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jeudi 9 janvier 2020

Rendez-vous sur la chaîne Prima Terra sur YouTube !


En ce début d'année 2020, toute l'équipe PRIMA TERRA vous souhaite ses meilleurs vœux de bonheur et santé pour vos et vos proches ainsi que de nombreuses découvertes stimulantes et projets enthousiasmants !

Et pour bien la commencer, nous vous proposons de vous abonner à notre chaîne YouTube dans laquelle vous pourrez retrouver tout au long de l'année des contenus de choix pour découvrir les sujets qui feront les territoires de demain !

Décryptage de concepts, focus sur des projets pilotes, témoignages, description de lieux tiers ... 

>>> Rendez-vous ICI !

mardi 10 décembre 2019

[recherche] Urbanisme transitoire, retour d'entretien local !



Dans le cadre de notre recherche exploratoire lancée sur l'urbanisme transitoire/solidaire/tactique/etc., PRIMA TERRA propose à des usagers de lieux collectifs partagés de répondre à un court questionnaire sous la forme d'un texte ou d'une courte vidéo, pour aller questionner ce que cela questionne, produit, transforme dans leurs façons de vivre la ville, le village, le territoire.
Pourquoi les usagers me direz-vous ? 
Car ils sont les premiers concernés par les projets, et sans doute les premiers acteurs, contributeurs, activateurs et promoteurs de ces nouvelles formes d'urbanisme, contrairement aux initiateurs, aux partenaires ou aux commanditaires, qui peuvent produire un discours qui diffère de la réalité. Ici, on questionne les trajectoires individuelles qui rencontrent des dynamiques collectives, qui peuvent donner à voir du territoire en création. 
Etant depuis ses débuts dans une logique de science ouverte, le résultat des entretiens est mis en ligne. 
Voici un premier, de la part de Lucie F., ancienne usagère du lieu Vive les Groues, implanté à Nanterre, projet porté par le collectif Yes We Camp ...
Vive les Groues, aux pieds de l'Arche de la Défense (copyright : Nanterre Info)



1 / Comment formuleriez-vous l'utopie de votre lieu ?

L'utopie de Vive les Groues pourrait être formulée comme ça : "Écrin de verdure et de lien au cœur d'un espace urbain insolite". 


2/ En quoi fait-elle écho pour vous ?

L'environnement de Vive les Groues est un espace urbain insolite, assez aride : s'y mêlent bureaux en services, bureaux désaffectés, hangars de matériels, grands immeubles assez cossus, quelques pavillons, un bar à chicha, un restaurant japonais et un gros chantier pour la future gare de la ligne E dans le cadre du Grand Paris, tout ça à deux pas de La Défense et ses gratte-ciels que nous voyons depuis Vive les Groues. Cela en fait un environnement assez particulier, aride, avec peu de rapport entre les espaces et de fait peu de lien social. 

Au milieu de tout cela, Vive les Groues apparaît comme un écrin de verdure où la vie est revenue. La vie végétale d'une part : il s'agit d'une friche où des végétaux poussent et reprennent vie, de façon un peu anarchique mais c'est leur présence qui compte ; l'équipe de Vive les Groues et les bénévoles plantent aussi divers végétaux, des arbres notamment. 

Mais il s'agit aussi d'un lieu convivial où sont organisés divers événements, chantiers participatifs et concerts qui redonnent vie au quartier, tout en étant en plein air. 


3 / Quelles pratiques/connaissances/expériences avez-vous déjà par ailleurs dans vos engagements professionnels ou associatifs, qui iraient dans le sens de cette utopie ?

J'ai été dans le bureau d'une association étudiante environnementale, et nous organisions des événements autour du développement durable, et la mise en place d'un potager. Aussi, j'aime beaucoup ce genre de lieux, j'en ai donc visité plusieurs, et notamment en Espagne, à Valencia, où j'ai habité pendant quelques mois. 


4 / Quelles illustrations peux-tu donner, à partir de ton vécu avec le lieu, sur la réalisation de l'utopie ?

Comme expliqué à la question 2, c'est pour moi grâce aux événements et surtout aux chantiers participatifs (lien social + construction collective) que se réalise l'utopie du lieu. 


5 / Comment traduis-tu depuis un an ton implication dans le lieu ?

Je réside depuis un an sur Montpellier, je n'y vais donc plus régulièrement, mais j'ai participé au STUN Camp en octobre dernier. 


6 / Que faudrait-il faire pour accélérer la réalisation de l’utopie concrète et locale ?

Pour accélérer la réalisation de l'utopie propre à ce lieu, il faudrait qu'il y ait une équipe permanente et que le lieu ne ferme pas pendant l'hiver car cela coupe la dynamique (même si je comprends que cela soit compliqué à réaliser concrètement). 

Une meilleure communication dans les villes alentours serait aussi très bien : j'ai été au courant de ce lieu par Facebook car je m'intéresse beaucoup à cela, mais sans Facebook et de l'intérêt pour ce genre de lieu je n'aurais pas connu (ma mère a connu grâce à moi du coup, mais sans cela elle ne l'aurait pas connu).

Il pourrait aussi y avoir des événements co-organisés avec, par exemple, des brasseries locales (à Houilles il y a un brasseur qui a un petit bar rue Gabriel Péri, peut-être qu'un partenariat pourrait faire gagner en visibilité et Vive les Groues et le brasseur de Houilles). 

En allant plus loin, il faudrait aussi que le quartier des Groues change pour attirer davantage de monde, de familles, etc.


7 / Quelle pourrait-être ton implication en ce sens ? Du plus réaliste au moins réaliste...  

Je pourrais faire davantage de communication auprès de gens que je connais, ou dans les lycées, les écoles, les boutiques, les bars, etc. sous forme de petit flyers par exemple.

Et revenir dans le coin de Vive les Groues mais en tant que jeune diplômée, cela dépend aussi d'où je trouve du travail ! 

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> Si, vous aussi, vous souhaitez faire en sorte qu'un usager de votre tiers-lieu participe à notre recherche exploratoire, contactez-nous !

lundi 9 décembre 2019

La Martinique s'élance ... vers des tiers-lieux de Création !






Les 16, 17 et 18 décembre 2019, KAELIDOSCOPE DOM, incubateur d'innovations sociales, accélérateur d'initiatives de l'ESS & réseau de dirigeants qui entreprennent autrement à La Martinique, organise à l'Espace Lucien Laroche, à Le Robert à La Martinique, l'événement Alter'Actifs 2019 !


L'événement est soutenu financièrement par le CGET, la Mairie du Robert, l'ADEME et l'agglomération CAP NORD.

Cette manifestation favorisera un coup de projecteur sur l'économie circulaire en :

- donnant à voir les pratiques d'acteurs économiques, 
- en inspirant les vocations,
- en faisant émerger des initiatives répondant aux problématiques environnementales locales,
- en faisant de l'Economie Circulaire un levier d'activités économiques, d'emplois et de cohésion sociale dans les quartiers et zones rurales de La Martinique.

Dans ce cadre, Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra pour réaliser deux conférences le mardi 17 décembre à 8h30 et 11 heures.


L'une sera sur "Economie circulaire créative, vers une révolution sensible des territoires", se focalisant sur le "faire local avec l'économie".

L'autre sera sur "Des tiers-lieux aux territoires apprenants, apprendre ensemble" et se concentrera à questionner les façons de faire lieu et territoire par la Connaissance coproduite.

A cela, Alexis sera également exposant toute la journée pour répondre aux besoins des porteurs de projets, orienter sur la réponse à l'AMI Fabriques de Territoires et présenter les derniers projets en cours (réseau AMU Occitanie pour l'innovation par les usagers dans le Bâtiment, territoires apprenants en Pays-de-la-Loire avec le Centre Michel Serres, tiers-jardins éco-poétiques en Ile-de-France avec Via Paysage, recherche-action sur les tiers-lieux et l'urbanisme transitoire, etc.).

> Pour s'inscrire à l'événement, c'est ici !

Le reste du temps insulaire passé sur place, PRIMA TERRA accompagnera les porteurs de projets de tiers-lieux incubés au sein de KALEIDOSCOPE DOM, dans le contexte national de l'AMI Fabriques de Territoires du Gouvernement Français.


Si, vous aussi, vous souhaitez obtenir des apports méthodologiques, inspirer vos acteurs locaux et initier des projets de fabriques de territoires, contactez-nous !

mercredi 27 novembre 2019

Tiers-Lieux de l'Etat, en avant toute !


Le jeudi 21 novembre 2019 à 12h30 avait lieu la première visio-conférence "Facebook live" proposée par le Bureau de l'association de préfiguration nationale des Tiers-Lieux, intitulée sur leur page facebook Tiers-Lieux France.


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, a pu la suivre en direct.
Retour sur la présentation. Vous pouvez également retrouver l'intégralité de la vidéo du direct ici.

Patrick Lévy-Waitz, président de l'association et rédacteur du rapport "Mission coworking - Faire ensemble pour mieux vivre ensemble" (dans lequel les travaux de Prima Terra sont plusieurs fois cités), Marie-Laure Cuvelier, secrétaire général et cofondatrice de la Coopérative Tiers-lieux en Nouvelle-Aquitaine, ainsi que Cécile Galoselva, trésorière et fondatrice de la foncière Etic, étaient les intervenants.


Ces derniers sont intervenus suite à la clôture du conseil d'administration de l'association, composée de 21 membres.

Les trois membres du Bureau présentent le projet associatif
Aujourd'hui, pour rappel, suite au lancement du plan national Tiers-Lieux nouveaux lieux, nouveaux liens en juin 2019 par le Gouvernement Français, l'Etat a demandé aux acteurs de s'organiser de façon à rendre visible les dynamiques et besoins des tiers-lieux.

Pour cela, l'Etat avait invité 300 acteurs à cette journée de lancement, écosystème d'acteurs de la sphère tiers-lieux (opérateurs-facilitateurs comme Prima Terra, promoteurs et financeurs, porteurs de projets et de lieux, réseaux d'espaces...).

De ces 300 personnes, 63 ont été invitées à constituer le  Conseil National des Tiers-Lieux, préfiguratif de la future structure, si possible coopérative, que devra être le Conseil National des Tiers-Lieux, qui devra être créé d'ici fin 2020.

A ce jour, le Conseil National des Tiers-Lieux est chargé, telle une instance représentative de la "filière", de rendre visible les différentes typologies de tiers-lieux en France. 

"Le CNTL est le porte-parole des besoins du terrain et de sa diversité". 

A ces côtés, la mission de l'association de préfiguration France Tiers-Lieux a été présentée comme "le bras armé du Conseil National des Tiers-Lieux", en "permettant d'outiller les acteurs suite au diagnostic de terrain réalisé par le CNTL". 

De façon plus générale, l'association de préfiguration a pour but de :


  • soutenir l'émergence de réseaux régionaux ou départementaux,
  • de mettre des outils en commun, existants ou à créer,
  • de développer des partenariats entre les tiers-lieux et les acteurs publics ou privés,
  • d'aider à lever les freins à leurs activités.


"L'association doit pouvoir être le guichet unique des tiers-lieux"

Ici, on peut être inquiet par la façon dont les tiers-lieux, qui sont l'illustration spatiale d'une dynamique collective locale organisée en communauté de savoirs et de pratiques peuvent, à terme, devenir des équipements territoriaux de plus. En effet, dilués de leur essence, qui est de composer des relations et des organisations basées sur la solidarité, la réciprocité, l'intérêt collectif, ils sont l'ambassade du Tiers-Secteur, ni lieu porté par l'économie publique redistributive, ni par celle de l'économie privée monétaire marchande.

On peut notamment reprendre les schémas d'Alternatives Economiques pour tenter d'expliciter le propos.

Dans un premier visuel, on lit bien les différences entre les économies et ainsi où la communauté du tiers-lieu peut se situer. Bien entendu, le tiers-lieu "ne se décrète pas, il s'invente". En cela, la communauté ne doit pas s'organiser, au départ tout du moins, autour d'opportunités de financements publics ou privés.

Cependant, vous remarquerez aujourd'hui que le terme lui-même étant galvaudé, le principe de communauté solidaire n'est plus très présente dans ces lieux estampillés... C'est d'ailleurs pour cela qu'à Prima Terra, nous avons toujours parlé "d'espace hybride" dont les tiers-lieux sont une des typologies.


Sur le deuxième visuel, ce qui est intéressant, c'est de voir l'hybridation entre les sphères économiques. Et c'est là que le tiers-lieu peut trouver sa place, s'il souhaite passer d'un modèle économique basé non plus seulement sur la viabilité et la solidarité entre ses membres, mais sur la rentabilité économique.

Bien entendu, plus l'effort sera donné sur le principe de retour sur investissement des deniers publics ou privés, plus le tiers-secteur non monétaire sera délaissé...



Par ailleurs, le Bureau a ensuite présenté sur quoi l'association planchait à ce jour. Sous la forme de groupes de travail thématique, au nombre de trois, elle tente de trouver des réponses à trois sujets identifiés par le CNTL :

  • 1/ "Quelle fiscalité pour les tiers-lieux ?", ou ce qu'il serait possible de créer comme outils fiscaux et immobiliers pour favoriser l'émergence, le développement et la pérennisation des lieux ;
  • 2/ "Formation et reconnaissance des compétences", ou les manières de rendre visible et légitime les savoirs développés par les membres des lieux et d'organiser l'écosystème propre à les faire monter en compétences ;
  • 3/ "Les outils communs", groupe de travail pensé selon le fil rouge selon lequel l'association pourrait être demain le centre de ressources documentaires à mettre en oeuvre à l'échelle nationale.


Pour tous ces travaux, il semblerait que l'association est mis en ligne un forum ouvert, afin de rendre accessible et contributif les réflexions des membres.


Il est intéressant de constater que la dynamique nationale semble faire tendre des lieux indépendants les uns des autres pour la plupart, hormis les franchises, vers une une agrégation administrative, une institutionnalisation descendante et une normalisation diluante de ce qui serait à terme un tiers-lieu en France. 

En effet, comment ne pas voir l'association de préfiguration comme un outil au service de la construction de réseaux de lieux uniquement basés sur des échelles administratives, comme les régions et départements, et non sur les échelles de vie des communautés ?

D'autre part, le principe exprimé d'écosystème de la formation, et non de l'apprenance (capacité donnée par une organisation, un lieu, un territoire à tout un chacun pour apprendre en toute autonomie), rejoint la capacité pour l'association de préfiguration à organiser et structurer ce qui sera demain un marché à prendre

En effet, les membres ou tout du moins les responsables des lieux seront peut-être amenés à posséder une formation similaire obligatoire pour obtenir des soutiens publics, que quelques structures accréditées pourront fournir, comme la Coopérative Tiers-Lieux ?

Enfin, comment stimuler une diversité d'espaces, d'organisations et de pratiques socio-économiques pour et par une diversité de territoires si les outils pour initier, animer et développer sont à terme similaires ? 

N'est-ce pas nier encore une fois les singularités et particularités des territoires et donc des communautés ? D'ailleurs, développe-t-on une communauté intentionnelle ? Sans doute une communauté de clients oui ... 

Tout indique donc que le dispositif national, le "parlement des tiers-lieux" et son "bras armé" portent en eux la volonté de se mettre à l'unique service d'une innovation publique d'Etat, et non des territoires.

Un risque qui pourrait faire tendre chaque lieu collectif partagé voulant en être de :


  • recherche d'un leadership administratif, en cherchant à composer des réseaux territoriaux de lieux pensés comme des équipements standardisés, 
  • une course à la labellisation basée sur la compétition, afin d'être visible et crédible des institutionnels et obtenir ainsi la "bourse tiers-lieux", 
  • et dans celle de l'institution normalisante, en animant une communauté devenue captive, afin d'entrer ainsi dans l'espace d'influence politique incontournable de chaque territoire, qui serait alors "à prendre" (électoralement) pour comprendre, tenir et orienter les indépendants devenus la norme demain.


Bien entendu, cette analyse n'est là que pour tenter un décryptage politique du sujet dans une volonté d'objectivité d'ordre général. 

Ainsi, si vous souhaitez décrypter les évolutions récentes de ce champ d'innovation à votre échelle, intervenir ou soutenir sur votre territoire le lancement d'un lieu, d'un réseau ou par une politique publique, contactez-nous.

Construire une dynamique sociale et d'innovation territoriale ne se décrète pas, contactez-nous ! 

Nous intervenons en présentiel et visioconférence sous forme de formation-action, conférence ainsi que par des focus méthodologiques et stratégiques.

Les tiers-lieux et les quartiers de Bretagne : rdv le 2 décembre à Brest !


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra, aux côtés de Florence Bazzoli, directrice déléguée du Centre Michel Serres Nantes, avec qui nous travaillons sur les dynamiques de territoires en transition et apprenants, ainsi que quatre autres intervenants, à l'occasion d'une rencontre organisée par le centre de ressources des politiques de la Ville pour la Bretagne et les Pays de la Loire, Réso Villes.

Le thème proposé est "Tiers-lieux et Quartiers", ou comment ces nouveaux espaces préfigurent de nouveaux modes de faire entre communs, créativité et partage.



La rencontre aura lieu entre 9h30 et 12h au Village by CA de Brest.

> Plus d'informations ici !

lundi 4 novembre 2019

Economie créative et développement durable, conférence à Strasbourg




Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra vendredi 8 novembre 2019 à 15 h 30 à Résonances - salon européen des métiers d'arts de Strasbourg.



La conférence sera sur le thème "économie créative et développement durable, vers une révolution sensible".

Elle permettra d'exposer des exemples, des territoires et les principes directeurs issus de la recherche exploratoire portée par Prima Terra depuis 2014 sur les liens entre arts appliqués et son pendant catégoriel, les métiers d'art, l'ancrage au sein des territoires et l'innovation comme processus itératif apprenant.

> Plus d'informations ici !

mardi 15 octobre 2019

Tiers-lieux, de l'objet à émergences à l’objet de transformations


Article du 10 octobre 2019 par Alexis Durand Jeanson

Tiers-lieux. Le terme résonne fortement depuis notre première cartographie des typologies réalisée en 2014 et publiée sur wikipedia en 2015.

La cartographie à l'origine, rendue publique en 2015


Tiers-lieux. Un terme né dans la tête d’un chercheur urbaniste américain, Ray Oldenburg, en 1991, pour parler à l’origine de ces espaces urbains à l’interface entre ceux dédiés à la fonction Travail et ceux dédiés à la fonction intime du Logement.

Tiers-lieux. Une notion qui fera écho au terme de « non-lieu » de Marc Augé (diffusé à partir de 1992) puis par la proposition du terme « tiers-espace » par Jean Viard (1990), appuyé depuis par les recherches de Martin Vanier en 2013 et aux travaux du LISRA et d’un de ses chercheurs pionniers, Hugues Bazin (à partir de 2013), qui publieront sur les possibilités qu'offrent cette notion, favorable à une « architecture fluide » propre à déployer des modalités et conditions pratiques pour la recherche-action et l'innovation, qu'elle soit sociale ou territoriale.

Tiers-lieux. Une ode au « tiers-paysage » diffusé largement par Gilles Clément et son manifeste du même nom en 2004, à partir de son concept de « jardin planétaire » comme un « fragment indécidé, et constitué de l’ensemble des lieux délaissés par l’homme ». Il sera ensuite abondé par de nombreux écrits et projets portés par des artistes comme Camille They et son « jardin éco-poétique », illustrant ainsi les tiers-jardins au quotidien, comme des ilots de résistance sensible, où règne biodiversité artistique et végétale.

Tiers-lieux. Des configurations propres à repolitiser l’Espace, notamment du Travail, d’après Antoine Burret (cf. sa thèse en 2017), à participer de la construction de dynamiques socio-spatiales pour le Libre et l’Open Source (cf. les travaux de Tilios avec le wiki movilab et de son représentant le plus emblématique, Yoan Duriaux), à l’analyse fine sur le mouvement des « makers » exploré par Michel Lallement  (cf. son livre « L’âge du faire, hacking, travail, anarchie » paru en 2015) ou encore à s’opposer ou tout du moins à se définir au regard des « hyper lieux » de Michel Lussault (cf. son livre de 2017).

Tiers-lieux. Un espace propre à illustrer de façon concrète ce que peuvent être les communs du nouveau siècle, à la fois numérique, spatiaux, sociaux, de connaissance (cf. les travaux de Bretagne Créative notamment et d’un chercheur dynamique sur le sujet, Michel Briand).

Tiers-lieux. Educatifs, pédagogiques, « apprenants ». Des espaces dédiés à l’apprentissage tout au long de la vie, à l’éducation permanente comme dirait nos amis belges, au profit de l’encapacitation et donc de l’autonomisation de ses usagers (cf. les actions du Centre Michel Serres Nantes et de sa directrice, Florence Bazzoli).

Tiers-lieux. Usages, usagers, assistance à maîtrise d’usage. De nouveaux métiers émergent, se structurent, s’étoffent, où la facilitation, l’animation communautaire  et l’encapacitation sont certainement les fils directeurs. On y trouve les métiers de « concierge dictateur bienveillant », de « facilitateur d’intelligence collective », de « fabmanager » et  de « happy officer » en phases d’exploitation de l’espace, ou encore « d’assistance à maîtrise d’usage » lorsque l’on arrive en phase amont, lors de la conception (cf. l'observatoire AMU Occitanie et le livre blanc du réseau AMU France publié en 2019).

Et nous n’aurions pas terminé à définir le tiers-lieu par ses multiples facettes qui le compose, à l’image des évolutions portées lors de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017.


Cartographie réinterprétée et amendée pour l'expérience "Fork the world" à l'occasion
de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017


Ainsi, suite à une demande exponentielle depuis 2015 pour employer, partager et travailler à l’aide de notre cartographie des espaces hybrides, voici venu le temps d’un article permettant de faire le point sur ses composantes analytiques.

Des espaces hybrides, d’entre-deux, de la micro-utopie concrète au kolkhoze fordiste

Réalisée à l’époque dans le cadre de l’Institut du Design Territorial créé à Nantes en 2014 avec l’outil en ligne Obsidienne, carnet de notes de recherche ouvert à tous, la cartographie s’est enrichie d’année en année d’éléments complémentaires permettant de déclarer qu’elle se base sur l’analyse de plus de 1 000 lieux observés en France et dans le monde francophone. 

Elle repose néanmoins toujours sur 4 enjeux clés et un transversal. Explications.

Cartographie des espaces hybrides dans sa dernière version, toujours en bêta,
 réalisée par Prima Terra publiée en 2018


Tout d’abord, il faut saisir que les enjeux ne sont pas opposables à première vue dans les tiers-lieux, ces derniers pouvant être amenés à porter en leur sein l’ensemble des composantes. C’est particulièrement le cas d’un certain nombre d’espace de coworking comme ceux labellisés par Relais d’entreprise ou encore par les médiathèques type troisième lieu.

Cependant, chaque lieu étant unique de par son implantation géographique, son territoire, la culture locale qui l’infuse que cette cartographie doit être lue comme un outil d’aide à l’analyse et à la décision.

  • En haut, l’enjeu sociétal se situe face à l’enjeu du bas, l’enjeu entrepreneurial.

Nous avons pu constater que les lieux qui portaient en eux le projet de participer de la transformation de la société avaient souvent un plus faible intérêt à investir le champ de l’entrepreneuriat, sans pour autant provoquer une absence de qualité d’entreprenance, propre à la majorité de ces lieux.

  • A gauche, l’enjeu des biens communs, semble faire se distinguer de l’enjeu de marchandisation qui se trouve à droite, l’un demandant la réalisation d’actions au profit de la Connaissance au profit de tous, le second donnant lieu à la production de services, biens et connaissances au profit de quelques-uns.

On observe malgré tout une très forte hybridation entre ces deux composantes, souvent liées à l’obligation d’équilibre économique de ces lieux, avec des modèles de partenariat public – privé voire populations également.

  • Enfin, l’enjeu transversal de la gouvernance a été placé, renvoyant aux quatre enjeux précédents.

En effet, nous observons lieu après lieu que la question du gouvernement politique et stratégique et de la gestion sociale, juridique et opérationnelle avaient une influence conséquente sur la manière dont ces lieux peuvent porter, ou non, les quatre enjeux dans leurs projets.

Ensuite, nous avons souhaité indiqué des éléments propres distinguant les typologies de lieux les uns des autres. Ainsi, les ZAD vont intrinsèquement exister sur la base d’une lutte communautaire, alors que, à l’opposé, les fablabs intégrés, implantés dans les entreprises, notamment industrielles, vont se distinguer par l’intrapreneuriat, l’innovation de rupture et le choix de cultiver une attractivité d’employeur.

Le tiers-lieu, un objet transitoire pour entrevoir la nouvelle société aux contours encore flous

Ainsi, le tiers-lieu, est aujourd’hui un objet socio-spatial pouvant à la fois exprimer l’idée d’émergence porté par une minorité tout comme celle de transition, avec les communautés intentionnelles pour dire comme les Québécois, les habitats participatifs ou encore les fablabs de quartiers, mais aussi d’expérimentation, de diffusion et d’acceptation de nouveautés, technologiques, managériales ou sociales, avec les espaces de travail partagés, les média labs ou les living labs.

Nous avons ainsi développé des cartographies du processus métier d’initiateur et animateur de tiers-lieu, les modalités pour l’apprenance, le processus pour forger une communauté, etc. que nous mettons à disposition de nos clients et partenaires.

Cela n’est donc pas terminé, ce monde n’est pas encore totalement stabilisé, institutionnalisé et normalisé (cf. cet article) … 

Rendez-vous donc pour la suite des explorations dans les nouveaux territoires !

vendredi 4 octobre 2019

[publication] De la pensée design à la maîtrise usagère


Comme vous le savez, votre partenaire Prima Terra et son écosystème coopératif questionne depuis 2013 l'idée de maîtrise d'usage (avec l'association-réseau Via Paysage), cette approche consistant à fournir aux usagers d'un espace, bâti ou extérieur (jardin, place publique, etc.) les moyens de s'approprier les enjeux de celui-ci pour trouver de nouvelles solutions, par eux-mêmes et avec d'autres acteurs du territoire (maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, collectivités, collectifs, entreprises ...).

De l'autre, depuis 2015 - et l'arrivée d'une collègue designer au sein de PRIMA TERRA (Sonia Woelfflin, pour ceux qui la connaissent), nous travaillons également sur les capacités et potentiels méthodologiques de la culture design dans les projets.

Ainsi, il nous semblait pertinent de croiser ces deux axes de recherche pour en arriver à un article de premier décryptage, en prévision d'un livre blanc qui sortira ces prochaines semaines sur l'Assistance à Maîtrise d'Usage, réalisé en tant que membres du réseau national AMU FRANCE.

Pour lire l'article, c'est ici !

D'ici quelques jours, il sera rediffusé sur nos réseaux sociaux.
Dépêchez-vous et profitez de votre temps d'avance !

Bien entendu, nous serions heureux de lire votre analyse, votre avis voire votre retour d'expériences sur le sujet.

A bientôt dans les nouveaux territoires explorés par Prima Terra.

Alexis Durand-Jeanson

jeudi 14 février 2019

Du tiers-lieu au territoire apprenant ? La Martinique innovante


Les 12 et 13 février 2019, Alexis Durand Jeanson, chercheur associé de la constellation PRIMA TERRA intervenait à La Martinique, sur invitation du CNFPT et Réseau CANOPE.

Retour sur la présentation, qui permettait d'introduire des concepts qui lui sont chers : le tiers-lieu, le territoire apprenant, l'AMU globale, l'être au monde, habiter le territoire.





jeudi 4 mai 2017

Conjuguer économie circulaire et créativités de votre territoire ...


"L'économie circulaire créative repose sur : 
- les USAGES que l'on retrouve dans les "espaces hybrides" et autres "tiers-lieux" 
-  les PRATIQUES des secteurs des "industries créatives et culturelles" (cf. étude macro-économique de EY sur le sujet)
- les PRINCIPES de créativités, individuelle, sociale et territoriale, étudiés par la plateforme Créativité et Territoires dont nous sommes membres,

- sur la POSTURE méthodologique de "management de la créativité et de l'innovation collaborative ...
 
et une envie de faire autrement pour votre territoire et vous-même !" 

Alexis Durand Jeanson

Si vous aussi, vous souhaitez conjuguer économie circulaire avec la créativité de votre territoire, soit l'ECONOMIE CIRCULAIRE CRÉATIVE, c'est par ici : 
http://www.revolution-sensible.com/univete2017 

samedi 8 avril 2017

Vers un écosystème Prima Terra ensemble ?


Comme vous le savez, PRIMA TERRA recherche, accompagne et forme sur les nouveaux espaces de coopération depuis 2010, en France et dans le monde francophone.

Petit à petit, nous avons initié, co-fondé et soutenu des dispositifs et des lieux à se constituer pour expérimenter, transformer ou conforter des visions heureuses du monde.

Ces initiatives, aux interfaces des Sciences, des Économies et de la Société, nous souhaitons les rendre visibles et lisibles pour qu'elles puissent continuer à exister, à s'épanouir, à essaimer.

Pour cela, nous avons élaboré une cartographie bêta, évolutive, des lieux et territoires de pratiques géolocalisés qui forment ensemble un écosystème actif où les idées font projets, les utopies s'enracinent, les économies positives s'épanouissent. 

La voici :



Bien entendu, celle-ci se doit de vivre, évoluer, se construire avec vous, qui êtes nombreux à nous soutenir, à nous lire et à nous suivre sur notre carnet de notes (+ de 40 000 pages lues depuis notre premier article) !

Pour cela, je vous invite à proposer des idées, des initiatives à construire ensemble et des lieux à animer "main dans la main" DEMAIN. 

Je pense notamment au pays de Montpellier, que nous habiterons prochainement (été 2017), à nos amis de Marseille ou de Lyon, qui souhaitent voir venir la Révolution du Sensible, à nos collègues acteurs-chercheurs d'Afrique et du Québec, qui s'investissent dans des projets de coopération alliant Recherche, Apprentissages et Développement local ... à vous tous !

Parce que l'avenir se construit aujourd'hui, agissons ensemble !

Au plaisir de vous lire et de vous entendre,
A bientôt,

Alexis, 
pour l'équipe de facilitateurs Prima Terra

jeudi 23 mars 2017

[réflexion territoriale] Vers une FabCity à Toulouse ?


Je vous fais part d'une note synthétique de projet de "FabCity" proposé par le collectif animé par Artilect (l'un des premiers fablabs créés en France et implanté à Toulouse). 

FABCITY TOULOUSE 2054
Présentation synthétique du concept, des enjeux et du calendrier

Pour rester vivable et viable la ville de demain, confrontée à de nombreux risques (climatiques, démographiques, économiques, énergétiques), devra être plus flexible, plus résiliente, plus recyclable, plus autonome aussi.
Le projet FabCity porte l’ambition d’une ville auto-suffisante et globalement connectée, à l’horizon 2054 (soit 40 ans après le lancement du concept par Barcelone…). Convaincue du bien fondé de cette idée, Toulouse Métropole a décidé (à la suite de Barcelone, Milan, Amsterdam, Paris et de quelques autres métropoles dans le Monde) de rejoindre ce projet. 
Passer de « PITO » à « DIDO »
Ces deux acronymes qui sonnent comme un mot d’ordre, symbolisent le changement de paradigme proposé par le projet FabCity : il s’agit de passer de l’état PITO (Product in, Trash Out, « on importe des produits, on exporte des déchets »), à l’état DIDO (Data In Data Out, « on importe des données, on exporte des données ») les déchets sont recyclés deviennent la principale matière première de l’économie urbaine , la ville autosuffisante est connectée avec le monde entier, les données produites par le territoire sont ouvertes, elles constituent la matière première de l’innovation sociale et technologique, les idées et les innovations « open source » sont partagées sur le réseau mondial, pour être enrichies et améliorées en permanence.
Trois enjeux majeurs
Le projet FabCity implique l’idée d’une transition sur la durée, qui doit permettre de passer progressivement du modèle actuel à celui de l’auto-suffisance connectée. Il s’agit d’imaginer, de prototyper puis d’expérimenter et de partager des nouvelles manières de faire :
  • en matière d’aménagement et de gestion de la ville, une ville intelligente et contributive où les habitants ne sont plus seulement usagers mais acteurs du changement (smart-city), une ville qui s’ouvre à la production agricole vivrière et dans laquelle les mobilités sont complètement repensées, une ville qui produit tout ou partie de son énergie tandis que sa consommation tend à la sobriété et l’efficacité…
  • en matière d’activité économique, une ville où la production manufacturière issue du recyclage de ses déchets se relocalise dans des fablabs de quartier dont les habitants sont usagers et acteurs, une ville où la recherche appliquée et l’innovation font émerger des nouveaux métiers et des nouveaux emplois, une ville qui facilite la mise en place des circuits courts entre producteurs et consommateurs…
  • en matière d’organisation sociale et de gouvernance, une ville où les indicateurs de bien-être ont remplacé le PIB et dont les habitants, devenus acteurs de leur avenir  nourrissent de leur réflexion la décision publique, une ville où le rôle de la Collectivité est de faciliter l’émergence et la consolidation des initiatives innovantes…

Les pré-requis
Le projet FabCity nécessite de tisser une alliance coopérative entre la collectivité publique et un collectif d’acteurs de la transition. Les « Labs » (FabLabs, HackersSpaces, BioLabs, LivingLabs…), parce qu’ils conjuguent ouverture au public, design, prototypage, fabrication et expérimentation, peuvent en constituer l’avant-garde.
L’ouverture des données (open-data) et la connaissance fine du territoire (ressources, acteurs, dynamiques…) constituent également une condition essentielle de la réussite du projet dont les étapes seront mesurées grâce à un tableau de bord capable de mesurer les flux et d’évaluer les actions. 
Le calendrier
Il s’agit bien évidemment d’un projet à long-terme dont la réalisation procèdera par étapes. Ces étapes sont autant d’objectifs et de plans d’action à court et moyen terme, s’adossant à des évènements mobilisateurs et à des cycles de programmation de l’action publique.
Dans l’immédiat, deux évènements pourront servir de support au lancement de FabCity Toulouse : le FabFestival du printemps 2017 et l’évènement mondial  ” FAB 14”  accueilli par Toulouse et Paris en 2018.
Les objectifs proposés en rapport avec ce calendrier :
  • en 2018, un FabQuartier expérimental (Saint-Cyprien – Les Arènes) adossé à Artilect et un programme de développement pour la FabCity
  • en 2017 la constitution d’un collectif porteur du projet, la construction du tableau de bord et la réalisation d’une « preuve de concept » pour le FabQuartier

Une réflexion intéressante est à porter en termes de potentialités d'intelligence et de développement local et notamment sur les dimensions de "territoires apprenants" et de "paysages collaboratifs", recherche-action-transmission que nous développons à travers un réseau international de recherche co-initié par Jean-Marc Lange, chercheur en sciences de l'éducation spécialisé en responsabilité sociétale des hommes et des organisations et Prima Terra.

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vendredi 17 mars 2017

3-4-5 juillet 2017 : Prima Terra et les 1ères Assises Nationales Sciences Société à Montpellier



PRIMA TERRA contribue dès à présent à ce qui constitue déjà les "Premières Assises Nationales Sciences Société" à Montpellier, prévues les lundi 3, mardi 4 et mercredi 5 juillet 2017.


La démarche est simple : c'est aux acteurs, chercheurs comme non académiques, de proposer, contribuer et participer au programme ouvert pour "rendre visible et favoriser les initiatives et relations entre les Sciences et la Société".


Trois jours pour constituer :


une vitrine des initiatives, en cours et projetées, 

un carrefour des initiateurs, des partenaires et des acteurs
un stimulateur // facilitateur // accélérateur des possibles !

Les dimensions traitées relèveront de :










Les rencontres et ateliers prévus et co-animés par PRIMA TERRA (les dates sont encore à confirmer) :

3, 4 et 5 juillet toute la journée, dans l'Espace Forum : atelier ouvert "L'écosystème de la recherche participative à Montpellier et Occitanie par extension"  
3, 4 et 5 juillet toute la journée, dans l'Espace Forum : parlons de  "L'Obsidienne et les espaces tiers (tiers-lieux, communs, living labs...)"  
Lundi 03 juillet de 13h30 à 15h30 : 
"L'analyse du cycle de vie d'un projet de recherche traditionnel"

Lundi 3 juillet de 15h30 à 17h : 
atelier "Quelles relations Sciences-Société : qu'est-ce qu'un living lab ? (avec le cas et la mise en perspective possible avec "L'Obsidienne)"
Mardi 04 juillet de 9h à 17 h :  "Les valeurs partagées dans les sciences participatives"  
Mercredi 05 juillet de 9h à 12h30 : "Le panorama de l'éducation à l'environnement et au développement durable en France"



Vous êtes intéressé.e.s pour contribuer ?


Voici les possibilités offertes :


> lire le retour journalistique sur le premier atelier pour composer ensemble.


> contacter Alexis Durand Jeanson : alexis (at) prima-terra.fr