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mercredi 9 octobre 2019

Groupe scolaire de Beauzelle - un projet No Watt avec l'Assistance à Maîtrise d'Usage

Dans le cadre de la campagne "Rénovation énergétique des bâtiments publics" de la Banque des Territoires - Caisse des Dépôts, "une priorité du grand plan d'investissement pour favoriser les économies d'énergies, réduire les émissions de CO² et encourager le développement des énergies propres", une journée dédiée avait été organisée le 24 septembre 2019 à Paris.





Dans ce cadre, Mathilde Cota, de PRIMA TERRA, et Pascal Lanselle, de VIE TO B, étaient invités à intervenir pour présenter une intervention phare de rénovation d'un bâtiment public en région Occitanie, le groupe scolaire "Les Écureuils et les Chênes" sur la commune de Beauzelle. 

Ce projet a été coordonné par Prima Terra, en partenariat avec Vie to B.

Voici la vidéo de présentation, par Mathilde Cota, cofondatrice de Prima Terra et coordinatrice du projet :





Retour écrit sur l'opération.




Le groupe scolaire à l'époque (image Ecozimut)


L'opération consistait à rénover un groupe scolaire comprenant une école élémentaire de 11 classes, une école maternelle de 5 classes, un ALAE, un espace de restauration. Une extension limitée sera prévue dans la zone de restauration et dans la zone d'accueil élémentaire.

Les travaux prévus incluaient notamment le désamiantage du site, la mise en accessibilité, l’amélioration des performances énergétiques, le traitement des façades, la réfection des toitures terrasses, la création d'un espace restauration, la démolition de préfabriqués, l’aménagement des accès et parkings.

Pour mener à bien le suivi des usages et accompagner au changement aussi bien le personnel que les parents des enfants, la commune s’est engagé en faisant appel à une Assistance à Maîtrise d’Usage.

La démarche d’Assistance à Maîtrise d’Usage revêt une importance particulière qui permettra de mieux utiliser les potentialités du bâtiment afin de répondre de façon la plus efficiente possible aux besoins des différents usagers : enfants, parents, associations et professionnels tout en leur donnant les moyens de solutionner par eux-mêmes les modalités de la future gestion.

L'inclusion de chaque acteur concerné par le bâtiment pose de nombreuses questions :

• Comment faire pour que les occupants s'approprient leurs espaces ? Comment les motiver sur l'objectif énergétique ? Comment améliorer encore la qualité de vie ? 
• Quel organe gère les liens usagers / bâtiment ? Comment faire remonter les doléances ?Comment sont prises les décisions ? 
• Quelles sont les contraintes imposées, quelle marche à suivre en cas de non-respect des règles ?

Pour bien vivre la performance énergétique, les usagers doivent être impliqués sur ces questions. Et il est essentiel de coopérer pour avancer durablement.

Pour cela, plusieurs outils ont été conçus et testés dans le cadre de la démarche de Recherche - Transmission - Innovation de PRIMA TERRA. 

En voici les principaux :
  • L'arbre du projet politique et stratégique
  • La cartographie des parties prenantes
  • La cartographie des besoins, usages et attentes
  • Le plan des usages futurs
  • Une formation-action pour les élus, techniciens et professionnels du projet


L'opération a ainsi reçu le soutien de la Région Occitanie, grâce au dispositif "Bâtiments No Watt", permettant de participer au financement de l'AMU.


Le projet ensuite proposé par l'agence C+2B Architecture fut le suivant (gif de l'agence extrait de leur site web).



Contactez-nous pour en savoir plus sur notre expertise en AMU Globale, avec nos travaux de Recherche-Action, actions pilotes et formations-actions pour les élus et techniciens d'opérations publiques ou privées !

Nous sommes notamment à l'origine de l'observatoire-réseau régional AMU Occitanie, qui est le référent technique de la Région Occitanie sur le sujet, et membre actif du réseau national AMU France, qui publiera ces prochains jours le premier livre blanc de l'AMU, préfacé par le Plan Bâtiment Durable et soutenu entre autres par la Caisse des Dépôts.

jeudi 27 avril 2017

[manifeste] de l’#Obsidienne : des lieux partagés à la Société de la Connaissance

Nous vivons une période particulière, où la règle de la concurrence n’est plus de mise mais semble encore le mot de rigueur, quand ce n'est pas celui de la méfiance ou de la défiance. Nous pensons, collectif réunit initialement autour de l’Institut du Design Territorial et aujourd’hui autour de Prima Terra, qu’il est temps de passer à un autre temps, un autre regard, une autre attitude vis-à-vis de l’autre, celui qui agit sur le même marché.
C’est ainsi le cas dans le domaine des tiers-lieux, des espaces partagés, des espaces communs de l’habitat, etc. où des structures variées, des chercheurs indépendants, des consultants... accompagnent la mise en place de ces lieux collectifs qui permettent la mutualisation de ressources, la rencontre, l’échange et l’ancrage.
Nous pensons qu’il est grand temps que ces acteurs se réunissent pour inventer ensemble des pratiques permettant de partager des expériences, des outils, inventer des initiatives communes où le bénéficiaire serait le multiple. 
Faire réseau ou inventer ensemble plutôt que contre
C’est ce que nous appelons l’#Obsidienne, à la fois réseau d’acteurs et d’initiatives qui veulent faire oeuvre commune, observatoire partagé de ce que l’on retrouve dans ces “espaces hybrides”, telles que des pratiques sociales, spatiales, culturelles... qui font territoire.
Car le territoire est la finalité.


L'Obsidienne ou une pierre volcanique comme symbole
L’Obsidienne doit (se) nourrir (de) cette envie que nous avons de participer d’un dessein commun, ce que le mot habiter peut exprimer.
Le nom n’est pas anodin et vient d’une idée fertile d’André Brouchet comme il en a tant.
A la fois dure, coupante et puissante comme peut l’être la force du collectif dans un tiers-lieu, un espace partagé, qu’il soit urbain et public dans la Rue, collectif et commun dans un logement ou encore un espace hybride, où dimensions numérique, physique, sociale, culturelle, mentale ne font qu’une.
Elle est née d'une lave acide, comme l'est souvent l'accouchement d'un projet collectif, dans la création d'un Nous, ou le Moi n'est cependant pas balayé, mis de côté mais bien élevé par la rencontre, la confrontation, l'acceptation de l'Autre.
Mais elle est aussi fragile, comme peut l’être une dynamique sociale portée par quelques-uns lorsqu'elle n'est pas soutenue, nourrie, stimulée de nouveaux regards créatifs ...
L’Obsidienne comme flèche défricheuse d’une autre Société
Ainsi, cette pierre sera notre symbole, notre bannière et notre volonté, pour construire des liens et des liants pour faire territoire, entre Science et Société, entre lieux collectifs et espace public, entre habiter et travailler ...
Pour cela, nous imaginons quelques possibles de ce que l'Obsidienne pourrait apporter :
La recherche, car la science pourrait bénéficier des dynamiques et des matériaux récoltés, au profit de tous, sans exception, dans la continuité des travaux du Movilab, du collectif Ville-Campagne ou du réseau de l’AMU ; le chercheur, vous, moi, ou l’universitaire, n’étant plus mis de côté dans le projet mais bien au “coeur” de la pratique ;
Le lieu, car il pourrait acquérir une visibilité particulière à l’échelle du réseau Obsidienne, comme espace de partages, d’expérimentations et de modélisation, participant d’un réseau des utopies réalisables ;
Le collectif, car les pratiques sociales pourraient être partagées, analysées, légitimées par les travaux de recherche-action produits ;
Le consultant, car il pourrait ainsi gagner en visibilité en s’associant à d’autres, en contribuant à écrire une histoire commune, au-delà des concurrences de surface, se constituant d'un réseau des réseaux des “lieux qui font territoire” ;
Le territoire, car il pourrait ainsi bénéficier d’une mise en réseau avec d’autres territoires pilotes, renforçant ses liens avec ses habitants et autres hommes et lieux-réseaux, participant ainsi de la création d'un nouveau territoire où le mot territoire ferait sens, au-delà d'une marque, d'une compétition de "zones" et de l'arrogance "d'un mieux chez moi que chez l'autre".
L'Obsidienne peut-être cela, en moins, en mieux, en différent mais peut-être si vous le voulez.
La volonté est de votre côté, la proposition est le nôtre.
Pour tout cela, et bien plus encore qu’il reste à écrire et partager, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2017 aux 1ères Assises Nationales Sciences Société à Montpellier pour écrire ce que sera l’#Obsidienne.



Au plaisir d’échanger, d’organiser et vous retrouver à des temps communs,
A très bientôt,
Alexis, pour le collectif #Obsidienne

lundi 17 octobre 2016

[focus] Sur un outil d'animation créative et participative, le débat mouvant !

Le débat mouvant, comme beaucoup d'outils d'animation, est une technique pour briser la glace tout comme pour la production et l'échange autour d'idées et opinions en groupe.

Nous l'utilisons aussi bien pour des projets de lieux partagés, des projets de développement local que pour des ateliers créatifs en entreprise.

Objet
Comprendre les tenants et les aboutissants d’une situation en un temps court pour mettre « à niveau » tous les participants en début de séance. Le débat mouvant est aussi un excellent moyen de « briser la glace » en début de séminaire en invitant chacun à se positionner et à s’exprimer sur un sujet proposé. Il libère la parole et autorise des « pas de côté » par le mouvement dans l’espace et la dimension ludique de l’exercice.







Préparation

Trouver des affirmations clivantes, c’est-à-dire une phrase simple, souvent provocatrice et impertinente, résumant une position sur un sujet dont on suppose qu’elle divisera le groupe en « Pour » et « Contre ». Exemple utilisé dans Innov’ Rural : « la participation ça sert surtout à faire accepter socialement des décisions qui ont été prises en amont ».

Animation

Rassembler les participants debout et groupés. Proposer l’affirmation et enjoindre les participants à choisir leur camp par rapport à une ligne au sol divisant l’espace en deux parties devant l’animateur. Laisser 1 mn pour choisir son camp. Expliquer que chaque camp aura alternativement la parole pour exposer un argument. Les personnes convaincues peuvent changer de camp, et sans honte, vu que normalement tout le monde souhaiterait se mettre en milieu, les choses n’étant pas noires ou blanches. Les personnes ne pourront prendre la parole qu’une seule fois. Et l’animateur n’a ensuite plus qu’à distribuer la parole et couper le débat mouvant une fois le temps écoulé, ou bien toutes les personnes dans le même camp ou bien quand les arguments se répètent.

Variantes

Une variante consiste à donner la parole à celles et ceux qui changent de camp, pour en comprendre les raisons. Une autre variante est appelée « rivière du doute » : on rajoute un espace au centre pour celles et ceux qui ne parviennent pas à prendre position sur une berge ou une autre. Chaque berge cherche alors à convaincre les personnes prises au doute.

Une autre variante consiste, au bout d’un temps, à ce que chacun se mette dans la peau de ceux d’en face et défende donc le point de vue opposé au sien, de la manière la plus convaincante possible. Une autre encore consiste à ce que les participants se mettent sur deux lignes qui s’affrontent et à ce que chacun tente de convaincre celui qu’il a en face.


Une autre possibilité vise à laisser un temps de préparation en petits groupes dans chaque camp avant l’échange d’arguments entre les deux camps. Cela peut permettre à chacun d’avoir des arguments à donner. Cela crée en même temps une cohésion au sein de chaque camp rendant les changements de camp plus difficiles. Une autre encore consiste à écouter d’un bloc tous les arguments préparés par un camp puis par l’autre puis se réunir à nouveau au sein de chaque camp pour fournir réponses et questions face aux arguments du camp d’en face. 


Une autre variante testée ici à Innov’Rural vise à se positionner spatialement sur les sommets ou les axes d’un triangle : « ceux qui doivent changer leurs postures et leurs pratiques prioritairement pour favoriser la participation sont les élus (sommet A), les techniciens (sommet B), les citoyens et les acteurs de la société civile (sommet C).

Et puis tellement d’autres variantes combinant et complexifiant les variantes proposées ici !


Et alors ?  

Un débat mouvant peut ainsi devenir une méthode d’animation de grands groupes sur des temps de plusieurs heures permettant d’alterner petits groupes et grands groupes et de réfléchir ensemble à une situation complexe, voire ensuite d’y faire des propositions, voire même d’aller vers un débat-pétale pour arbitrer ces propositions.



A vous de jouer maintenant :

Source : Cap Rural, Innov'rural 2016 - Prima Terra étant membre adhérente du centre de ressources en développement local d'Auvergne-Rhône-Alpes

mardi 18 novembre 2014

[veille] Les collectivités territoriales à l'heure du mécénat


Le Centre Français des Fonds et Fondations nous a envoyé une synthèse et l'étude sur le mécénat des collectivités territoriales, réalisée en octobre 2014.

Voici le résumé (© EXCEL et EY en partenariat avec l'Association des Fundraisers et CFF Centre Français des Fonds et Fondations) :



Plus de 59 % des Français interrogés sont plutôt favorable à ce que les collectivités territoriales fassent appel au mécénat d'entreprises ...
On observe que l'environnement, les patrimoines (matériels et immatériels) et l'action sociale sont les thématiques prioritaires des Français en termes de donation.
La réponse est intéressante, permettant de voir que l'organisation du mécénat territorial peut être un atout considérable pour les collectivités, permettant d'associer plus étroitement les acteurs à son développement, parce que cela les touche directement.

Le montant médian déclaré est tout de même de 49 euros ...

On observe aujourd'hui peu de "fondations territoriales", pour la plupart dans le nord de la France.





VERS UNE NOUVELLE PHILANTHROPIE DE PROXIMITÉ

> Nouvelles vocations de mécènes
> Nouvelles collaborations (associations, entreprises, citoyens et autres collectivités territoriales)
> Nouveaux projets territoriaux, plus collectifs, créatifs et transversaux

--> Une incontestable valeur ajoutée territoriale !


QUI DOIT ÊTRE ORGANISÉE ...

Deux modèles de recours au mécénat ressortent :

  •  Modèle campagne ponctuelle
    • Période bien définieN’a pas vocation à de venir pérenne mais peut-être déclinée selon les opportunités de projets.
    • 1 projet de proximité emblématique (ex : urgence patrimoniale, acquisition d'oeuvre)
    • Approche multi-cibles
    • Préparation courte
    • Démarche portée par la direction de communication ou le Cabinet de l'élu.
  • Modèle de structuration pérenne
    • Structuration à long terme pour une collecte permanente. Vers une nouvelle fonction "mécénat" transversale.
    • 1 catalogue de projets destiné à une ou plusieurs compétence(s) de la collectivité
    • Approche ciblées sur les entreprises locales. Grand public sollicité très ponctuellement.
    • Structuration longue en amont de la démarche.
    • Une démarche portée par des missions ou cellules "mécénat" spécialisées mais aussi par une association / fonds de dotation / fondation sous égide / fondation reconnue d'utilité publique.

L'intérêt de mettre en place une organisation de la philanthropie locale sur son territoire est donc clairement visible, au profit d'une fluidification pérenne des engrenages territoriaux.


MAIS DES POINTS DE VIGILANCE EXISTENT

> Une obligation de pédagogie vis-à-vis de l'ensemble des parties prenantes
> Un impératif de transparence
> Nécessité d'impliquer les élus et les directeurs

Pour cela, nous développons des approches transversales des logiques partenariales dans les projets, basées sur le mécénat, le sponsoring mais aussi les démarches de biens communs et de coopération.

Il est donc important de construire une véritable stratégie territoriale, basée sur une vision symbiotique de l'économie (associer les modèles industriels, circuits courts, ESS, etc. et faire ensemble plutôt que dans l'opposition) et sur un management de dispositifs créatifs et agiles permettant de constituer des alliances sur le long terme tout en permettant de se saisir d'opportunités pour la construction de projets collectifs par des synergies transversales et variées.

N'attendez plus pour faire émerger votre fondation territoriale, contactez-nous !

lundi 10 novembre 2014

[Vu sur le Web] Entrepreneuriat social : quête de sens, intelligence collective et créative


Lorsque des entrepreneurs sociaux, des responsables de la finance "conventionnelle" ou le Président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) parlent de "Social Business" à l'occasion du second débat de la semaine de l'entrepreneuriat social, on entend des idées intéressantes que Prima Terra l'Agence introduit tous les jours un peu plus depuis  ans ...

On y parle de posture d'entrepreneur social, en répondant à une quête de sens par la convergence du groupe autour d'intérêts collectifs ...

Mais aussi que la banque BNP Paribas souhaite à répondre aux intérêts de ses actionnaires, non plus seulement à de seuls intérêts financiers mais aussi à des attraits environnementaux et sociaux qui demandent aux établissements bancaires de repenser leur modèle.

Ou que l'Economie Sociale et Solidaire est une réponse [ndlr : un outil, un levier] aux dynamiques émergentes, une économie localisée et solide car basée sur l'humain plus que sur le financier, et bien "présente", s'appuyant sur une communauté d'intérêts ancrée sur un territoire.

Tout comme le fait que le porteur de projet ne doit plus seulement avoir une bonne idée mais aussi être le plus rapide ou, comme l'exprime Adèle Galey de Ticket for Change, apprendre des bonnes pratiques d'ailleurs, apprendre de celles-ci et les co-créer, en concertation avec son environnement local son écosystème.

Mais aussi s'adapter à un nouveau contexte environnement, s'inspirer des pratiques venant de "pays émergents", dans une forme d'économie frugale.

Ou enfin, ne plus dissocier le social et le business, s'inspirant de la décontraction anglo-saxonne à travailler et bien gagner sa vie dans le social...

Retour en images ici :


Economie solidaire : les dix temps forts du débat par liberation

mardi 1 juillet 2014

[Espace public] De l'Art dans l'espace public à la Maîtrise d'Usage urbaine, à St Ouen sur Seine











CC-BY-SA Prima Terra l'Agence - Saint Ouen Traversée d'Art 2014
Ici, le projet de création collective "Jardin éco-poétique du 54" pour la Biennale d'art dans l'espace public "Saint-Ouen Traversée d'Art 2014" à Saint-Ouen, événement culturel, artistique et paysager, ou comment générer du dialogue social et de la coopération territoriale par la transformation de l'espace public.
Avec des visites de lieux inspirants, l'intégration du sujet dans les programmes pédagogiques du Lycée voisin, une quête de perceptions et de besoins, des ateliers de conception et de fabrication, un événement pour fêter le début d'une nouvelle histoire...

PRIMA TERRA l'Agence se charge d'imaginer, de concevoir (programme et outils créatifs),et si besoin de produire (avec notre écosystème), l'événement, le lieu à la hauteur des valeurs créatives et innovantes de votre projet.

lundi 19 mai 2014

Le facilitateur de projet, un tiers de confiance aux multiples casquettes


Faire participer, interconnecter les idées, les énergies, les talents au service d'un projet, détecter les ressources patrimoniales à valoriser, etc., c'est un métier, celui de l'Agence Prima Terra. Nous avons voulu vous le présenter plus en détail ...

Le facilitateur (définition relative et absolue de Wikipédia), le tiers de confiance, le tiers-garant, l'animateur médiateur, quel que soit le nom que nous pouvons lui donner, ce professionnel de la coopération au service du projet partage et faire partager des valeurs communes tout en le valorisant dans son ensemble.

Il est le partenaire de chacune des parties prenantes afin de mettre leurs compétences en lumière, empruntant les qualités et atouts de diverses casquettes sans pour autant être chacune d'elles, l'une sans l'autre.

Voici quelques-unes des compétences clés du facilitateur, que Prima Terra l'Agence met en pratique dans les projets de ses clients.

ARBITRE

Le facilitateur pose le cadre et les règles du jeu de la participation. Il a pour règle de ne pas faire gagner l'une des parties prenantes sur l'autre.


GUIDE

Il accompagne les participants dans la découverte du projet, répondant aux questions de chacun. Il sait alors présenter les atouts de chacun, les trésors cachés des participants comme du territoire lui-même.

Il les conduit alors d'un point à un autre, évaluant et préparant aux différents points de passage. 


"Le bonheur ne se trouve pas au sommet de la montagne mais dans la façon de la gravir."Confucius

ANIMATEUR

Il sait alors faire émerger la parole de chacun mais ne serait être là pour pour faire dire ce qu'il aurait envie ou besoin d'entendre.


ENSEMBLIER

Il distribue les rôles, les attentes, besoins et envies de chacun, s'assurant de l'équilibre des échanges. Loin d'être passif, sa posture de conseiller induit une écoute active de l'autre et des besoins du projet dans son entier.


CHEF D'ORCHESTRE

Battant la mesure, il rythme les échanges et coordonne les jeux de chacun. Il est là pour stimuler chez les participants l'envie d'être forces de proposition. 


TRADUCTEUR & INTERPRÈTE

Le facilitateur reformule les propos afin de s'assurer de la bonne compréhension par tous, traduisant les avis de chacun. Il stimule et provoque le dialogue, employant les atouts des uns pour trouver les énergies et les talents dont le projet aurait besoin chez les autres.


DÉTECTEUR DE TALENTS & D'INTÉRÊTS COMMUNS

Véritable chercheur de pépites (même insoupçonnées par les détenteurs eux-mêmes), il détecte les expertises, savoir-faire et savoir-être de chacun, les mettant au profit de la co-fabrication du projet. Il sait alors faire rayonner les points forts de chacun pour permettre d'orienter les conflits comme levier constructif d'ententes à venir. 

Il sait analyser les attentes, besoins et ce que l'autre peut fournir afin de trouver des intérêts communs.


PRIMA TERRA l'Agence a su associer ses compétences de sciences sociales, management par projets à celles d'(A)ménagement du territoire et de la Pensée Design, produisant des projets aux capacités et aux formes innovantes indéniables.


Pour aller plus loin dans le métier de facilitateur, voici les compétences déterminées comme essentielles pour faciliter les projets (par l'Association Internationale des Facilitateurs IAF).


A. Créer une relation collaborative avec le client
1) Développer un partenariat durable
• Clarifier l’engagement mutuel
• Se mettre d’accord sur les tâches, résultats, rôles et responsabilités qui incombent à chacun
• Faire la démonstration des valeurs et processus collaboratifs tel que pratiqués dans la co-facilitation
2) Concevoir des applications et les personnaliser en fonction des besoins du client
Analyser l’environnement organisationnel
• Faire un diagnostic des besoins du client
• Concevoir un processus adapté aux résultats attendus
• Définir à l’avance avec le client un produit de qualité et les résultats escomptés
3) Gérer de façon efficace des évènements comportant plusieurs séances
• Passer un contrat avec le client définissant le périmètre du projet ainsi que les livrables
• Préciser le déroulé de l’évènement
• Faciliter l’événement avec succès
• Évaluer la satisfaction du client à toutes les étapes de l’événement/projet

B. Planifier des processus de groupe adaptés
1) Choisir des méthodes et processus clairs
• Encourager une participation ouverte dans le respect de la culture et des normes du client et de la diversité des participants
• Faire participer ceux qui ont des styles de réflexion et d’apprentissage variés
• Mettre en place un produit de haute qualité avec des résultats à la hauteur des besoins du client
2) Organiser le temps et l’espace de manière à soutenir le processus du groupe
• Organiser un espace physique qui soutient l’objectif de la réunion
• Planifier une utilisation efficace du temps
• Créer une ambiance propice au bon déroulement des séances

C. Créer et maintenir un environnement participatif
1) Démontrer un savoir-faire efficace de communication interpersonnelle et participative
• Utiliser une variété de processus participatifs
• Démontrer des qualités de communication orale efficaces
• Créer et développer une bonne relation avec les participants
• Pratiquer l’écoute active
• Démontrer la capacité à observer les participants et à leur donner du feedback
2) Respecter et reconnaître la diversité, être garant de la bonne inclusion de tous
Créer des opportunités pour que les participants tirent parti de la diversité du groupe
• Accroître la prise de conscience et la sensibilité aux aspects culturels
3) Gérer les conflits dans le groupe
• Aider les individus à identifier et mieux comprendre les présupposés
• Reconnaître le conflit et son rôle dans l’apprentissage du groupe et sa maturité
• Créer un espace sécurisant qui permette au conflit d’émerger
• Gérer les comportements de groupe perturbateurs
• Soutenir et accompagner le groupe dans la résolution du conflit
4) Faire émerger la créativité du groupe
• Encourager les participants quels que soient leurs styles de pensée et d’apprentissage
• Stimuler la pensée créative
• Accueillir toutes les idées
• Utiliser les approches les mieux en phase avec les besoins et les capacités du groupe
• Faire émerger l’énergie du groupe et construire sur celle-ci

D. Guider le groupe vers des résultats utiles et adaptés
1) Guider le groupe avec des méthodes et des processus clairs
• Définir un contexte clair pour chaque séance
• Écouter activement, poser des questions, faire des synthèses pour permettre l’émergence d’un sens collectif
• Reconnaître les divergences et refocaliser le groupe sur la tâche
• Savoir gérer des processus de groupe de taille différente (petits et grands)
2) Faciliter le développement de la conscience du groupe sur sa tâche
• Varier le rythme des activités selon les besoins du groupe
• Identifier l’information dont le groupe a besoin, faire émerger les données utiles et les perceptions du groupe
Aider le groupe à identifier les systèmes sous-jacents, les tendances, et les racines de la problématique, et à structurer l’action
• Accompagner le groupe dans sa démarche de réflexion sur son expérience
3) Guider le groupe vers un consensus et l’atteinte des objectifs
• Utiliser différentes approches pour parvenir à un consensus de groupe• Employer des méthodes variées pour atteindre les objectifs du groupe
• Adapter le processus en fonction de l’évolution des situations et des besoins du groupe
• Evaluer et communiquer sur les progrès réalisés par le groupe
• Favoriser la finalisation des tâches à accomplir

E. Construire et entretenir une solide « base de connaissances » professionnelles
1) Entretenir son socle de connaissances professionnelles
• Bien connaître le management, les systèmes organisationnels, le développement des organisations, la dynamique des groupes, la psychologie, la résolution des conflits
• Comprendre la dynamique du changement
• Comprendre les théories de l’apprentissage et de la pensée
2) Connaître un éventail de méthodes de facilitation
• Comprendre les modèles de résolution de problèmes et de prise de décision
• Comprendre différentes méthodes et techniques d’animation de groupe
• Connaître les conséquences d’une mauvaise utilisation des méthodes d’animation de groupe
• Savoir faire la différence entre le processus, les tâches et le contenu
• Apprendre de nouveaux processus, méthodes et modèles pour mieux s’adapter aux besoins émergents ou évolutifs du client
3) Entretenir son niveau professionnel
• Faire de la formation continue dans son domaine d’intervention
• Pratiquer une veille permanente sur les nouveautés de la profession
• Pratiquer la réflexion et l’apprentissage
• Accroître sa connaissance personnelle de l’industrie et développer ses réseaux
• Entretenir et mettre à jour sa certification

F. Témoigner d’une attitude positive sur le plan professionnel
1) Pratiquer l’auto-évaluation et la connaissance de soi
• Réfléchir sur son comportement et les résultats de ses interventions
• Garder une cohérence entre ses actions et ses valeurs personnelles et professionnelles
• Modifier son comportement / son style personnel selon les besoins du groupe
• Comprendre ses propres valeurs et leur impact potentiel sur le travail avec les clients
2) Agir de façon intègre
• Manifester une confiance envers le groupe et ses possibilités
• Aborder les situations avec authenticité et une attitude positive
• Décrire les situations perçues en tant que facilitateur et demander s’il existe d’autres points de vues
• Etre exemplaire sur le plan éthique et par rapport à la déontologie professionnelle
3) Faire confiance au potentiel du groupe et faire preuve de neutralité
• Respecter la sagesse du groupe
• Encourager la confiance dans les capacités et l’expérience de chacun
• Rester vigilant quant à son influence sur les résultats du groupe
• Maintenir une posture objective, non-défensive, et sans jugement