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jeudi 22 octobre 2020

Penser le Tourisme autrement : repenser les pratiques pour inventer les usages de demain !

 

Alexis de P R I MA  T E R R A  a le plaisir d'intervenir au sein du Master international "Tourisme et Développement Durable des territoires" de l'Université Paul Valéry de Montpellier, aux côtés de Dominique Crozat, Daniel Bartement, Gaella Loiseau et Marie-Ange Lasmènes.

Ainsi, il est amené à travailler avec une vingtaine d'étudiants (sur 300 candidatures !) du monde entier (France, Asie, Maghreb, Amérique du Sud...) sur un projet réel du territoire régional d'Occitanie !

Dans ce cadre de travail où l'autonomie est importante, des sous-groupes s'organisent pour produire un diagnostic territorial dont les enjeux, le périmètre d'étude et la finalité sont à définir par leurs soins. Une approche digne du design territorial !

Lors d'une des interventions, Alexis a travaillé avec eux ce qui semble essentiel lorsque la demande du commanditaire est quelque peu flou... réaliser un diagnostic territorial !

En effet, il s'agit d'une commande qui peut-être vécu à tout moment de sa vie, que l'on soit en Office de Tourisme, en collectivité, pour un prestataire hôtelier ou dans une agence spécialisée.

Comme toujours en innovation, il s'agit pour le porteur de projet de questionner la véritable commande, de comprendre le contexte au-delà de l'expression orale du client, de satisfaire ce que ce dernier n'a même pas en tête... en somme, de regarder au-delà de la boite !

 

Penser au-delà, faire le pas de côté...

 

Ainsi, nous souhaitions vous partager le fil directeur de cet atelier d'octobre 2020.

Penser les finalités pour imaginer le parcours à venir, extrait de l'intervention.
 
 
Lors de cette demi-journée, nous avons travaillé trois points essentiels :

  1. Qu'est-ce qu'une commande ? Comment la requestionner, l'affiner, la détourner pour aller voir au-delà de l'attente initial, en recherchant les besoins implicites, explicites et latents, les besoins réels et les attentes, voire les aspirations du Client.
  2. Qu'est-ce que le paysage ? Comment employer cette démarche qui permet d'analyser les représentations, usages et pratiques d'un territoire donné pour englober un système, en mobilisant des datas qualitatives et quantitatives, rationnelles et subjectives, au-delà des données froides, au plus proche des singularités locales et culturelles.
  3. Qu'est-ce que la recherche-action participative ? Comment faire de toutes parties intéressantes demain une partie prenante, comment mobiliser, impliquer et faire contribuer les usagers qui pourront être à l'avenir les premiers partenaires du projet dont nous ne connaissons pas encore les réels enjeux.

Tous ces points, nous les avons travaillé sous une forme théorique et pratique, en prenant soin de mobiliser la richesse interculturelle et disciplinaire propre à une promotion de ce type.

Cette démarche a pour intérêt d'illustrer comment l'innovation participative, qu'elle soit ouverte ou territoriale, peut être intégrée à tout format collectif, qu'il soit pédagogique ou sur commande, fictif ou réel, sur un sujet déterminé à l'avance ou dans une logique de management par les enjeux, pour permettre à de multiples acteurs d'inventer un autre avenir...

Imaginez demain le même format d'atelier pour un hôtel indépendant ou franchisé sur le littoral qui aurait une perte de 30% de sa fréquentation ... ou encore pour un office de tourisme d'une métropole avec des chiffres souvent bien plus importants...

Si vous aussi, vous souhaitez échanger sur les possibles, mobiliser vos équipes autrement en prenant soin de ne pas répliquer le modèle du voisin, repenser votre modèle d'affaires ou tout simplement innover globalement, vous êtes au bon endroit ! 

Contactez-nous !

 

mercredi 1 avril 2020

Lancement numérique du Livre Blanc de l'Assistance à Maîtrise d'Usage !






Bonjour, 


Le réseau AMU France* est heureux de vous annoncer la publication du premier Livre Blanc de l'Assistance à Maitrise d'Usage (AMU), soutenu par la Banque des Territoires – Groupe Caisse des Dépôts - ainsi que le Plan Bâtiment Durable, Kardham, Smart USE et l'IFPEB. 

Basé sur l'expérience de plus de 20 praticiens, cet ouvrage collectif met en valeur toute l'importance d'associer les usagers le plus en amont possible des projets d'espaces bâtis. 

Le réseau AMU Occitanie dont PRIMA TERRA est membre fondateur, y a contribué activement dans la production du contenu ainsi qu'en co-pilotant le comité de rédaction. 

Vous y trouverez notamment des exemples concrets, des outils et méthodes, un aperçu des gains potentiels, un positionnement métier, etc. 



Que vous soyez Maitre d'Ouvrage public/privé, promoteur-aménageur, élu/agent technique de collectivité, architecte, bureaux d'études, praticien de l'AMU, usager, copropriétaire ou esprit curieux, venez découvrir cet ouvrage de référence. 

Il contribue à définir un peu plus cette pratique qui apparait aujourd'hui comme indispensable pour relever les enjeux sociétaux et environnementaux de demain.

En attendant sa sortie officielle et papier (prévue dès que possible), le Livre Blanc est téléchargeable gratuitement à l'adresse https://www.reseau-amu.fr/publications 

*Initié en 2013, le réseau national AMU France rassemble plus de 20 professionnels qui partagent expériences et connaissances au service de l'innovation méthodologique et organisationnelle, afin de remettre l'humain au cœur des projets de cadre de vie bâti.

Dans l'attente de vous rencontrer lors d'un des évènements de lancement à venir (Paris et Occitanie).
Bien à vous,

lundi 9 décembre 2019

La Martinique s'élance ... vers des tiers-lieux de Création !






Les 16, 17 et 18 décembre 2019, KAELIDOSCOPE DOM, incubateur d'innovations sociales, accélérateur d'initiatives de l'ESS & réseau de dirigeants qui entreprennent autrement à La Martinique, organise à l'Espace Lucien Laroche, à Le Robert à La Martinique, l'événement Alter'Actifs 2019 !


L'événement est soutenu financièrement par le CGET, la Mairie du Robert, l'ADEME et l'agglomération CAP NORD.

Cette manifestation favorisera un coup de projecteur sur l'économie circulaire en :

- donnant à voir les pratiques d'acteurs économiques, 
- en inspirant les vocations,
- en faisant émerger des initiatives répondant aux problématiques environnementales locales,
- en faisant de l'Economie Circulaire un levier d'activités économiques, d'emplois et de cohésion sociale dans les quartiers et zones rurales de La Martinique.

Dans ce cadre, Alexis Durand Jeanson, de PRIMA TERRA, interviendra pour réaliser deux conférences le mardi 17 décembre à 8h30 et 11 heures.


L'une sera sur "Economie circulaire créative, vers une révolution sensible des territoires", se focalisant sur le "faire local avec l'économie".

L'autre sera sur "Des tiers-lieux aux territoires apprenants, apprendre ensemble" et se concentrera à questionner les façons de faire lieu et territoire par la Connaissance coproduite.

A cela, Alexis sera également exposant toute la journée pour répondre aux besoins des porteurs de projets, orienter sur la réponse à l'AMI Fabriques de Territoires et présenter les derniers projets en cours (réseau AMU Occitanie pour l'innovation par les usagers dans le Bâtiment, territoires apprenants en Pays-de-la-Loire avec le Centre Michel Serres, tiers-jardins éco-poétiques en Ile-de-France avec Via Paysage, recherche-action sur les tiers-lieux et l'urbanisme transitoire, etc.).

> Pour s'inscrire à l'événement, c'est ici !

Le reste du temps insulaire passé sur place, PRIMA TERRA accompagnera les porteurs de projets de tiers-lieux incubés au sein de KALEIDOSCOPE DOM, dans le contexte national de l'AMI Fabriques de Territoires du Gouvernement Français.


Si, vous aussi, vous souhaitez obtenir des apports méthodologiques, inspirer vos acteurs locaux et initier des projets de fabriques de territoires, contactez-nous !

jeudi 26 septembre 2019

Tiers-lieux : pensons les fabriques ensemble !

Article de décryptage méthodologique de l'AMI Tiers-lieux lancé par le Gouvernement Français en 2019

L'Etat avait lancé le 17 juin 2019 une journée à la Cité Fertile en Ile-de-France pour annoncer la politique nationale dédiée aux espaces hybrides, sous l'énoncé "Nouveaux lieux, nouveaux liens - L'Etat s'engage pour les tiers-lieux dans les territoires".
A cette occasion, un futur Conseil National des Tiers-lieux avait été initié, rassemblant 300 acteurs de cette dynamique socio-spatiale, permettant de construire à terme une coopérative chargée de rassembler, fédérer, organiser et animer la filière tiers-lieux. Votre serviteur faisait d'ailleurs parti des invités.

Aucun texte alternatif pour cette image
L'été arrivant, un appel à manifestation d'intérêt est sorti permettant à des acteurs publics et variés, des territoires puissent se rendre identifiables selon deux entrées.
  • La première, en présentant un projet de "Fabrique numérique de territoire", avec une localisation dans un quartier prioritaire ou à proximité, portant des activités numériques et avec un renforcement de son action en compétences numériques et appropriation technologique par les habitants ;
  • La seconde, en tant que "Fabrique de territoire", à savoir un lieu ressource pour le réseau de tiers-lieux du territoire, donc les systèmes coopératifs, de nouvelles formes d'apprentissage par le faire, donc l'apprenance et la montée en compétences numériques.
Vous pouvez retrouver toutes les informations ici.
Cela peut permettre d'obtenir entre 50 000 et 150 000 euros par projet !
Etant depuis 2014 en exploration pratique et conceptuelle sur le sujet, et ceux connexes comme l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage globale, l'innovation territoriale ou les réseaux de coopération inter-filière (cf. ici avec le portail espaces hybrides et les articles ici, à cet endroit ou ), plusieurs acteurs et territoires sont revenus vers moi pour les soutenir méthodologiquement dans la conception et l'élaboration stratégique du projet.
Dans une logique de coopération ouverte, je vous livre ici quelques-unes des ressources que je mobilise dans ce cadre.
Parmi les éléments importants à avoir en tête dans le cadre de l'ingénierie projet à proposer, voici les principaux, au regard des critères d'évaluation des dossiers :
Complexe, vous ne trouvez pas ?
Alors, si vous aussi, vous souhaitez un regard extérieur sur votre projet, contactez-nous !
Alexis Durand Jeanson, PRIMA TERRA alexis@prima-terra.fr

dimanche 22 septembre 2019

Le manifeste de l’éco-poétisme : relier, enrichir et semer la « diversité habitante »



Article rédigé par Alexis Durand Jeanson le 21 février 2019.

Le jardinier paysagiste Gilles Clément nous parlait déjà en 1996 du concept de « Jardin Planétaire »   pour envisager, de façon enchevêtrée, la diversité des êtres sur la planète et le rôle gestionnaire de l’homme face à cette biodiversité, en  considérant l’écologie comme intégrant l’homme – le jardinier – dans le moindre de ses espaces.

En 2003, le « manifeste du tiers-paysage »  sera publié pour semer l’idée qu’au sein du  « Jardin Planétaire », il existe un ensemble d’espaces où l’homme abandonne l’évolution du paysage à la seule nature.

Depuis, le monde des sciences humaines et sociales s’intéresse toujours plus aux friches, délaissés et autres « tiers-espaces », pour reprendre le terme proposé par le chercheur Hugues Bazin, convoquant l’idée d’une « architecture fluide »  se cultivant dans l’entre-deux, les marges, la transdisciplinarité pour co-construire des solutions propres à chacun.

Tous ces activistes de l’écologie intégrale se retrouvent autour de l’idée que « l’être total » doit pouvoir être mobilisé pour répondre aux enjeux que nous offrent le XXIème siècle : réchauffement climatique, augmentation du carbone atmosphérique, nouveaux modèles socio-économiques, diminution de la biodiversité, uniformisation culturelle des peuples, etc.

Face à cela, trois postures semblent exister pour le chercheur André Micoud : l’une agirait sur notre « être socio-politique » par l’authentification juridique et la proclamation de droits et devoirs, une autre sur notre « être cognitif » par la conceptualisation des idées, une autre enfin chercherait à mobiliser « l’être sensible » par la figuration esthétique, provoquant des effets d’adhésion à des figures symboliques.

Symbolique du sensible, c’est bien là la recherche de Camille They.



Camille They au jardin éco-poétique du 16 bis (photographie de Jérôme Panconi)


Artiste scénographe de jardins, elle cultive les signes esthétiques, les émotions partagées et les traces communes depuis près de 40 ans. Elle possède à son actif de nombreuses expériences :



Faisant écho à l’idée de « Jardin en Mouvement » initié à partir de 1985,  voire avant, au Jardin de la Vallée en Creuse par Gilles Clément, l’éco-poétisme s’inspire de la friche. Espace de vie laissé au libre développement des espèces qui s’y installent, le jardinier possède alors la possibilité de « faire le plus possible avec, le moins possible contre ». En effet, l’esprit du jardin en mouvement repose sur l’idée d’une interprétation constante des dynamiques en jeu, cherchant non pas à maintenir une dynamique  ou image établie mais de conserver un équilibre plastique et biologique offert à la plus grande diversité possible, à l’étonnement et à l’impermanence.

Les mains dans la terre et la tête dans les nuages, Camille They sème ses jardins comme l’expression d’une « réalité imaginaire » en convoquant l’esprit des lieux tout en appliquant l’idée « d’hérétopie » de Michel Foucault, matérialisation  physique des utopies grâce à l’imaginaire  de chacun, elle fait acte de résistance dans la ville tout en cherchant à provoquer une addiction au jardin, qui devient alors une nécessité absolue pour vivre avec la nature. 

Ce sont quelques-uns de ses principes qui sont mis en œuvre pour « être au monde » comme le proposait l’écrivain Edouard Glissant.


Le jardin éco-poétique (photographie de Via Paysage)


Ainsi, l’éco-poétisme porte en lui des principes vivants, que nous portons en chacun d’entre nous :
  • l’écologie comme un état de conscience, pour reprendre l’idée de Pierre Rabhi,
  • une philosophie de vie, qui nous relie à l'histoire de l'humanité depuis toujours, faisant sens,
  • une démarche sensible pour remettre le Vivant au cœur de la démarche de vie de l’individu, en initiant une action collective permettant d’en retirer ensemble et individuel une essence de vie,
  • « donner envie » de donner la vie, de faire œuvre vivante, en prenant le jardin, lieu d’expression à la portée du plus grand nombre, comme médium, réceptacle et espace de création et d’expérimentation pour questionner, agir sur sa vie - qui peut ainsi s’inscrire dans le cursus, le parcours de chacun,
  • la poétique des lieux, c’est tout ce que l’on peut exprimer par la poésie, tout ce qui relie les lieux à l’Universel à travers l’expression poétique,
  • une initiation à l’écologie appliquée et à la création, qui se pratique seul et à plusieurs.
  • l’idée de « repaysement » de ce qui nous entoure, comme l’exprime Yassir Yebba, cuisiner anthropologue, où la cuisine nous relie à toute chose, à notre histoire, au jardin, à la nature, au (à travers le) Vivant et vice versa, en favorisant la transmission de nos pratiques, outil de partage et de renoue avec le Vivant.


Ainsi, l’observation et le rêve sont convoqués dès les débuts, utilisant les principes du « paysage emprunté » pour métisser sa propre histoire à celle du lieu. Pour maximiser les chances de rassembler des histoires dispersées, elle initie sur chaque projet un collectif d’artistes, un groupe d’habitants, afin de favoriser l’émergence de lieux reliés à la Nature-Culture.

Véritables laboratoires de création éco-poétique qui défendrait « la biodiversité » végétale et artistique en milieu urbain, les lieux se doivent d’être formateurs, participant de cette école de la Vie qui est si chère à Camille They.

Ainsi, de jardin résistant, entendu par Gilles Clément comme « l’ensemble des espaces publics et privés jardinés où se développement toutes les diversités –biologiques ou culturelles – selon des critères d’équilibre entre la nature et l’homme »,  la friche en mouvement se relie, petit à petit, à d’autres lieux qui résonnent à l’heure tour tout autant, s’entourant, semant, créant de la vie. L’idée de « jungle urbaine » est alors initiée, participant de la rencontre entre les hommes, le végétal et la Création.

L’éco-poétisme est donc sans doute une philosophie de vie intéressante pour s’accorder à notre environnement. 

Faire acte de résistance, de création et de transmission et participer ainsi d’une ode à la vie, reliant plus que cloisonnant, enrichissant plus qu’appauvrissant, semant plus qu’infertilisant. Si chaque projet, chaque ville, chaque habitation étaient pensés comme le jardin éco-poétique de Camille They, l’hospitalité par l’altérité, l’interdépendance par la coopération et les singularités créatives dans la diversité cultivée seraient sans doute les principes de notre société.

Qui sait, peut-être demain, les territoires seront les reflets de l’éco-poétisme ?



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