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lundi 31 octobre 2016

[focus] sur un outil d'animation créative, le Vote coloré !


Objet : 
Le vote coloré est un outil d’animation qui permet de structurer une discussion collective et facilite l’expression de tous les participants.

Une de nos expertises, créer et diffuser des outils pédagogiques comme la Palette de vote.

Animation : 
Chaque participant dispose de cartons de couleur, un rouge, un vert, un jaune par exemple. L’animateur énonce des propositions qui questionne la salle sur son sentiment ou sur ses choix. Ceux qui sont pour lèvent le carton vert, ceux qui sont contre lèvent le carton rouge, ceux qui ne savent pas ou n’ont pas compris lèvent le carton jaune.

Outil d’animation, le vote coloré repose sur la prise de connaissance visuelle de tous les avis présents au sein d’un groupe d’au moins une douzaine de personnes grâce à une présentation en couleur des résultats du vote individuel. L’usage du vote facilite l'expression de tous les participants sur un sujet donné. Le vote coloré permet de dégager rapidement les questions consensuelles de celles qui sont conflictuelles. On gagne ainsi du temps en concentrant la réflexion du groupe sur les aspects problématiques. Le vote coloré peut ainsi être utilisé lors du lancement d’une évaluation à la définition de critères de réussites et d’indicateurs, ou, en fin de processus, à la formulation de préconisations, de conclusions et de recommandations.


Variantes : 

Au-delà du vote et de la prise de décision, cette technique peut être utilisé pour faire dialoguer les participants d’un groupe y compris de grands groupes (par exemples des salles plénières de plus de 300 personnes). Dans ce cadre il est essentiel d’énoncer des affirmations, des propositions claires et de demander aux personnes de lever le carton de leur choix. L’animateur invite alors le groupe qui est minoritaire à prendre la parole et à proposer des arguments pour expliquer les positions. Il passe ensuite la parole aux autres couleurs. Dans ce cadre, cette technique favorise la circulation de la parole dans le groupe et évite par exemple que la parole soit confisquée par quelques experts placés en tribune officielle.
Une autre variante consiste à inviter les participants à lever le carton de leur choix au moment où ils le souhaitent pour faire part de leur accord, désaccord ou incompréhension face à ce qui a été entendu ou proposé.


Et alors ? 

Cette technique permet, dans l’instant, de saisir les opinions présentes dans un collectif et de structurer un débat argumenté et enrichi du point de vue de chacun. Il permet également aux personnes de se manifester sans forcément prendre la parole.

Source : Inno'Rural par Cap Rural, 2016.
Prima Terra est membre adhérente du centre de ressources en développement local.

Comme nous, vous appréciez les formes d'animation, de projets qui privilégient la démocratie active, la créativité et l'intelligence collective, contactez-nous !

jeudi 3 septembre 2015

[texte référent] Fabriquer un sentiment partagé de territorialité : Convention FARO pour les patrimoines, les habitants et la démocratie


Quelques citations en relation directe avec la Convention FARO du Conseil de l'Europe sur "la valeur du patrimoine culturel pour la société".


Mais avant, voici les trois grands principes sur lesquels le texte référent repose, pour rappel (cf. "Plan d'actions 2013-2015").

- La citoyenneté s’appuie sur une communauté spécifiquement ancrée dans un territoire 
- La cohésion sociale est refondée sur des modalités de participation et d’engagement 
- La démocratie locale est renforcée par le développement des capacités d’action de la société civile.

Neuf critères proposent les conditions de mise en œuvre d’initiatives qui peuvent contribuer aux objectifs politiques du Conseil de l’Europe en matière de Droits de l’Homme et de démocratie : 

a. L’affirmation d’un groupe patrimonial (NDLR : les communautés locales Terres Créatives peuvent être les initiateurs)
b. L’émergence d’un consensus au sein de la communauté au sujet de la notion de patrimonialisation 
c. L’existence d’un territoire délimité et d’un imaginaire collectif qui lui est lié 
d. La capacité par le groupe à produire des récits de territoire et à susciter des récits de vie 
e. La présence et l’action de plusieurs passeurs
f. L’appui d’acteurs politiques attentifs et bienveillants 
g. L’émergence d’un nouveau modèle économique 
h. L’affirmation d’un modèle participatif en appui de l’action publique 
i. L’ouverture sur des pratiques d’ « empowerment».

Voici ces citations, en complément.
"Le Patrimoine : objet et action, produit et processus.
Un patrimoine culturel peut, par conséquent, être défini comme « capital culturel» en ce qu’il signifie un ensemble de savoirs complémentaires, savoirs incorporés, objectivés et institutionnels, sources de capacités pour le sujet. 
C’est grâce à cette richesse que le sujet peut exercer, seul ou en commun, pour lui-même et pour autrui, et en tenant compte de la cohérence intergé- nérationnelle, ses droits, libertés et responsabilités. 
Un patrimoine culturel est un capital en ce sens qu’il permet la transmission et le développement d’une richesse culturelle : 
la transmission. Les personnes qui ont créé, entretenu et développé ces œuvres sont pour les générations présentes et à venir des précurseurs qui montrent une voie. Un capital est un pont temporel entre un passé et un futur qui se prépare au présent. Cette mise en valeur de la distance temporelle permet une distanciation salutaire par rapport au présent, favorisant le regard critique sur les confl its hérités du passé et sur la recherche d’excellence à travers les âges ; 
le développement. Un capital culturel est constitué par des savoirs différents par leurs natures, leurs temps, leurs lieux de production ; ils se répondent par contraste ou complémentarité, favorisant interaction et synergie. 
La notion de « communauté patrimoniale » permet de définir les communautés culturelles en rapport aux patrimoines que leurs membres identifient comme leur bien commun. Cette notion est donc à géométrie variable. 
Elle peut signifier tour à tour une association créée spécifiquement pour la sauvegarde d’une œuvre ou d’un site, une ville, un Etat. 
La notion d’appartenance renvoie à celle de communauté : 
politique, fondée sur les principes de l’Etat de droit tels qu’ils sont interprétés dans l’histoire et la constitution de la nation : la citoyenneté est donc une appartenance à une communauté politique singulière fondée – sous peine d’être illégitime – sur des principes universels ; 
culturelle, fondée sur un patrimoine (communauté patrimoniale, selon la convention-cadre) : l’appartenance culturelle est le droit, la liberté et la responsabilité de participer à une communauté singulière, réunie par un patrimoine comme son bien commun, mais qui doit également respecter les principes universels définis par l’ensemble des droits de l’homme (notamment la liberté d’adhérer ou de ne pas adhérer à une communauté), sans quoi elle n’a pas droit de cité dans l’espace démocratique. 
La différence est que la communauté politique implique une appartenance, et donc une citoyenneté multidimensionnelle et complète (civile, économique, sociale et culturelle), alors que la communauté culturelle est relative au patrimoine identifié, ce qui n’empêche qu’elle puisse être transversale par rapport aux communautés politiques."
Citation de l'ouvrage "Le Patrimoine et au-delà", Conseil de l'Europe, 2009. 


Et voici quelques exemples de mise en oeuvre de démarches citoyennes s'inscrivant dans le cadre de la Convention FARO.

- Une "commission patrimoine", un ensemble d'acteurs se sentant individuellement ou collectivement liés à un territoire donné.

- Une "coopérative d'habitants" par la valorisation des patrimoines et de l'accueil des publics par les populations locales.

- "Atelier de révélation urbaine" pour concevoir des parours qui vont permettre de relier et mettre en scène des sites.

- "Sentier métropolitain", pour explorer le milieu périurbain et traverser plusieurs communes.

A travers nos dispositifs Pistes Créatives et Terres Créatives notamment, nous pouvons initier à vos côtés une démarche de développement de Convention FARO de votre territoire.