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vendredi 6 septembre 2019

Concepteurs, notre avenir est au pluriel !

Article de décryptage organisationnel des métiers de la conception, particulièrement celui du concepteur de l’Espace comme l’architecte ou le paysagiste, publié initialement le 19 novembre 2018.
Penser le projet, c’est penser le mouvement, l’expression formelle d’une idée politique et le format d’intervention.
De nombreux articles publient régulièrement des analyses sur les nouvelles manières de façonner les marchés comme les projets d’aménagement comme de construction. On ne cite plus les « Inventer le Grand Paris », « Réinventer Paris », « Imagine Angers » et autres concours à la nouveauté d’agir. Les derniers articles du Courrier de l’Architecte, l’un sur les deux places parisiennes aménagées temporairement par un collectif de professionnels du genre et l’autre sur l’avenir de la profession d’architecte furent pour moi deux électrochocs de plus.
Comment être concepteur aujourd’hui, dans un environnement changeant où, particulièrement la demande publique, demandent sans cesse de se renouveler, d’innover, de pratiquer le changement de posture, avec des pressions normalisatrices constantes et l’imbrication du numérique dans l’intimité du bâtiment ?
Il reviendrait donc au professionnel concepteur, l’architecte, le paysagiste, l’urbaniste, l’artisan d’art et d’autres métiers de Création de développer une capacité, non plus à affiner son savoir-faire, mais bien davantage à démultiplier ses possibilités de rechercher de nouveaux concepts, d’initier des projets novateurs voire d’organiser de futures innovations.
Dans ce sens, le concepteur ne serait plus un Homme de l’Art mais un Homme de la Relation, imposant de travailler à plusieurs, toujours plus vite, toujours plus varié, toujours plus différemment.
Mais au fond, pourquoi ?
Pourquoi la forme collective semble-t-être la voix à emprunter pour élaborer la nouveauté, recherche ultime de notre civilisation occidentale ?
Un ami paysagiste concepteur est amené, régulièrement, à discuter avec moi de la forme que devrait prendre son métier. Ces échanges livrent globalement trois formats.
Un premier serait celui du professionnel compétent, capable et patient, passant un grand nombre d’années dans des bureaux d’études techniques et agences de conception à compléter, affiner, approfondir sa technique. La sagesse du projet semblerait alors aller de pair avec la patience d’acquérir, de pratiquer et de construire son expérience du métier. L’ancienneté, non dans l’organisation, mais dans le métier, semblerait alors la règle pour parfaire l’Ouvrage. Tel un compagnon, il apprend le métier en se mettant au service d’un maître, comme c’est encore le cas dans les métiers associant conception et création, les métiers d’art.
Un second serait celui du professionnel militant, dissident, subversif. Cherchant sa propre logique parmi les écoles de pensée qu’il a pu découvrir durant ses formations et ses premières expériences professionnelles, il ne peut s’empêcher de penser autrement. Sa particularité est de vouloir, sans arrêt, explorer, défricher, questionner les normes en place. Tel un artiste ou un révolté, son parcours est à l’image de la Question, relevant sans cesse de nouveaux défis à la Matière, pour tenter d’approcher une réponse plurielle, politique.
Explorateur, il ne peut s’empêcher de tracer sa voie, croisant, hybridant, reliant des idées, des concepts et des formes d’intervention. Naturellement solitaire, il se relie et se délie de dynamiques collectives en fonction de l’avancée de ses idées. Ici, l’Œuvre est peut-être plus importante que l’Ouvrage, provoquant un récit de vie plus qu’un récit de situation, le projet étant au long cours, permanent, et non une réalisation à faire réceptionner par un seul commanditaire.
Enfin, un troisième format existerait, combinaison et extrapolation des deux premiers. Celui-ci semble être privilégié aujourd’hui pour composer, entre besoin alimentaire et quête de sens, entre esprit d’ouverture et besoin de garantie, entre proximité et reliance virtuelle.
Ce troisième format serait celui de l’électron libre - membre de collectif(s). Ainsi, le concepteur cherche alors la force, l’énergie et l’enthousiasme du collectif dans l’œuvre pour compléter, questionner et expérimenter les manières de créer l’ouvrage. A titre d’exemple, comme nous pouvons l’observer dans les interventions « d’urbanisme transitoire » qui sont réalisées dans les friches, à l’instar des Grands Voisins à Paris ou de la Friche Belle de Mai à Marseille, le temps de quelques années, le collectif est la forme privilégiée.
Pourquoi ?
Car ici, le mouvement, la transition est demandée. La Maîtrise d’Ouvrage ne sait plus, elle tâtonne, elle questionne, elle observe. Le financeur lui, n’a pas les moyens de soutenir un projet partiel, il faut que le terrain trouve sa voie, augmente sa valeur socio-spatial, qu’un paysage commun s’exprime pour l’avenir. Le collectif, lui, a l’obligation de saisir les idées dans l’air, de fabriquer des concepts au fil de l’eau, de dessiner dans le sol plutôt que sur l’écran. Il faut que cela se voit, se vive, l’heure est au spectacle ! Ici, l’instant présent a pris le pas sur l’instant futur, ou celui d’hier, éternel.
Pour le professionnel, le collectif est le moyen d’expérimenter sans se griller, de tester sans signer, de concevoir et de créer dans un seul projet, sur de courtes durées, sans attendre des années que l’Espace soit réceptionné. Le collectif devient alors un carrefour de rencontres, un terrain d’expérimentations et une couverture pour « se faire la tête et la main ».
Que penser donc ?
Faut-il imaginer pour le concepteur porte une seule voix(e), une seule posture de travail, une seule manière d’agir ?
Non, il me semble que l’heure est à la multi-casquette, au multi-échelle, au médium multiple, dans des temporalités différentes.
Ainsi, nous rencontrons aujourd’hui des « collectifs dissidents », expérimentant et écrivant simultanément, des « professionnels méritants » élaborant des organisations collectives multi-partenariales, en résidence et selon des démarches d’innovation ouverte et d’autres, des « militants employés », invités à partager leur force d’esprit, leurs capacités d’intervenir artistiquement ou socialement pour venir promouvoir, raconter ou structurer la pensée d’un cabinet.
Le Concepteur, peu importe son métier, se doit donc aujourd’hui de conjuguer sa pratique au pluriel.
Pour s’adapter et évoluer, en se frottant sans cesse à des idées, des disciplines lointaines ; pour parfaire son parcours, en cherchant des formes d’actions adaptées à ses talents ; pour exister, en développant son œuvre ou l’ouvrage, en fonction de ses affinités, de son paysage relationnel, de sa volonté d’agir ; pour habiter, et ainsi se relier à des initiatives locales comme lointaines résonnant avec sa conception du monde. Ainsi, penser une certaine complexité organisationnelle du Projet, de l’Action, revient à accepter la complexité du monde. Rechercher la pluralité des points de vue ne peut donc qu’être un atout pour trouver une pluralité de réponses.
Concepteurs, votre avenir est au pluriel, saisissez-le !
Alexis Durand Jeanson

vendredi 25 novembre 2016

Prima Terra à la Fiesta CoCo ou Comment Co-Construire des projets Communs ?



Le 17 novembre, Prima Terra a animé un atelier dans le cadre de la FiestaCoco 2016.
Organisée par les Ecobusinessangels, elle avait pour thème « sans argent, 100 ressources, 1000 métamorphoses » et s’est déroulée à la Maison des acteurs du Paris durable.

Pendant cette journée, nous avons échangé autour de choses aussi diverses que la jongleriethérapie avec Frédéric Robin, les voiles-éoliennes avec le projet Archinaute de Charles-Henri Viel, l'éducation alternative avec Alice Project, l’économie symbiotique avec Isabelle Delannoy, et bien d’autres choses encore.

Afin d’initier les acteurs présents à la co-construction, Prima Terra a commencé par planter une graine : pousser les participants à réfléchir à ce qui nous unit et pourrait nous rassembler autour de projets communs.

Comme métaphore de ces liens : un arbre. 


Ses racines représentaient nos valeurs communes. 


Le tronc permettait à chacun d’exposer ses compétences. 


En partant de ces deux dimensions, l’idée était d’imaginer des projets communs qui pourraient émerger dans le prolongement de cette journée.

A l’issue de la matinée, trois pistes ont émergé : un lieu d’apprentissage partagé (autour des nouvelles formes d’apprentissage ?), un événement autour du Bien-être pour bien entreprendre ?, un réseau des acteurs qui cherchent à transmettre autrement ?

De belles pistes pour voir se développer l’Art de Faire Ensemble porté par la Révolution Sensible.

Si vous aussi vous souhaitez impulser des projets collectifs, n'hésitez pas à nous contacter, et à consulter nos outils pédagogiques, que nous pouvons animer au cours d'ateliers.

lundi 31 octobre 2016

[focus] sur un outil d'animation créative, le Vote coloré !


Objet : 
Le vote coloré est un outil d’animation qui permet de structurer une discussion collective et facilite l’expression de tous les participants.

Une de nos expertises, créer et diffuser des outils pédagogiques comme la Palette de vote.

Animation : 
Chaque participant dispose de cartons de couleur, un rouge, un vert, un jaune par exemple. L’animateur énonce des propositions qui questionne la salle sur son sentiment ou sur ses choix. Ceux qui sont pour lèvent le carton vert, ceux qui sont contre lèvent le carton rouge, ceux qui ne savent pas ou n’ont pas compris lèvent le carton jaune.

Outil d’animation, le vote coloré repose sur la prise de connaissance visuelle de tous les avis présents au sein d’un groupe d’au moins une douzaine de personnes grâce à une présentation en couleur des résultats du vote individuel. L’usage du vote facilite l'expression de tous les participants sur un sujet donné. Le vote coloré permet de dégager rapidement les questions consensuelles de celles qui sont conflictuelles. On gagne ainsi du temps en concentrant la réflexion du groupe sur les aspects problématiques. Le vote coloré peut ainsi être utilisé lors du lancement d’une évaluation à la définition de critères de réussites et d’indicateurs, ou, en fin de processus, à la formulation de préconisations, de conclusions et de recommandations.


Variantes : 

Au-delà du vote et de la prise de décision, cette technique peut être utilisé pour faire dialoguer les participants d’un groupe y compris de grands groupes (par exemples des salles plénières de plus de 300 personnes). Dans ce cadre il est essentiel d’énoncer des affirmations, des propositions claires et de demander aux personnes de lever le carton de leur choix. L’animateur invite alors le groupe qui est minoritaire à prendre la parole et à proposer des arguments pour expliquer les positions. Il passe ensuite la parole aux autres couleurs. Dans ce cadre, cette technique favorise la circulation de la parole dans le groupe et évite par exemple que la parole soit confisquée par quelques experts placés en tribune officielle.
Une autre variante consiste à inviter les participants à lever le carton de leur choix au moment où ils le souhaitent pour faire part de leur accord, désaccord ou incompréhension face à ce qui a été entendu ou proposé.


Et alors ? 

Cette technique permet, dans l’instant, de saisir les opinions présentes dans un collectif et de structurer un débat argumenté et enrichi du point de vue de chacun. Il permet également aux personnes de se manifester sans forcément prendre la parole.

Source : Inno'Rural par Cap Rural, 2016.
Prima Terra est membre adhérente du centre de ressources en développement local.

Comme nous, vous appréciez les formes d'animation, de projets qui privilégient la démocratie active, la créativité et l'intelligence collective, contactez-nous !

mardi 25 novembre 2014

[participation] Cité de l'Innovation publique à Paris, retours




Mathilde était à l'une des journées de la Semaine de l'Innovation publique, organisée, au Centquatre à Paris. 
Un lieu intéressant pour son histoire par ailleurs. Il fut tout d'abord un ancien site du service des pompes funèbres de la vielle devenu squat d'artistes puis friche avant de se transformer en un lieu culturel, de recherche en innovation (programme de recherche-action, incubateur...) et de résidences coopératives : artistiques, entrepreneuriales...).



Voici un bref retour du vendredi 14 novembre 2014.



1er Atelier : Open Innovation dans la sphère publique, source de création de valeur(s)

Partage d'outils innovants au sein de différents secteurs : Ministère de la Défense, organisme dans la Santé, organisme dans l'Aéronautique et  organisme dans les Télécoms avec ORANGE.
Un des intervenants a donné une bonne définition du mot entrepreneur: point commun entre tous les profils de ceux qui innovent.
Entrepreneur : Perspicacité sur la réalité d'un quotidien, Opportunité à conjuguer les compétences qui l'entoure, Ambition d'aller vite pour prendre le marché.

Travail en lien avec l'Institut pour l'innovation et la compétitivité :

L'Open innovation n'a pas de limite en soi seulement la question de la propriété intellectuelle. Exemple avec ORANGE, création du MP3 dans la fin des années 90'. 

D'un point vue coût, l'open innovation n'est pas moins cher qu'une innovation classique mais il faut aller plus vite.

Ce qu'il en ressort : Désir de mutualiser les innovations entre les différents secteurs et surtout entre le public et le privé, sous le format d'une plateforme. 
Exemple de l'UMA (Unlicenced Mobile Access) d'Orange http://fr.wikipedia.org/wiki/Unlicensed_Mobile_Access et l'Orange Fab'labhttp://www.orangefabfrance.fr/.

Désir de former en France des personnes aux compétences de Tecnologic shareholders (existe des formations en USA depuis 30 ans mais aucune France) : 
poste aux interfaces entre créatifs avec émergences d'innovations et le "véhicule porteur" qui peut incuber l'innovation, l'accompagner à son développement jusqu'à sa diffusion. On parle avant tout d'humain, avant l'économie ou la technique, car c'est surtout une manière de connecter entre les filières de manières transverses.


2ème Atelier : Innover pour renouveler le débat public: l'initiative "Debatescore" avec le CNDP http://www.debatpublic.fr/

Innover pour renouveler le débat public, initiative "Debatescore":

Question sur la démarche participative de demain : Tout citoyen peut participer à l'élaboration du débat via ce site : http://www.faire-simple.gouv.fr/
en lien avec la mission de la SGMAP: http://www.modernisation.gouv.fr/le-sgmap
et une agence dans le numérique, la Netscouade: http://www.lanetscouade.com/article/communautez-les-citoyens-connectes-peuvent-ils-vraiment-redefinir-la-mobilite-urbaine (Mathilde: Je t'ai mis ce lien en particulier sur une intervention qu'ils ont fait dans un autre cadre cadre, cela me semblait intéressant pour Pistes Créatives)

Ce qu'il en ressort: Comment toucher le grand public et comment le citoyen lambda peut-il s'impliquer dans la démarche facilement? Aujourd'hui beaucoup plus de facilité avec les nouveaux outils numériques mais cela cible un certain public réactif et familiarisé avec ce type d'outil, donc problème d'ouverture et de communication.

Plénière : La modernisation de l'action publique européenne par l'innovation territoriale, avec Mme la Ministre de la décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu.

Travail sur les perceptions d'un territoire que ce soit en interne ou de l'extérieur vers ce territoire.

Question de Stéphane Vincent de la 27ème Région : Quel est l'investissement dans l'action publique en Europe? Qu'est ce que l'on attend de cette innovation territoriale, car avant tout quel est le projet de société et même le projet politique? Sa posture: Répondre aux enjeux de la vie de manière pro-active et créative. 

Question du public : Comment le service public peut il accompagner le citoyen et aller au delà qu'être juste accessible? Appuyer son rôle de facilitateur en donnant le pouvoir de permettre aux citoyens de "faire" par des médiations et des plateformes horizontales hors silos... 
Une révolution qui doit se faire avant tout dans la fonction publique dès la formation, ex : à l'ENA, hiérarchisation des ministères par silos d'après le classement des élèves de l'école ( le 1er a Bercy, le 2nd, les Affaires sociales, etc...) et donc certains silos en dominent d'autres de cette manière.

Ce n'est donc pas forcément un débat européen mais surtout un débat de groupe par territoire. Il faut gagner du sens et mettre à contribution les "sachants" (par ex la matière grise de nos chercheurs) pour travailler ensemble sur un nouveau modèle : 

Aller de la puissance publique pour passer à l'action publique.

A partir de ces questions, comment et quelles possibilités donne-t-on à nos fonctionnaires pour faire?

Ce qu'il en ressort :  3 grandes clés d'entrée : Gouvernance - Innovation - Citoyenneté
Comment simplifier l'action publique grâce à l'innovation sociale?
Comment mettre en capacité les entrepreneurs pour innover?
Comment comprendre les citoyens?

lundi 17 novembre 2014

[Publié pour Via Paysage] Vers un modèle de Community Land Trust ?


Retour sur un échange du Forum Francophone des Biens communs, où l'on y parle d'espaces publics, de modèles communautaires en Belgique. Les questionnements sont intéressants ...

"Pour votre information, une série de citoyens et d'associations essaient en Belgique d'ouvrir des espaces publics non gouvernementaux au sein de l'appareil d'état ou à côté de ce dernier. Nous posons que l'échelle de délégation à laquelle nous sommes parvenus est largement trop élevée et incomplète (du Quartier à l'Europe en passant par la Région Bruxelloise et l'état Belge dans notre cas). Nous travaillons sur des objets d'institution qui instituent leurs propres règles, en intégrant les pouvoirs publics dans la mesure où une coopération est possible.
Cela pourra se faire dans le cadre : - du Community Land Trust que nous mettons en oeuvre depuis 2008 (initiative visant à acquérir et gérer du foncier en bien commun en socialisant les plus-values foncières), - dans le cadre des bassins versants solidaires - ou encore dans le cadre de "Commons Josaphat". 
Enfin, je tenais à vous toucher qq mots sur cette dernière initiative, Commons Josaphat. S'agissant d'un processus en construction, nous avons besoin de toute la matière grise disponible. [...]
Nous réfléchissons sur 24 ha de friche en propriété publique qui devraient être privatisée à 77% à l'horizon 2027. La valeur réelle de ce fond s'élève à 54 Millions d'€. C'est donc au minimum un objet qui nécessite institution. Il est aujourd'hui public; il sera privé demain. Comment créer les conditions pour qu'il devienne commun? C'est la question que nous posons. Comment assurer la préservation de ces 54 M€ de valeur foncière au bénéfice de la collectivité? On voit assez que la position politique représentative - l'appareil technique et partisan- est défaillante. Elle pose la privatisation comme horizon de dvlp. On voit par ailleurs que la rénovation intégralement publique aurait un coût disproportionné (oscillant autour du millard). Quid alors?  
Nous investigons le modèle de Letchworth. 
Par ailleurs, nous avons lancé, à Bxl, les Community Land Trust qui construisent des micro réponses à ces questions. En travaillant à partir de la friche Josaphat et de tout ce dont elle doit devenir le support pour faire ville, nous nous obligeons à penser le social dans sa globalité. Que serait une génération d'emploi en bien commun? Que serait une éducation en bien commun? Que serait une place publique en bien commun? Sa propriété doit elle-être publique? Ou partagée entre toutes les personnes qui l'utilisent?  
Et globalement, quelle est la bonne échelle de décision pour cette friche? Les riverains qui en ignorent à peu près tous l'existence? Les pouvoirs publics régionaux qui comptent la privatiser? Les futurs habitants que l'on ne connait pas encore? Ceux qui finissent leurs études de droit et achèteront les terrains privés en 2024 ? ou les 44 000 personnes sur les listes d'attentes des logements sociaux qui se presseront au portillon des 23% de logements publics à cette même période ?  
L'hypothèse de Commons Josaphat et des biens communs consiste à dire que l'espace de gouvernance et ses mécanismes ne recouvrent pas un périmètre existant (le quartier futur, voir le quartier et son pourtour), pas plus qu'un périmètre administratif (la commune, la région,...). 
L'espace de gouvernance doit être composé d'une présence :  
des riverains (ceux qui sont concernés par le futur),
des futurs habitants du quartier (donc à ce stade, la liste d'attente des logements publics),
des travailleurs de ce quartier (autrement dit, même des flamands et des wallons qui viendraient dans le quartier, en tant que la ville dans laquelle ils passeront 40h semaine est celle qui accueille leur lieu de travail, pas celle où ils dorment),
des représentants des échelles administratives suppérieures (commune et région, oir communauté dans le cas belge),
des représentants des infrastuctures qui traversent le quartier (SNCB+STIB)
- ...  
Et ce nouvel espace de gouvernance serait en charge de décider du devenir de ce quartier dans les multiples composantes qui en font un morceau de la ville. Ils auraient à minima :
- à prendre soin de ces 54 millions de valeur foncière, d'assurer que cette valeur se préserve que les richesses qu'elle dégage servent à la collectivité.
- à assurer que ce morceau de ville reste accessible au 51% de la population les moins riches (soit à la majorité faible, la forte étant libre de se trouver une place ailleurs). 
Bref, il y a là-dedans de l'utopie, de la contestation et de la proposition. Les pouvoirs régionaux l'ont saisi en essayant d'abord de torpiller notre organisation (coupe de subside, pas d'accès autorisé à la friche, menace juridique si occupation...) Et on continue le petit bonhomme de chemin. Nous étions 15 au départ, nous sommes aujourd'hui une 50aine de personnes à réfléchir à ce que serait un quartier en bien commun. Des facs d'architecture et de droit commencent à nous emboiter le pas.  
Ce qu'il y a d'intéressant là-dedans, à travailler l'utopie à partir d'un lieu, à travailler une utopie située, c'est que toute position théorique ne peut se satisfaire de la chaleur englobante du concept ou du confort de la critique externe (les associations de contestation marxiste de la ville estiment que nous sommes démesurément réformistes, que la meilleure solution, c'est la propriété publique et le logement social, point).  
Pour nous, chaque position doit se traduire dans un "Mais comment fait-on demain?". Même si c'est moins rentable financièrement que d'investir les partis politiques, même si c'est plus hasardeux et inconnu, même s'il n'y a pas nécessairement de jalon concret qui donne la certitude d'une progression, nous poursuivons ce cheminement, convaincus de son intérêt. 

Nous sommes en recherche d'idées pour élaborer des propositions crédibles de développement alternatif de ce morceau de ville. Nous avons lancé un appel à idée qui a abouti en novembre dernier à la remise d'une 60aines de propositions. Afin que le process soit le plus inclusif possible, la commande de l'appel à idée est restée très ouverte: remettez des idées pour la friche, exprimez en quelle mesure elle répond à des nécessités collectives et racontez comment elle peut instituer des communs  et être gérée comme telle? 
A présent, nous retissons des liens entre ces 60 idées et tâchons de faire un saut qualitatif pour que nous propositions puissent rentrer en dialogue avec la proposition de privatisation portée par le pouvoir public.
Longue explication du process pour solliciter vos idées et imaginaires sur le sujet. Si vous connaissez des expériences significatives qui pourraient nous inspirer, je vous remercierais encore de me les renseigner. "
Loïc G.

lundi 10 novembre 2014

[Vu sur le Web] Entrepreneuriat social : quête de sens, intelligence collective et créative


Lorsque des entrepreneurs sociaux, des responsables de la finance "conventionnelle" ou le Président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) parlent de "Social Business" à l'occasion du second débat de la semaine de l'entrepreneuriat social, on entend des idées intéressantes que Prima Terra l'Agence introduit tous les jours un peu plus depuis  ans ...

On y parle de posture d'entrepreneur social, en répondant à une quête de sens par la convergence du groupe autour d'intérêts collectifs ...

Mais aussi que la banque BNP Paribas souhaite à répondre aux intérêts de ses actionnaires, non plus seulement à de seuls intérêts financiers mais aussi à des attraits environnementaux et sociaux qui demandent aux établissements bancaires de repenser leur modèle.

Ou que l'Economie Sociale et Solidaire est une réponse [ndlr : un outil, un levier] aux dynamiques émergentes, une économie localisée et solide car basée sur l'humain plus que sur le financier, et bien "présente", s'appuyant sur une communauté d'intérêts ancrée sur un territoire.

Tout comme le fait que le porteur de projet ne doit plus seulement avoir une bonne idée mais aussi être le plus rapide ou, comme l'exprime Adèle Galey de Ticket for Change, apprendre des bonnes pratiques d'ailleurs, apprendre de celles-ci et les co-créer, en concertation avec son environnement local son écosystème.

Mais aussi s'adapter à un nouveau contexte environnement, s'inspirer des pratiques venant de "pays émergents", dans une forme d'économie frugale.

Ou enfin, ne plus dissocier le social et le business, s'inspirant de la décontraction anglo-saxonne à travailler et bien gagner sa vie dans le social...

Retour en images ici :


Economie solidaire : les dix temps forts du débat par liberation

lundi 13 octobre 2014

[invitation] 3èmes Journées d'Automne "Créativité et Territoires" à Poitiers du 22 au 24 octobre

Rendez-vous du mercredi 22 au vendredi 24 octobre 2014 à l'EMF Poitiers pour les Troisièmes Journées d'Automne "Créativité et Territoires", Prima Terra l'Agence co-animera une table ronde le vendredi matin sur l'ingénierie territoriale et l'accompagnement de porteurs de projets.



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Trois journées de tables rondes, d’ateliers pour échanger autour de la question : comment mobiliser efficacement pour la créativité des territoires ?

Modalités d’inscription :

La participation aux journées est gratuite mais l’inscription obligatoire, en remplissant ce formulaire en ligne.
Un buffet est proposé à l’Espace Mendès France, café, vin compris à 15 € (dans la limite des places disponibles).
Plan de Poitiers au format pdf : PlanPoitiersWeb
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Programme :

Téléchargez le programme au format pdf : ProgrammeJournéesAutomneCreativiteTerritoire2014
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Mercredi 22 octobre 2014

14h – 14h15 : Présentation et modération de la journée par Jacky Denieul
14h15 – 17h : Introduction par Jean-Pierre Comettiphilosophe.
Temps de Recherche & Développement sur cette question avec un échange entre un groupe de chercheurs transdisciplinaire : Fiorenza Cout, chercheuse en traditions populaires – Vallée d’Aoste ; Brigitte Ollier De Boucaud, participante au montage formation ouverte à tous (MOOC) sur la créativité ; Yvette Lazzeri, enseignant – chercheur au centre d’études et de recherches internationales et communautaires (CERIC) de l’université de Aix-Marseille ; Delphine Crublet, ethnologue (SEA Europe), chargée de développement collectivité territoriale, Picardie ; Michel Richard, président de l’institut Jacques Cartier (géopolitique) ; Paul Vermeylen, architecte-urbaniste, expert en management public, et un groupe de professionnels-praticiens des territoires.
17h – 18h30 : Poitiers, ville de savoirs. Visite guidée du centre ville avec Nathanaëlle Gervais, guide – conférencière.
20h : Dégustation cuisine du monde à la cafétéria de l’Espace Mendès France. Avec Yassir Yebba, Randy Menard (cuisine de Louisiane).
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Jeudi 23 octobre 2014

Modérateur de la journée Pierre Pérot, urbaniste sociologue (Espace Mendès France).
9h – 9h30 : Interventions de Jean-François Macaire, président du conseil régional Poitou-Charentes, de Alain Claeys, président de l’agglomération de Poitiersmaire de Poitiers, mot d’accueil de Didier Moreau, directeur de l’Espace Mendès France.
9h30 – 10h : Introduction générale de Paul Vermeylen, architecte-urbaniste, expert en management public, sur le temps de la métropole.
10h – 11h : Table-ronde sur l’entrepreneuriat dans les territoires sous toutes ses formes (éducation, culture, accompagnement…)
Interventions de Jean-Yves Dugast, directeur général de la Fondation entreprendre ; Jean-Paul Pronost, responsable animation réseau de la fédération des agences de développement et des comités d’expansion économique (CNER) ; Jean-Marc Neveu, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Région Poitou-Charentes ; témoignage de Jean-Luc Charrier, président de l’association ICARE – informations pour les créateurs et aides aux repreneurs d’entreprises à Thouars.
11h – 11h45 : Les enjeux de la créativité dans les territoires
Interventions de Edgar Morin, sociologue et philisophe, directeur de recherche émérite au CNRS et de Jean-Pierre Aubert, chargé de la mission sur l’amélioration de l’anticipation des mutations économiques et leur accompagnement par le cabinet du 1er Ministre, secrétaire général de la chaire MAI – Mutations-Anticipations-Innovations de l’IAE de Paris.
11h45 – 12h30 : Table-ronde sur l’action sociale, au service de la créativité du territoire
Interventions de Gérard Creux, sociologue attaché de recherche à l‘institut régional du travail social (IRTS) de Franche-Comté ; Yves Lusson, accompagnateur en créativité collective – Auvergne ; Anne Chesnot, psychologue – psychanalyste (conférence théâtralisée – Poitiers).
12h30 – 14h : Buffet à l’Espace Mendès France (places limitées sur inscription)
14h – 14h30 : Mise en situation concrète de créativité « Alliance Pursuit », jeu présenté par Jean-Marc Neveu, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Région Poitou-Charentes.
14h30 – 15h15 : Table-ronde sur le rôle, en centre ville, du commerce, du tourisme… dans la créativité du territoire
Interventions de Hervé Lemainque, président de la journée nationale du commerce de proximité ; Francis Palombi, président de la confédération des commerçants de France ;  Philippe Gustin, directeur des Affaires Internationales de la ville de La Fayette (USA) : les festivals dans la ville, une revitalisation du centre urbain ; présentation du mouvement des Greeters de Tours par Virginie Rivainoffice de tourisme de Tours ; et des représentants de commerces locaux.
15h15 – 16h : Table-Ronde « À chacun son lab »
Interventions de Sarah Goldberg, présidente de Maker / Seine à Paris ; Marie-Laure Cuvelier, animatrice de la coopérative Tiers-Lieux d’Aquitaine, et un représentant du réseau Fab’Lab de Poitou-Charentes.
16h – 17h : Table-Ronde de l’association française pour le développement de la créativité : Créa-Franceet ses antennes régionales, animée par Isabelle Jacob, présidente de Créa-France.
17h – 17h30 : L’innovation à l’international : quelles leçons pour nos territoires ?
Intervention de Denis Brunet, vice-président du conseil général de la Vienne.
Soirée libre, regroupement possible en centre ville pour une soirée d’animation autour de la Louisiane.
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Vendredi 24 octobre 2014

Modérateur de la journée Virginie Baubriaud, chef de projet éducation formation (CAUE 79).
9h – 10h : Table-ronde sur l’exigence culturelle, une nécessité pour dynamiser la créativité dans les territoires
Interventions de Nathalie Mansuy-Todeschini, responsable de la médiation jeunesse à la médiathèque départementale de Seine-et-Marne ; Catherine Simon, de l’IRTS de Lorraine ; Nelly Margotton, entrepreneure – philosophe ; Philippe Brunet, de la compagnie DEMODOCOS.
10h – 10h30 : Complémentarité entre l’ingénierie territoriale et soutien aux porteurs de projets
Interventions de Alexis Durand-Jeanson, facilitateur de projet Prima Terra ; Franck Buffeteau, architecte et metteur en scène ; et témoignages de porteurs de projets.
10h30 – 11h45 : Responsabilité Sociale et Environnementale
Intervention de William Bourdon, avocat, essayiste « Petit manuel de désobéissance citoyenne », édition JC Lattès, initiateur de l’association Sherpa, tournée vers la notion de responsabilité sociale des entreprises.
Expérience dans un département, le Drôme par Jean Roche, directeur de Kasciopé-CCSTI de la Drôme, président de la Réunion, association nationale des CCSTI ; Patrick Gagnaire et Gérald Drubigny.
11h45 – 12h15 : Faire pousser la créativité dans les territoires, éclairage sur l’apport du centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) de Mathilde Vanderrusten, conseillère formation à l’institut spécialisé d’études territoriales (INSET) de Dunkerque.
12h15 – 12h45 : Le terroir et ses ressources, avec Fiorenza Cout, chercheuse en traditions populaires – Vallée d’Aoste.
12h45 – 14h : Buffet à l’Espace Mendès France (places limitées sur inscription)
14h – 15h : Le marketing territorial appliqué aux petites et moyennes villes par Christophe Alaux, directeur adjoint de l’institut de management public et de gouvernance – université Aix-Marseille.
15h – 16h30 : La ruralité créative
Interventions de Cédric Szabo, de l’association des maires ruraux de France (AMRF) ; Jean-Yves Pineau, du collectif ville campagne ; un représentant de France-Créative ; et témoignages d’acteurs locaux pour «capitaliser ce savoir que représente leur expérience passée au service des territoires».
16h30 – 17h30 : La marque Limousinedistinction et territoire par Ludovic Guinot, chargé de mission auconseil régional du Limousin.
17h30 : Clôture des travaux

Contacts :
Pour tous renseignements sur le programme de ces journées, contactez Jacky Denieul :jacky.denieul@emf.ccsti.eu ou contact@emf.fr

lundi 29 septembre 2014

[Lu sur le Web] Les Biens communs et la Culture du Penser qui devient Faire


Echanges libres extraits du Forum francophone des Biens communs...

A partir des éléments que tu nous a transmis, je focalise sur les points suivants :
"pour l'action, des processus reproductibles d'élaboration collective de solutions
​ ​
aborder la ville comme un système vivant, un écosystème, ... "
"processus de création commune des politiques plutôt que sur des institutions,"
"des relations entre acteurs, ..."
"Ce qui compte, en définitive, c’est de relier ceux qui sont la référence et le point d’appui des communautés"
Cela me conduit à identifier une certaine maturité des acteurs aujourd'hui à construire une "pédagogie de l'ecosystème d'affaires"*. 
Dans le monde de l'innovation entrepreneuriale, ce vocable est devenu un gimmick, mais cela témoigne justement d'une disponibilité à construire des dispositifs économiques cohérents, nourris par un foisonnement d'initiatives et de relais (plateformes) qui font masse critique pour entrainer dans la dynamique des acteurs - jusque-là non impliqués - parce que l'on parle solutions.
Certains vont immédiatement répondre "PTCE" mais je pense encore plus micro, au niveau de l'habitant.
Focaliser sur l'élaboration et la gouvernance d'ecosystèmes à l'échelle locale me semble une porte d'entrée pour des communautés exclues des flux de richesses et des acteurs insérés dans des circuits économiques obsolètes.
Autrement dit, à l'échelle individuelle, comment est-ce que je pense la transformation (ou reconstruction) de mon tissus de relations socio-économiques ? Et de quels outils je dispose pour le faire ? (les plateformes actuelles sont insuffisantes).
Dans ce contexte, comment les acteurs des communs vont-ils m'aider à donner du sens à cette transformation ? 
Et donc quelles méthodologies les acteurs des communs doivent-ils déployer dans cette perspective ?
*au sens d'un "Ensemble des relations (verticales, horizontales et transversales ; directes ou non ; formalisées ou non) entre acteurs hétérogènes guidés par la promotion d’une ressource commune et d’une idéologie qui entraîne le développement de compétences partagées (compétences écosystémiques)."

Ces questions nous amènent à chercher des réponses par des dispositifs expérimentaux associant les plateformes de communautés, d'échelle transterritoriale, en passant par les communautés d'acteurs, d'échelle territoriale et locale, en arrivant jusqu'à la micro-locale de l'acteur-usager-habitant lui-même.

Solution expérimentale open source et open utilisation. Seules les "énergies actives" en sont maîtres.


Nous tentons actuellement d'expérimenter la question à travers Terres Créatives les communautés et son implantation dans divers territoires, de la Charente (ruralité agricole et viticole à population vieillissante) à la Charente-Maritime (proximité du littoral et dynamisme locale tournée en majorité vers le tourisme) en passant par la Haute-Normandie (oligopole de villes polarisantes et proximité culturelle du Grand Paris), s'arrêtant par Saint-Ouen et le territoire de Plaine Commune ("de l'autre côté du périph'", forte capacité d'invention et de créativité urbaine citoyenne et politique, multiculturalisme et pauvreté présente...).

Des questions se font néanmoins ressentir, auxquelles nous cherchons des solutions.

- La gouvernance de la communauté locale elle-même : si la communauté est informelle, cela ne pose pas de difficulté autre que sa représentation. Si elle se trouve à générer du formel et de l'informel, une charte se fait alors sentir.
- L'animation locale : acteurs locaux, partenaires ou usagers participants aux temps.
- Le financement : à cette question, ne devrait-on pas parler davantage de ressources à mettre à contribution ? Dans ce cas, il devient incontournable de s'appuyer sur les forces en présence sur les territoires, celle-ci pouvant mettre à disposition leurs moyens.
- La possession d'idées et de projets produits collectivement : l'intérêt des communautés est de pouvoir produire des idées, des échanges par des disputes argumentées ou toute autre joute verbale propre à générer des réponses, des projets partagés. 

Vient alors la question de la propriété intellectuelle de ces informations, de son appropriation collective et des formes sociales devant les porter... Collectivité locale avec le risque d'instrumentalisation politique, acteur local pouvant l'employer comme outil d'intelligence économique ou politique, usager pouvant lâcher prise ou l'employer à des fins privés... 
La question vient-elle de notre génération oubliée, celle des retraités, souhaitant s'investir sur son territoire, rencontrer et participer à des actions variées, s'amuser et initier, transférant son expérience à l'oreille novice et attentive ?

Si vous aussi, vous souhaitez vous animer à nos côtés pour avancer sur ces questions, n'hésitez pas à nous contacter tout en allant visiter le site Terres Créatives.

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