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mardi 1 décembre 2020

[décryptage] De quoi la résilience est-elle le nom ?

 

SAISON 1, épisode 1


D'après le CNRTL, la résilience peut se définir comme :

1/ résistance d'un matériau au choc, en Mécanique / Physique ;
2/ capacité de reproduction d'une espère animale inemployée en raison d'une ambiance hostile, susceptible d'une expansion soudaine si cette ambiance s'améliore, en Zoologie ;
3/ Force morale, qualité de quelqu'un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre, au figuré.

Définition en vidéo avec l'un des spécialistes de la troisième définition, Boris Cyrulnik.

 


Selon moi, seule la troisième peut semble-t-il être mobilisée dans l'époque que nous vivons, la première nous faisant tomber dans une pensée matérialiste, l'autre dans celle d'un néo-darwiniste social quelque peu questionnant sur le long terme.

Cependant, en explorant le sujet, nous pouvons lire que la troisième définition n'est pas si simple lorsque l'on souhaite faire le tri entre ses prophètes, ses ambassadeurs techniques et autres vendeurs de solutions "clé en main"...

 

Résilience ?

Derrière ce mot, il existe une pluralité d'imaginaires.


Selon l'Atelier Teddif "Résilience territoriale" de 2019, le territoire résilient serait une "capacité à anticiper, réagir et s'adapter pour se développer durablement quelque soit les perturbations auxquelles il doit faire face".

Pour La 27ème Région et sa nébuleuse, le design de la résilience serait une clé pour demain, parlant de "resilient by design", posant d'ailleurs question de l'utilisation de l'anglais pour parler d'un piste d'avenir pour les populations de France...

C'est par ailleurs le CEREMA, qui propose depuis quelques semaines "une boussole de la résilience", qui pourrait s'imaginer comme un outil transversal, flirtant sans doute un peu avec la technique universaliste, rêvant que la résilience pourrait se mettre en place dans nos territoires de France pourtant si différents, culturellement, géographiquement comme socialement, sans parler des Antilles françaises ou de Mayotte comme de La Réunion !

Dans le domaine de la psychologie, la résilience serait un phénomène qui consisterait, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d'une façon socialement acceptable.

Ainsi, la résilience serait globalement un état d'esprit, une pratique et une condition pour accepter de vivre avec les dérèglements et crises de notre époque.

Mais de quels traumatismes parlons-nous ?

 

 

Pour faire face aux impacts de l'ère Anthropocène :

Le Grand Effondrement ou l'Effritement ?

La résilience serait-elle mobilisée pour permettre de répondre, non pas à un constat d'Effondrement comme proposé par les collapsologues, mais pour réagir à l'Effritement généralisé des repères de notre société occidentale européenne actuelle ?

Je pense notamment à la pandémie Covid-19 actuelle, aux inondations, nombreuses, comme des vallées de la Vésubie et de la Roya, les catastrophes industrielles telle que Lubrizol à Rouen ou encore lié à des sécheresses nouvelles comme le décrypte Météo France ici.

 

Cette réaction intuitive de l'Individu comme de l'Organisation face à ces profondes transformations cherche à répondre selon moi à trois souhaits, à la fois paradoxaux et volontaires, et s'inscrivant dans une temporalité différente :

- A court terme, afin de financer le modèle à venir, l'injonction néolibérale à poursuivre le schème actuel : extraire et produire toujours plus, ce qui génère toujours plus d'externalités négatives, et réagir aux problématiques engendrées pour continuer à produire ...

- A moyen terme, afin de forger le cadre future d'une société entrepreneuriale, il s'agit de produire un choc culturel pour que chacun puisse comprendre, s'outiller et devienne autonome, tel ce mantra libéral le résume "aide-toi toi-même et le ciel t'aidera".

- A long terme, une possible tentative de subversion du Système en place pour inventer, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, une nouvelle façon de penser la création de Valeur et de la société française que nous souhaitons.

Pour cette dernière temporalité, il s'agit sans doute de penser le monde selon deux prismes opposés voire imbriqués l'un dans l'autre. 

L'un se propose selon une logique de Capitalisme des parties prenantes, en faisant de chaque Marché (Economie plateforme) et Etat (Capitalisme d'Etat) un système profondément clivant, associant un régulateur-plateforme, des leaders techno-scientifiques et une masse de contributeurs-consommateurs uniformes.

L'autre proposition se tourne vers une logique de Coopérativisme ouvert et redistributif, recherchant à construire une nouvelle interdépendance entre communautés locales, elles-mêmes en recherche d'autonomies futures, par le flux des connaissances et singularités produites.

Ces deux visions d'avenir ci-dessus, forcément caricaturales, peuvent amener à mobiliser la résilience pour offrir un outillage, un contexte et un langage commun pour atteindre ce cap.

Mais la résilience est-elle une fin en soi ?

 

De la résilience à la transition ?

Ainsi, pour certains acteurs et organisations institutionnelles, la résilience serait la posture à adopter et la transition la période calendaire pour adopter ces nouvelles conditions d'action.

Pour cela, il nous faudrait adopter un nouveau référentiel commun pour agir qui passerait par la co-création de récits comme voies de réappropriation politique du Marché ou du Territoire, et son devenir.

Cette culture nouvelle, basée sur l'improvisation, serait sans doute l'opposé d'une ingénierie, basée elle sur la planification. Elle imposerait à accepter le mouvant, l'instabilité et la qualité de l'improvisation pour faire face aux chocs à venir provoqués par la civilisation techno-industrielle actuelle.

Elle donnerait également à construire un droit à l'innovation et à l'expérimentation. Ce qui reviendrait à imposer la seule innovation comme solution à la remise en question des standards de vie actuels.

Cependant, trois questions me viennent :

Ce discours incantatoire proclamant à devenir tous résilients (individu, organisation, territoire) est-il suffisant pour aboutir un nouveau paradigme de société ?

Est-ce que la résilience est une condition pour adopter une Transition sociétale ?

Enfin, ne faut-il pas chercher autre chose que la résilience pour forger une nouvelle civilisation ?


De quoi la Transition est-elle le nom ?

L'idée de Transition est devenue le mantra des institutions, des élites politiques et d'un certain nombre de consultants de notre époque.

Cependant, nous pouvons trouver une définition commune de ce qu'est la transition qui peut-être vue comme "le passage d'un état à un autre" ou qui "constitue un état intermédiaire".

Ainsi, comme indiqué dans le schéma suivant, l'économie de transition est une troisième étape, suivant celle de l'économie d'innovation, dont le modèle est la "destruction créatrice", la disruption et l'improvisation créative, qui est elle-même l'étape pouvant suivre le modèle de gestion, basé sur une économie du stock, du matériel et de la planification.

 

La transition est une étape de transformation (cc-by-sa-nc Prima Terra)
 

En effet, comme nous avons pu le lire, la transition impose de nous emmener à explorer d'autres modèles pour installer demain un nouvel avenir, une certaine forme de stabilité à notre société, qui dénommé sur ce schéma sous le terme de "gestion nouvelle".

En soit, une nouvelle civilisation.

Comme l'exprime cette citation de Fernand Braudel dans "Grammaire des civilisations", les civilisations sont construites sur des mentalités collectives dominantes, qui nous enjoignent à agir ensemble selon des pratiques, des représentations et des usages communs.

« Les civilisations sont des mentalités collectives
[...]
À chaque époque, une certaine représentation du monde et des choses, une mentalité collective dominante anime, pénètre la masse entière de la société. Cette mentalité qui dicte les attitudes, oriente les choix, enracine les préjugés, incline les mouvements d’une société est éminemment un fait de civilisation. Beaucoup plus encore que des accidents ou des circonstances historiques et sociales d’une époque, elle est le fruit d’héritages lointains, de croyances, de peurs, d’inquiétudes anciennes souvent presque inconscientes, au vrai le fruit d’une immense contamination dont les germes sont perdus dans le passé et transmis à travers des générations et des générations d’hommes. Les réactions d’une société aux événements de l’heure, aux pressions qu’ils exercent sur elle, aux décisions qu’ils exigent d’elle obéissent moins à la logique, ou même à l’intérêt égoïste, qu’à ce commandement informulé, informulable souvent et qui jaillit de l’inconscient collectif. »


« Ces valeurs fondamentales, ces structures psychologiques sont assurément ce que les civilisations ont de moins communicable les unes à l’égard des autres, ce qui les isole et les distingue le mieux. Et ces mentalités sont également peu sensibles aux atteintes du temps. Elles varient lentement, ne se transforment qu’après de longues incubations, peu conscientes elles aussi. »

de Fernand Braudel, Grammaire des civilisations

Selon Fredy Perlman, ces imaginaires dominants nous invitent et garantissent une "reproduction de la vie quotidienne", et, ainsi, des désastres socio-écologiques qui en découlent.

Ainsi, parler d'une transition écologique en l'imaginant comme un simple courant politique, énergétique en ne remettant pas en question la consommation pour être qu'un souhait pieux de mixer nos sources en associant nucléaire, éolien ou panneaux solaires est une erreur d'analyse.

Car la civilisation occidentale et européenne qui est la nôtre pose ses fondamentaux sur des paramètres économiques d'extraction et de production, sociaux sur la compétition et la lutte, environnementaux sur le respect des normes chiffrées et la simple compensation.

La résilience apporte seulement un changement léger du regard porté sur ces sujets, et non un changement direction qui semble s'imposer à nous aujourd'hui.


Une modification complète du regard qui pose problème...

Comme le propose Jacques Attali dans son article "faire tomber les trois murs de notre prison", il existe 3 étapes de transformation nécessaire à une véritable bascule des représentations.

La première étape est celle de l'irréalisme et du déni, ne souhaitant pas admettre que l'histoire est tragique par nature", la seconde que l'aveuglement nous empêche de voir et d'accepter "cela est théoriquement possible" et enfin, que la procrastination voire l'absence de courage freinent encore la minorité susceptible d'avoir passée les premières...

La résilience est sans doute un chemin de traverse pour faire bifurquer les consciences déjà sensibles aux pratiques du design, comme le propose cet article de la revue Horizons Publics et La 27ème Région.

Cependant, d'autres pensées semblent offrir les moyens d'aller plus loin que l'idée selon laquelle la résilience "dessine un contexte et un cap" pour la transformation publique.

Je pense notamment à des auteurs aussi différents que le Pape François et son encyclique "Laudato Si'", proposant l'idée "d'écologie intégrale", celui de "ville du quart d'heure" de Carlos Moreno comme réponse servicielle à l'urbanisme galopant et chronophage des métropoles, ou encore celle "d'écologie intégrale" proposé par le philosophe des idées Alain de Benoist, souhaitant préfigurer une civilisation européenne écologique, conservatrice et néopaïenne.

Mais cependant, des questions me semblent poindre sur ce discours "facile" qu'apporterait la résilience par le design...

Comment les organisations peuvent-elles devenir résilientes sans pour autant se préoccuper du paradigme dans lequel elles sont et souhaitent rester ?

Comment la résilience, véritable boite à pharmacie pour soigner les maux de notre époque, pourrait nous sortir de cette spirale d'enfermement dans des modèles périmés ?

Comment le territoire résilient pourrait être une finalité, en nous proposant seulement de produire une géographie de la résistance au choc et seulement moins sensible aux catastrophes, naturelles ou autres ?


Cette liste, non exhaustive, nous offre l'opportunité de comprendre que la résilience n'est pas suffisante politiquement pour inventer un autre avenir, d'autres repères, d'autres pratiques.

Pour cela, existe-t-il des pistes en bordure de la résilience ?


Passer de l'adaptation à l'évolution : la résilience serait un clair-obscur ?

Le Professeur Nassim Nicolas Taleb, dans son livre "Antifragile", propose de nous emmener plus loin que la résilience et l'adaptation.

Cette anti-fragilité nous invite tout d'abord à aller au-delà de l'adaptation, en questionnant nos pratiques et nos modèles non plus pour changer et modifier son comportement en fonction des informations disponibles à l'instant t, tel que le propose un système adaptatif.

Elle nous invite également à surpasser la résilience, qui propose continuer à agir par résistance et réaction similaire face au choc, en recherchant l'amélioration du système et finalement l'évolution vers un autre modèle civilisationnel.

D'un point de vue plus pratique, la permaculture ou culture de la permanence, venue de l'agriculture dans les années 1980 du Japon puis de Nouvelle-Zélande, propose une philosophie de vie en trois points :

- prendre soin de la Nature (sols, forêts, eau, air et les êtres vivants associés), 

- prendre soin de l'Humain (soi-même, la communauté et les générations futures),

- et de partager équitablement la Création produite.

Par extension, cette éthique et pratique agricole nouvelle s'est étendue aujourd'hui à des dynamiques ayant pour objectif de refonder la façon de concevoir, fabriquer et animer des projets de vie, souvent à l'échelle de communauté de vie voire de village.

 

A l'échelle d'un territoire de vie, ce design par la permaculture est souvent dénommée sous l'idée "biorégion", concept développé depuis de nombreuses décennies par l'Ecole territorialiste. C'est également le cas d'auteurs tel que Gilles Clément qui préconise de s'activer selon les logiques du "jardin planétaire", du "jardin en mouvement" ou encore de "l'homme symbiotique" ou encore Camille They, qui nous propose d'adopter la posture de l'artiste, qui convoque l'improvisation créative par les sens dans son acte de Création et le jardinier, qui sait par modestie, patience et persévérance composer avec le Vivant...

 

Aujourd'hui, la pratique semble s'étendre encore sous l'appellation "d'Assistance à Maîtrise d'Usage globale" comme un domaine d'action consistant à fournir les moyens à l'Usager (comprendre les parties intéressées) de comprendre, s'approprier et trouver des réponses locales à des enjeux de vie (habiter, se nourrir, s'éduquer, s'épanouir, etc.).

Enfin, cet ensemble de pratiques transdisciplinaires entrent dans cette idée selon laquelle toutes ces communautés de pratiques et d'existence peuvent et tentent jour après jour de se relier, sous une forme socio-organisationnelle que l'on pourrait dénommer par les démarches de "territoire apprenant", dans un idéal de "société de la Connaissance" proposée par Gilles Clément dans son livre L'Alternative ambiante.

 

 

Pour conclure...

Ainsi, il s'agit ici de ne pas remettre en question l'idée même de résilience mais de noter les limites, à la fois politique, stratégique et pratique. 

Comme vous le savez, Prima Terra propose d'explorer l'imaginaire onirique du "Local-monde" que porte au quotidien des acteurs comme Les Localos, les acteurs du Made in Local, le mouvement Colibris et ses oasis de vies, des archipels symbiotiques autour d'Isabelle Delannoy, des réseaux apprenants de design par la permaculture ou encore de l'école des Territorialistes

En effet, il semble offrir la possibilité de concevoir des relations futures à partir de l'ancrage socioculturel  de communautés locales interreliées (et donc interdépendantes) qui souhaitent s'inscrire dans des pratiques portées par la civilisation de la symbiose, de la réciprocité, de la poésie du local et de la coopération économique.

D'un point de vue politique, il me semble important d'aller au-delà du discours dominant autour de la résilience, pour construire des représentations locales des pratiques et usages permettant de forger un avenir commun en interdépendance. 

Cet article en est une tentative pour les élus de tous bords souhaitant aborder autrement ce mot mantra du discours institutionnel dominant qu'est devenu la résilience.

 

Alexis Durand Jeanson


Pour aller plus loin : 2 vidéos de La Traverse sur la résilience locale ici et

mercredi 22 avril 2020

L'Eco-poétisme se dévoile lors d'un webinaire de Design Act!, l'école de design francilienne de STRATE






Design Act !, l'agence - école de design du réputé groupe STRATE en partenariat avec l'agence Saguez & Partners, invite le collectif du 16 bis, à l'origine du manifeste de l'éco-poétisme, a animé un webinaire ouvert le jeudi 23 avril 2020.

Le collectif du 16 bis, qui sera représenté par Camille They - artiste scénographe de jardins, porte depuis plus d'une dizaine d'années une démarche transversale, à la fois intellectuelle et sensible, pour renouer par la Création, avec l'écologie et le vivant.

PRIMA TERRA, par l'intermédiaire de ces deux cofondateurs, Mathilde Cota et Alexis Durand Jeanson, sont des membres actifs de ce collectif.

Retour en vidéo :

 

vendredi 4 octobre 2019

[publication] De la pensée design à la maîtrise usagère


Comme vous le savez, votre partenaire Prima Terra et son écosystème coopératif questionne depuis 2013 l'idée de maîtrise d'usage (avec l'association-réseau Via Paysage), cette approche consistant à fournir aux usagers d'un espace, bâti ou extérieur (jardin, place publique, etc.) les moyens de s'approprier les enjeux de celui-ci pour trouver de nouvelles solutions, par eux-mêmes et avec d'autres acteurs du territoire (maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre, collectivités, collectifs, entreprises ...).

De l'autre, depuis 2015 - et l'arrivée d'une collègue designer au sein de PRIMA TERRA (Sonia Woelfflin, pour ceux qui la connaissent), nous travaillons également sur les capacités et potentiels méthodologiques de la culture design dans les projets.

Ainsi, il nous semblait pertinent de croiser ces deux axes de recherche pour en arriver à un article de premier décryptage, en prévision d'un livre blanc qui sortira ces prochaines semaines sur l'Assistance à Maîtrise d'Usage, réalisé en tant que membres du réseau national AMU FRANCE.

Pour lire l'article, c'est ici !

D'ici quelques jours, il sera rediffusé sur nos réseaux sociaux.
Dépêchez-vous et profitez de votre temps d'avance !

Bien entendu, nous serions heureux de lire votre analyse, votre avis voire votre retour d'expériences sur le sujet.

A bientôt dans les nouveaux territoires explorés par Prima Terra.

Alexis Durand-Jeanson

samedi 3 juin 2017

[fiche de lecture] Vers davantage d'innovations publiques par le design ?



Suite à la lecture d'une publication scientifique des chercheurs Jean-Marc Weller et Frédéric Pallez sur les "formes d'innovations publiques" et plus particulièrement celles portées par le design, je vous fais part de quelques éléments de synthèse intéressants pour ce qui nous intéresse, habiter le territoire, c'est-à-dire les usages, pratiques et partages qui participent de la constitution du sentiment d'habiter un territoire.

On peut y lire les éléments suivants :
- les formes d'innovations publiques ayant pour objet l'Espace (aménagement d'un espace public par exemple) ou la participation (mobilisation des habitants, usagers... dans le cadre d'un projet public) sont actuellement en fort déclin en terme de représentativité de l'innovation publique en France ; 

- au contraire, les formes d'innovations publiques ayant un rapport avec une refonte organisationnelle ou une transformation managériale au sein de l'administration sont en constante croissance, 

ce qui nous laisse à penser que ce qui touche le quotidien des professionnels de la Fonction publique est sans doute plus parlant et révélateur d'une tendance de fond, le besoin de concilier optimisation/réduction budgétaire avec efficience face aux objectifs demandés par l'Élu (et indirectement par l'habitant) et quête d'un renouveau de sens de ce qu'être "agent public". 

Une hypothèse pourrait être soulevée : la nouveauté produite par la posture méthodologique du design et la volonté de la "mettre à toutes les sauces" et dans tous les contextes, a pu faire oublier la réelle complexité de l'objet lui-même, renvoyant, au-delà de la technique, à des notions plus politiques et philosophiques que peut-être la participation face aux différentes formes de la démocratie ou à celle de "l'espace public" souvent envisagé à la fois comme un espace urbain, la Rue, ainsi que comme espace d'expression, de mise en capacités... 

Ainsi, il nous semble important de soulever le besoin de questionner la raison la raison de l'emploi souhaité du design, sur le fond comme la forme, dans la recherche d'innovations publiques, afin que celui-ci soit au service d'une raison d'être, d'une mission et de fondamentaux partagés, et non comme simple "nouveauté technicienne". A Prima Terra, nous cherchons à questionner le sens lors de chaque projet, en organisant notamment des temps préparatoires avec les élu.e.s et décideurs sur la dimension profonde de l'innovation souhaitée.

- On observe également la diminution sensible depuis 2013 du nombre d'innovations publiques par le design, comme illustré sur ce visuel.


En effet, nous observons ici un possible "essoufflement" de l'emploi du design pour l'innovation publique. Il semblerait, d'après les auteurs, que "l'effet nouveauté" ayant pris son envol surtout à partir de 2009 soit issu du travail conséquent de défrichage et d'acculturation par ses réseaux et promoteurs phares que sont la 27ème Régionla FING ou la Cité du Design de St Etienne.

Il nous semble intéressant de questionner, comme Prima Terra l'a réalisé il y a plusieurs années le rôle potentiellement jouable par le design et ses acteurs mais aussi la limite de cette posture méthodologique qu'est le design, pouvant permettre d'initier une dynamique nouvelle dans la Fonction publique, insuffler un regard "orienté utilisateur" mais aussi faciliter la mise en place de nouvelles pratiques mais ne pouvant en aucun cas remplacer les profils, pratiques et approches des opérateurs en place par de seuls designers. 

En effet, les équipes en place ont certes besoin d'agents facilitateurs que peuvent représenter les designers seuls, mais ont aussi besoin de développer une autonomie suivant le départ de ces derniers, en ayant à disposition des formations, des méthodes et des outils de déclinaison opérationnelle de l'innovation produite.

A Prima Terra, nous partons du principe que chaque projet doit être abordé par au moins trois composantes, présentes au sein de notre équipe : le design, pour initier, faciliter et traduire les représentations partagées, l'Espace, pour incarner physiquement, virtuellement, socialement, culturellement ... le changement en cours et le management dans la complexité, qu'il soit d'ordre de l'analyse sociologique, du développement local ou de la déclinaison des politiques territoriales.

- Ainsi, la publication révèle, face à ce constat, l'intégration de plus en plus prégnante d'autres disciplines aux équipes de designers, en sciences sociales, en gestion, en techniques spatiales ... comme l'indique le visuel ci-dessous.


Il nous semble intéressant de questionner ainsi comment, face au cloisonnement actuel des compétences, notamment des collectivités (gestion propre au service, logiques servicielles par service, comme la culture, la voirie...), mais aussi face aux silos organisationnels que l'on retrouve aujourd'hui de façon courante dans ces dernières (culture pour la commune, économie pour la communauté de communes par exemple) mais aussi à l'échelle de l'Etat (ministère de l'éducation nationale et ministère de l'enseignement supérieure, de la recherche ou encore Culture et Communication et Economie de l'autre ... alors que les deux sont intimement liés), les possibilités offertes pour mettre en place, de l'intérieur des équipes transversales, permettant l'innovation publique !

Pour nous, à Prima Terra, l'innovation peut et doit venir de l'intérieur comme de l'extérieur, à travers la mise en place de projets, formant ensemble processus, en s'appuyant non pas sur les consignes internes mais sur les ressources et les dynamiques externes, passant d'une collectivité (administrative) imposée à une collectivité instituée par l'action, le projet.

Il nous semble également important que l'ensemble de ces projets puissent se nourrir les uns des autres, dans une approche propre à l'école de pensée des "Créativités et Territoires", où le regard créatif, la spontanéité, la rencontre impromptue auraient autant de place au quotidien que le Projet, débattue, questionnée sans cesse par l'action audacieuse et convergente d'acteurs variés, issus du territoire mais aussi d'ailleurs.

Ainsi, nous pensons que la Territoire ne peut se construire que par la Pensée et l'Action simultanée, formalisées par des relations organiques (cultivant les opportunités, les métissages d'idées, de projets et de disciplines) et non plus mécaniques, où la logique de gestion ne serait plus la finalité.


- Nous pouvons lire que ce qui ressort est bien une grande majorité des projets accordées et incarnés par un lieu, un territoire et non pas un sujet général, permettant d'envisager le travail en commun de façon habitante, que l'on soit ou non du territoire ...
Cela participe ainsi d'une réflexion sur les raisons et les possibilités qu'offrent néanmoins l'innovation publique par le design, au nombre de quatre tendances, qui doivent être systématiquement questionnées lors du montage d'un nouveau projet à caractère potentiellement innovant.

La première est celle de l'entrée par le quartier, un village ... renvoyant à l'image de l'immédiateté habitante, à l'espace vécu, du quotidien.
La seconde est celle de l'équipement, posant question des fonctions (et des usages !) que peuvent porter des biens matériels publics. Le territoire est alors appréhendé par l'entrée "des lieux et services d'accueil", renvoyant notamment à la question de l'accessibilité des services publics. 
La troisième est de celle de la transformation organisationnelle de l'administration publique, allant des lieux de travail au processus de décision, questionnant ainsi les postes, rôles et responsabilités que doivent demain porter les opérateurs publics. Ici, c'est l'enjeu de la coordination entre les acteurs publics et privés du territoire qui est soulevé, renvoyant à la notion "d'écosystème relationnel et partenarial" développée par Prima Terra.
La quatrième, enfin, est celle de la relation du Public avec le public, sans relation immédiate avec le territoire. Il s'agit ici de questionner les interfaces, les possibles, les données... en mobilisant la société civile, organisée ou non, autour de problématiques davantage de l'ordre de l'Etat et de ses missions instituées.
Enfin, l'auteur conclut sur deux points : "l'ampleur du phénomène et sa pérennité", notant notamment la fourche du mouvement de fond en deux tendances, l'une portée par l'approche managériale de l'optimisation des ressources et des impacts (ayant le risque de n'être que la suite de modes comme la Qualité Totale, le Six Sigma...), l'autre orientée vers une profonde vision méthodologique ET politique de la transformation publique.

Le second constat est celui de la qualité du phénomène, révélant une évolution actuelle des objects de travail du design public et une transformation possible de la méthodologie du "design de services publics" à celle "d'un design de processus", beaucoup plus englobant et complexe mais bien plus efficient sur le long terme pour les territoires !

Prima Terra souhaite, face à ces constats, poursuivre la mise en place et l'animation d'un écosystème coopératif de solutions, initiatives et dispositifs dédié à l'exploration de nouveaux espaces de coopération, par la Recherche, l'Accompagnement et la Formation, en France et dans le monde francophone.

Si vous souhaitez poursuivre la discussion et engager une réflexion-action à l'échelle de votre territoire, de votre organisation ou des liens possibles avec les autres acteurs, publics et privés, contactez-nous !


Pour aller plus loin et lire l'article : https://www.cairn.info/revue-sciences-du-design-2017-1-page-32.htm


par Alexis Durand Jeanson

vendredi 17 mars 2017

3-4-5 juillet 2017 : Prima Terra et les 1ères Assises Nationales Sciences Société à Montpellier



PRIMA TERRA contribue dès à présent à ce qui constitue déjà les "Premières Assises Nationales Sciences Société" à Montpellier, prévues les lundi 3, mardi 4 et mercredi 5 juillet 2017.


La démarche est simple : c'est aux acteurs, chercheurs comme non académiques, de proposer, contribuer et participer au programme ouvert pour "rendre visible et favoriser les initiatives et relations entre les Sciences et la Société".


Trois jours pour constituer :


une vitrine des initiatives, en cours et projetées, 

un carrefour des initiateurs, des partenaires et des acteurs
un stimulateur // facilitateur // accélérateur des possibles !

Les dimensions traitées relèveront de :










Les rencontres et ateliers prévus et co-animés par PRIMA TERRA (les dates sont encore à confirmer) :

3, 4 et 5 juillet toute la journée, dans l'Espace Forum : atelier ouvert "L'écosystème de la recherche participative à Montpellier et Occitanie par extension"  
3, 4 et 5 juillet toute la journée, dans l'Espace Forum : parlons de  "L'Obsidienne et les espaces tiers (tiers-lieux, communs, living labs...)"  
Lundi 03 juillet de 13h30 à 15h30 : 
"L'analyse du cycle de vie d'un projet de recherche traditionnel"

Lundi 3 juillet de 15h30 à 17h : 
atelier "Quelles relations Sciences-Société : qu'est-ce qu'un living lab ? (avec le cas et la mise en perspective possible avec "L'Obsidienne)"
Mardi 04 juillet de 9h à 17 h :  "Les valeurs partagées dans les sciences participatives"  
Mercredi 05 juillet de 9h à 12h30 : "Le panorama de l'éducation à l'environnement et au développement durable en France"



Vous êtes intéressé.e.s pour contribuer ?


Voici les possibilités offertes :


> lire le retour journalistique sur le premier atelier pour composer ensemble.


> contacter Alexis Durand Jeanson : alexis (at) prima-terra.fr

lundi 13 mars 2017

2017, année de la recherche sur les territoires apprenants, désirables, durables et collaboratifs pour Prima Terra !


L'année 2017 est à peine amorcée que l'équipe Prima Terra est déjà active sur plusieurs territoires pilotes et lieux hybrides de "recherche-action-transmission", concept par ailleurs développé en interne. 

Le tout forme un écosystème, où la compétition et la coopération se côtoient, au profit des usagers, des partenaires et des commanditaires.

En voici quelques-uns, certains permanents, d'autres sur une durée déterminée avant prise d'autonomie voulue par les acteurs locaux.




Ainsi, comme vous le savez, nous avons co-initié un réseau international de personnes et de projets de recherche-action-transmission sur les "paysages collaboratifs, durables et désirables, vers des territoires apprenants de la transition, "PAYSAGE.S", avec le chercheur Jean-Marc Lange, spécialisé en sciences de l'éducation à l'environnement et au développement durable et plus particulièrement sur la question de la responsabilité sociétale.




De ce réseau-écosystème de projets est né de belles rencontres, de riches idées et d'ambitieuses initiatives...
Voici les projets en cours et ceux à venir :

FIL ROUGE : LE CODESIGN & LES EDUCATIONS

- ScVal ou la participation citoyenne dans les sciences, avec l'Université de Montpellier, depuis janvier 2017.

- EIEDD ou l'Education Interculturelle à l'Environnement et au Développement Durable, projet labellisé ANR - Agence Nationale de la Recherche, avec une coopération France - Québec, depuis février 2017.

- "Usages et partages des paysages en transition des zones industrielles et artisanales de France", projet proposé à l'ADEME dans le cadre de leur appel à projets sur les transitions économiques, écologiques et sociales, en mars 2017.

- "L'Université évolue, nous aussi ou les mutations d'une maison des étudiants sur le campus de Poitiers", recherche-action en cours depuis février 2016, projet labellisé par l'ANR - Agence Nationale de la Recherche.

- L"Chaire européenne d'économie collaborative Etxeco - Habitons nos territoires !"Appel à territoires pilotes, envoyé aux collectivités qui nous semble à la hauteur de ces ambitions, les invitant à participer, le 21 octobre 2017 à l'IPAG Paris à un événement national dédié pour : 


- rencontrer les membres précurseurs de la Chaire,  
- discerner les enjeux stratégiques des territoires pilotes
- et élaborer la forme d'action partenariale la plus adaptée.



FIL ROUGE : LES ORGANISATIONS TERRITORIALES VIVANTES

- "Neruda Lab ou le processus d'éco-poétisme dans l'animation territoriale d'une ville comme Saint Ouen sur Seine", recherche-action depuis 2012.

- "L'Audacieuse ou le processus d'animation, d'appropriation territoriale de délaissés urbains et de construction de "communs urbains dans une ville comme Limoges", recherche-action depuis 2015.

- "Amélioration de la performance globale des tiers-lieux ou l'assistance à maîtrise d'ouvrage de la Région Nouvelle-Aquitaine et d'oeuvre de projets pilotes", recherche-action depuis 2016.

- "Le voyage de tous les possibles ou l'accompagnement participatif du village de Lussac les Eglises dans la requalification et la revitalisation de son/ses centre.s", recherche-action en cours depuis novembre 2015.

- "La Coop de Lorrez ou le processus de co-design d'un équipement public en médiathèque troisième lieu et maison de services au public sur la commune de Lorrez le Bocage Préaux", recherche-action en cours depuis juillet 2016.

Horizon 2020 avec un projet sur les "Territoires labellisés : PNR, Géoparc, living lab, UNESCO ... et processus participatif de co-création au développement durable local", dossier en cours de montage pour l'Union Européenne, depuis 2016.


FIL ROUGE SUR LES NOUVEAUX HABITATS

- "L'Habitat évolue, nous aussi ou les mutations d'une maison de l'architecture à Poitiers", recherche-action entre le 2ème semestre 2016 et le 1er semestre 2017, se reliant à des travaux d'expérimentation d'Assistance à Maîtrise d'Usage pour le compte de "Vie To Be", département de la coopérative Oxalis scop sa dédié à la définition des usages et l'appropriation des projets immobiliers.


FIL ROUGE SUR L'INTERCLUSTERING ET LES ARTS APPLIQUÉS

- "Révolution Sensible ou les dynamiques multiples de l'économie circulaire créative associant arts appliqués, innovations par les matières et lieux collectifs de créations", recherche-action-transmission en cours depuis 2014.


Si vous aussi, vous souhaitez initier, rédiger, développer ou valoriser un projet de recherche-action-transmission sur ces sujets contemporains, nous sommes à votre disposition pour en discuter. 
Nous pouvons d'ailleurs vous faire bénéficier du Crédit Impôt Recherche (CIR).

A très bientôt !

jeudi 28 avril 2016

[Nouvelles économies] Prima Terra lance les 1ères Masterclass de France dédiées à l'UP'design pour penser autrement son business et son territoire par la Matière et la Créativité !

les premières MASTERCLASS de FRANCE dédiées à l'UP'design et à l'Economie Circulaire Créative, “J'ADOPTE UN ARTISTE”.
Un programme de formation atypique, créatif et pratique pour les élus et les entrepreneurs qui veulent entrer dans le XXIème siècle, s’inscrivant dans le mouvement-manifeste Révolution Sensible.
Plus d’informations et inscriptions sur : www.revolution-sensible.com/jadopteunartiste

vendredi 18 septembre 2015

[Recherche & Territoires] Vers une Recherche apprenante et collaborative au C2E de Poitiers 2015


Nous étions animateurs d'un atelier le lundi 14 septembre 2015 au CNAM Futuroscope sur la Recherche apprenante et collaborative, à l'occasion du C2E Université d'Eté de l'Université de Poitiers, avec un serious game produit spécialement pour cet événement.

Le projet de recherche PCDD - Paysages collaboratifs, durables et désirables que nous co-pilotons y était présenté.



Retour sur les moments forts.


vendredi 27 juin 2014

[Vu sur la Toile] Le design : un précieux levier de croissance, par La Tribune


Longtemps perçu comme superflu, voire luxueux, le design est enfin reconnu pour ce qu'il a toujours été : une valeur ajoutée au service de la compétitivité des entreprises : il est [Prima Terra : vecteur de créations] créateur de richesses et donc d'emplois.  

Le design est un atout majeur de transformation et d'adaptation de l'outil industriel et des services. L'éligibilité des dépenses de design dans le crédit d'impôt innovation permet au design d'être enfin reconnu comme un levier de croissance par le ministère de l'Economie. 


Source : LA TRIBUNE, 16/05/2014

lundi 12 mai 2014

Penser le Design dans les projets d'une Organisation et d'un Territoire


Penser le Design dans une Projet, une Organisation repose sur le fait de penser autrement, de mettre tout le monde dans une posture non plus passive mais bien active face à son quotidien et surtout, à son avenir.

Pour cela, une position est à adopter systématiquement et de façon systémique, l'esprit du EIDP. Ce n'est pas un énième concept de plus mais simplement une attitude à avoir dans chaque situation.


©© Creative Commons (pas d'utilisation commerciale) Prima Terra l'Agence 2014


QU'EST-CE QUE L'EIDP ?

L'EIDP vient de "Explore, Ideate, Design & Plan" pour :

- Explorer, son environnement, sa situation, ce qui existe autour de soi, ce qui n'existe pas...

- Produire de l'Idée, l'Idéation, une phase où toutes idées est à prendre en compte. Il n'existe alors pas d'idées bonnes ou mauvaises, loufoques ou timides.

- Designer dans le sens de concevoir par le dessin le Dessein d'un projet. Bien entendu, cette étape rejoint celle consistant à être dans une Pensée Design, où l'Empathie en est la clé.

- Et enfin, Plan pour Planifier, Organiser, Programmer la mise en oeuvre de l'idée conçu.


EN PRATIQUE, CELA PASSE COMMENT ?

En pratique, l'approche Design dans un projet ou une organisation consiste à accepter de mettre en pratique les aspects suivants.

- Encourager l'imagination, le "rêve actif". Nous ne parlons pas de l'éternel boite à idées que l'on retrouve toujours dans un coin des Organisations mais bien d'une posture active où le Changement est produit par les Usagers, les Acteurs eux-même.

- Ouvrir les yeux sur le monde et permettre aux acteurs et usagers de regarder ce qui se fait ailleurs. Cela passe par une logique de veille et de benchmark ouvert, collaboratif, où chacun peut produire de l'information, la valoriser et la décortiquer.

- Développer la collaboration créative. Cette sensibilisation et la formation-action à cette attitude permet alors de produire un corps social adepte des logiques de groupe, de l'intelligence collective et de la co-fabrication d'idées. Elle permet alors de décupler l'innovation transversale dans les Organisations, publiques et privées, pour des besoins de réponses à l'environnement comme sur un territoire, dans une logique de gouvernance partagée.

- Enfin, découvrir et faire découvrir de nouvelles possibilités à la fois dans les outils employés, les services et produits déployés et également les moyens de les mettre en oeuvre. Cette posture, acquise par la formation-action de tous, doit permettre de produire des Organisations actives, où du Bas vers le Haut dans une logique ascendante (Bottom-Up) comme du Haut en Bas dans une logique descendante (Top-Down), les idées peuvent exister, être écoutées et tester. 

La Gouvernance, les formes de collaboration et de coopération, les possibilités de co-production d'idées sont alors à imaginer pour le Projet. 

C'est à ce moment là que le rôle de facilitateur peut se faire ressentir, vous apportant cette médiation organisationnelle et territoriale mais également les outils pratiques pour mettre en place cette Pensée Design et son intégration, l'Implémentation, dans les projets. 

mercredi 30 avril 2014

Révolution Sensible 1.0, un Festiv'Lab associant interculturalité et coopération économique

le 1er FESTIV’LAB qui a eu lieu de juin à décembre 2014 sur tout le département de Loire-Atlantique (Nantes, Saint-Nazaire, La Baule …). Celui-ci a aujourd'hui évolué en projet-manifeste qui s'essaime, se développant en Ile-de-France, en Poitou-Charentes ...



VISION
La vision que porte Révolution Sensible :
- Une projet culturel de festiv’lab où chacun trouve sa place par une programmation ouverte d’événements participatifs.
- Un festival-labo qui évolue avec ses utilisateurs.
Un projet en réseau auprès de ses communautés, comme on le voit sur la cartographie systémique ci-dessous.


MISSIONS
Amplifier les mouvements émergents et soutenir les initiatives locales en lançant des appels à idées / projets autour des Arts, Design et Economie pour le recyclage ingénieux.
Expérimenter et prouver par l’exemple. Nous créons les conditions pour pouvoir expérimenter par la Culture, les Arts et les Economies plurielles.
Faire émerger de nouvelles idées. Les expériences et les rencontres sont organisées de façon à encourager les idées nouvelles et les mettre en avant.
Diffuser librement. Nous diffusons les projets, les technologies et les contenus qui font avancer les logiques de coopération interculturelle et d’économie collaborative.
Construire une communauté qui prend soin d’elle-même et qui soutient ses membres. Nous favorisons l’autonomie, la taille et l’impact de la communauté.

PRINCIPES


Inclusion : toute personne peut faire partie de la communauté.
Collaboration : la création collaborative est à la base notre activité.
Partage : nous aimons la libre circultation et le libre partage ds savoirs et savoirs-faire.
Contribution : les membres de la communauté sont encouragés à en devenir des contributeurs actifs.
- Autonomie : chaque membre acquiert de l’autonomie et des compétences en contribuant, initiant des projets. 
Itération : le projet a pour but de consolider et renforcer les liens et actions collectives sur le territoire. Il est donc pensé dans une logique pluriannuelle.

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