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vendredi 6 septembre 2019

Apprendre : aujourd’hui à l’école, demain partout !

Retour sur une analyse tendancielle, le lieu apprenant.

Article initialement publié le 29 septembre 2017 sur le blog de Prima Terra

Les lieux de la fonction “apprendre”
Alexis Durand Jeanson, consultant-chercheur à Prima Terra, a ainsi pu décrypter en 2017, puis schématiser, avec l’aide Sonia Woelfflin, designer pédagogique, ce que pouvait être l'avenir des espaces éducatifs et/ou pédagogiques en Europe.
A l’aide d’analyses de discours de responsables d'organisations éducatives (notamment Réseau CANOPE, Education Nationale, CNAM ...), d'articles de recherche en sciences de l'éducation et sciences des territoires et de retour d'expériences d'animateurs de lieux orientés "éducations à", un constat est apparu.
Très souvent encore intitulés sous les termes d’école, d’institut ou de centre de formation, c’est-à-dire selon une entrée servicielle, la nomination du “lieu des apprentissages” se nomment aujourd’hui selon une entrée à la fois usagère, servicielle et fonctionnelle, comme la bibliothèque troisième lieu, le living lab, le fablab, le tiers-lieu culturel, le learning center, le creative and maker space, l’urban lab ...

L’apprenance, condition indispensable
Tous ces lieux sont préoccupés par le triple mandat de “celui qui habite”, l’UsAcAu :
usager, potentiel apprenant, comme le visiteur qui vient voir, rencontrer, découvrir,
acteur de dispositif pédagogique, animateur des démarches éducatifs et pédagogiques, comme le maker faisant et partageant simultanément ses pratiques,
auteur, contributeur à la connaissance produite, participant à garantir les conditions propres à l’acquisition de nouveaux savoirs, l’apprenance.
Ainsi, dans ces nouveaux lieux, le sachant et l’apprenant ne font plus qu’un.

Un nouveau métier apparaît, celui de facilitateur
Facilitateur des conditions d’apprenance, c’est-à-dire “apprendre à apprendre”, il est aussi facilitateur de la coproduction des savoirs et connaissances du lieu, facilitateur des moyens d’appropriation du lieu, de ses principes de fonctionnement et de gestion. Ainsi, le facilitateur devient également un Assistance à Maîtrise d’Usage.
Pour répondre à ce besoin de facilitation, on observe que ces lieux cherchent très souvent à reprendre les principes méthodologiques et sociologiques du “tiers-lieu” à savoir un sentiment d’appartenance à un collectif, une liberté d’usages et de pratiques, un partage d’expériences, des règles de fonctionnement souples et distribués ...
L’espace n’est alors plus seulement un moyen physique pour diffuser des savoirs et connaissances mais bien un espace situé, localisé, qui permet d’ancrer l’information, de l’enraciner, de participer à sa production, comme la Culture (produire du commun) résonne en écho à la Nature (préserver le Bien commun).

Le lieu, miroir de l’organisation apprenante
Le lieu devenant apprenant, il devient l’assise, l’ombre et l’impact physique et visible de l‘organisation apprenante.

image
Incarnation socio-spatiale de l'organisation, le lieu apprenant est alors composé de 4 activités clés :
  • Créer, selon un processus de design pédagogique
  • Former, par l'animation de groupes en posture auto- et co-apprenante
  • Accompagner, par le management de la relation communautaire
  • Innover, par l'implémentation, le consensus et l'Assistance à Maîtrise d'Usage Globale (AMUg).
Ce processus organisationnel peut ainsi être optimisé par la mise en place d'une méthodologie "tiers-lieux", mettant l'usager-auteur au centre du dispositif.
Comme toute organisation apprenante, ce lieu et dispositif peuvent être managés à l'aide d'indicateurs propres à évaluer :
  • l'information,
  • l'engagement,
  • la mise en dialogue.
Mettre en dialogue, c’est créer du lien en mettant du liant entre les acteurs, les lieux, les activités. C’est ainsi constituer des organes intermédiaires entre la sphère de la propriété privée et celle de la propriété publique.

Entre le lieu et le territoire apprenant, les communs
Pour construire ces fils qui constituent l’étoffe territoriale, il faut de “l’entre deux”. Cet espace intermédiaire permet de “monter au grenier” des idées, des productions, des outils, des données permettant de participer d’un destin commun. En effet, pour qu’une communauté de savoirs et de pratiques se constituent, s’animent et se pérennisent, il faut qu’elle puisse partager, mettre en commun.
Les données d'usage et les connaissances partagées seraient ainsi les produits du processus, le coeur vital étant la construction de "biens communs" (territoriaux, numériques, urbains, ruraux ...), soient l’organisation pour la bonne gestion de ce qui aura été mis en commun.
Le territoire redevient alors commun, l’organisation devient la communauté d’existence, le lieu devient l’objet commun, la connaissance devenant l’esprit mis en commun.

lundi 24 octobre 2016

[hétérotopies] Les utopies réelles vues sur carte !


Un nouveau glânage sur le web qui permet de voir autrement l'environnement actuel, où on s'aperçoit que les imaginaires communs s'essaiment ...

http://4emesinge.com/geographie-des-alternatives

La morosité ne peut être là, l'heure est à l'action pour inventer demain !

Si comme nous, vous pensez qu'agir ensemble est un bon moyen de faire évoluer la société, les services proposées, les relations entre individus, contactez-nous

 Nous sommes là pour explorer à vos côtés, de façon optimisée, de nouveaux territoires.

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