l’utopie mais il est très éloigné du rêve, que Yona Friedman appelle le « wishful thinking ».

Pour définir très précisément l’utopie réalisable, l’utopie, le rêve et le projet, Yona Friedman nous présente une situation :

Si une personne est insatisfaite, si son problème peut être résolu par le changement de son comportement, c’est un rêve quand il ne passe pas à l’action et un projet quand il passe à l’action.

En revanche, s’il suppose que son problème peut être résolu par le changement du comportement des autres, c’est une utopie s’il ne passe pas à l’action et une utopie réalisable quand il passe à l’action.

4      Postulats et concepts

4.1      Axiomes des utopies

La théorie objective que Yona Friedman développe dans ce livre s’appuie sur trois principaux axiomes :
  • Les utopies naissent d’une insatisfaction collective ;
  • Elles ne peuvent naître que s’il existe un remède, susceptible de mettre fin à cette insatisfaction ;
  • Cette utopie ne peut devenir réalisable que si elle obtient un consentement collectif.

Et sur deux lois de décalage :
  • Le décalage entre l’insatisfaction et le remède, décalage des connaissances ;
  • Le décalage entre le remède et le consentement à l’appliquer ;
L’un après l’autre, il introduit les différents concepts qui viennent enrichir ces trois axiomes.

4.2      Les utopies « positives » et les utopies «  négatives »

Le premier concept répond au deuxième axiome que nous avons défini plus haut, à savoir l’existence d’une technique applicable. En effet, il existe deux techniques qui permettent d’enrayer l’insatisfaction. La première permet d’éliminer la source de l’insatisfaction et la seconde, la réévaluation de cette situation. La première technique caractérise les utopies « positives » et la seconde les utopies « négatives ».

4.3      Les utopies « paternaliste » et les utopies « non paternalistes »

En plus des deux précédentes lois, il nous fait découvrir une troisième loi qui permet le passage du premier au troisième axiome. Cette loi introduit le « technicien-auteur-du-projet ». Appartient-il à la collectivité insatisfaite ou non ? Quand l’auteur du projet ne fait pas partie des insatisfaits qui doivent consentir à des changements, on parle d’utopie « paternaliste » et au contraire quand l’auteur en fait partie, on parle d’utopie « non paternaliste ».


4.4      Description de la société

Il définit une société comme un ensemble de personnes humaines et d’objets reliés par un système d’influence.
Cette société peut être décrite par l’intermédiaire d’une carte, en d’autres termes, par ses caractéristiques structurelles.
Cette carte présente le « schéma de la propagation des influences » dans l’organisation. C’est une reproduction synthétique de la réalité qui ne tient pas compte de la valeur subjective des relations de chaque membre de la société.

Tous les individus y sont représentés par des points et sont reliés entre eux par des lignes fléchées. Ces flèches représentent les influences que les individus exercent entre eux, et le sens de celles-ci.
Un individu pourra avoir une influence directe sur un autre si elle lui est transmise directement. Il pourra aussi avoir une influence indirecte, c’est à dire par l’intermédiaire d’autres individus.
La situation sociale d’un individu est caractérisée par son « bilan d’influence », c’est à dire la différence entre les influences qui émanent de lui et la somme des flèches qui arrivent jusqu’à lui.

Cette description simplificatrice nous permet de comprendre deux principales formes d’organisation :
  • La société « égalitaire », c’est à dire une organisation où tous les membres ont la même situation sociale ;
  • La société « hiérarchique » qui peut être représentée par un arbre où l’individu le plus puissant est à la racine.


4.5      Le groupe critique

Pour Yona Friedman, le nombre d’individus dans une même société est limité par ce qu’il appelle la taille critique.
Le groupe critique est le plus grand élément, comprenant hommes, objets et liens, avec lesquels, le bon fonctionnement d’une organisation, ayant une structure définie, peut encore être assuré.

La grandeur du groupe critique se caractérise par :
  • La structure sociale du groupe, égalitaire, hiérarchique,… ;
  • La valence, qui définit le nombre de centres d’intérêts sur lesquels un homme peut concentrer son attention consciente ;
  • La capacité de canal, qui définit le nombre maximal de transmissions intermédiaires à partir duquel l’influence originale devient négligeable ;
  • La vitesse de réaction imposée par le contexte ;
  • La vitesse du langage utilisé par le groupe.

Ce concept nous permet d’expliquer l’évolution des structures des organisations. En effet, dès qu’une société dépasse la grandeur du groupe critique, elle ne peut plus fonctionner correctement et ce, à cause des capacités biologiques humaines, de la complexité du langage utilisée et de la vitesse de réaction exigée par le contexte.

Cette organisation pourra soit :
  • Changer sa structure sociale, c’est une révolution ;
  • Se scinder en plusieurs groupes, c’est une sécession ;
  • Ralentir sa vitesse de réaction, c’est une sclérose.


4.6      Le problème de l’accès

Nous avons vu précédemment que les individus interagissent entre eux, par ce que Yona Friedman a appelé les influences, et aussi le concept de valence, qui définit le nombre de centres d’intérêts sur lesquels un homme peut concentrer son attention consciente.
On comprend qu’un individu ne peut pas porter son intérêt sur une multitude de choses, à cause de sa valence, le nombre d’interaction, avec les autres ou des objets, est donc limité. C’est ce que Yona Friedman appelle le « problème de l’accès ».
En effet, une organisation qui demande un nombre d’actions trop important, que ce soit des manipulations d’objets ou des relations à gérer, par rapport à son temps disponible rend toute opération inaccessible.

Yona Friedman nous montre donc que les seuils critiques sont des conséquences du problème à l’accès. En effet, si une utopie devient irréalisable quand elle dépasse les seuils critiques, ce n’est pas uniquement parce que la structure des influences devient impossible mais surtout la conséquence du concept de problème à l’accès sur la propagation des influences.



4.7      Les différentes formes de la propriété

Pour Yona Friedman, la propriété est une relation passive entre la personne et l’objet et une convention entre cette personne et les autres.

La propriété répond aux axiomes suivants :

1.-  un individu peut utiliser un objet
a.-  en exclusivité,
b.-  simultanément avec d’autres.

2.-  Le consentement permettant cette utilisation requiert
a.-  l’attention des autres,
b.-  échappe à l’attention des autres.

3.-  Le droit d’utilisation est transférable
a.-  avec le consentement des autres,
b.-  sans le consentement des autres.

Il en déduit qu’il existe huit formes de propriété possible. Ces huit formes sont toutes réalisables et existent même au moins partiellement.

4.8      La valeur fictive

Dans son essai, Yona Friedman nous explique la « lutte pour la survie », c’est à dire la lutte pour l’obtention d’objets de première nécessité.
Cette lutte pour la survie existe dans le cas où les objets de première nécessité sont trop rares ou quand ils sont artificiellement raréfiés. Elle n’a pas de raison d’exister quand il y a une abondance.

Yona Friedman constate que même en cas d’abondance d’objets de première nécessité, il existe une lutte, c’est la « lutte pour la domination ou pour la préséance ».

Cette lutte s’illustre par le fait que l’on donne à des objets, inutiles à la survie de l’homme, une valeur parce qu’ils sont consentis tacitement comme nécessaires à sa distinction. Cette valeur est fictive parce qu’une soudaine abondance de ces objets rend leur valeur nulle.

Les timbres rares et la situation sociale sont deux exemples particulièrement représentatifs, d’objets ou moyens ayant une valeur fictive.

Yona Friedman nous montre que la rareté fictive implique l’existence de la  compétition dans nos sociétés.

5      Résumé


Partant de la définition de l’utopie, Yona Friedman nous explique ce qu’est une utopie réalisable. Ensuite, il nous enseigne que le projet d’organisation d’une société peut provenir soit d’une personne ou d’un groupe bienveillant mais extérieur à la société à organiser, soit d’une personne ou d’un groupe partie prenant à cette société. Dans le premier cas, nous sommes dans ce qu’il appelle une utopie « paternaliste », alors que dans le second dans une utopie « non paternaliste ».

Il élabore, au fur et à mesure, un « langage objectif ». Ce langage va lui permettre de nous faire découvrir progressivement « l’utopie sociale non paternaliste réalisable », l’objet de cet essai, de façon compréhensible par le plus grand nombre. Il présente notamment l’infrastructure et la propagation de l’influence dans cette infrastructure.

Pour cela, il définit une société comme « un ensemble d’individus et d’objets, reliés entre eux, et que cet ensemble, « les autres », est différent pour chaque observateur lui appartenant ».

Pour que cette société soit réalisable, c’est à dire stable, il introduit ce qu’il appelle un « feed back » entre chaque membre et les autres. La démonstration de Yona Friedman rend visible les limites des systèmes de communication dans une société. En effet, il existe des limites à la propagation des influences entre les individus d’une même organisation, c’est le concept de « problème de l’accès ».
Ce concept nous amène à penser qu’il existe des seuils maximaux que la société doit respecter pour être efficace.

Ensuite, Yona Friedman définit « la propriété ». Il décline à partir d’une axiomatique simple toutes les organisations de la propriété possibles et qui d’après lui, existent toutes, au moins partiellement. Cette axiomatique est la base de ce qu’il appelle la théorie du « stockage - réglage ». Dans le cas du stockage, les objets attendent qu’on les utilise, comme une voiture par exemple. Dans le cas du réglage, ce sont les individus qui attendent pour pouvoir utiliser l’objet en question, c’est le cas du métro.

En avançant dans sa réflexion, il constate que lors de l’émergence d’une société, une certaine compétition apparaît très souvent en même temps. Cette compétition se manifeste soit pour l’obtention d’objets nécessaires à la survie, soit pour l’obtention pour des objets qui ont été dotés d’une « valeur fictive ».
Dans le premier cas, celui d’objets nécessaires à la survie, ils sont rares ou volontairement et artificiellement raréfiés et dans le second, la rareté vient de la fiction qui leur attribue une valeur normalement inexistante.
Selon l’auteur, cet obstacle n’est pas insurmontable comme nous le montre le premier exemple d’« utopie sociale non paternaliste réalisable », la société sans compétition.

Pour Yona Friedman « la ville » est le cadre idéale pour la naissance et l’évolution des « utopies sociales non paternalistes réalisables ».
Il voit dans ces villes géographiques ce qu’il appelle les « villes privées » et les « villages urbains ». Ce sont des organisations de vie en société qui n’ont pas de réalité géographique. Ce sont par exemple l’ensemble des personnes qui ont sur influence sur notre vie. Chacun de nous vit dans ces organisations sans nécessairement en avoir conscience.

A l’aide de toutes ces réflexions sur la naissance et l’évolution des utopies réalisables, Yona Friedman nous propose ses conclusions :

Il nous montre dans un premier temps l’impossibilité du maintien des grandes organisations. Pour lui, les états modernes sont déjà trop grands et n’arrivent plus à satisfaire leur principal objectif qu’est la satisfaction de leurs citoyens.
Une deuxième conséquence de cette impossibilité est que les utopies universalistes sont irréalisables.

Dans un deuxième temps, il nous montre que la communication généralisée, c’est à dire de tout le monde vers tout le monde, n’était pas possible. Cette impossibilité n’est pas technique, elle tient à nos capacités biologiques. En effet, nous détenons déjà aujourd’hui des outils, comme Internet, qui nous permettent de communiquer en temps réel et cela vers un nombre très important de correspondants, pourtant il n’existe pas encore de réelle communication généralisée.


6      Applications

6.1      La communication généralisée et les idées nouvelles

Nous avons vu de cet essai que la communication généralisée était impossible, à cause de ce que Yona Friedman appelle la valence.
Ceci implique que face à un nombre très important d’informations, un individu va mettre en place un système de sélection de ces informations. Ce système de sélection va très probablement rejeter tous ce que l’individu ne connaît pas parce que ce dernier n’a pas pu le programmer.
La diffusion d’un trop grand nombre d’information empêche donc la révélation des idées nouvelles.

6.2      Une infrastructure mondiale

Pour Yona Friedman, l’infrastructure mondiale consiste essentiellement en :
  • des territoires limitrophes,
  • des réseaux d’accès reliant ces territoires,
  • des sources de moyens de survie inégalement distribuées.

Les tentatives actuelles de création d’un état mondial prétendent pouvoir permettre l’arbitrage et imposer l’exécution de ces arbitrages sur les trois composantes de l’infrastructure. Pour Yona Friedman, les états actuels ne parviennent déjà pas à décider sur ces sujets.

Les règles d’organisation possibles présentées dans cet essai sont :
  • l’admission de la migration d’un territoire vers un autre,
  • la gérance intercommunautaire des voies d’accès,
  • un échange direct des moyens de survie.

6.3      La « grève civile »

Yona Friedman constate que lorsque les fonctionnaires souhaitent faire pression sur l’état, ils font grève.
Il se demande s’il existe, aussi pour les citoyens, une sorte de « grève civile ».
Cette grève civile serait un moyen de faire pression sur les gouvernements.

Il propose trois amendements à la constitution :
  • mise en place de consultations populaires soutenues par 2 millions de signatures,
  • permettre le droit à la sécession pour des groupes supérieurs à 2 millions d’individus tout en entrant dans un cadre fédéraliste,
  • mise en place de la censure ou vote de confiance au Président de la République et au gouvernement.

6.4      Le capitalisme social

Le capitalisme social est une organisation à mi-chemin entre socialisme et capitalisme.
Ce concept s’appuie sur :
  • Le droit pour tout citoyen à un revenu garanti, l’allocation universelle,
  • Pour financer cette subvention directe, l’état doit prélever une taxe sur chaque paiement ou dépôts.
  • Toute prestation publique, à l’exception de la police, la justice et l’armée, est fournie par des établissements privés contre paiement direct.


7      Bibliographie

7.1      Les livres de Yona Friedman :


L’architecture mobile, Paris-Tournai, Casterman, 1958, 1970.

Pour une architecture scientifique, Paris, 1971.

Comment vivre entre les autres sans être esclave et sans être chef, Pauvert, Paris, 1974.

Les pictogrammes de la genèse, Paris, 1975.

Comment habiter la terre, Paris, 1976

L'architecture de survie, Casterman, Paris, 1978.

Où commence la ville, Paris, 1980.

Alternatives énergétiques, Dangles, Paris, 1980.

L'univers erratique, PUF, Paris, 1994.

Théorie et images, Institut Français d'Architecture, Paris, 2000.






7.2      Pour aller plus loin :


Application du concept de groupe critique :
Pierre Richard, Les Citoyens au cœur de la décentralisation, Editions de l'Aube, 2003.

L’adhésion au projet :
Par la théorie des conventions
Pierre-Yves Gomez, Le gouvernement de l’entreprise, InterEditions, 1996

Critiques des modèles paternalistes :
Jacques Sapir, Les économistes contre la démocratie, Pouvoir, mondialisation et démocratie, Albin Michel, 2002

Antoine Bevort, Pour une démocratie participative, Bibliothèque du citoyen, presses de Sciences Po, 2002

Application abordée dans le livre :
Jeremy Rifkin, La fin du travail, Editions de la découverte, 1997


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