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vendredi 6 septembre 2019

[manifeste] Vers une Economie de la Création.s des territoires ?, février 2018

Manifeste écrit le 02 février 2018 par Alexis Durand Jeanson, n’engageant que lui-même. 

Des Arts & Crafts aux Tiers-lieux

Aujourd’hui, les “troisièmes places” de Ray Oldenburg,   interprétées en France sous le terme de “tiers-lieux” ont 29 ans. Le mouvement d’Arts and Craft, lui, naissait il y a 158 ans. Les manufactures royales se dessinaient, elles, dans la pensée de Voltaire en 1770. Les principes de l’économie circulaire créative et le mouvement Révolution Sensible sont nés quant à eux il y a 5 ans.
Toutes ces mouvements de pensée et d’action ne peuvent que se retrouver dans cette réflexion nouvelle des acteurs de la Révolution Sensible de penser ce mouvement, ces agissements locaux, ces lieux créatifs et créateurs comme un grand mouvement politique, économique et transgéographique réunis autour d’une idée commune. La France et l’Europe par extension seraient le berceau historique et le miroir moderne d’une renaissance, celle de “l’Economie de la Création.s”.

L’Economie de la Création.s

Aujourd’hui, nous sommes persuadés, Universités après Universités, que des lieux collectifs, ces “lieux partagés de création.s”s ancrent, concrétisent et inscrivent les valeurs et les forces du patrimoine vivant incarnés par les pratiques de l’artisanat et des arts appliqués, que l’on nomme souvent par “métiers d’art” (culture de la transmission du Maître à l’Elève, entreprise du patrimoine vivant, manufacture d’arts …).
Nous confirmons également que les principes territorialisés de l'Economie Circulaire Créative, à savoir un travail de convergence entre les flux, de données, d’idées et de matières, la pensée territoriale - ou la mobilisation des ressources et singularités locales - et les créativités - postures et pratiques individuelles, collectives et territoriales - permettent d’insuffler un nouveau paradigme, une nouvelle école de pensée.
Cette pensée ne peut se désinscrire de son histoire. Ainsi, repensons à l’enseignement des Beaux-Arts, de l’Architecture ou des Ponts et Chaussées, l’ancêtre du génie civile, aux manufactures royales, aux ateliers et manufactures associant dans un même lieu l’ensemble de la filière de confection d’un ouvrage.
Ainsi, nous pensons que, à la marge du mouvement populaire du “Faire soi-même” portée par le mouvement Maker et la culture mondialisante des fablabs d’origine américaine, de la pensée politique de l’Espace par l’Architecture, autrefois élitiste, que développe aujourd’hui plus que jamais des mouvements transdisciplinaires de design civique et d’urbanisme collaboratif, ou encore ces grandes écoles d’ingénieurs qui redécouvent les formidables perspectives qu’offrent le croisement des regards disciplinaires, des profils d’étudiants et des parcours pédagogiques inspirés par les Ecoles des Beaux-Arts - on pourrait citer l’exemple d’ARTEM Nancy ou l’Accélérateur Arts et Métiers à Station F - une école basée sur l’Economie de la Créations est née en France.
Basée sur le triptyque suivant, il aurait la faculté d’incarner une culture de l’excellence plurielle - excellence de l’Idée, de la Forme, de la Matière, de l’Innovation, etc. - une approche assumée de l’acte de créer (et non seulement remettre au goût du jour), depuis l’idée politique et philosophique, puis sa conception et sa fabrication pour, enfin et à nouveau, s’incarner dans des lieux propres à exprimer les racines, les matières et les identités singulières des territoires de France et d’Europe.
En résumé, cette Economie de la Création plurielle serait décomposable par selon trois facettes, proposées ici :
Penser, ou la culture de la coopération territoriale, construite sur l’installation de débat d’idées, le partage de ressources, matérielles et immatérielles et l’interaction puis l’incarnation pérenne de relations sociales fertiles “de proximité et lointaines”.
+
Faire, ou la culture des arts appliqués, distillée par une recherche de l’excellence, de la conceptualisation à la conception, de l'idéation au prototypage, du test à la diffusion et son essaimage pour en assurer la pérennité de l’Oeuvre.
+
Habiter, ou la culture des lieux partagés de créations, vivant par sa dimension collective et orientée sur les usages, multifonctionnelle et recherchant l’impact d’utilité territoriale !
Cette économie de la Création plurielle ferait ainsi (re)naître l’artiste-architecte-ingénieur, figure permanente au cours de la Renaissance avec Filippo Brunelleschi, Philibert Delorme ou Leornardo da Vinci ou, au XXème siècle, par Jean Prouvé notamment, ayant la maîtrise, le regard et la reconnaissance pour relier les Émotions par les Arts, les Hommes par la Politique, et les Techniques par l’Architecture.
Ce manifeste a pour but d’explorer et de constituer un début de mise en débat face à la voie aujourd’hui majoritaire et médiatiquement unanime, appelant à une unique culture numérique de la Création planétaire, construite sur des standards, des lieux et des pratiques qui, eux, ne le sont pas.

[manifeste] Vers une Révolution Sensible, février 2015

Manifeste rédigé par Alexis Durand Jeanson puis amendé et signé par le collectif de la Révolution Sensible en février 2015

La RÉVOLUTION SENSIBLE est vue comme
un dispositif-manifeste d'intervention territoriale devant être souple, fluide et pollinisateur,
ayant pour but, tel le papillon fructifiant et disséminant le pollen de la belle prairie aux essences variées,
de générer de la coopération autour de la Matière dont celle que l’on classe de “Déchet”,
par l’hybridation des univers des Arts, des Sciences et des Lettres,
pour tenter de répondre à des préoccupations sociétales contemporaines.
Toute personne peut ainsi se proclamer acteur de notre manifeste, en tant que citoyen, qu’il soit entrepreneur, élu de la communauté, jardinier de vie, artiste - créateur, constructeur, en recherche de travail … cherchant à porter la voix des créateurs de poésie sur leur territoire.
Le Créateur, qu'il soit poète, plasticien, designer… a le droit d'exister et de dire haut et fort que la Création, qui questionne le Sens, modèle la Matière, qui fait vibrer le cœur et les sensations de celui qui regarde l'Oeuvre doit être entendue, observée, respectée pour son rôle essentiel.
Face aux envies de changement qui infusent la société et que nous ressentons, NOUS PROCLAMONS LE TEMPS DE :
1/ OUVRIR le champ des possibles, donnant la parole à tous, cultivant l’ouverture et la diversité créative, offrant la possibilité à tout acteur* de porter les valeurs de la Révolution Sensible, employant cette bannière pour Faire.
2/ APPLIQUER l’Acte de création à l’ensemble de l'économie, dans une approche symbiotique**.
3/ ÉVEILLER à l’empathie, nourrissant une posture exigeante et inventive qu’il nous faut poursuivre, s’appuyant sur nos nobles convictions de partage et d'exemplarité.
4/ CULTIVER le détournement et l’éthique de l’artiste-chercheur, questionnant sans cesse la culture en place, recherchant la beauté du geste, à la quête de sens, ne méprisant pas la matière.
5/ IRRIGUER nos territoires de lieux de création plurielle, propices au ressourcement et à l’espoir, s’appuyant sur leurs histoires, révélant des besoins communs pour tenter d’y répondre ensuite collectivement.
6/ PARTICIPER à un Avenir commun, cherchant l’équilibre entre ses propres intérêts, les biens communs et ceux du public.

** Par la symbiose, nous souhaitons porter et défendre sous le principe d'Economie Circulaire Créative les sens premiers des notions d’économie vertueuse et de l'esprit d'une Création exigeante et multiple, qui ne se travestit pas mais se respecte, cherche du Sens. Celle-ci, inspirée de la Vie, se donne pour ambition de construire des relations harmonieuses entre les différents champs de l’économie (de la fonctionnalité, circulaire, culturelle, sociale et solidaire…), irriguée par des flux (matières et données), le tout relié par des actions collectives locales, forgeant un avenir commun, reconnaissant le principe de communauté d’espoir et de destin.
Pour cela, NOUS CHOISISSONS D'AGIR à travers 4 axes directeurs (base de notre feuille de route pour 2015-2020) :
- Recenser les pratiques contemporaines d'arts appliqués et les modèles socio-économiques associés pour Sensibiliser aux logiques co-créatives et les favoriser,
- Rapprocher des acteurs autour d’événements, de temps collectifs, propres à éveiller les sens, les partages et les émotions.
- Animer des projets de Recherche et Développement en y associant des chercheurs, encourageant ainsi les synergies entre univers culturels (exemple : Arts et Industries).
- Favoriser les lieux partagés pour Créer, associant en leur sein la Matière, le Sens, la Création et l'Eveil des publics, en fabriquant de véritables “communautés patrimoniales locales” (au sens de la Convention Européenne FARO).

A Tilières, le samedi 7 février 2015,
pour l'Assemblée Générale de
Le Carré Bouge, laboratoire d'arts appliqués interrégionale,
porteuse non officielle :) des voix de la Révolution Sensible en Pays-de-la-Loire et en Poitou-Charentes

mercredi 21 octobre 2015

[Tiers Lieux et Biens communs] Rendez-vous des tiers lieux à la Maison des Acteurs du Paris durable


Rendez-vous le vendredi 13 novembre 2015 à la Maison des Acteurs du Paris Durable, rue des Blancs Manteaux pour une journée sur le thème "Sans argent, 100 ressources, 1000 métamorphoses", dans le cadre de la "Journée mondiale de la Gentillesse".

Cet événement est organisé par le Club des Eco Business Angels.



Voici le programme prévisionnel :

8h30 : Accueil des invités avec leurs "paniers garnis créatifs" (gourmandises et boissons) et leurs "dons sans argent" (objets à donner).

9h - 9h20 : mot de bienvenue

9h20 - 10h : "Méta-Morphoses : Invest in Change ! par Nicolas Rousseaux

10h - 10h30 : Origine et avenirs de "Chez ma Tante" par Jean-François Guyot

10h30 - 10h45 : pause

10h45 - 12h30 : 5 experts et 3 éco-projets en petits groupes : Moralotop, Economie symbiotique Régénérative, SolidAssur, Les Seniors Actifs, Hypnose et auto coaching, Le coaching de vie, Grimper c'est tout, Terra Vita Project...

12h15 - 14h : déjeuner partagé

14h - 15h : différentes tables rondes dont une en plénière sur "tiers lieu et biens communs, naissance d'une économie du Lien".

15h - 15h20 : pause

15h20 - 16h20 : conférence débat "Les ressources immatérielles des entreprises et collectivités : comment les apprécier et les valoriser ?", par André Yves Portnoff.

16h20 - 17h20 : conférence de "Clarlight : naissance d'une licorne ?" par Pascal Maillach

17h20 - 18h : nos prochaines actions, par André Brouchet.

18h - 18h15 : conclusion et pot d'adieu.

Coordonnées : Maison des Acteurs du Paris durable, 21 rue des Blancs Manteaux, 75003 Paris (métro Hôtel de Ville)

Interlocuteur événement : André Brouchet  aubonconseil@yahoo.fr
Interlocuteur tiers lieux : Alexis Durand Jeanson agence@prima-terra.fr 

mercredi 16 septembre 2015

[Terroir & Patrimoines] Nous sommes partenaires non officiels de ce film !


Nous avons le plaisir de nous auto-déclarer PARTENAIRE NON OFFICIEL de ce film, parlant de ce que la terre exprime, de ce sentiment d'appartenance, de conscience d'une identité commune construite et partagée autour d'un labeur collectif pour la magnifier, la valoriser, l'exprimer.




Les patrimoines sont bien là, qu'ils expriment ou non, qu'ils soient conscients ou non, ces fameux "biens communs" dont on parle tant ces dernières années...

Car "les communs" sont, pour rappel, le terme qui désigne, selon le Festival le temps des communs 2015, qui se déroulera du 5 au 8 octobre :



"l’activité sociale de collectif [NDLR : que cela soit une famille, un groupe de personnes d'un territoire physique ou d'un territoire de projet, un collectif d'habitants ...] qui s'organisent pour protéger, partager et faire fructifier des ressources, épuisables ou renouvelables, matérielles ou immatérielles, d'une façon équitable et durable.
Les exemples historiques et contemporains sont nombreux. De l’accès à l’eau et aux produits de première nécessité pour tous au partage de la connaissance scientifique et des savoir-faire et des savoir-être, de la co-gestion coopérative à l’économie collaborative équitable, de la préservation des ressources naturelles à l’acquisition collective du foncier pour une agriculture durable et de proximité, autant d’exemples de domaines dans lesquels les citoyens et les citoyennes se mobilisent et renouvellent la démocratie.   
Il existe de nombreuses expériences et initiatives locales (réseaux de partages de savoirs, jardins partagés, pédibus, logiciels libres, cartographie collaborative sur OpenStreetMap, semences, etc.) qui visent, de fait, à faire vivre et croître des communs et qui souvent s'ignorent. Notre région est aussi un territoire pionnier en matière de coopération et de mutualisme et abritait, abrite encore, nombre de communs méconnus."
J'exprime ainsi ma sympathie pour le sujet traité par ce film, posant la question de ce que nous faisons, en France, de nos savoir-faire, de nos matières, de nos talents mais aussi de lieux, de symboles, de communautés d'action et de destin qui cherchent à faire vivre ce qui nous fait, ce qui nous identifie, ce qui nous fait nous.

Ce film (voir la bande annonce) pose la question des patrimoines, de ce que nous en faisons et des manières de les animer, de les faire vivre et exister, plus que de les préserver ou de les muséifier.

Qu'en pensez-vous ?

jeudi 3 septembre 2015

[texte référent] Fabriquer un sentiment partagé de territorialité : Convention FARO pour les patrimoines, les habitants et la démocratie


Quelques citations en relation directe avec la Convention FARO du Conseil de l'Europe sur "la valeur du patrimoine culturel pour la société".


Mais avant, voici les trois grands principes sur lesquels le texte référent repose, pour rappel (cf. "Plan d'actions 2013-2015").

- La citoyenneté s’appuie sur une communauté spécifiquement ancrée dans un territoire 
- La cohésion sociale est refondée sur des modalités de participation et d’engagement 
- La démocratie locale est renforcée par le développement des capacités d’action de la société civile.

Neuf critères proposent les conditions de mise en œuvre d’initiatives qui peuvent contribuer aux objectifs politiques du Conseil de l’Europe en matière de Droits de l’Homme et de démocratie : 

a. L’affirmation d’un groupe patrimonial (NDLR : les communautés locales Terres Créatives peuvent être les initiateurs)
b. L’émergence d’un consensus au sein de la communauté au sujet de la notion de patrimonialisation 
c. L’existence d’un territoire délimité et d’un imaginaire collectif qui lui est lié 
d. La capacité par le groupe à produire des récits de territoire et à susciter des récits de vie 
e. La présence et l’action de plusieurs passeurs
f. L’appui d’acteurs politiques attentifs et bienveillants 
g. L’émergence d’un nouveau modèle économique 
h. L’affirmation d’un modèle participatif en appui de l’action publique 
i. L’ouverture sur des pratiques d’ « empowerment».

Voici ces citations, en complément.
"Le Patrimoine : objet et action, produit et processus.
Un patrimoine culturel peut, par conséquent, être défini comme « capital culturel» en ce qu’il signifie un ensemble de savoirs complémentaires, savoirs incorporés, objectivés et institutionnels, sources de capacités pour le sujet. 
C’est grâce à cette richesse que le sujet peut exercer, seul ou en commun, pour lui-même et pour autrui, et en tenant compte de la cohérence intergé- nérationnelle, ses droits, libertés et responsabilités. 
Un patrimoine culturel est un capital en ce sens qu’il permet la transmission et le développement d’une richesse culturelle : 
la transmission. Les personnes qui ont créé, entretenu et développé ces œuvres sont pour les générations présentes et à venir des précurseurs qui montrent une voie. Un capital est un pont temporel entre un passé et un futur qui se prépare au présent. Cette mise en valeur de la distance temporelle permet une distanciation salutaire par rapport au présent, favorisant le regard critique sur les confl its hérités du passé et sur la recherche d’excellence à travers les âges ; 
le développement. Un capital culturel est constitué par des savoirs différents par leurs natures, leurs temps, leurs lieux de production ; ils se répondent par contraste ou complémentarité, favorisant interaction et synergie. 
La notion de « communauté patrimoniale » permet de définir les communautés culturelles en rapport aux patrimoines que leurs membres identifient comme leur bien commun. Cette notion est donc à géométrie variable. 
Elle peut signifier tour à tour une association créée spécifiquement pour la sauvegarde d’une œuvre ou d’un site, une ville, un Etat. 
La notion d’appartenance renvoie à celle de communauté : 
politique, fondée sur les principes de l’Etat de droit tels qu’ils sont interprétés dans l’histoire et la constitution de la nation : la citoyenneté est donc une appartenance à une communauté politique singulière fondée – sous peine d’être illégitime – sur des principes universels ; 
culturelle, fondée sur un patrimoine (communauté patrimoniale, selon la convention-cadre) : l’appartenance culturelle est le droit, la liberté et la responsabilité de participer à une communauté singulière, réunie par un patrimoine comme son bien commun, mais qui doit également respecter les principes universels définis par l’ensemble des droits de l’homme (notamment la liberté d’adhérer ou de ne pas adhérer à une communauté), sans quoi elle n’a pas droit de cité dans l’espace démocratique. 
La différence est que la communauté politique implique une appartenance, et donc une citoyenneté multidimensionnelle et complète (civile, économique, sociale et culturelle), alors que la communauté culturelle est relative au patrimoine identifié, ce qui n’empêche qu’elle puisse être transversale par rapport aux communautés politiques."
Citation de l'ouvrage "Le Patrimoine et au-delà", Conseil de l'Europe, 2009. 


Et voici quelques exemples de mise en oeuvre de démarches citoyennes s'inscrivant dans le cadre de la Convention FARO.

- Une "commission patrimoine", un ensemble d'acteurs se sentant individuellement ou collectivement liés à un territoire donné.

- Une "coopérative d'habitants" par la valorisation des patrimoines et de l'accueil des publics par les populations locales.

- "Atelier de révélation urbaine" pour concevoir des parours qui vont permettre de relier et mettre en scène des sites.

- "Sentier métropolitain", pour explorer le milieu périurbain et traverser plusieurs communes.

A travers nos dispositifs Pistes Créatives et Terres Créatives notamment, nous pouvons initier à vos côtés une démarche de développement de Convention FARO de votre territoire.


mercredi 22 juillet 2015

[set pédagogique] Valoriser les patrimoines et ressources de son territoire avec Terres Créatives



Afin de faire rencontrer les talents d'un territoire, stimuler les échanges et amorcer des envies collectives, nous avons créé en mars 2014 le dispositif "Terres Créatives les communautés".



La première eut lieu près de Saintes, à Vénérand, en Charente-Maritime et permit de mobiliser une trentaine de personnes sur un lieu créatif et pluri-activités, le café associatif de L'Ogre rouge. Merci encore à l'association, qui a cru en nous !

Depuis, de nombreuses rencontres ont eu lieu en Charente, Charente-Maritime, Vienne, Seine-Maritime, Seine-Saint-Denis ... avec des sites web (Charentes et National), des Pages Facebook (Poitou, Charentes...) et des outils pour stimuler la créativité collective et citoyenne d'un territoire.





Voici l'exemple d'un set pédagogique ou "serious game" (comprendre "jeu sérieux"), dénommé Terres Créatives, qui permet à n'importe quel groupe de personnes, qui ne se connaissent pas forcément, de n'importe quel territoire, de produire ensemble des idées pour valoriser les patrimoines matériels et immatériels d'un territoire.

Ici l'exemple de l'utilisation du jeu lors de la rencontre à Verneuil sur Charente.


Nous pouvons organiser pour votre association de développement local, votre collectivité, votre club d'entreprises, votre chambre consulaire... un atelier-rencontre pour stimuler les idées et projets communs autour de la valorisation et l'animation de patrimoines et ressources locales. Contactez-nous ! 

vendredi 17 juillet 2015

[territoire] L'Analyse patrimoniale du territoire


Ici, le projet d'économie verte de l’étang de l'Or, Agglomération de Montpellier (34).
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Nos Produits et Services :
> Diagnostic - le 'Rapport d'étonnement territorial ©'
> Mobiliser - les 'Conversations de territoire ©'
> Veille et Etat de l'art : Environnement et Urbanisme, Tourisme et Patrimoines, Arts et Culture, Innovations et Cultures numériques.

lundi 10 novembre 2014

[invitation] Prima Terra l'Agence était invitée à intervenir pour le Petit Ramdam des Tiers-Lieux à Hagetmau


Alexis Durand Jeanson était invité vendredi 7 novembre à intervenir à l'occasion de l'inauguration du nouveau tiers-lieu d'Hagetmau (40), au sud des Landes, au même moment que le "Petit Ramdam des Tiers-Lieux", organisé par la Coopérative des Tiers-lieux en Aquitaine.

Plus de 100 personnes étaient là !


L'occasion de parler de la Créativité territoriale - plateforme, émergences et initiatives, du rôle des tiers-lieux dans cette posture pouvant être portée par tous, de l'importance de projets portés par des valeurs communes autour d'une quête de sens, des communautés de destin émergeant de cela, de cette mairie mutante qui naît du cœur des territoires, etc.

Au programme, il y a avait :

Inauguration du tiers-lieu de Hagetmau pour 

Le Petit Ramdam des Tiers-Lieux

Inauguration du tiers-lieu de Hagetmau pour Le Petit Ramdam des Tiers-Lieux
Les Petits Ramdam sont des temps d’échanges et de rencontres trimestriels proposés aux gérants d’espaces, représentants ou animateurs de collectifs, utilisateurs bénévoles engagés dans la gestion d’un Tiers-Lieu* qu’ils viennent d’Aquitaine ou d’ailleurs.



PROGRAMME

9h30 : Accueil Café et introduction

10h15 : Grande discussion  sur le thème « Créativité et territoires »
 avec
– Jacky Denieul, IAAT Poitou-Charentes
– Christine Dion, membre du Réseau Créativité et Territoires
– Alexis Durand Jeanson, Agence de Développement hybride Prima Terra
– Siegfried Burgeot, CRIJ de Poitiers

Nouveau Monde ? Nouveau mode ? Nouvelle mode ?
Pour éviter de se fossiliser (ou s’engourdir), le Tiers-Lieu doit s’inventer en continu, s’hybrider, se transformer sous l’impulsion des collectifs citoyens, des acteurs et collectivités locales : éviter la standardisation, rester à l’écoute des signaux faibles, partager les bonnes pratiques (et reconnaître les mauvaises), oser des paris économiques, s’entraider… Créer !

11h15 : Temps coopératif : L’écosystème des tiers-lieux aquitain, quelles coopérations pouvons-nous construire ?

Imaginons des coopérations pour dynamiser l’espace rural
Animateur : David Le Norcy
Format : Boîte à idées / Travail en groupe
avec la participation de :
– Jean Mougenot / Coordinateur Pôle de Coopération Economique, Sociale et Environnementale Sud Aquitaine / Comité de Bassin d’Emploi du Seignanx
– Julien Ducos / Coordinateur Sac de Billes / Café BOISSEC à Larbey
– Simon Grolleau / Coordinateur CAP -SOLIDAIRE : Union des Acteurs ESS du Sud-Gironde
– Jacques Le Priol / Chargé de mission ESS Gironde et Innovation Sociale – Conseil Régional d’Aquitaine

12h15 : Inauguration du tiers-lieu de Hagetmau et colunch

14h : Barcamp / Ateliers participatifs entre gérants d’espaces, porteurs de projets, représentants de collectifs, utilisateurs engagés dans la gestion de leurs espaces

16h30 : Restitution collective en fin de journée

Retour en images :

© Tiers Lieux de Gascogne
© Coopérative des Tiers Lieux en Aquitaine

© Coopérative des Tiers Lieux en Aquitaine

samedi 20 septembre 2014

[Invitation] PRIMA TERRA s'invite au Pôle Expérimental Métiers d'Art de Nontron et du Périgord Vert pour EXTRA BOIS !


Max Lassort, artiste-designer et collaborateur de Prima Terra l'Agence est invité à présenter son travail dans le cadre de l'Exposition "EXTRA BOIS !" du 20 septembre au 1er novembre 2014 au Château de Nontron (24), organisée par le Pôle Expérimental Métiers d'Art de Nontron et du Périgord Vert.

Depuis 1999, le Pôle Expérimental Métiers d’Art promeut la diversité et la variété des métiers d’art, ainsi que le talent des professionnels métiers d’art du Périgord-Limousin.

Le PEMA organise 5 expositions par an, des conférences, des rencontres, des démonstrations, des cours, des stages etc.

Ces événements permettent de sensibiliser tous les publics aux métiers d’art et au design grâce à des visites guidées, des ateliers, des rencontres avec les artisans d’art.

Le PEMA appuie le développement des métiers d’art en Périgord-Limousin : nous commercialisons les créations, proposons des formations aux professionnels métiers d’art et organisons tous les deux ans une résidence de designer dans le cadre des Résidences de l’Art en Dordogne.

Le PEMA c’est :

- un lieu classé 34ème sur 100 musées de petites villes en France (d’après le classement 2013 des musées du Journal des Arts), 
- 5 expositions par an et plusieurs événements, Près de 15000 visiteurs par an, 
- l’accueil de plus de 50 classes par an, 
- des actions qui concernent plus de 150 professionnels métiers d’art par an.


Voici une brève présentation de l'exposition.
On connait l’importance de la filière bois en Dordogne, de la sylviculture aux différents savoir-faire et industries de transformation : papeterie, parquet, piquets, palette, ébénisterie, menuiserie, charpente, construction bois, tonnellerie, bois de chauffage etc.
Le Pôle Expérimental Métiers d’Art vous propose une introduction à la richesse de ce secteur en apportant un éclairage pédagogique tout en s’attardant plus particulièrement, bien sûr, sur les ateliers métiers d’art.
En introduction, « La forêt du Parc, une forêt vivante », exposition proposée et prêtée par le Parc naturel régional Périgord-Limousin - sur supports écologiques évidemment ! – évoque la gestion (par les propriétaires et les conseillers) et l’exploitation (entretien, coupe, revente) de nos forêts jusqu’à la transformation du bois.
Les savoir-faire et entreprises liés au bois en Périgord-Limousin étant fort nombreux, nous avons pris le parti de présenter quelques uns d’entre eux, particulièrement innovants et attachés à la valorisation des bois locaux. 
Parmi eux : l’entreprise Mathis et Danede (à Nontron) spécialiste de la construction bois, de la charpente en passant par le bardage et jusqu’à la menuiserie aussi bien pour des architectures contemporaines que dans la restauration du patrimoine, l’entreprise Brives (à Saint-Pardoux-la-Rivière) bâtisseuse de chalets et de jeux en bois (Cible), des ébénistes de grand talent tels qu’Alexander Hay, Patrice Cibert ou Solène Pichaud, des membres de UPCB qui travaillent le châtaignier, la scierie Pigearias qui produit aujourd’hui des planchers et des bardeaux, un merrandier, des architectes tels que b.i.p. ou Pierre Chrétien etc.
Extra Bois ! attire notre attention sur le fort potentiel que véhiculent nos forêts et leur grande valeur, à la fois humaine et économique, dans une société sensible à l’innovation et au développement durable.

Quelques créations présentées, dont celles de Max Lassort ou d'Alain Dupasquier.

© Barrière Passaventa, ADcréation Alain Dupasquier


© Max Lassort, mobilier réalisé avec M. Grenouillet

Une dynamique territoriale qui ressemble bien à celle que nous développons actuellement en Loire-Atlantique, Révolution Sensible 1.0, avec le soutien de 16 partenaires dont la Mission Régionale des Métiers d'Art - Pays de la Loire, Le Voyage à Nantes, Le Lieu Unique ou Le Quartier de la Création.

vendredi 25 juillet 2014

[Lecture commentée] Dynamiques de création collective : dispositifs, patrimoines et territoires


Retour sur quelques lignes d'un excellent article que j'avais pu lire en 2012 sur "les limites des dispositifs de création collective" sur knowtexblog.

Citations pour mieux comprendre la démarche de Prima Terra l'Agence, adoptant des dispositifs transversaux propres aux synergies créatives entre projets individuels / collectifs et projets de territoires.

“Les dispositifs créatifs produisent ce que les organisations habituelles n’arrivent pas à créer : un moment de décadrage, neutre et collectif, totalement orienté vers la production de solutions ingénieuses. Ce sont des formes joyeuses et non académiques de “recherche-action légère”, qui permettent de conduire des micro-expériences dans des secteurs qui en sont habituellement éloignés”, explique Stéphane Vincent, de La 27ème Région.
La 27ème Région est un incubateur de dispositifs de politiques territoriales basé sur le prototypage et les résidences de designers. 
Un important travail produit depuis plusieurs années sur la question de l'innovation dans le domaine public a été réalisé, s'appuyant sur les expériences du Mindlab au Danemark ou le Social Innovation Lab of Kent.

 “Le plus marquant, c’est la production collective de prototypes. Le fait d’en produire réconcilie profanes et experts : les premiers peuvent faire des propositions sans se censurer ; les seconds ne peuvent pas s’en tenir comme d’habitude à la théorie, ils doivent produire un objet, une représentation tangible. À court terme, ce type de dispositifs transforme les participants eux-mêmes, en particulier ceux directement concernés par les projets. Ils se montrent souvent d’abord sceptiques (“Mais qu’est-ce que ces gens peuvent bien connaître à mon domaine ?”), puis voient le changement s’opérer. Nous avons des témoignages de fonctionnaires qui nous disent : “Rapidement on réalise que l’on se remet à réfléchir ensemble, à ré-interroger des évidences supposées et à imaginer des choses concrètes !” Quand ces cessions sont bien menées, elles font beaucoup plus que produire de l’innovation, elles produisent du sens.”

A long terme, ces modes opératoires font émerger la culture de l'open source, décrite par le philosophe finlandais Pekka Himanen. Une posture qui permet alors de rapprocher secteurs et univers qui s'en tenaient éloignées (administration publique, organisation pyramidale, l'art...).

Porter un nouveau regard, placer tout type d'acteurs face à des problèmes communs en les poussant à co-produire des idées, des solutions, au-delà des clivages, des métiers, des cultures.

Mais la question du contrat, de lier le commanditaire au public co-créateur. Qui est d'ailleurs le commanditaire et le propriétaire des idées, une fois produites ? 
L'usager, l'entreprise, la collectivité ou les trois à la fois ...
Si le commanditaire a tout le pouvoir, il ne laisse pas les autres réinterroger ses certitudes. La situation idéale est lorsqu’il n’y a pas à proprement parler de prestataires et de clients, mais un ensemble de partenaires réunis autour d’une expérience, dont chacun accepte le protocole, mais assume d’ignorer ce que sera le résultat final. C’est ce cadre qui permet de faire du “problem setting” avant d’aller vers le “problem solving”, c’est-à-dire de faire du paramétrage de problèmes avant de chercher à les résoudre.” complète Stéphane Vincent.
C'est le questionnement que se pose Prima Terra l'Agence, se positionnant comme tiers de confiance, portant assistance (ou devrait-on dire facilitateur de) à ... maîtrise d'ouvrage, d'oeuvre et d'usage.

Et la question demeure, dans la mise en place d'un protocole de développement des idées générées lors de ces phases de co-création. Car l'enjeu est là... 
“Aujourd’hui, on ne sait pas suffisamment proposer une production aux projets qui ont éclos avec Museomix et il est pourtant capital de parvenir à développer et accompagner ces projets au-delà des prototypes. " dit Marie-Noéline Vigué de Nod-a.
Appel à projets, appel à manifestation d'intérêt, workshops ouverts... les émulsions d'idées ne manquent pas mais leur concrétisation demeure souvent lettre morte.

Prima Terra l'Agence conseille d'associer ces temps longs (appel à ...) et ces temps courts (workshops...) de création et à des espaces-temps intermédiaires, dans une posture réflexive, appelés tiers temps ou 'temps de la marge', allusion à ces 'tiers espaces' d'Hugues Bazin, chercheur en sciences sociales et partenaire, cité ci-dessous.

"Les trois dimensions réflexives de l'acteur-chercheur, du chercheur collectif et du laboratoire social [...] c'est-à-dire un 'tiers espace' social, économique et scientifique qui s'affranchit des logiques sectorielles et disciplinaires."

 La boucle est ainsi bouclée, associant ainsi TERRITOIRES, avec les tiers espaces, PATRIMOINES, avec la notion de biens communs et de ressources partagées / partageables et d'INNOVATIONS, associant des logiques de créativité individuelle avec des réalisations innovantes, fruit de réalisations collectives.