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lundi 16 octobre 2017

[Habitons nos territoires] Invitation pour le samedi 21 octobre à l'IPAG Paris



“Habitons nos territoires !”

Dans le cadre de la Chaire européenne d’Economie collaborative ETXECO / IPAG Business School et compte tenu de l’intérêt que vous portez aux modèles collaboratifs et à la Ville de demain, nous avons le plaisir de vous inviter à la conférence de rentrée, animée par Dominique Bonet, Hubert Tortes Saint-James, cofondateurs de la chaire ETXECO et Alexis Durand-Jeanson, PRIMA TERRA.

Le samedi 21 octobre 2017
de 10h30 à 12h30
Accueil et café à 10h

3, rue Dareau, 75014 Paris

En présence de plusieurs villes de France, lancées dans des projets collaboratifs

Habiter nos territoires revient à co-construire aujourd’hui notre cadre de vie de demain. 
C’est ce que nous vous proposons ce jour : réfléchir ensemble à ce qu’est, à nos yeux, l’économie collaborative appliquée à nos territoires, avec des présentations des acteurs et de leurs projets ainsi qu’un bilan et les perspectives 2018 de la chaire.



Accès : Métro /RER Denfert Rochereau
Métro St-Jacques ou Glacière
3, rue Dareau
Entrée sous le porche au n°30 Porte rouge code 0632
1er étage Code 2468


Dominique Bonet : 06 62 20 78 92                Hubert Tortes Saint-James : 06 01 99 81 96

jeudi 4 mai 2017

Conjuguer économie circulaire et créativités de votre territoire ...


"L'économie circulaire créative repose sur : 
- les USAGES que l'on retrouve dans les "espaces hybrides" et autres "tiers-lieux" 
-  les PRATIQUES des secteurs des "industries créatives et culturelles" (cf. étude macro-économique de EY sur le sujet)
- les PRINCIPES de créativités, individuelle, sociale et territoriale, étudiés par la plateforme Créativité et Territoires dont nous sommes membres,

- sur la POSTURE méthodologique de "management de la créativité et de l'innovation collaborative ...
 
et une envie de faire autrement pour votre territoire et vous-même !" 

Alexis Durand Jeanson

Si vous aussi, vous souhaitez conjuguer économie circulaire avec la créativité de votre territoire, soit l'ECONOMIE CIRCULAIRE CRÉATIVE, c'est par ici : 
http://www.revolution-sensible.com/univete2017 

samedi 7 janvier 2017

[L'habitat évolue, nous aussi] La MDA de Poitiers - Episode II du 5 janvier 2017


Retour en images sur l'atelier en mode auberge espagnole, animé bénévolement par Alexis, qui a eu lieu le 5 janvier 2017 à la Maison de l'Architecture de Poitou-Charentes, dans le cadre de sa métamorphose.

Il y avait de la bonne humeur, de bons plats et cidres partagés ainsi que de belles envies collectives à cette table ! 

Il ne manquait que vous ...








Rendez-vous le mardi 21 février 2017 entre 12 et 14 heures pour le prochain atelier - auberge espagnole !

vendredi 25 novembre 2016

Prima Terra à la Fiesta CoCo ou Comment Co-Construire des projets Communs ?



Le 17 novembre, Prima Terra a animé un atelier dans le cadre de la FiestaCoco 2016.
Organisée par les Ecobusinessangels, elle avait pour thème « sans argent, 100 ressources, 1000 métamorphoses » et s’est déroulée à la Maison des acteurs du Paris durable.

Pendant cette journée, nous avons échangé autour de choses aussi diverses que la jongleriethérapie avec Frédéric Robin, les voiles-éoliennes avec le projet Archinaute de Charles-Henri Viel, l'éducation alternative avec Alice Project, l’économie symbiotique avec Isabelle Delannoy, et bien d’autres choses encore.

Afin d’initier les acteurs présents à la co-construction, Prima Terra a commencé par planter une graine : pousser les participants à réfléchir à ce qui nous unit et pourrait nous rassembler autour de projets communs.

Comme métaphore de ces liens : un arbre. 


Ses racines représentaient nos valeurs communes. 


Le tronc permettait à chacun d’exposer ses compétences. 


En partant de ces deux dimensions, l’idée était d’imaginer des projets communs qui pourraient émerger dans le prolongement de cette journée.

A l’issue de la matinée, trois pistes ont émergé : un lieu d’apprentissage partagé (autour des nouvelles formes d’apprentissage ?), un événement autour du Bien-être pour bien entreprendre ?, un réseau des acteurs qui cherchent à transmettre autrement ?

De belles pistes pour voir se développer l’Art de Faire Ensemble porté par la Révolution Sensible.

Si vous aussi vous souhaitez impulser des projets collectifs, n'hésitez pas à nous contacter, et à consulter nos outils pédagogiques, que nous pouvons animer au cours d'ateliers.

jeudi 28 avril 2016

[Nouvelles économies] Prima Terra lance les 1ères Masterclass de France dédiées à l'UP'design pour penser autrement son business et son territoire par la Matière et la Créativité !

les premières MASTERCLASS de FRANCE dédiées à l'UP'design et à l'Economie Circulaire Créative, “J'ADOPTE UN ARTISTE”.
Un programme de formation atypique, créatif et pratique pour les élus et les entrepreneurs qui veulent entrer dans le XXIème siècle, s’inscrivant dans le mouvement-manifeste Révolution Sensible.
Plus d’informations et inscriptions sur : www.revolution-sensible.com/jadopteunartiste

vendredi 18 mars 2016

[Nouveaux Territoires] Eprouver, composer et penser le local en ville !



Grâce à un courriel issu de la veille de la plate-forme Créativité et Territoires dont nous sommes membres, nous avons découvert ce colloque fort intéressant pour notre recherche-action sur les nouveaux territoires !
 
Éprouver, composer et penser le local en ville : ressource identitaire, compétence ordinaire et expérience innovante


  Sophie Gravereau, maître de conférences à l'Université du Littoral-Côte-d'Opale ( Hors EHESS )
  Franck Mermier, directeur de recherche au CNRS (TH) ( IIAC-LAU )
  Caroline Varlet, chargée de mission à l'ENSA de Normandie ( Hors EHESS )


2e et 4e lundis du mois de 15 h à 17 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 mars 2016 au 27 juin 2016


La question de la territorialisation dans ses relations à la notion de ressource et d’innovation sociale est encore peu étudiée par les sciences sociales dans son articulation avec la production de la ville. Nous nous proposons ainsi d'aborder les phénomènes locaux de territorialisation comme autant d'appuis de pratiques, de représentations etc. des espaces urbains et de réfléchir dans cette perspective aux formes diverses de localisation, délocalisation, relocalisation, ancrage et dés-ancrage, et toutes dynamiques tendant à « faire territoire » – comme à le défaire – qui se produisent dans les métropoles contemporaines.


Les territoires sont devenus, au gré des changements économiques, politiques et sociaux, des lieux d’innovation s’adaptant aux nouveaux enjeux culturels, identitaires, patrimoniaux et sociétaux, émergeant dans un contexte de mondialisation. Ainsi, les diversités sociales se recomposent, se développent et s’intègrent à ces villes globales, dans un mouvement perpétuel qui certes n’empêche nullement des phénomènes localisés de dépérissement urbain, mais par un effet contraire favorisent l’émergence de situations locales de créativité


Ainsi, des territoires, au cœur de processus de recomposition, forment des pôles d’attraction pour les habitants aux multiples appartenances, participant à la structuration physique et symbolique des espaces ruraux comme urbains. Les représentations d'une situation sociale que construisent les acteurs, édiles politiques comme minorités, et les conséquences collectives de l'action – requalification culturelle, valorisation touristique, labellisation – qu'ils développent en réponse, en connaissance de cause ou pas, seront privilégiées comme autant d'entrées, comme indicateurs pour observer et comprendre les modalités adaptatives à l'œuvre dans ces moments de contraction des évolutions sociales et territoriales.

D’une manière générale, les processus de territorialisation à l’œuvre dans les cités contemporaines mettent au jour les relations complexes et contradictoires entre identité locale et ville monde. Il s’agit de comprendre comment se créent, disparaissent et se transforment les lieux et les marquages territoriaux dans les villes actuelles. En quoi la pensée urbaine peut-elle être un instrument pour éprouver les espaces : transformation, gestion, appropriation ? Comment les recompositions interpellent les acteurs dans leur contribution à la construction d’un local ? Comment se mesure l’ancrage spatial de ces productions dans une ville faite de territoires composites et transitoires, où règnent des dynamiques réticulaires favorisant les fragmentations ?


Le local dans le temps long comme ressource face à la mondialisation


Selon des modalités locales spécifiques, des territoires constituent et se développent dans le contexte de la mondialisation ; de nouveaux modes de vie s’inventent et la vie quotidienne des habitants s’en trouve profondément transformée. Cette dynamique de restructuration économique, sociale et urbaine produit des changements territoriaux importants. Ces derniers affectent notamment l’ensemble des groupes urbains, leurs moyens économiques, leurs formes d’expression esthétique, culturelle ou politique, leurs inscriptions spatiales et temporelles. Il s’agit là d’un processus de longue durée qui s’inscrit pleinement dans l’histoire de la ville et du fait spatial, de manière général. 


Ce temps long est aujourd’hui une ressource clé dans la fabrication des territoires. Ce qui est questionné ici c’est la temporalité de la territorialisation comme condition de la mise en œuvre de l’innovation sociale et urbaine. Quels que soient les contextes locaux, nationaux, transnationaux, l’histoire urbaine des XXe et XXIe siècles se distingue volontiers par une prise de conscience locale toujours plus intense : décliné sous de multiples facettes, le lieu incarne les territoires autant par le biais matériel du monument historique, que par celui du paysage urbain et des pratiques des habitants. 

Au cœur du processus de construction des villes contemporaines, le lieu est essentiellement une affirmation identitaire rattachée à une réalité historique, politique et territoriale constamment en mouvement, réaffirmée, reconstruite et redéfinie. La création territoriale se construit, s’intensifie et se diversifie dans les contextes économiques, environnementaux, sociologiques et politiques en difficulté. L’élan pour le local serait alors un indicateur de changement social ou une réponse à une période de crise, à l’échelle d’un territoire, d’une région ou d’une nation.

Vivre le local : une ressource identitaire innovante


Les métropoles contemporaines semblent apparaître comme des lieux où des individus se fabriquent, par décomposition et recomposition. Qu’ils en soient proches ou éloignés, les citadins repèrent clairement ces nouveaux mondes : il s’agit bien souvent de « quartiers » qualifiés en fonction des minorités qui l’habitent et l’investissent. La définition identitaire de ces nouveaux groupes urbains fait se définit par des appartenances diversifiées : ethnique, religieuse, sociale, professionnelle, culturelle, linguistique ou encore de genre, d’âge, de style de vie, etc. Cette définition se révèle complexe dans la mesure où ces appartenances sont multiples. L’approche privilégiée dans ce projet se construit à partir de l’inscription physique de ces minorités dans les villes-métropoles. 


En quoi les appartenances minoritaires constituent-elles des ressources clés pour l’innovation ordinaire en contexte urbain globalisé ? À la différence des études sur l’ethnic business, traitant principalement de la visibilité économique des minorités, la problématique du projet porte sur la question minoritaire au cœur des processus urbains de territorialisation : comment observer et penser les relations entre territoires et cultures des minorités ? Dans quelles conditions le territoire, et la manière dont il est investi, serait-il l’un des facteurs d’une cohabitation culturelle entre des groupes sociaux, minoritaires ou majoritaires ?

Labels territoriaux comme ressort de l’innovation sociale et urbaine


Les labels territoriaux apparaissent comme un objet particulièrement intéressant pour mener une réflexion sur la fabrique des territoires, notamment dans leur dimension symbolique. La labellisation urbaine consiste à s’appuyer sur des territoires existants ou en construction en vue de les promouvoir, de les faire exister, de les rendre attrayants et d’inciter à les pratiquer, à y investir son temps, ses loisirs ou son capital. 


Le label devient ainsi un élément innovant dans la concurrence actuelle entre les territoires et s’inscrit dans une logique de marketing territorial. Celui-ci est apparu vers la fin des années soixante, principalement à l'occasion de campagnes politiques mises en place pour attirer les investissements de promoteurs dans de grandes opérations d'aménagement urbain et aider à la commercialisation des zones industrielles. Il s’étend désormais à la promotion de l’image de la ville. L’attractivité d’une ville repose à terme sur la qualité effective de son urbanité, à savoir, cette capacité singulière de faire d’une ville un « espace » qui favorise les échanges et les rencontres entre individus, voire encourage la participation aux affaires publiques. 

Par la question des labels, c’est bien la question de la ville dans son ensemble qui est posée, comme enjeu des représentations et des discours citadins. Et puisque le discours révèle les représentations et les intentions des acteurs et joue un rôle dans la production territoriale, il apparaît nécessaire de le prendre en compte dans une analyse locale, si l’on veut comprendre comment les acteurs urbains en arrivent à produire des labels territoriaux.

Les trois grands axes thématiques résumés ci-dessus offrent ainsi une triple approche du fait territorial : 

- une étude (de « genèse ») sociohistorique des processus à l’œuvre dans les contextes de mondialisation ; 
- un travail (« par le bas ») ethnographique et sociospatial sur les usages et les pratiques des habitants ; 
- une analyse (« par le haut ») sociologique et sémiotique des espaces et des acteurs (architectes, aménageurs, communicants, édiles, élus, techniciens, théoriciens, etc.) qui les produisent.
 





Mots-clés : Anthropologie, Sociohistoire, Urbaines (études), Ville,

Aires culturelles : Transnational/transfrontières

Centre : IIAC-LAU - Laboratoire d'anthropologie urbaine

Renseignements :

Laboratoire d'anthropologie urbaine, CNRS, 27 rue Paul-Bert 94204 Ivry-sur-Seine cedex, tél. :  01 49 60 40 83, télécopie : 01 46 71 84 96, lau(at)ivry.cnrs.fr

Adresse(s) électronique(s) de contact : sophie.gravereau(at)free.fr, franckmermier(at)yahoo.fr, varlet.c(at)wanadoo.fr

mardi 9 février 2016

[Rencontre] Claudia dessine ... la dynamique Prima Terra !


Après une belle rencontre entre Claudia et Alexis, nous sommes fiers de vous présenter son travail d'illustratrice de causes citoyennes qui mettra en images animées, très prochainement, le métier de Prima Terra !

Retrouvez son travail ici :

http://www.claudiadessine.com/

Et ici, où elle avait produit les images de libération de la parole pour animer un atelier sur l'innovation sociale à Niort pour le Salon de l'Economie Sociale et Solidaire 2015. 
Prima Terra l'Agence hybride avait été invitée par l'Agence Régionale de l'Innovation à co-animer cet exercice.

mardi 5 janvier 2016

2016 déclarée Année de la créativité entreprenante et citoyenne !

Nos meilleurs voeux pour ce nouvel horizon 2016, année de la créativité entreprenante et citoyenne !

Images intégrées 1

Au plaisir de faire et partager ensemble,
Belle année et à très bientôt,

De la part de toute l'équipe PRIMA TERRA.​

lundi 2 novembre 2015

[innovation sociale] Prima Terra co-animait un atelier "Innovation sociale mode d'emploi" au Salon de l'ESS 2015 !


En co-animation avec l'Agence Régionale de l'Innovation Poitou-Charentes représentée par Alexandra Faroux, chargée de mission Innovation sociale, Alexis Durand Jeanson, membre de Prima Terra, intervenait au Salon de l'Economie Sociale et Solidaire de Niort à travers un atelier grand public.

Celui-ci, dénommé "Innovation sociale, mode d'emploi", avait pour but de :

- faire prendre conscience aux participants (exposants, visiteurs particuliers, membres et dirigeants d'associations, porteurs de projets...) ce qui a le plus de Valeur pour eux.
Chaque participant était co-producteur du contenu collectif produit.

- d'illuster ensuite ces valeurs par des projets concrétisés socialement innovants avec "L'Accorderie" de Surgères, les services sanitaires et sociaux "ReSanté-vous" et la mutuelle de coopération "Bigre!".

- de présenter ensuite les ingrédients d'une initiative pouvant devenir socialement innovante et de l'apport de la créativité collective et territoriale...

avec le soutien indispensable de "Claudia dessine", illustratrice de causes militantes et citoyennes.

Entre vingt et trente participants furent présents.
Retour en images !

















vendredi 23 octobre 2015

[Créativité et Territoires] Esprit des échanges du mercredi 21 et jeudi 22 octobre 2015 à Poitiers


L'Internationale Situationniste ou la question de l'art capitaliste


Il doit ses origines au mouvement Cobra, né de la contestation à l'égard de l'abstraction et de la figuration.


Une des thèses est notamment à propose du jeu, vu comme un outil bourgeois au service de l'asservissement et de l'abrutissement des masses, les années 60 voyant arriver "la société du loisir".

Ce mouvement artistique se positionne contre la marchandisation de l'art, ne souhaitant pas se faire récupérer en existant en tant que processus révolutionnaire ...

- L'urbanisme unitaire ou une architecture du sensible, par opposition à l'urbanisme fonctionnel de Le Corbusier

Il faut que les espaces soient changeants, axés sur la mobilité, très inspiré de la vie tzigane.
On y parle de construction d'une "New Babylone".

- La psychogéographie, une manière d'analyser, de comprendre les espaces par les émotions.


- La pratique de la dérive, une posture déambulatoire dans la ville, dans des espaces en friche (industrielles, terrains vagues, ...) pour se laisser emmener par les flux, les sens, les émotions du territoire urbain.


- Une écriture en direction de la "Créativité, de la spontanéité et de la poésie", avec l'ouvrage de Vaneigem avec le "Traité de savoir-vivre à l'usage des nouvelles générations" ou celui de Guy Debord avec "La Société du spectacle" édités en 1967.


Quelques citations de Vaneigem, proposant de faire de sa vie une création...

"Créativité, également répartie chez tous les individus, ne s'exprim[e] directement, spontanément, qu'à la faveur de certains moments privilégiés. Ces états prérévolutionnaies, d'où irradie la poésie qui change la vie et transforme le monde, ne sont-ils pas fondés pour être placés sous le signe de la grâce moderne, le qualitatif ?"
"Les hommes vivent en état de créativité vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Percé à jour, l'usage combinatoire que les mécanismes de domination font de la liberté renvoie par contrecoup à la conception d'une liberté vécue, indissociable de la créativité individuelle. L'invitation à produire, à consommer, à organiser, échoue désormais à récupérer la passion de créer, où va se dissoudre la conscience des contraintes (1). 
- La spontanéité est le mode d'être de la créativité, non pas un état isolé, mais l'expérience immédiate de la subjectivité. La spontanéité concrétise la passion créatrice, elle amorce sa réalisation pratique, elle rend donc possible la poésie, la volonté de changer le monde selon la subjectivité radicale (2). 
- Le qualitatif est la présence attestée de la spontanéité créatrice, une communication directe de l'essentiel, la chance offerte à la poésie. Il est un condensé de possibles, un multiplicateur de connaissances et d'efficacité, le mode d'emploi de l'intelligence ; son propre critère. Le choc qualitatif provoque une réaction en chaîne observable dans tous les moments révolutionnaires ; il faut susciter une telle réaction par le scandale positif de la créativité libre et totale (3). 
- La poésie est l'organisation de la spontanéité créative en tant qu'elle la prolonge dans le monde. La poésie est l'acte qui engendre des réalités nouvelles. Elle est l'accomplissement de la théorie radicale, le geste révolutionnaire par excellence." 
L'Internationale Situationniste remet globalement le système en cause, qui est encore aujourd'hui un courant de pensée qui a l'avantage d'être vierge de tout frottement à un parti politique.

Ainsi, ce mouvement n'est pas "passé", renvoyant par sa posture critique et subversive à nourrir celles à propos de "l'urbanisme spéculatif", d'un "tourisme massifié à un tourisme vécu" ou d'une confrontation entre "société de la connaissance ou société des loisirs".


Voici, pour nourrir la réflexion, une publication du chercheur Hassan Zaoual.

"Le voyage devient une « cage » et donne l’impression que la mobilité spatiale est culturellement immobile dans la mesure où tout est organisé de telle manière que la rencontre avec l’autre s’apparente à un simulacre." 
"Epistémologiquement, les réalités perçues d’un territoire sont fonction du lieu et de la manière dont on le fait. Tout dépend de notre poste d’observation (expression empruntée au philosophe-mathématicien anglais Bertrand Russel). Ce que nous observons dépend étroitement de nos croyances sociales et scientifiques et du lieu d’où nous le faisons. On ne parle jamais de nulle part. Ainsi, « Les économistes, écrit Susan Hunt, connaissent les limitations de leurs instruments théoriques, mais ils signalent que ces instruments sont les meilleurs que nous ayons. Pourtant, comme Mark Twain l’observa jadis, si le seul outil que nous possédons est un marteau tous les problèmes ont l’apparence d’un clou »  "

De l'entrepreneuriat à la créativité inspirante


Redonner à comprendre et à voir l'entreprise comme un "organisme systémique", vivant dans la complexité de son environnement, qui repense son modèle pour exister autrement.


L'économie de la Culture, et plus particulièrement en Poitou-Charentes, est organisée sous une forme particulière d'entrepreneuriat collectif, avec des logiques de redistribution des revenus, qui, pour certaines d'entre elles, produisent des créations qui ne sont pas dictées par le marché.


Cela n'empêche que ce secteur aussi, comme l'industrie, a besoin de se ressourcer, de s'imaginer autrement, d'inventer de nouvelles manières de faire, d'échanger, de travailler de concert en évitant l'entre-soi.



Du territoire à la créativité entrepreneuriale


Qu'est-ce qui fait qu'un territoire va créer, accompagner, soutenir la créativité entrepreneuriale, et notamment les coopératives artistiques comme Méduse au Canada.


La collectivité est souvent facilitrice et en soutien des initiatives libérales, les collectifs savent investir dans le projet collectif, autour de lieux partagés notamment en investissant ensemble, fabriquant des gouvernances partagées, cherchant la rencontre partenariale, les logiques collégiales...


La coopération est en tout cas une contruction qui se fait dans le temps, avec confiance et subtilité, loin d'un simple mot valise.


Il faudra, pour le territoire de la grande région de demain, faire de la dentelle en tissant des relations humaines avec subtilité et construire la confiance en pensant avec le temps.


Il est également important de penser par la proximité des relations, en imaginant une logique de tactique de quartiers, cherchant à aller à la rencontre des acteurs économiques, des porteurs de projets.


Il semble également important de fabriquer une école des projets, donnant aux élèves à expérimenter, à faire avec l'autre en leur faisant prendre conscience que l'échec est utile. Cela passe par le fait d'apprendre à être artiste de leur vie en faisant prendre conscience que cela passe par le faire avec l'autre.


Un commentaire de la salle ...

"Un système se base sur des compétences, des formes d'intelligence, le respect de l'autre et l'empathie, mis en dynamique par des formes variées de créativité." 
Puis un autre ...
"Il faut accepter que l'autre soit différent. La fiche de poste indique un lien de subordination. Le chef d'entreprise peut avoir une estime, une conscience de l'autre mais il faut également qu'il y ait conscience de l'intérêt de l'autre. La sociologie du travail a pu relever que le salarié cherche souvent à faire plus que ce que l'organisation lui demande. Il faut donc que le chef d'entreprise créé des espaces de créativité individuelle permettant à chaque employé de faire au-delà, de mettre en dialogue des visions différentes mais pouvant générer des synergies prometteuses... 
Il faut créer de l'espace contributif entre le salarié et l'entreprise et non contributif basé sur l'échange réciproque au-delà du système de salariat. "
Il semble important de créer des espaces de médiation où les têtes de réseau ont leur rôle à jouer. Relier ses têtes de réseau mais aussi les acteurs avec d'autres.

Nous sommes tous des "hommes frontières" à la fois par notre culture, notre vie professionnelle ... A nous d'avoir un regard décentré par rapport à notre fonctionnement, de s'obliger le "pas de côté".


Nous parlons de décloisonnement. Il faut donc le penser au-delà du public-privé, secteur A ou secteur B, filière A ou filière B...



La Créativité s'inscrit dans des histoires sociales


La créativité naît dans et par des configurations, des typologies sociales.

Est-ce que la créativité dans le sport a-t-il toujours existé ? 

La reproduction industrialisée, la standardisation sont passées par là...

Années 70, à Paris, est arrivé la créativité dissidente avec les sports californiens, avec les "communautés intentionnelles" hippies, avec l'inventivité, la création par les marges.
Les publics des marges participent de cette créativité.
Les ZADistes de nos jours sont de cette forme. La créativité, c'est aussi la dissidence !

Les années 80 avec la créativité baroque, cherchant à sortir de la convenance, pour sortir du cadre. On combine, on fragmente, on hybride. Le monde est construit sur le libertinage, la jouissance, la féminisation du sport, développant de nouvelles dimensions. C'est l'émergence du renouvellement des pratiques. On met en spectacle, on se met soi-même en scène. On invente la sensation, les prestations, le marketing et l'entrepreneuriat du sport.


Nous sommes dans des dimensions claniques, tribales, le collectif est le cadre principale.


Dans les années 90-2000, on passe dans une créativité expérientielle.

On intègre alors un souci de soi, le souci des sentiments, une mystification raffinée. On est dans le monde de l'hyper-modernité, associant la pensée, le rapport aux autres. C'est l'émergence du luxe expérientiel. On est dans la scénarisation et la thématisation. On théatralise et on utilise le design comme mise en décor.

C'est l'arrivée des "ateliers" où le client devient acteur de la scène, de façon sérieuse, intègre. On est dans le mouvement, dans l'excès, invitant à jouir du monde de façon éternelle. C'est une injonction à vivre le monde... de façon versatile, éphémère.


D'autres veulent au contraire veulent être dans l'affiliation, la fidélité aux environnements, aux pratiques avec la volonté d'être dans la tradition. On pense à la dimension patrimoniale, fabrication collective d'une culture commune.


Il y a aussi le luxe ostentatoire ou le luxe raffiné, comme code culturel.


C'est aussi la McDonaldisation du monde, où tout est partout. Le monde devient un tout homogène, identique, similaire, standardisé.


Nous sommes aujourd'hui dans le monde de la transition ... récréative, invitant à poser autrement les choses. Redéfinition du rapport au numérique, c'est la cyborg-créativité. On parle alors de l'intelligence artificiel, de l'ordre du post-humanisme, passant au-delà de la confirmation humaine.


On y voit les nouvelles réalités, invitant à abandonner le corps, à la nature, au territoire physique pour une artificialisation numérique.


On a également l'éco-créativité, cherchant à la recosmification du monde, développant les reliances, pensant le soin de soi par les autres, travaillant le métissage culturel au-delà de l'hybridation, de la fragmentation.


On y parle de tiers espace, de tiers lieux... lieux de mise en commun pour inviter à repenser la créativité dans la proximité, comme un développeur de son territoire.

On songe également à Alternatiba, au guerilla gardening, à la POP culture, à l'Economie Sociale et Solidaire... avec des workshops, des temps partagés de remise en lien et en sens du monde.

C'est le monde de la nomadité, redonnant à réenchanter le monde, entrant dans un voyage de l'humanité, participant de la transformation de la vie territoriale.


Il faut alors créer des territoires de récréativité partagée pour fabriquer du sens commun, de la proximité physique, mentale et sociale. Il faut passer du hard avec de l'équipement structurant (une piscine, un parc...) pour passer à du soft, en inventant des laboratoires récréatifs basés sur les émotions, le mouvement du vent, les sentiers de l'imaginaire, de la mémoire orale, de la transmission des savoirs ... opportunité pour redéfinir les espaces communs, propriétaires collectifs de ces espaces et fabrication d'une culture orientée. 


A nous de choisir notre monde !


Voir le livre "Créativité et innovation"


Il faut passer d'une culture du structurant à une culture du sensible.

Il semble important de créer du lien entre la territorialité porté par les collectivités et l'habitabilité des habitants et de leur dynamique.

Il semble bon de créer l'espace de "l'entre-deux politique", donnant à réfléchir à chacun de faire ensemble, de créer des dynamiques pluri-acteurs. Il faut pour cela des développeurs territoriaux, des passeurs, des facilitateurs... ayant cette culture d'intermédiation.


Il faut créer un espace local où il existe des activités de conjonction, fabriquant de la spécificité, s'appuyant sur la singularité habitante. Il faut cultiver ces espaces singuliers, ces espaces du commun, où la poésie du lieu existe.


Il faut inviter à s'approprier les bio-socio-systèmes où la créativité est territoriale, porteuse de sens.


Un commentaire de Jean-Yves Pineau, du Collectif Ville Campagne.



On n'a pas attendu la dimension de "développement local"... 
D'autre part, nous sommes dans un temps de rupture où les manières de voir le monde sont devenus plus que plurielles. J'ai l'impression d'y voir encore une manière de voir notre rapport au monde comme une relation de marché. On recherche toujours la nouvelle niche, le nouveau marché.
Enfin, je rencontre des personnes qui cherchent à créer des écosystèmes, souhaitant fabriquer du commun, à tisser un ordre nouveau, souhaitant taper dans l'édifice existant pour le remettre en question à travers des stratégies et des tactiques variées.

Il y a eu le métiers du sport avec les moniteurs, puis les marketeurs et maintenant avec les éco-développeurs...


Les cyborg-créatifs sont en train de créer une nouvelle norme, une bien pensance édifiée par le numérique et la maîtrise des données. Les éco-créatifs sont en confrontation avec ces premiers, cherchant à questionner la norme culturelle, par la mise en récit, la fabrication d'une histoire commune.



Innovations sociales et créativités ?


L'innovation sociale pose la question de la politique. En effet, la posture et les techniques de créativité ainsi que le processus d'innovation ne sont que des outils et moyens au service d'un dessein.


Ne penser qu'au design, à la créativité comme format d'animation et l'innovation comme mesure incantatoire posent la question du politique, du projet commun. 

En effet, la dépolitisation est le risque premier d'une créativité prônant l'innovation exacerbée...


Sciences et Démocratisation


Une culture scientifique partagée permet le discernement et l'autonomie au service de la compréhension du monde et le travail en commun.


La créativité se rattache-t-elle aux sciences cognitives, aux sciences sociales, aux sciences territoriales (géographie, paysage, spatiales...) ?


Pour fabriquer une culture scientifique, il faut des scientifiques. Ces derniers ne sont pas les sachants qui détiennent la vérité mais ils permettent la mise en débat, de nourrir et de le clarifier en sortant des enjeux idéologiques.


Il faut également des territoires, pour ancrer les idées, les questions sur des contraintes réelles, physiques, humanisées.


Ces journées permettent de créer une diversité. Il n'est pas important de savoir si nous sommes d'accord sur le sens du mot employé mais bien sur ce que nous voulons, peu importe les mots que l'on utilise. N'oublions pas le nom du lieu où nous sommes l'Espace Pierre Mendès France de Poitiers, né du travail précurseur du vulgarisateur scientifique Michel Babinet.


Nous sommes dans une période où deux mouvements existent, deux mondes qui vivent mais ne se cotoient pas [plus]. Une nouvelle société veut naître mais elle n'est pas permise... Les choses sont verrouillées. Les acteurs des territoires font jour après jour des actions, des projets novateurs. De l'autre, les institutions font tout pour limiter, étouffer les initiatives.

La confrontation sera certainement violente. Le ferment politique sera le liant qui permettra d'évoluer.

La transdisciplinarité et la curiosité nous animent et nous rassemblent aujourd'hui. A nous de les faire perdurer.



Créativité et Urbanisme contemporain


Selon la thèse de Charles Landry, l'idée des projets urbains tels que "La Coulée verte-Pelouse de Rueilly" ou le "Quartier de Bercy" dans le 12ème arrondissement de Paris, trois éléments sont prédominants.


La Pelouse de Reuilly

- Mémoire des lieux


- Mixité des usages, des formes, des espaces.


- Jeu des Hauteurs et de dénivellés.


Il y a l'idée, avec la Coulée verte, de "recoudre la ville", en tissant du lien entre un le neuf et le vieux, entre quartiers, entre architectures et publics.


Pour tous ces quartiers, un architecte coordinateur était mandaté pour donner des règles d'identités architecturales et urbanistiques

Malgré tout, la diversité est bien présente dans les formes, les usages, la taille des espaces, tenu par un fil directeur, un axe visuel appuyé physiquement par des éléments structurants comme les signaux architecturaux, les ambiances paysagères les matériaux, les oeuvres d'art ...
En effet, les règles ne sont pas ici des limites mais bien des contraintes au service de la créativité urbanistique.

Le principe de ZAC ou Zone d'Aménagement Concerté, vu comme un laboratoire urbanistique au temps long (10, 20, 30 ans) où l'on y mobilise des acteurs aux compétences variées.



Sociétés savantes et Créativité territoriale


Les sociétés savantes sont un outil de créativité territoriale, permettant de faire connaître l'histoire, des ressources territoriales.

Les musées sont principalement absents de la loi sur le patrimoine.

La volonté éducative pour nourrir la culture patrimoniale est un élément important pour forger une dimension territoriale commune.


Est-ce que le latin et le grec sont des éléments du patrimoine commun ?

Ces deux humanités classiques sont des outils pour connaître notre histoire, se fabriquer une culture commune, mais aussi comme prétexte à la créativité collective et à l'interdisciplinarité en produisant une repas gallo-romain, par un défi permettant de rapprocher les élèves et les professeurs ...


Sémiotique et Créativité


Permettre de regarder sous les signes, écrits ou verbaux. Pour faire passer du sens, nous "bricolons" des signes.


C'est regarder le réel derrière les signes.

La sémiologie n'a pas d'outils, la sémiotique en a créé.

On part ansi d'éléments concrets, rationnels, un niveau de surface, les discours, pour analyser un niveau narratif pour ensuite travailler sur le niveau sociologique.

Voir le parcours génératif de la signification (A.J. Greimas et J.M. Floch)

A titre d'exemple, le PC Windows se positionne sur un sens technique, les compétences là où Apple communique sur l'intuition, la réalité ludique.


Il semble bon de rechercher l'invariance dans la variation. C'est ancrer dans son être véritable, se renouveler sans se renier. Cela permet de connaître son unicité, sa singularité. C'est ancrer son devenir dans une continuité du passé.


Le processus type de sémiologie : 

- Diagnostic avec intervews des dirigeants et analyse sémiotique du projet, de la structure
- Stratégie : note stratégique expérientielle et sémiotique
- Expression de la stratégie : concept boards, workshop exploratoire puis plan d'actions. C'est l'idée de guider le choix des signes utilisés.

C'est considérer le territoire comme une géographie, des contacts, des visages... qui va prendre forme à travers de nombreux points de contacts où la sémiotique est pilier essentiel. 


Pour construire, il faut de l'ambition mais il faut que l'équipement réponde à un projet, une dimension politique.



Responsabilité sociétale et Entreprise créative


Intervention d'Yves Trousselle, directeur des Systèmes d'Information et de la RSE à Aigle.


Passer du quantitatif de l'entreprise au qualitatif entrepreneurial, en agissant dans la complexité. La transidisciplinarité semble devoir exister avant même de fabriquer, de formaliser les projets.


La RSE ou responsabilité sociétale des entreprises peut se baser sur la norme guide et non certifiante ISO 26000.




Pour qu'un réseau existe et vive, il doit s'ouvrir. Le réseau Altere est un réseau d'entrepreneurs mais doit exister également à travers la présence de scientifiques, d'écologues, d'architectes, d'artistes, de retraités ...


Il peut-être intéressant de se poser les questions "comment sommes-nous biodiversité ?" et "quels impacts sur la biodiversité et quels enjeux ?".


Aigle possède un lieu de 32 hectares qui est une ancienne base militaire américaine et travaille avec la fondation LISEA pour réaliser un diagnostic biodiversité.

Un parcours de tourisme industriel est organisé avec la présentation d'une chaine manuelle de fabrication de bottes Aigle, d'un potage pédagogique salarial et de la biodiversité du domaine.


Design thinking


Le design thinking est une démarche des designers modélisée.




Schéma sur le design thinking de Prima Terra

Voici les principaux défis :


- Le designer s'attache à détecter des signaux faibles, des besoins non conscientisés, non déclarés. Pour cela, il faut s'appuyer sur les sciences humaines et l'empathie.


- Il faut savoir reformuler la problématique. Il faut savoir poser la question du "pourquoi" de façon itérative. Il faut identifier la bonne question à résoudre.


- Il faut tenter de parvenir une vision consensuelle en travaillant avec de nombreuses autres disciplines.


- Etre créatif en se permettant des idées folles.


- Tester par la mise en forme en osant tester, expérimenter en concrétisant les idées rapidement de façon à se tromper vite pour réussir encore plus vite.


- Communiquer les solutions en les valorisant et les rendant désirables par la mise en scène par la scénographie expérientielle pour toucher les émotions et ainsi provoquer le débat.




Témoignage du Domaine de Boisbuchet qui rassemble, à travers des séminaires interdisciplinaires avec des paysagistes, architectes, designers... de deux semaines maximum.


Le designer peut avoir tendance à se concentrer sur les besoins et la commande de l'entreprise qui le salarie et non pas vers l'usager final.

La démarche de design est souvent mal comprise en France dans les entreprises et la commande revient souvent à formaliser le cahier des charges issu des services marketing. 

Ce qui manque au design en France est le rapport à l'économie mais aussi à une dimension allant au-delà de la R&D et de la commercialisation, tendant vers une réflexion profonde, philosophique, spirituelle et politique.



Le vrai du faux


Qui est le "vrai" japonais ? Est-ce les objets empruntés à un monde, à une culture, à une géographie ? Est-elle physique, mentale, sociale, culturelle ?


Nous parlons souvent de "paysage emprunté".

Quel va-et-vient existe entre la vraie vie et la vie emprunté, celle des galeries, des "présentoirs de vie" ?

Une fois sorti de la galerie, le regard développé ne vient-il pas se poursuivre dans la rue ?
Le parcours dans la ville est par nature éphémère, les instants pris étant eux-même le fait d'un instant, d'un moment.

Les parcours sensibles dans les galeries peuvent-ils sortir de Paris ? Il y aurait matière, à Poitiers par exemple, à fabriquer du parcours sensible, émotionnel, décalé.


Il n'y a pas de guide, mais seulement un passionné qui fait visiter, qui parle d'art contemporain.Il y a une découverte où le sachant n'existe pas. Le guide est en retrait, avec une posture fine qui appelle à l'échange, à la découverte partagée. Le guide apprend autant qu'il donne à apprendre, à découvrir.



Alimentation bonne, propre et juste


Slow Food ou la volonté de défendre une alimentation bonne, propre et juste par "un mouvement glocal" au service de la biodiversité dans toutes ses dimensions. 


Il semble important de répertorier, d'identifier les variétés végétales et les races animales. Mais le plus important pour ne pas mettre sous cloche est de trouver les possibles économiques afin de faire vivre les producteurs, "les sentinelles du goût".


Est-ce que la labellisation territoriale peut permettre de "protéger" la diversité d'un territoire ? Est-ce que celui-ci n'a pas tendance à figer le processus ? Enfermer la créativité ?


Il semblerait que l'auto-contrôle soit privilégié ... donc la question de la confiance en l'autre.


La question de l'équilibre entre un processus citoyen, une dynamique informelle simplement portée par des valeurs partagées et le principe de marchandisation porté par l'étiquette du "made in", dans l'idée d'un concept store territorial, passant par des montages juridiques complexes où le lucratif cotoie intimement le non lucratif, des alliances avec des structures économiques aux modèles d'affaires plus classiques, une appropriation culturelle discutable  ... est bien là.


Quel lien existe entre le "mouvement" Slow Food et le courant artistique du Eat Art porté par l'artiste suisse Daniel Spoerri ? Ce courant cherche à réduire l'écart et la vie grâce à l'alimentation et de nous interroger sur ses aspects symboliques, culturel, social et politique.



Patrimoines et créativité


Il est intéressant d'aller puiser dans les spécificités éthnographiques, les données et les objets du territoire, pour fabriquer des objets identitaires.


C'est l'exemple notamment de Civaux, de son musée archéologique et de la collaboration partenariale avec un patissier du village pour créer un biscuit ayant la forme d'un objet historique [et logo du musée] dont celui-ci aurait un emporte-pièce.


Attirer avec des événements simples et grand public s'appuyant sur l'histoire ou un imaginaire culturel comme la création d'une soirée de dégustation de la cuisine romaine. Ce qui va permettre de créer des partenariats avec des savoir-faire locaux : boulanger, horticulteur ...



Tourisme de masse et lobotomisation


Nomadisme digital, visite de masse, expérience insolite, produit marketing exceptionnel ... qui se confronte ou s'appuie sur une société qui se trouve dans une spirale de la peur.

En France, nous avons peur de la jeunesse. Avoir peur de l'avenir, peur de l'autre, revient à avoir peur de tout.

Interactions et Participation.


L'interculturalité lié à l'arrivée des Syriens est une opportunité pour la créativité.

Il faut de l'audace pour comprendre cela.

Où s'arrète le tourisme créatif ? Dans l'audace liée à l'opportunité pour explorer l'inconnu ou dans le conservatisme des traditions ?