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vendredi 9 juin 2017

Au service de vos projets et territoires par l'innovation habitante !


Voici une vidéo de qualité produite par Cap Rural, partenaire et centre de ressources pour le développement rural en Rhône-Alpes sur l'innovation, qui explicite ce à quoi peut servir Prima Terra dans vos projets.




En effet, l'innovation est pour nous "un regard différent, une posture méthodologique et un domaine de recherche, de créations et d'ingénierie propres à favoriser, constituer et animer de nouveaux rapports sur un sujet donné, en se basant sur les intérêts convergents entre parties prenantes, ayant pour finalité un développement responsable et harmonieux pour le collectif d'entités, le territoires et ses bénéficiaires (habitants, élus, professionnels ...)".

En cela, l'innovation est pour nous "habitante", permettant de mettre en oeuvre "des usages, pratiques et partages qui font territoire".


Ainsi, en initiant, concevant et co-animant un écosystème propre à de nouveaux espaces de coopérations sur la thématique qui vous intéresse, comme l'économie circulaire créative avec le dispositif Révolution Sensible, nous favorisons l'amorçage, le déploiement et la valorisation des initiatives porteuses de sens, de développement et de liens sur votre territoire et dans votre organisation.

L'avantage de l'innovation dans vos actions quotidiennes :

- optimiser vos ressources en amorçant un principe "d'économie frugale",
- favoriser une culture de "l'organisation apprenante", au bénéfice de l'apprentissage individuel, collectif et organisationnel de votre structure,
- forger un esprit de la coopération dans votre organisation et avec votre territoire,
- assurer un développement harmonieux et porteur de sens de votre entité,
- faire écho avec de nombreuses autres dynamiques locales, permettant de "faire plus et mieux à plusieurs" en "donnant de la voix" à votre vision de société !

Pourquoi pas vous ?


Contactez-nous, nous avons tant de choses à nous dire !

Alexis DURAND JEANSON, pour les projets nationaux, Nouvelle-Aquitaine et dans le monde francophone
Mathilde ELIE, pour les projets dans l'Ouest (Pays-de-la-Loire, Bretagne, Normandie, Poitou)
Sonia WOELFFLIN, pour les projets en Ile-de-France, Normandie et en Centre-Val de Loire
Mathilde COTA, pour les projets en Occitanie

contact-agence (at) prima-terra.fr


Pour aller plus loin sur le thème de l'innovation, lire ceci !

samedi 3 juin 2017

[fiche de lecture] Vers davantage d'innovations publiques par le design ?



Suite à la lecture d'une publication scientifique des chercheurs Jean-Marc Weller et Frédéric Pallez sur les "formes d'innovations publiques" et plus particulièrement celles portées par le design, je vous fais part de quelques éléments de synthèse intéressants pour ce qui nous intéresse, habiter le territoire, c'est-à-dire les usages, pratiques et partages qui participent de la constitution du sentiment d'habiter un territoire.

On peut y lire les éléments suivants :
- les formes d'innovations publiques ayant pour objet l'Espace (aménagement d'un espace public par exemple) ou la participation (mobilisation des habitants, usagers... dans le cadre d'un projet public) sont actuellement en fort déclin en terme de représentativité de l'innovation publique en France ; 

- au contraire, les formes d'innovations publiques ayant un rapport avec une refonte organisationnelle ou une transformation managériale au sein de l'administration sont en constante croissance, 

ce qui nous laisse à penser que ce qui touche le quotidien des professionnels de la Fonction publique est sans doute plus parlant et révélateur d'une tendance de fond, le besoin de concilier optimisation/réduction budgétaire avec efficience face aux objectifs demandés par l'Élu (et indirectement par l'habitant) et quête d'un renouveau de sens de ce qu'être "agent public". 

Une hypothèse pourrait être soulevée : la nouveauté produite par la posture méthodologique du design et la volonté de la "mettre à toutes les sauces" et dans tous les contextes, a pu faire oublier la réelle complexité de l'objet lui-même, renvoyant, au-delà de la technique, à des notions plus politiques et philosophiques que peut-être la participation face aux différentes formes de la démocratie ou à celle de "l'espace public" souvent envisagé à la fois comme un espace urbain, la Rue, ainsi que comme espace d'expression, de mise en capacités... 

Ainsi, il nous semble important de soulever le besoin de questionner la raison la raison de l'emploi souhaité du design, sur le fond comme la forme, dans la recherche d'innovations publiques, afin que celui-ci soit au service d'une raison d'être, d'une mission et de fondamentaux partagés, et non comme simple "nouveauté technicienne". A Prima Terra, nous cherchons à questionner le sens lors de chaque projet, en organisant notamment des temps préparatoires avec les élu.e.s et décideurs sur la dimension profonde de l'innovation souhaitée.

- On observe également la diminution sensible depuis 2013 du nombre d'innovations publiques par le design, comme illustré sur ce visuel.


En effet, nous observons ici un possible "essoufflement" de l'emploi du design pour l'innovation publique. Il semblerait, d'après les auteurs, que "l'effet nouveauté" ayant pris son envol surtout à partir de 2009 soit issu du travail conséquent de défrichage et d'acculturation par ses réseaux et promoteurs phares que sont la 27ème Régionla FING ou la Cité du Design de St Etienne.

Il nous semble intéressant de questionner, comme Prima Terra l'a réalisé il y a plusieurs années le rôle potentiellement jouable par le design et ses acteurs mais aussi la limite de cette posture méthodologique qu'est le design, pouvant permettre d'initier une dynamique nouvelle dans la Fonction publique, insuffler un regard "orienté utilisateur" mais aussi faciliter la mise en place de nouvelles pratiques mais ne pouvant en aucun cas remplacer les profils, pratiques et approches des opérateurs en place par de seuls designers. 

En effet, les équipes en place ont certes besoin d'agents facilitateurs que peuvent représenter les designers seuls, mais ont aussi besoin de développer une autonomie suivant le départ de ces derniers, en ayant à disposition des formations, des méthodes et des outils de déclinaison opérationnelle de l'innovation produite.

A Prima Terra, nous partons du principe que chaque projet doit être abordé par au moins trois composantes, présentes au sein de notre équipe : le design, pour initier, faciliter et traduire les représentations partagées, l'Espace, pour incarner physiquement, virtuellement, socialement, culturellement ... le changement en cours et le management dans la complexité, qu'il soit d'ordre de l'analyse sociologique, du développement local ou de la déclinaison des politiques territoriales.

- Ainsi, la publication révèle, face à ce constat, l'intégration de plus en plus prégnante d'autres disciplines aux équipes de designers, en sciences sociales, en gestion, en techniques spatiales ... comme l'indique le visuel ci-dessous.


Il nous semble intéressant de questionner ainsi comment, face au cloisonnement actuel des compétences, notamment des collectivités (gestion propre au service, logiques servicielles par service, comme la culture, la voirie...), mais aussi face aux silos organisationnels que l'on retrouve aujourd'hui de façon courante dans ces dernières (culture pour la commune, économie pour la communauté de communes par exemple) mais aussi à l'échelle de l'Etat (ministère de l'éducation nationale et ministère de l'enseignement supérieure, de la recherche ou encore Culture et Communication et Economie de l'autre ... alors que les deux sont intimement liés), les possibilités offertes pour mettre en place, de l'intérieur des équipes transversales, permettant l'innovation publique !

Pour nous, à Prima Terra, l'innovation peut et doit venir de l'intérieur comme de l'extérieur, à travers la mise en place de projets, formant ensemble processus, en s'appuyant non pas sur les consignes internes mais sur les ressources et les dynamiques externes, passant d'une collectivité (administrative) imposée à une collectivité instituée par l'action, le projet.

Il nous semble également important que l'ensemble de ces projets puissent se nourrir les uns des autres, dans une approche propre à l'école de pensée des "Créativités et Territoires", où le regard créatif, la spontanéité, la rencontre impromptue auraient autant de place au quotidien que le Projet, débattue, questionnée sans cesse par l'action audacieuse et convergente d'acteurs variés, issus du territoire mais aussi d'ailleurs.

Ainsi, nous pensons que la Territoire ne peut se construire que par la Pensée et l'Action simultanée, formalisées par des relations organiques (cultivant les opportunités, les métissages d'idées, de projets et de disciplines) et non plus mécaniques, où la logique de gestion ne serait plus la finalité.


- Nous pouvons lire que ce qui ressort est bien une grande majorité des projets accordées et incarnés par un lieu, un territoire et non pas un sujet général, permettant d'envisager le travail en commun de façon habitante, que l'on soit ou non du territoire ...
Cela participe ainsi d'une réflexion sur les raisons et les possibilités qu'offrent néanmoins l'innovation publique par le design, au nombre de quatre tendances, qui doivent être systématiquement questionnées lors du montage d'un nouveau projet à caractère potentiellement innovant.

La première est celle de l'entrée par le quartier, un village ... renvoyant à l'image de l'immédiateté habitante, à l'espace vécu, du quotidien.
La seconde est celle de l'équipement, posant question des fonctions (et des usages !) que peuvent porter des biens matériels publics. Le territoire est alors appréhendé par l'entrée "des lieux et services d'accueil", renvoyant notamment à la question de l'accessibilité des services publics. 
La troisième est de celle de la transformation organisationnelle de l'administration publique, allant des lieux de travail au processus de décision, questionnant ainsi les postes, rôles et responsabilités que doivent demain porter les opérateurs publics. Ici, c'est l'enjeu de la coordination entre les acteurs publics et privés du territoire qui est soulevé, renvoyant à la notion "d'écosystème relationnel et partenarial" développée par Prima Terra.
La quatrième, enfin, est celle de la relation du Public avec le public, sans relation immédiate avec le territoire. Il s'agit ici de questionner les interfaces, les possibles, les données... en mobilisant la société civile, organisée ou non, autour de problématiques davantage de l'ordre de l'Etat et de ses missions instituées.
Enfin, l'auteur conclut sur deux points : "l'ampleur du phénomène et sa pérennité", notant notamment la fourche du mouvement de fond en deux tendances, l'une portée par l'approche managériale de l'optimisation des ressources et des impacts (ayant le risque de n'être que la suite de modes comme la Qualité Totale, le Six Sigma...), l'autre orientée vers une profonde vision méthodologique ET politique de la transformation publique.

Le second constat est celui de la qualité du phénomène, révélant une évolution actuelle des objects de travail du design public et une transformation possible de la méthodologie du "design de services publics" à celle "d'un design de processus", beaucoup plus englobant et complexe mais bien plus efficient sur le long terme pour les territoires !

Prima Terra souhaite, face à ces constats, poursuivre la mise en place et l'animation d'un écosystème coopératif de solutions, initiatives et dispositifs dédié à l'exploration de nouveaux espaces de coopération, par la Recherche, l'Accompagnement et la Formation, en France et dans le monde francophone.

Si vous souhaitez poursuivre la discussion et engager une réflexion-action à l'échelle de votre territoire, de votre organisation ou des liens possibles avec les autres acteurs, publics et privés, contactez-nous !


Pour aller plus loin et lire l'article : https://www.cairn.info/revue-sciences-du-design-2017-1-page-32.htm


par Alexis Durand Jeanson

jeudi 4 mai 2017

Conjuguer économie circulaire et créativités de votre territoire ...


"L'économie circulaire créative repose sur : 
- les USAGES que l'on retrouve dans les "espaces hybrides" et autres "tiers-lieux" 
-  les PRATIQUES des secteurs des "industries créatives et culturelles" (cf. étude macro-économique de EY sur le sujet)
- les PRINCIPES de créativités, individuelle, sociale et territoriale, étudiés par la plateforme Créativité et Territoires dont nous sommes membres,

- sur la POSTURE méthodologique de "management de la créativité et de l'innovation collaborative ...
 
et une envie de faire autrement pour votre territoire et vous-même !" 

Alexis Durand Jeanson

Si vous aussi, vous souhaitez conjuguer économie circulaire avec la créativité de votre territoire, soit l'ECONOMIE CIRCULAIRE CRÉATIVE, c'est par ici : 
http://www.revolution-sensible.com/univete2017 

lundi 20 mars 2017

Retour sur le Co-lab au salon Produrable, le 14 & 15 mars 2017 à Paris

Le 14 et 15 mars avait lieu à Paris le Salon Produrable, dédié aux acteurs et aux solutions pour le Développement Durable et la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

Dans le cadre de cet événement, des "Co-labs" ont été organisés avec la présence de Sonia Woelfflin, designer à Prima Terra.

Ces Co-Labs sont des espaces de réflexion où les participants sont invités à partager leurs expériences et échanger autour d’un sujet. Ce mode de « faire » prend la forme d’un espace collaboratif encourageant le partage, les envies d’agir et la naissance de projets au travers de discussions, sans être un débat.

Il se déroule en trois temps :
  • Un temps de présentations de soi, d’une piste, d’un projet en rapport avec la problématique,
  • Un temps de réactions, permettant aux participants de rebondir sur les points évoqués,
  • Un temps libre où les participants peuvent discuter entre eux et poursuivre leurs réflexions.




Plusieurs thématiques étaient proposées (nature & biodiversité, mobilité durable, responsabilité sociale des entreprises). Voici un retour sur le Co-lab animé par Deloitte Développement Durable autour de la question suivante :
Avec l’agro-écologie, la biodiversité peut-elle devenir le moyen/la condition d’une nouvelle rentabilité ? 
Une quinzaine de participants aux profils variés ont contribué à la réflexion : agricultrice, structures développant des modèles d’agro-écologie, usine agro-alimentaire, chaîne de restauration, Institut du développement durable et des relations internationales, coopérative agricole, start’up… Certains plus en posture d’écoute, d’autres plutôt tournés vers le partage d’expériences.

Plusieurs questionnements ont émergé :
  • Comment valoriser la biodiversité auprès des agriculteurs, comment faire évoluer leurs pratiques et comment les accompagner vers l’agro-écologie ?
  • Comment je peux favoriser le développement de l’agro-écologie au sein de mon entreprise ? Que faire après ? Comment je peux agir et avoir un impact positif dans la durée ?
  • Quels sont les enjeux sociaux et financiers face à l’agro-écologie ? Les acteurs financiers peuvent-t-il accompagner ce développement ? Les grands groupes peuvent-ils prendre en charge les certifications ?
  • Quelles sont les limites pour ces certifications, ces labels ?
  • Comment déployer les initiatives en faveur de l’agro-écologie, comment massifier cette transition sans uniformiser ? Comment mesurer cet impact sur un territoire, comment échanger avec les parties prenantes pour agir localement ?


Ils ont permis d’ébaucher des pistes de réflexion et des réponses comme :
  • Réunir l’ensemble des acteurs d’une filière autour de la table, afin de prendre en compte les besoins de chacun, de partager les bonnes pratiques, de créer un écosystème d’acteurs locaux et avoir une vision systémique.
  • Proposer un accompagnement pédagogique pour les agriculteurs, l’adapter à chaque territoire en prenant en compte ses acteurs, les demandes des consommateurs…
  • Développer des formes de retours pour la contribution et l’investissement des agriculteurs.
  • Réfléchir à l’aménagement des espaces, notamment avec la question des lisières et des « conservation headland » pour préserver la biodiversité et répondre aux besoins de la faune.


Ce format de travail a donné l’opportunité à des acteurs différents de croiser leurs points de vue autour d’un sujet. Les échanges ont permis d’élaborer des pistes de réponses, de regrouper des bonnes pratiques et d’ébaucher des propositions d’amélioration.

Pour plus d’informations : 

Si comme nous, vous appréciez les formes d'animation qui privilégient l'intelligence collective et que vous pensez qu'agir ensemble est un bon moyen de faire évoluer la société, n'hésitez pas à nous contacter et à consulter nos outils pédagogiques.

vendredi 18 mars 2016

[Nouveaux Territoires] Eprouver, composer et penser le local en ville !



Grâce à un courriel issu de la veille de la plate-forme Créativité et Territoires dont nous sommes membres, nous avons découvert ce colloque fort intéressant pour notre recherche-action sur les nouveaux territoires !
 
Éprouver, composer et penser le local en ville : ressource identitaire, compétence ordinaire et expérience innovante


  Sophie Gravereau, maître de conférences à l'Université du Littoral-Côte-d'Opale ( Hors EHESS )
  Franck Mermier, directeur de recherche au CNRS (TH) ( IIAC-LAU )
  Caroline Varlet, chargée de mission à l'ENSA de Normandie ( Hors EHESS )


2e et 4e lundis du mois de 15 h à 17 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 mars 2016 au 27 juin 2016


La question de la territorialisation dans ses relations à la notion de ressource et d’innovation sociale est encore peu étudiée par les sciences sociales dans son articulation avec la production de la ville. Nous nous proposons ainsi d'aborder les phénomènes locaux de territorialisation comme autant d'appuis de pratiques, de représentations etc. des espaces urbains et de réfléchir dans cette perspective aux formes diverses de localisation, délocalisation, relocalisation, ancrage et dés-ancrage, et toutes dynamiques tendant à « faire territoire » – comme à le défaire – qui se produisent dans les métropoles contemporaines.


Les territoires sont devenus, au gré des changements économiques, politiques et sociaux, des lieux d’innovation s’adaptant aux nouveaux enjeux culturels, identitaires, patrimoniaux et sociétaux, émergeant dans un contexte de mondialisation. Ainsi, les diversités sociales se recomposent, se développent et s’intègrent à ces villes globales, dans un mouvement perpétuel qui certes n’empêche nullement des phénomènes localisés de dépérissement urbain, mais par un effet contraire favorisent l’émergence de situations locales de créativité


Ainsi, des territoires, au cœur de processus de recomposition, forment des pôles d’attraction pour les habitants aux multiples appartenances, participant à la structuration physique et symbolique des espaces ruraux comme urbains. Les représentations d'une situation sociale que construisent les acteurs, édiles politiques comme minorités, et les conséquences collectives de l'action – requalification culturelle, valorisation touristique, labellisation – qu'ils développent en réponse, en connaissance de cause ou pas, seront privilégiées comme autant d'entrées, comme indicateurs pour observer et comprendre les modalités adaptatives à l'œuvre dans ces moments de contraction des évolutions sociales et territoriales.

D’une manière générale, les processus de territorialisation à l’œuvre dans les cités contemporaines mettent au jour les relations complexes et contradictoires entre identité locale et ville monde. Il s’agit de comprendre comment se créent, disparaissent et se transforment les lieux et les marquages territoriaux dans les villes actuelles. En quoi la pensée urbaine peut-elle être un instrument pour éprouver les espaces : transformation, gestion, appropriation ? Comment les recompositions interpellent les acteurs dans leur contribution à la construction d’un local ? Comment se mesure l’ancrage spatial de ces productions dans une ville faite de territoires composites et transitoires, où règnent des dynamiques réticulaires favorisant les fragmentations ?


Le local dans le temps long comme ressource face à la mondialisation


Selon des modalités locales spécifiques, des territoires constituent et se développent dans le contexte de la mondialisation ; de nouveaux modes de vie s’inventent et la vie quotidienne des habitants s’en trouve profondément transformée. Cette dynamique de restructuration économique, sociale et urbaine produit des changements territoriaux importants. Ces derniers affectent notamment l’ensemble des groupes urbains, leurs moyens économiques, leurs formes d’expression esthétique, culturelle ou politique, leurs inscriptions spatiales et temporelles. Il s’agit là d’un processus de longue durée qui s’inscrit pleinement dans l’histoire de la ville et du fait spatial, de manière général. 


Ce temps long est aujourd’hui une ressource clé dans la fabrication des territoires. Ce qui est questionné ici c’est la temporalité de la territorialisation comme condition de la mise en œuvre de l’innovation sociale et urbaine. Quels que soient les contextes locaux, nationaux, transnationaux, l’histoire urbaine des XXe et XXIe siècles se distingue volontiers par une prise de conscience locale toujours plus intense : décliné sous de multiples facettes, le lieu incarne les territoires autant par le biais matériel du monument historique, que par celui du paysage urbain et des pratiques des habitants. 

Au cœur du processus de construction des villes contemporaines, le lieu est essentiellement une affirmation identitaire rattachée à une réalité historique, politique et territoriale constamment en mouvement, réaffirmée, reconstruite et redéfinie. La création territoriale se construit, s’intensifie et se diversifie dans les contextes économiques, environnementaux, sociologiques et politiques en difficulté. L’élan pour le local serait alors un indicateur de changement social ou une réponse à une période de crise, à l’échelle d’un territoire, d’une région ou d’une nation.

Vivre le local : une ressource identitaire innovante


Les métropoles contemporaines semblent apparaître comme des lieux où des individus se fabriquent, par décomposition et recomposition. Qu’ils en soient proches ou éloignés, les citadins repèrent clairement ces nouveaux mondes : il s’agit bien souvent de « quartiers » qualifiés en fonction des minorités qui l’habitent et l’investissent. La définition identitaire de ces nouveaux groupes urbains fait se définit par des appartenances diversifiées : ethnique, religieuse, sociale, professionnelle, culturelle, linguistique ou encore de genre, d’âge, de style de vie, etc. Cette définition se révèle complexe dans la mesure où ces appartenances sont multiples. L’approche privilégiée dans ce projet se construit à partir de l’inscription physique de ces minorités dans les villes-métropoles. 


En quoi les appartenances minoritaires constituent-elles des ressources clés pour l’innovation ordinaire en contexte urbain globalisé ? À la différence des études sur l’ethnic business, traitant principalement de la visibilité économique des minorités, la problématique du projet porte sur la question minoritaire au cœur des processus urbains de territorialisation : comment observer et penser les relations entre territoires et cultures des minorités ? Dans quelles conditions le territoire, et la manière dont il est investi, serait-il l’un des facteurs d’une cohabitation culturelle entre des groupes sociaux, minoritaires ou majoritaires ?

Labels territoriaux comme ressort de l’innovation sociale et urbaine


Les labels territoriaux apparaissent comme un objet particulièrement intéressant pour mener une réflexion sur la fabrique des territoires, notamment dans leur dimension symbolique. La labellisation urbaine consiste à s’appuyer sur des territoires existants ou en construction en vue de les promouvoir, de les faire exister, de les rendre attrayants et d’inciter à les pratiquer, à y investir son temps, ses loisirs ou son capital. 


Le label devient ainsi un élément innovant dans la concurrence actuelle entre les territoires et s’inscrit dans une logique de marketing territorial. Celui-ci est apparu vers la fin des années soixante, principalement à l'occasion de campagnes politiques mises en place pour attirer les investissements de promoteurs dans de grandes opérations d'aménagement urbain et aider à la commercialisation des zones industrielles. Il s’étend désormais à la promotion de l’image de la ville. L’attractivité d’une ville repose à terme sur la qualité effective de son urbanité, à savoir, cette capacité singulière de faire d’une ville un « espace » qui favorise les échanges et les rencontres entre individus, voire encourage la participation aux affaires publiques. 

Par la question des labels, c’est bien la question de la ville dans son ensemble qui est posée, comme enjeu des représentations et des discours citadins. Et puisque le discours révèle les représentations et les intentions des acteurs et joue un rôle dans la production territoriale, il apparaît nécessaire de le prendre en compte dans une analyse locale, si l’on veut comprendre comment les acteurs urbains en arrivent à produire des labels territoriaux.

Les trois grands axes thématiques résumés ci-dessus offrent ainsi une triple approche du fait territorial : 

- une étude (de « genèse ») sociohistorique des processus à l’œuvre dans les contextes de mondialisation ; 
- un travail (« par le bas ») ethnographique et sociospatial sur les usages et les pratiques des habitants ; 
- une analyse (« par le haut ») sociologique et sémiotique des espaces et des acteurs (architectes, aménageurs, communicants, édiles, élus, techniciens, théoriciens, etc.) qui les produisent.
 





Mots-clés : Anthropologie, Sociohistoire, Urbaines (études), Ville,

Aires culturelles : Transnational/transfrontières

Centre : IIAC-LAU - Laboratoire d'anthropologie urbaine

Renseignements :

Laboratoire d'anthropologie urbaine, CNRS, 27 rue Paul-Bert 94204 Ivry-sur-Seine cedex, tél. :  01 49 60 40 83, télécopie : 01 46 71 84 96, lau(at)ivry.cnrs.fr

Adresse(s) électronique(s) de contact : sophie.gravereau(at)free.fr, franckmermier(at)yahoo.fr, varlet.c(at)wanadoo.fr

mardi 13 octobre 2015

[Economie Circulaire Créative et Urbanisme] Le Carré Bouge et sa Révolution Sensible passent par Angoulême !


Le Carré Bouge, laboratoire d'arts appliqués et grappe d'entrepreneurs de la Création est passé par le Salon de l'Habitat d'Angoulême les 2, 3 et 4 octobre derniers, un événement organisé par la Chambre de Commerce et d'Industrie d'Angoulême.





Prima Terra, qui a initié et cofondé ce cluster d'un nouveau genre, était aux côtés des créateurs-entrepreneurs pendant ces trois jours avec la programmation et l'animation de diverses tables rondes...


- "L'Architecture Commerciale, un point de vue", avec Max Lassort, designer au sein de l'Agence et Stéphane Plaza, animateur TV.







- "Paysagisme des territoires et Co-Urbanisme, modes de faire", avec Alexis Durand Jeanson, coordinateur de développement local et projets hybrides et Pierre Blondiaux, ingénieur paysagiste, Agence B.


- "Economie Circulaire Créative pour innover en entreprise & Laboratoire d'arts appliqués", avec Benjamin Verger de l'entreprise 100 détours, Boris Le Floch de l'entreprise Effervescence et Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra l'Agence, tous les trois représentants du cluster Le Carré Bouge.




Enfin, le Salon fut l'occasion pour le Carré Bouge d'annoncer sa recherche de friches ou autres lieux à investir dans les environs d'Angoulême afin de créer une "Nouvelle Manufacture d'Art", espace hybride et tiers lieu propre au décloisonnement des disciplines créatives et artistiques. 
Un appel lancé en partenariat avec Frich'Angou-lême, la fabrique créative autour des friches angoumoises !

Deux industriels ont déjà répondu présent à l'appel !
Pour plus de renseignement, contactez Boris Le Floch 
effervescence16@hotmail.fr ou 06 13 15 30 84.

jeudi 1 octobre 2015

[lecture du jour] L'Innovation hybride (sociale, modèle d'affaires, de services...) et le rôle du Territoire


Quelques retours sur une lecture du jour, l'étude mutualisée d'ETD et France Clusters de juin 2015, "Innovations et Territoires : Des politiques régionales d'accompagnement de l'innovation renouvelés", éléments que l'on retrouve également dans notre dernier ouvrage.

Pour rappel, il existe 6 formes d'innovations, selon BPI.
Celles-ci associées vont permettre d'hybrider les impacts autrefois cloisonnés, produisant des résultats inimaginables pour l'Organisation et des répercussions considérables pour le Territoire. Ici, l'exemple de l'entreprise "Blablacar".


Pour tendre vers une hybridation de l'innovation, des points de vue convergents apparaissent sur les territoires. On note notamment le caractère itératif de l'innovation, décloisonnant, hybride car issu d'un assemblage d'éléments dissemblables produisant des résultats encore différents des attentes premières...

Voici comment l'innovation sociale, innovation parmi les plus puissantes parmi toutes, est définie par l'AVISE.


Pour mettre cela sur un territoire, il faut donc s'appuyer sur des "marqueurs", ingrédients d'un territoire qui, associés, vont faciliter la production d'innovation sociale.
Avec une typologie de l'innovation que nous pourrions dénommer "territoriale" par la mise en place de dispositifs régionaux qui s'articulent.



Des conditions de réussite ressortent, exprimant clairement le rôle de la décision politique, celui de l'acculturation à l'innovation sociale, sortant du domaine seul de l'ESS ou celui d'acteurs "hybrides" comme Prima Terra pour faire émerger des actions et initiatives innovantes "du terrain".



Retrouvez toutes ces notions dans l'ouvrage de Prima Terra Editions Libres "L'Art de fabriquer l'Alchimie heureuse et créative des territoires".




mercredi 17 décembre 2014

[travail, économie et territoires] Mettre en place un "tiers-lieu" au service de "La Nouvelle France Industrielle"




Vous êtes un industriel et vous rêvez de développer de l'innovation ouverte, de fabriquer de l'intrapreneuriat, expérimenter les principes de l'Usine du Futur ? 

Cet article est fait pour vous montrer l'intérêt de penser votre économie industrielle comme un système de production agile et souple et ainsi tisser un écosystème de flux d'informations et de savoirs.
[cf. les enjeux de l'Observatoire des Usines du Futur de Fives Group]

Vous êtes un élu d'une collectivité locale urbaine, périurbaine rurale et vous souhaitez un avenir pour des bâtiments vides de votre commune, dynamiser la vie de votre territoire, développer une programmation culturelle attractive ? 

Cet article va vous présenter les principes de l'Espace Hybride au service de votre écosystème territorial, de la valorisation de votre patrimoine et de son développement socio-économique.
[cf. les enjeux de l'innovation publique à la Cité de l'Innovation publique]

Vous êtes un collectif d'habitants, d'associations d'entrepreneurs et vous rêvez de dynamiser votre territoire en partageant des idées, en réseautant plus activement, en mutualisant des équipements, des actions de communication et des espaces au profit de votre trésorerie ? 

Cet article doit vous permettre de mieux comprendre l'intérêt de ces espaces hybrides, souvent une véritable clé de voûte des projets collectifs, des logiques coopératives et des rencontres créatives.
[cf. les enjeux de l'entrepreneuriat agile et créatif, d'habiter le territoire de façon symbiotique]

Pour commencer, voici une brève définition d'un "tiers-lieu" (source : Laboratoire MoviLab) :
Né d'une approche sociologique de nos territoires, le concept de "Tiers Lieux" se développe en France et dans le monde à grande vitesse. Ils sont destinés à être des espaces physiques ou virtuels de rencontres entre personnes et compétences variées qui n'ont pas forcément vocation à se croiser.
Nous tendons davantage vers la deuxième définition, renvoyant à l'idée d'une communauté d'usagers autour d'un lieu physique et/ou symbolique, mais aussi à l'idée d'économie sobre, créative et résiliente des territoires et des organisations
Nous vous renvoyons notamment au dispositif "Terres Créatives les communautés" que nous développons depuis début 2014 ainsi qu'à l'ouvrage "L'Art de fabriquer l'alchimie heureuse et créative des territoires" dont nous éditons actuellement la seconde édition. 
Le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe offrant un lieu physique et/ou symbolique à une communauté d'usagers. Il est polymorphe car il peux prendre des formes variées en fonction des besoins d'un territoire et des communautés d'usagers. En ce sens, il n'existe donc pas de tiers-lieu type. Il est par ailleurs modulaire car à l'image d'un camembert de Trivial Pursuit, il peut être composé d'un ensemble de modules dont chacune dispose d'un référentiel clair (services).
Le tiers-lieu est un espace modulaire polymorphe, devant pouvoir s'adapter aux besoins, aux usages, aux services développés.

Voici ensuite une brève présentation de ce que pourrait être un "tiers-lieu idéal". 
On peut voir l'intérêt de mixer les publics, métisser les espaces tout comme de les rendre modulables en fonction des besoins et des publics (conférences, tables rondes, world café, espace d'expérimentation numérique ou manuelle, ateliers collectifs...).



Et les exemples ne manquent pas pour illustrer les possibilités illimitées de composer des espaces hybrides.

- L'Usine Nouvelle de Ligugé (86) associe espaces de coworking, plateau de tournage, activités créatives, coopérative d'entrepreneurs de la culture et du numérique, fablab ... 
- Les Tuileries de Niollet (16) associe espaces verts pédagogiques et de production vivrières, ateliers de sensibilisation à l'éco-citoyenneté, maison d'habitation, salle de réunion, couveuse d'activités, oeuvre de Land art ...
- Le Solilab à Nantes (44) associe un incubateur de projets d'économie sociale et solidaire, une cantine locale, des boutiques, des bureaux d'associations et entrepreneurs, des ateliers de coaching ...
- Le Jardin éco-poétique du 16 bis" et celui du 54 à Saint-Ouen (93) associe jardin partagé, espace de pédagogie innovante (artistique, écologique et citoyenne), espace de performances ...
- La Poste Lab à Paris associe espace bancaire, de services de messagerie mais aussi un espace d'impression 3D ...

Nous accompagnons tous ces types de projets, au service des organisations et des territoires...

Les clés de réussite d'un tiers-lieu peuvent se retrouver (d'après Kaizen Magazine et nous y retrouvons) dans :

  • Small is beautiful : pas de projet surdimensionné
  • mutualiser le lieu pour croiser les publics et amortir les investissements
  • du très haut débit pour accéder aux usages professionnels actuels
  • bâtir un réseau humain autour du tiers lieu
  • créer un lieu qui donne envie de s’y rendre (esthétique, pratique, accessible)
  • favoriser le coworking, on cherche à relier des personnes
  • penser aux animations pour dynamiser l’endroit ...


Enfin, voici un bref retour sur l'enquête élaborée par LBMG Worklabs en 2014 sur les espaces de télétravail et les tiers-lieux et leurs impacts sur les salariés.
  • plus du tiers des salariés (36 %) se déclare plus efficaces en tiers-lieux qu'au domicile. Les inconvénients évoqués du domicile sont déjà bien connus : problèmes de place, d'équipement, de frontière entre vie professionnelle et vie familiale,
  • la moitié des salariés interrogés (50 %) signale une diminution du stress et de la fatigue principalement liée à la réduction du temps de transport. Certains répondants ont ainsi économisé jusqu'à 2 heures par jour sur les transports. En moyenne, le gain de temps a été réparti équitablement entre vie professionnelle et vie privée,
  • le sentiment d'appartenance à l'entreprise est impacté positivement pour le tiers des salariés (31 %) et reste neutre pour les autres (69 %). Ce résultat est donc contraire aux attendus et aux idées reçues !
  • plus d'un salarié sur cinq (22 %) a mis l'accent sur les rencontres, les échanges et les opportunités commerciales dans les tiers-lieux, ce qui montre que même si tous les salariés ne se rendent pas dans ces espaces pour "networker", certains participent de manière active aux communautés qui s'y trouvent.

Pas encore convaincu ? 
Je vous invite à lire l'article sur l'impact économique d'un espace de télétravail sur un territoirecelui sur les économies produites par le télétravail et la flexibilité professionnelle ou l'avenir de nos espaces de travail par Le Monde.

N'hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus !

lundi 13 octobre 2014

[invitation] 3èmes Journées d'Automne "Créativité et Territoires" à Poitiers du 22 au 24 octobre

Rendez-vous du mercredi 22 au vendredi 24 octobre 2014 à l'EMF Poitiers pour les Troisièmes Journées d'Automne "Créativité et Territoires", Prima Terra l'Agence co-animera une table ronde le vendredi matin sur l'ingénierie territoriale et l'accompagnement de porteurs de projets.



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Trois journées de tables rondes, d’ateliers pour échanger autour de la question : comment mobiliser efficacement pour la créativité des territoires ?

Modalités d’inscription :

La participation aux journées est gratuite mais l’inscription obligatoire, en remplissant ce formulaire en ligne.
Un buffet est proposé à l’Espace Mendès France, café, vin compris à 15 € (dans la limite des places disponibles).
Plan de Poitiers au format pdf : PlanPoitiersWeb
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Programme :

Téléchargez le programme au format pdf : ProgrammeJournéesAutomneCreativiteTerritoire2014
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Mercredi 22 octobre 2014

14h – 14h15 : Présentation et modération de la journée par Jacky Denieul
14h15 – 17h : Introduction par Jean-Pierre Comettiphilosophe.
Temps de Recherche & Développement sur cette question avec un échange entre un groupe de chercheurs transdisciplinaire : Fiorenza Cout, chercheuse en traditions populaires – Vallée d’Aoste ; Brigitte Ollier De Boucaud, participante au montage formation ouverte à tous (MOOC) sur la créativité ; Yvette Lazzeri, enseignant – chercheur au centre d’études et de recherches internationales et communautaires (CERIC) de l’université de Aix-Marseille ; Delphine Crublet, ethnologue (SEA Europe), chargée de développement collectivité territoriale, Picardie ; Michel Richard, président de l’institut Jacques Cartier (géopolitique) ; Paul Vermeylen, architecte-urbaniste, expert en management public, et un groupe de professionnels-praticiens des territoires.
17h – 18h30 : Poitiers, ville de savoirs. Visite guidée du centre ville avec Nathanaëlle Gervais, guide – conférencière.
20h : Dégustation cuisine du monde à la cafétéria de l’Espace Mendès France. Avec Yassir Yebba, Randy Menard (cuisine de Louisiane).
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Jeudi 23 octobre 2014

Modérateur de la journée Pierre Pérot, urbaniste sociologue (Espace Mendès France).
9h – 9h30 : Interventions de Jean-François Macaire, président du conseil régional Poitou-Charentes, de Alain Claeys, président de l’agglomération de Poitiersmaire de Poitiers, mot d’accueil de Didier Moreau, directeur de l’Espace Mendès France.
9h30 – 10h : Introduction générale de Paul Vermeylen, architecte-urbaniste, expert en management public, sur le temps de la métropole.
10h – 11h : Table-ronde sur l’entrepreneuriat dans les territoires sous toutes ses formes (éducation, culture, accompagnement…)
Interventions de Jean-Yves Dugast, directeur général de la Fondation entreprendre ; Jean-Paul Pronost, responsable animation réseau de la fédération des agences de développement et des comités d’expansion économique (CNER) ; Jean-Marc Neveu, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Région Poitou-Charentes ; témoignage de Jean-Luc Charrier, président de l’association ICARE – informations pour les créateurs et aides aux repreneurs d’entreprises à Thouars.
11h – 11h45 : Les enjeux de la créativité dans les territoires
Interventions de Edgar Morin, sociologue et philisophe, directeur de recherche émérite au CNRS et de Jean-Pierre Aubert, chargé de la mission sur l’amélioration de l’anticipation des mutations économiques et leur accompagnement par le cabinet du 1er Ministre, secrétaire général de la chaire MAI – Mutations-Anticipations-Innovations de l’IAE de Paris.
11h45 – 12h30 : Table-ronde sur l’action sociale, au service de la créativité du territoire
Interventions de Gérard Creux, sociologue attaché de recherche à l‘institut régional du travail social (IRTS) de Franche-Comté ; Yves Lusson, accompagnateur en créativité collective – Auvergne ; Anne Chesnot, psychologue – psychanalyste (conférence théâtralisée – Poitiers).
12h30 – 14h : Buffet à l’Espace Mendès France (places limitées sur inscription)
14h – 14h30 : Mise en situation concrète de créativité « Alliance Pursuit », jeu présenté par Jean-Marc Neveu, président du Centre des jeunes dirigeants (CJD) Région Poitou-Charentes.
14h30 – 15h15 : Table-ronde sur le rôle, en centre ville, du commerce, du tourisme… dans la créativité du territoire
Interventions de Hervé Lemainque, président de la journée nationale du commerce de proximité ; Francis Palombi, président de la confédération des commerçants de France ;  Philippe Gustin, directeur des Affaires Internationales de la ville de La Fayette (USA) : les festivals dans la ville, une revitalisation du centre urbain ; présentation du mouvement des Greeters de Tours par Virginie Rivainoffice de tourisme de Tours ; et des représentants de commerces locaux.
15h15 – 16h : Table-Ronde « À chacun son lab »
Interventions de Sarah Goldberg, présidente de Maker / Seine à Paris ; Marie-Laure Cuvelier, animatrice de la coopérative Tiers-Lieux d’Aquitaine, et un représentant du réseau Fab’Lab de Poitou-Charentes.
16h – 17h : Table-Ronde de l’association française pour le développement de la créativité : Créa-Franceet ses antennes régionales, animée par Isabelle Jacob, présidente de Créa-France.
17h – 17h30 : L’innovation à l’international : quelles leçons pour nos territoires ?
Intervention de Denis Brunet, vice-président du conseil général de la Vienne.
Soirée libre, regroupement possible en centre ville pour une soirée d’animation autour de la Louisiane.
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Vendredi 24 octobre 2014

Modérateur de la journée Virginie Baubriaud, chef de projet éducation formation (CAUE 79).
9h – 10h : Table-ronde sur l’exigence culturelle, une nécessité pour dynamiser la créativité dans les territoires
Interventions de Nathalie Mansuy-Todeschini, responsable de la médiation jeunesse à la médiathèque départementale de Seine-et-Marne ; Catherine Simon, de l’IRTS de Lorraine ; Nelly Margotton, entrepreneure – philosophe ; Philippe Brunet, de la compagnie DEMODOCOS.
10h – 10h30 : Complémentarité entre l’ingénierie territoriale et soutien aux porteurs de projets
Interventions de Alexis Durand-Jeanson, facilitateur de projet Prima Terra ; Franck Buffeteau, architecte et metteur en scène ; et témoignages de porteurs de projets.
10h30 – 11h45 : Responsabilité Sociale et Environnementale
Intervention de William Bourdon, avocat, essayiste « Petit manuel de désobéissance citoyenne », édition JC Lattès, initiateur de l’association Sherpa, tournée vers la notion de responsabilité sociale des entreprises.
Expérience dans un département, le Drôme par Jean Roche, directeur de Kasciopé-CCSTI de la Drôme, président de la Réunion, association nationale des CCSTI ; Patrick Gagnaire et Gérald Drubigny.
11h45 – 12h15 : Faire pousser la créativité dans les territoires, éclairage sur l’apport du centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) de Mathilde Vanderrusten, conseillère formation à l’institut spécialisé d’études territoriales (INSET) de Dunkerque.
12h15 – 12h45 : Le terroir et ses ressources, avec Fiorenza Cout, chercheuse en traditions populaires – Vallée d’Aoste.
12h45 – 14h : Buffet à l’Espace Mendès France (places limitées sur inscription)
14h – 15h : Le marketing territorial appliqué aux petites et moyennes villes par Christophe Alaux, directeur adjoint de l’institut de management public et de gouvernance – université Aix-Marseille.
15h – 16h30 : La ruralité créative
Interventions de Cédric Szabo, de l’association des maires ruraux de France (AMRF) ; Jean-Yves Pineau, du collectif ville campagne ; un représentant de France-Créative ; et témoignages d’acteurs locaux pour «capitaliser ce savoir que représente leur expérience passée au service des territoires».
16h30 – 17h30 : La marque Limousinedistinction et territoire par Ludovic Guinot, chargé de mission auconseil régional du Limousin.
17h30 : Clôture des travaux

Contacts :
Pour tous renseignements sur le programme de ces journées, contactez Jacky Denieul :jacky.denieul@emf.ccsti.eu ou contact@emf.fr

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