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mercredi 9 octobre 2019

Groupe scolaire de Beauzelle - un projet No Watt avec l'Assistance à Maîtrise d'Usage

Dans le cadre de la campagne "Rénovation énergétique des bâtiments publics" de la Banque des Territoires - Caisse des Dépôts, "une priorité du grand plan d'investissement pour favoriser les économies d'énergies, réduire les émissions de CO² et encourager le développement des énergies propres", une journée dédiée avait été organisée le 24 septembre 2019 à Paris.





Dans ce cadre, Mathilde Cota, de PRIMA TERRA, et Pascal Lanselle, de VIE TO B, étaient invités à intervenir pour présenter une intervention phare de rénovation d'un bâtiment public en région Occitanie, le groupe scolaire "Les Écureuils et les Chênes" sur la commune de Beauzelle. 

Ce projet a été coordonné par Prima Terra, en partenariat avec Vie to B.

Voici la vidéo de présentation, par Mathilde Cota, cofondatrice de Prima Terra et coordinatrice du projet :





Retour écrit sur l'opération.




Le groupe scolaire à l'époque (image Ecozimut)


L'opération consistait à rénover un groupe scolaire comprenant une école élémentaire de 11 classes, une école maternelle de 5 classes, un ALAE, un espace de restauration. Une extension limitée sera prévue dans la zone de restauration et dans la zone d'accueil élémentaire.

Les travaux prévus incluaient notamment le désamiantage du site, la mise en accessibilité, l’amélioration des performances énergétiques, le traitement des façades, la réfection des toitures terrasses, la création d'un espace restauration, la démolition de préfabriqués, l’aménagement des accès et parkings.

Pour mener à bien le suivi des usages et accompagner au changement aussi bien le personnel que les parents des enfants, la commune s’est engagé en faisant appel à une Assistance à Maîtrise d’Usage.

La démarche d’Assistance à Maîtrise d’Usage revêt une importance particulière qui permettra de mieux utiliser les potentialités du bâtiment afin de répondre de façon la plus efficiente possible aux besoins des différents usagers : enfants, parents, associations et professionnels tout en leur donnant les moyens de solutionner par eux-mêmes les modalités de la future gestion.

L'inclusion de chaque acteur concerné par le bâtiment pose de nombreuses questions :

• Comment faire pour que les occupants s'approprient leurs espaces ? Comment les motiver sur l'objectif énergétique ? Comment améliorer encore la qualité de vie ? 
• Quel organe gère les liens usagers / bâtiment ? Comment faire remonter les doléances ?Comment sont prises les décisions ? 
• Quelles sont les contraintes imposées, quelle marche à suivre en cas de non-respect des règles ?

Pour bien vivre la performance énergétique, les usagers doivent être impliqués sur ces questions. Et il est essentiel de coopérer pour avancer durablement.

Pour cela, plusieurs outils ont été conçus et testés dans le cadre de la démarche de Recherche - Transmission - Innovation de PRIMA TERRA. 

En voici les principaux :
  • L'arbre du projet politique et stratégique
  • La cartographie des parties prenantes
  • La cartographie des besoins, usages et attentes
  • Le plan des usages futurs
  • Une formation-action pour les élus, techniciens et professionnels du projet


L'opération a ainsi reçu le soutien de la Région Occitanie, grâce au dispositif "Bâtiments No Watt", permettant de participer au financement de l'AMU.


Le projet ensuite proposé par l'agence C+2B Architecture fut le suivant (gif de l'agence extrait de leur site web).



Contactez-nous pour en savoir plus sur notre expertise en AMU Globale, avec nos travaux de Recherche-Action, actions pilotes et formations-actions pour les élus et techniciens d'opérations publiques ou privées !

Nous sommes notamment à l'origine de l'observatoire-réseau régional AMU Occitanie, qui est le référent technique de la Région Occitanie sur le sujet, et membre actif du réseau national AMU France, qui publiera ces prochains jours le premier livre blanc de l'AMU, préfacé par le Plan Bâtiment Durable et soutenu entre autres par la Caisse des Dépôts.

vendredi 28 avril 2017

Le Manifeste de l'#Obsidienne : des lieux partagés à la Société de la Connaissance !


Nous vivons une période particulière, où la règle de la concurrence n’est plus de mise mais semble encore le mot de rigueur, quand ce n'est pas celui de la méfiance ou de la défiance. Nous pensons, collectif réunit initialement autour de l’Institut du Design Territorial et aujourd’hui autour de Prima Terra, qu’il est temps de passer à un autre temps, un autre regard, une autre attitude vis-à-vis de l’autre, celui qui agit sur le même marché.
C’est ainsi le cas dans le domaine des tiers-lieux, des espaces partagés, des espaces communs de l’habitat, etc. où des structures variées, des chercheurs indépendants, des consultants... accompagnent la mise en place de ces lieux collectifs qui permettent la mutualisation de ressources, la rencontre, l’échange et l’ancrage.
Nous pensons qu’il est grand temps que ces acteurs se réunissent pour inventer ensemble des pratiques permettant de partager des expériences, des outils, inventer des initiatives communes où le bénéficiaire serait le multiple. 
Faire réseau ou inventer ensemble plutôt que contre
C’est ce que nous appelons l’#Obsidienne, à la fois réseau d’acteurs et d’initiatives qui veulent faire oeuvre commune, observatoire partagé de ce que l’on retrouve dans ces “espaces hybrides”, telles que des pratiques sociales, spatiales, culturelles... qui font territoire. 
Car le territoire est la finalité.
L'Obsidienne ou une pierre volcanique comme symbole
L’Obsidienne doit (se) nourrir (de) cette envie que nous avons de participer d’un dessein commun, ce que le mot habiter peut exprimer.
Le nom n’est pas anodin et vient d’une idée fertile d’André Brouchet comme il en a tant.
A la fois dure, coupante et puissante comme peut l’être la force du collectif dans un tiers-lieu, un espace partagé, qu’il soit urbain et public dans la Rue, collectif et commun dans un logement ou encore un espace hybride, où dimensions numérique, physique, sociale, culturelle, mentale ne font qu’une. 
Elle est née d'une lave acide, comme l'est souvent l'accouchement d'un projet collectif, dans la création d'un Nous, ou le Moi n'est cependant pas balayé, mis de côté mais bien élevé par la rencontre, la confrontation, l'acceptation de l'Autre.
Mais elle est aussi fragile, comme peut l’être une dynamique sociale portée par quelques-uns lorsqu'elle n'est pas soutenue, nourrie, stimulée de nouveaux regards créatifs ...
L’Obsidienne comme flèche défricheuse d’une autre Société
Ainsi, cette pierre sera notre symbole, notre bannière et notre volonté, pour construire des liens et des liants pour faire territoire, entre Science et Société, entre lieux collectifs et espace public, entre habiter et travailler ...
Pour cela, nous imaginons quelques possibles de ce que l'Obsidienne pourrait apporter : 
La recherche, car la science pourrait bénéficier des dynamiques et des matériaux récoltés, au profit de tous, sans exception, dans la continuité des travaux du Movilab, du collectif Ville-Campagne ou du réseau de l’AMU ; le chercheur, vous, moi, ou l’universitaire, n’étant plus mis de côté dans le projet mais bien au “coeur” de la pratique ;
Le lieu, car il pourrait acquérir une visibilité particulière à l’échelle du réseau Obsidienne, comme espace de partages, d’expérimentations et de modélisation, participant d’un réseau des utopies réalisables ;
Le collectif, car les pratiques sociales pourraient être partagées, analysées, légitimées par les travaux de recherche-action produits ;
Le consultant, car il pourrait ainsi gagner en visibilité en s’associant à d’autres, en contribuant à écrire une histoire commune, au-delà des concurrences de surface, se constituant d'un réseau des réseaux des “lieux qui font territoire” ;
Le territoire, car il pourrait ainsi bénéficier d’une mise en réseau avec d’autres territoires pilotes, renforçant ses liens avec ses habitants et autres hommes et lieux-réseaux, participant ainsi de la création d'un nouveau territoire où le mot territoire ferait sens, au-delà d'une marque, d'une compétition de "zones" et de l'arrogance "d'un mieux chez moi que chez l'autre".
L'Obsidienne peut-être cela, en moins, en mieux, en différent mais peut-être si vous le voulez.
La volonté est de votre côté, la proposition est la nôtre.
Pour tout cela, et bien plus encore qu’il reste à écrire et partager, nous vous donnons rendez-vous les 3, 4 et 5 juillet 2017 aux 1ères Assises Nationales Sciences Société à Montpellier pour écrire ce que sera l’#Obsidienne.

> Vous pouvez également, à tout moment, contribuer aux réflexions, analyses, mises en réseau et initiatives sur le dossier partagé de l'Obsidienne [lien]!

Au plaisir d’échanger, d’organiser et vous retrouver à des temps communs,
A très bientôt,

Alexis, pour le collectif #Obsidienne

mercredi 12 avril 2017

PRIMA TERRA ouvre l'Obsidienne des tiers-lieux des tiers-lieux aux chercheurs, réseaux et consultants !


PRIMA TERRA a soutenu l'Institut du Design Territorial dans l'ouverture de l'#Obsidienne, observatoire partagé des "espaces du Co-", créé fin 2014 pour identifier et analyser les formes sociales, économiques, spatiales, etc. des lieux partagés, quelques fois hybrides (au sens du concept scientifique anglo-saxon "hybrid space"), dans tous les cas amenés à adopter un processus social de transformation de l'espace selon les composantes du "tiers-lieu".

C'est également une mise en commun qui doit permettre la préfiguration d'un réseau au moins national des accompagnateurs et consultants, réseaux existants, projets de recherche et chercheurs intéressés par la question des tiers-lieux, des espaces hybrides et autres lieux partagés.

Si vous êtes vous-même ou connaissez des chercheurs, accompagnateurs ou réseaux constitués, je vous invite à diffuser ce lien afin de leur donner accès à l'#Obsidienne.

> Le Manifeste de l'Obsidienne [lien]









> Le dossier observatoire-réseau de l'Obsidienne [lien]

jeudi 20 octobre 2016

[glânage d'opinions] L'expérience sensible de l'Espace, par Philippe Simay


Glâner sur le web ... et posant question, naturellement.
Belle lecture et bravo à son auteur !

L’expérience sensible

L’espace public n’apparaîtrait plus comme un lieu de rencontre et

d’échange, mais comme un espace de menace mutuelle. L’aspect des villes

reflèterait ainsi la grande peur cachée qu’ont leur habitant de s’exposer.

Autrement dit, notre époque traverse une crise majeure de l’habiter, une

fragilisation d’un rapport existentiel à l’espace. Les grandes sphères

collectives ont éclatées sous l’effet de la mondialisation économique et

nous assistons aujourd’hui au repli sur des micro-sphères, des bulles

individuelles.

Désormais, il ne suffit plus simplement de dire que l’accroissement de

la vision intime du monde a conduit à considérer le domaine public comme

dénué de sens et de valeur. Il s’agit aussi de constater qu’en délaissant

le domaine public, qu’en abandonnant aux politiques et aux urbanistes,

nous nous sommes rendus incapables d’être des acteurs de la ville, que

cette dernière a cessé d’être un espace de protection et d’émancipation et

que, de fait, nous y sommes devenus beaucoup plus vulnérables.

Cette vulnérabilité se traduit bien plutôt par des pratiques, des

dispositifs et des programmes contribuant à créer des espaces inoffensifs,

sécuritaires, du moins susceptibles de neutraliser les risques du contact

social.

Logique de contrôle

Aujourd’hui, tout dans l’espace urbain – y compris les espaces semi-
privés, doit pouvoir faire l’objet d’une surveillance. Caméras,

distributeurs de billet, portillons de métro, parcmètres, sont des sources

d’informations possibles. Ces technologies de la tracabilité citadine

sont là encore sous-tendues par l’idée que le contact social est plus une

menace qu’une ressource. L’espace urbain doit être neutralisé.

C’est oublier que la visibilité des hommes entre eux est une dimension

essentielle de la liberté politique. Etre libre, comme le rappelle Arendt,

c’est s’insérer dans un monde commun par la parole et par l’action – ou

plutôt par les paroles et les actions, qui dans leur pluralité, dans leur

non coïncidence, constituent le domaine public comme lieu du différend et

de la dispute.


Redonner au corps une place centrale

L’espace public n’est pas une espace de rencontre mais un espace

transitionnel et transactionnel, constitué de flux. On comprend donc que

la question de la mobilité soit placée aujourd’hui au centre des débats

sur la ville. Nous ne devons pas oublier que le corps du citadin est le

capital le plus précieux de l’urbanisme. Une ville n’est pas une chose que

l’on peut exclusivement concevoir et représenter, c’est d’abord un univers

que l’on perçoit et dont on fait expérience avec tous se sens. Et cette

expérience sensible est centrale dans la compréhension du fait urbain.

La sensibilité est ainsi un mode de connaissance. La ville sensuelle

n’est donc pas simplement la ville agréable et bonne à vivre. C’est aussi

celle qui, par la qualité et les propriétés objectives de ses espaces,

permet aux citadins de développer leur sensibilité et leurs compétences.

C’est celle qui nous rend capables de la comprendre et de participer à sa

transformation.


© Philippe Simay, philosophe, maitre assistant à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Saint Etienne. Directeur de Programme au Collège International de Philosophie.

vendredi 14 octobre 2016

[veille] Retrouvez nos articles et réflexions sur les lieux de création collective ici !

 A lire ici ...

www.espaceshybrides.tumblr.com

où l'on lit, entend, découvre que les espaces alternatifs sont des fois vraiment novateurs (comme la cartographie des lieux), des fois des redits quelque peu "bobos spaces" (cf. l'interview radio de France Culture) ... 

Et si, comme nous, vous souhaitez fonder, construire et animer des lieux porteurs de créativité réellement novateurs, engagés dans le développement local, au service d'un intérêt collectif, contactez-nous !

mercredi 22 juin 2016

[espace hybride] Prima Terra accompagne l'ouverture des Maisons de Services au Public !


Prima Terra accompagne l'émergence, la programmation et l'animation d'espaces d'intérêt collectif, où l'hybridation des usages, des publics, des modèles économiques est de mise, comme les lieux labellisés "Maison de Services au Public".

Voici une courte présentation, en vidéo, de cette "maison publique" :



Comme de nombreuses associations et collectivités, faites appel à nos services pour associer votre projet de lieu partagé : coworking, médiathèque troisième lieu, créalab, café-librairie ... à une maison de services au public !

vendredi 10 juin 2016

[revitalisation rurale] "LUSSAC LES EGLISES, un village qui s'ouvre au monde"


" Lussac les Eglises, un village qui s'ouvre au monde "


A travers l'ambitieux projet de revitalisation et de requalification du centre-bourg, Lussac a l'ambition d'ouvrir la voie au renouveau de nos territoires ruraux. 

Véritable expérimentation territoriale, les habitants se sont réunis au fil des ateliers pour imaginer et concevoir ensemble l'avenir de leur bourg.
Cette énergie collective, nourrie par l'amour du pays, est le point de départ pour embellir et faire vivre ensuite nos villages.. 

L’attractivité du bourg, fondation pour une économie locale dynamique, repose en grande partie sur l'animation habitante et l'expression affirmée de sa qualité de vie en campagne. Les actions réalisées depuis octobre 2015 illustrent bien le fait que l'amélioration de son village doit venir et vient toujours des habitants.

Depuis début mai 2016, l'équipe Prima Terra dessine avec les habitants les espaces publics du centre-bourg (trottoirs, parking, parc de la Mesou...). Autour d'une maquette du village, outil concret de compréhension des usages des espaces, l'expression des envies et besoins de chacun se révèle.






Le samedi 11 juin, de 9h30 à 18h30, afin d'évaluer la faisabilité du projet choisi, un chantier participatif est organisé en extérieur
Vous êtes tous invités à y participer : enfants, parents, retraités, touristes, ... en venant avec des idées, des envies, des marteaux, des gâteaux et autres rafraîchissements pour construire ensemble une partie du futur projet d'aménagement. 

- Réalisation de mobilier (banc, table, jardinière ...), 
- plantation de plantes fleuries, 
- peinture au sol, 
- bibliothèque pour tous, etc. 

sont au programme pour modifier l'ambiance des lieux et donner à voir le futur de Lussac pour l'été.

Le rendez-vous est donné devant la boulangerie le vendredi 10 juin 2016 à partir de 9 heures 30 ! Mathilde, Sonia et Alexis vous attendront.

En septembre, l'équipe Prima Terra présentera au Comité de Pilotage le scénario approfondi avant une présentation grand public, en octobre, aux habitants de Lussac les Eglises, des hameaux et des villages voisins la synthèse du travail : 
- la stratégie de développement local : l'économie, la culture, l'environnement et le social ;
- le projet d'aménagement des espaces publics du bourg ;
- et les actions d'animation à mener pour le faire vivre, attirer et accueillir.

La date de ce rendez-vous sera communiquée ultérieurement.
A très bientôt et bel été à tous !

mardi 22 mars 2016

[Espace Hybride] Rendez-vous à Niort Numéric vendredi matin pour parler hybridation des espaces !


Retrouvez-nous vendredi prochain à NIORT NUMERIC pour parler d'espaces hybrides et autres tiers-lieux, en complément de notre extension web dédiée : www.prima-terra.fr/espaceshybrides !

Espaces #hybrides, ces lieux propices à la créativité et aux synergies (COMPLET)

9h30 – 10h30 | Salle atelier 1 – L’Acclameurprima terra photo
Prima Terra – Explorateurs de nouveaux territoires : pour les organisations utopistes, publiques et privées, nous initions et accompagnons les projets innovants d’intérêt collectif.
La création de Valeur se fait par la coopération, la mutualisation et les dynamiques réseaux, démultipliant les bienfaits économiques et sociétaux.
L’Agence hybride a développé, depuis ses débuts en 2009, une prédilection pour les « espaces hybrides et autres tiers-lieux », espaces partagés où l’on rencontre un fort taux de créativité collective et d’innovation sociale, propices à l’innovation ouverte et aux synergies.
Mathilde Cota et Alexis Durand Jeanson animeront sous une forme ludique et conviviale cet atelier dédié aux « Espaces #hybrides, ces lieux propices à la créativité et aux synergies ». Pour découvrir les espaces hybrides : www.prima-terra.fr/espaceshybrides

dimanche 6 mars 2016

[vu sur Internet] Vers des espaces publics "qualifiés" ?


Dans le cadre de notre veille sur les espaces hybrides, ces nouvelles formes d'habitats métissant les fonctions, les qualités et les usages des espaces publics, les lieux du travail et du logement tout en fabriquant , nous avons découvert ce formidable article du désormais célèbre "Project for Public Spaces".

Voici une illustration qui nous a frappé, développant les notions d'usages et activités, de sociabilité, d'accès et de relations ainsi que d'habitabilité / confort et image, déclinées ensuite en critères, dont le suivi peut être réalisées à travers des indicateurs.



Un outil intéressant qui rejoindra très certainement notre "boîte" pour imaginer et concevoir des espaces enrichis. 

Celui-ci pourrait très bien être testé prochainement dans le cadre de l'assistance à maîtrise d'ouvrage de "revitalisation et requalification du centre-bourg" de Lussac les Eglises, en Haute-Vienne. Un village lauréat de l'appel à projets lancé par le CGET - Service du Premier Ministre, aux côtés de 49 autres territoires ruraux, pour servir de lieu d'expérimentation de nouvelles formes de design territorial.

On observe bien l'intérêt de développer la Connaissance à propos des paysages collaboratifs, durables et désirables, objet de recherche-action associant des laboratoires universitaires, Prima Terra et l'association-réseau Via Paysage entre autres acteurs.

Retrouvez une sélection visuelle sur ces espaces d'un nouveau genre, les espaces hybrides et autres lieux propices pour l'innovation ICI !

Si vous aussi, vous souhaitez développer une réflexion sur vos espaces publics ou en lien avec la ville, n'hésitez plus, contactez-nous !

mardi 12 janvier 2016

[habitats hybrides] De l'accumulation à l'hybridation des "espaces", la créolisation des habitats


Développant depuis de nombreuses années un accompagnement de collectivités, porteurs de projets particuliers et entreprises à la conception-création d'espaces au croisement de l'espace public, collectif et intime, nous avons amorcé en janvier 2014 un important de travail de recherche sur les "espaces hybrides", concept que nous avons développé.

Ce projet "d'observatoire des Espaces hybrides et autres tiers lieux" se nomme "Obsidienne", métaphore entre la richesse sensible et fragile du lien social dans ces lieux et la beauté fragile mais superbe de cette roche noire.

Nous développons ces actions de recherche-action en partenariat avec l'Institution du Design Territorial.

Voici, en exclusivité pour vous, un des premiers résultats de la recherche, le cheminement de l'éco-socio-spatialité de ces espaces.

Nous identifions à ce jour trois niveaux, répartis entre le tiers lieu et l'espace hybride.

- A l'origine, il y a le  "lieu communautaire", le tiers lieu dans sa dimension sociologique, affirmé par un code de valeurs et un fonctionnement renvoyant au langage du militantisme.
Ces espaces ont la particularité de donner l'opportunité de développer les notions "d'archipels de certitude", idée chère à Edgar Morin tout comme à celle "d'analyse comportementale et spatiale", concept développé par Max Lassort, socio designer à Prima Terra, afin de créer des espaces de ressourcement propres à se libérer de la frénésie contemporaine de la vitesse.

- Au milieu, par un compromis du marché, arrive par la suite l'espace standardisé, donc marketisé, pour répondre aux différentes attentes des travailleurs-consommateurs d'espaces, souvent siglé de l'appellation "tiers lieu" pour développer son attractivité, que l'on retrouve à travers la fonction souvent unique "d'espace coworking", ou de "espace des publics" pour l'espace dit public, par opposition à la place publique, tous deux administrés par le pouvoir public mais l'un au service d'une diversité de profils à visée économique, l'autre à visée d'échanges et de débats d'idées.

- Puis vient enfin le "lieu d'individuation communautaire", notion renvoyant à l'idée que des espaces peuvent renforcer, à la fois un sentiment d'appartenance à une marque, un style de vie, le life style, par le renvoi à des codes et rites de communautés d'acheteurs tout en permettant de répondre à l'enjeu des organisations, publiques comme privées, d'élaborer des espaces "hyperserviciels", en réponse à la volonté d'autodétermination, de bien être en électron libre et de développement personnel des individus.

Voici une illustration du spectre de ces nouveaux espaces, de la simple accumulation d'options serviciels au métissage fonctionnel, fabriquant des nouvelles normes sans normes repères, au détriment d'une lecture apaisante et culturelle de notre société, l'hybridation peu renouvelé sans dénaturé, participant de l'invention du monde d'Après.

L'idée de "créolisation des espaces" nous paraît également intéressante à explorer, notion renvoyant à celle d'Edouard Glissant, idée selon laquelle 

"la mise en contact de plusieurs cultures ou au moins de plusieurs éléments de cultures distinctes, dans un endroit du monde, [aurait] avec pour résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible par rapport à la somme ou la simple synthèse de ces éléments".

Ainsi, les espaces auraient une faculté, de plus en plus observés, à exister puis disparaître en fonction des besoins, des attentes, des opportunités de l'environnement. Nous pouvons citer par exemple les "pop-up stores" ou boutiques éphémères.



On observe ainsi que l'espace public, dans sa "version originelle", était vécu comme un tiers lieu d'un point de vue sociologique. Il apparaît cependant que ces espaces ont tendance, en milieu hyper urbain, à dévier vers des espaces hybrides, à la faveur de programmes de revitalisation voire d'aménagement urbain, où le prototypage de nouveaux services et produits marchands voire la marchandisation des données apparaissent.
Ici, dans l'illustration ci-dessus, l'exemple de la Place de la République à Paris.


Pour aller plus loin dans la réflexion, nous avons souhaité cartographier les mots qui pouvaient révéler l'intensité des dynamiques présentes dans ces lieux, où la porosité des frontières est de mise, de façon permanente.

Voici cette cartographie bêta des espaces.


Bien entendu, comme la sémantique générale l'explique, "la carte n'est pas le territoire".

En effet, il faut lire ici une représentation du Monde dans lequel nous vivons, cherchant à faire ressortir l'essence des mondes qui se côtoient et parfois se mêlent, se démêlent et se rencontrent.

Nous pouvons vous soutenir pour analyser, comprendre et discerner les ingrédients indispensables à la vie de ces lieux, les singularités territoriales à privilégier mais aussi les tenants et aboutissants de ces nouveaux espaces, ces habitats hybrides qui apparaissent pour répondre aux mutations de notre société.

jeudi 12 novembre 2015

[Fête de la Science 2015] Retour sur les échanges "Espaces hybrides et Lieux publics de créativité = moteur de changement ?"




Voici le retour sur les échanges entre les participants, une quinzaine de personnes.

L'échange démarra de façon introductive par une publication de la doctorante Nardjes Gheraibia, architecte géographe élaborant une thèse sur les liens entre les communautés locales d'habitants et les patrimoines des villes moyennes que sont Limoges, Poitiers, Tours et La Rochelle.

A la suite de ce propos introductif, nous avons poursuivi avec un échange entre participants.
Voici les propos synthétisés autour de 3 dimensions d'espaces-temps.

3 familles d'espaces-temps sont ressorties, caractérisées par des spécificités :

Le Tiers lieu, espace hybride souvent privé mais à visée collective.

- Se rencontrer, se réunir et échanger de façon informelle
- Partager et accessible
- Avec un sentiment d'appartenance
- Une dimension d'ancrage physique
- La possibilité d'être acteur
- Diversité de personnes, d'usages et d'activités qui se croisent, se frottent, créent ensemble.
- Accepter l'informel et la spontanéité obligeant un courage pour dépasser le "principe de précaution".

La Rue, l'espace public partagé et partageable.

- Transformation / évolution vers un "laissé faire" obligatoire
- Rendre désirable
- Critères esthétiques, sobres et informes
- Eviter la sécurisation sclérosante et anxiogène
- Quelles formes pour la vie quotidienne ? Une dimension collective, un partage de l'espace, une propriété partagée... pour fabriquer une simplicité culturelle.

Et le troisième, espaces-temps des possibles allant au-delà de la dimension de propriété (public/privé) pour se concentrer encore davantage sur l'action, la transformation, le processus dynamique.

Le Tiers espace, espace-temps des mobilités sociales, culturelles et physiques, où le champ des possibles existe et est permis (concept produit par le chercheur en sciences sociales Hugues Bazin du LISRA).

- Mixer les usages
- Faire ensemble
- Dimension de changement social ...

Des mots ont été glanés pendant les échanges ...

Porosité / Croisement / Informel / Sobriété / Mixité / Diversité / Agir ensemble / Anticiper / Porosité / Temporalités / Collaborations / Formes urbaines / Sens urbain / Articuler / Sérendipité / Densité / Mobilité / Systématiser / Coopérer / Processus ...

avec une forte notion de "citoyenneté active" en étant sur la place, à ma place, laissant la place à l'autre tout en faisant la place.










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