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mardi 5 janvier 2016

2016 déclarée Année de la créativité entreprenante et citoyenne !

Nos meilleurs voeux pour ce nouvel horizon 2016, année de la créativité entreprenante et citoyenne !

Images intégrées 1

Au plaisir de faire et partager ensemble,
Belle année et à très bientôt,

De la part de toute l'équipe PRIMA TERRA.​

mardi 10 février 2015

[pensée] L'Homme est sa complexité


Un email d'une personne que nous respectons, Didier Moreau, de l'Espace Mendès France de Poitiers (centre de culture scientifique, technique et industriel), nous a donné à penser qu'il fallait diffuser le message d'Egard Morin, avec qui il collabore depuis de nombreuses années.

Voici un extrait du message.

Le 7e Prix Ibn Khaldoun Senghor a été décerné à Hana Subhi pour sa traduction, du français vers l’arabe, de l’ouvrage d’Edgar Morin «La méthode Tome 5 : L’identité humaine, l’humanité de l’humanité».

Raja AL-TAMIMI- Euronews : Hana Subhi, félicitations pour le Prix de l’OIF 2014 qui vous a été attribué pour la traduction du livre d’Edgar Morin « La Méthode-5, L’humanité de l’Humanité, l’identité humaine », du français vers l’arabe. Pourquoi avez -vous choisi de traduire ce livre ?

Hana Subhi : “En fait, quand la guerre a été déclarée contre l’Iraq en 2003, j’ai été perdue. J’ai vécu l’une des folies humaines : la peur de l’autre, le danger de sortir, l’incertitude et chaos total.

“Face à un tel tableau sanguinaire et apocalyptique, j’ai décidé de résister en me rendant afin d‘éviter de sombrer dans la folie et le désespoir. J’ai décidé de traduire le livre de Morin comme riposte à toutes les atrocités de la guerre et leurs conséquences sur les habitants et les infrastructures. Au fur et à mesure que j’avançais dans ce livre, je trouvais des réponses à mes interrogations.

L’identité humaine porte en elle la forme de la condition humaine plurielle et polymorphe, non de façon disjointe ou successive, mais à la fois “faber, sapiens, economicus, ludens, déliriens, demens”. Elle ne se dissout ni dans l’espèce, ni dans la société. L’homme peut évoluer en dialoguant avec l’autre et avec soi-même. Une partie de lui pense et vit un travail affectif et imaginaire qui a pour horizon la mort, dans une “dialogique circulaire, rationalité – affectivité – imaginaire – réel – démence – névrose – créativité.” Le criminel, le fou, le saint, le prophète, le génie, l’innovateur échappent aux normes courantes. 

“Morin refuse de réduire l’identité humaine à une théorie homogène et unique. Il élargit nos modes de pensée en soulignant la richesse et la complexité de nos liens dans l’organisation sociale de la sexualité, au sein de la famille et dans l’historicité de nos institutions. En même temps, nous sommes en marche vers une identité planétaire, dans une société de méta-machines et de méta-connaissances. L’avenir est donc très incertain, partagé entre une méta-humanité (réaliser toutes les potentialités humaines) et une surhumanité (faire le choix de celles qui nous paraîtront humaines).

“Morin propose une leçon d’humilité et de tolérance à ceux qui prétendent détenir les solutions de l’identité de certains groupes, voire de l’identité planétaire. La somme des connaissances humaines ne peut plus être l’apanage d’un groupe et la diversité humaine est infinie. On ne peut en fixer arbitrairement le cadre ou des normes rigides, ce serait arrêter le mouvement humain par des sentiments contestables conduisant à des destins douteux. 

Certes, cet avenir nous réserve des surprises et Morin nous demande de le voir avec lucidité et sans préjugés. Notamment en se méfiant de la mondialisation du modèle occidental “impulsée par le quadrimoteur efficace : science-technique-industrie-capitalisme”, capable d’occasionner des dégâts mettant en danger les équilibres fondamentaux de la planète. Morin appelle à une prise de conscience de l’inter-solidarité humaine et de la communauté de destin planétaire. Seule une “éthique de la connaissance” peut nous permettre de gérer nos contradictions et de développer des qualités proprement humaines.

“Cette traduction des idées de Morin représente, pour moi, une réponse à la folie de l’homme et à sa propre témérité sur terre, une sonnette d’ alarme pour que l’homme soit plus juste dans ses choix.

La traduction est un pont entre les cultures et rapproche les peuples les uns des autres, et ce dialogue des civilisations entre les communautés est très nécessaire, surtout à l’heure actuelle, pour comprendre l’autre, s’enrichir mutuellement pour diffuser la pensée des Lumières, une chandelle dans les sentiers de l’homme, donner l’espoir de contribuer à la promotion de la paix et la stabilité dans le monde. Dans ce contexte, je voudrais mettre l’accent sur le rôle important joué par la Philosophie, les Arts et les Lettres dans l’accomplissement de l’individu et de sa pensée.

“Dans mon parcours de traductrice, et mon isolement lors de ces moments contradictoires, difficiles et joyeux, je me demandais si les textes que je traduisais allaient être lus par des arabophones et leur être utiles. J’éprouvais du bonheur quand je recevais de temps à autre temps des courriers électroniques de lecteurs arabes pour me féliciter de ma traduction de Morin ou d’un doctorant préparant sa thèse sur Morin en arabe me demandant si j’avais d’autres traductions de lui.
“Ce Prix est une reconnaissance et une récompense qui m’a honoré et je continuerai à traduire afin d’enrichir le dialogue des cultures et contribuer, modestement, à rapprocher les civilisations.”

lundi 13 octobre 2014

[invitation] Colloque 2014 "Ecocitoyenneté et innovation sociale - quels apprentissages" à Poitiers les 21 et 22 octobre


L'esprit du colloque francophone "Ecocitoyenneté et innovation sociale - quels apprentissages", organisé par l'IFREE - Institut de Formation et de Recherche en Education à l'Environnement, est introduit ici ...

L'écocitoyenneté, concept né dans les années 1980, tentait d'associer le souci environnemental et l'action citoyenne. Pourtant, elle a vu sa signification rapidement se restreindre au domaine des pratiques quotidiennes et singulièrement aux éco-gestes. Certes, il y a de la vertu à économiser l'énergie, réduire ses déchets, pratiquer des choix de consommation durables. Mais à évacuer la dimension critique de l'éducation à l'environnement, on écarte la réflexion pourtant nécessaire sur le fonctionnement du système politique et économique, pour se limiter à une gestion environnementale à durabilité faible. Dès lors, on peut s'étonner que cette conception très consensuelle de l'écocitoyenneté se soit très largement répandue.

Pourtant, l'écocitoyenneté s'exerce depuis une vingtaine d'années dans les pratiques de concertation qui se sont diffusées dans les champs de l'environnement, de la gestion urbaine, des projets territoriaux divers. Des dispositifs très variés s'institutionnalisent et ont pour but de susciter la discussion collective d'enjeux publics. 
Le principe de participation demande l’accessibilité à l’information et une présence accrue des citoyens dans les différents processus de prise de décision. Parallèlement, il permet de sensibiliser les publics, et de leur donner la possibilité de s’exprimer. Ainsi, dans cet espace de co-construction, la concertation se conçoit comme un processus d’écoute et de compréhension mutuelle, d’identification des attentes de chacun, d’imagination de solutions acceptables par tous. 

Les démarches se sont multipliées, atteignant désormais une très grande variété en fonction de leurs buts, des expériences entreprises, de l'usage des avis qui sont produits par le public ou de l'importance des personnes ou des groupes inclus dans le processus. Il existe ainsi tout un éventail de dispositifs participatifs qui incluent les citoyens, depuis la simple information qui est désormais assez générale jusqu'aux dispositifs de co-décision beaucoup plus rares ou encore de la simple énonciation des problèmes jusqu'à l'élaboration de leurs solutions : assemblées ou conseils locaux, dispositifs de débat public, consultations de citoyens ordinaires…

Se sont ajoutées récemment, toutes les formes d'intelligence territoriale. La diffusion des nouvelles technologies de la communication, les systèmes d'information géographiques ont donné des outils permettant de travailler en réseau, de partager les informations ou de modéliser les évolutions environnementales, économiques ou sociales. Mais ici aussi, la diversité des approches est considérable. Entre une simple aide à la décision et une démarche d'apprentissage qui permet aux acteurs de co-construire des actions ou des politiques territoriales, l'écart peut être grand.
Les dispositifs de dialogue territoriaux, mettent en œuvre des pratiques de concertation et de médiation environnementale attachées à la résolution de conflits, à la recherche de compromis portant particulièrement sur la gestion environnementale. Ils ont été rejoints par le dialogue social territorial qui inclut désormais, à des niveaux régionaux ou locaux, d'autres acteurs de la société civile comme les associations ou les comités d'usagers sur des sujets de société, au-delà des relations de travail. 

D'autres domaines encore, tous en pleine expansion, mêlent action politique, développement des connaissances et éducation du public. Déjà, le terme de « Tiers secteur de la connaissance et de l'innovation » a été forgé pour rendre compte de l'émergence d'une recherche coopérative, démocratique dans une démarche d'appropriation sociale des connaissances.
Toutes ces démarches d'accompagnement, de participation, de concertation, de recherche reposent sur des fondamentaux éducatifs. Pourtant tout n'est pas éducation dans le domaine de l'écocitoyenneté. La place de l’éducation à l’environnement et au développement durable peut être plus ou moins grande selon les domaines et les projets, selon les définitions qu'on veut bien lui donner. Un premier axe de ce colloque a donc pour but de démêler le domaine de l'éducation dans ces démarches participatives. 
© Yvan Carlot, IUFM de Lyon.

Quelle est la nature de ces apprentissages ? S'agit-il de l'acquisition de connaissances nouvelles, de savoir-faire particuliers, une évolution qui fait que les personnes s'autorisent à intervenir dans des domaines nouveaux ? On tentera d'identifier les démarches et d'expliquer comment se transforment les façons de voir les choses. 
La théorie nous donne un certain nombre de jalons : partage d'expériences, réflexions collectives, apprentissage par l'action. Comment ces stades sont-ils franchis ? Nécessitent-ils des médiations ? Un accompagnement ? La mise en tension d'un réseau ? 
Qui bénéficie de ces apprentissages ? La société civile représentée par des organisations collectives, les entreprises, des collectivités territoriales, sont souvent très présentes. On a de la peine à toucher les populations non organisées, les habitants, le grand public par exemple. Depuis longtemps, les clivages sociaux constituent une limite reconnue des processus participatifs. Ils méritent d'être mis en évidence, de même que les efforts pour ré-inclure les publics défavorisés par des actions d’éducation à vocation émancipatrice.
Venez découvrir quelques réponses à ces questions à nos côtés à l'occasion, notamment, de notre communication !

Lieu de l'événement : l'ESPE de l'université de Poitiers
Ville : 86000 POITIERS
Pays : France
Organisateur : Ifrée
Date de début de l'événement : 21.10.2014
Date de fin de l'événement : 22.10.2014

Fichiers associés à la fiche :

lundi 21 juillet 2014

[Vu sur la Toile] Appel national pour valoriser ensemble ces "drôles de zèbres", initiateurs d'actions citoyennes sur les territoires


Le 28 mai, dans les locaux du Conseil Economique, social et environnemental, Jean-Paul  Delevoye et Alexandre Jardin, avec le soutien de Alain Juppé et Anne Hidalgo, ont lancé officiellement un appel aux maires de France pour accueillir chez eux les initiateurs d’actions citoyennes remarquables (dans leur langage « les zèbres », car, relevant des défis apparemment « impossibles », ce sont de « drôles de zèbres » !) et pour faire remonter au niveau national les actions pionnières qui mériteraient d’être diffusées au niveau national. 

Lors de cet appel, les présidents des maires des grandes villes, celui des villes moyennes, ainsi que celui des « villes et villages de France » ont été unanimes pour relayer cet appel auprès de nos Maires : rendez-vous est donc pris pour le prochain congrès des maires de France en novembre. 

Source : ICDD, newsletter n°33 - Juin Juillet 2014

N'attendez pas novembre pour détecter, valoriser, amplifier les actions citoyennes, exemplaires, remarquables présentes sur vos territoires !

Ayez conscience que votre territoire renferme des patrimoines oubliés, endormis, qui n'attend que vous !

Prima Terra l'Agence peut vous accompagner dans le développement de votre territoire, que vous soyez une entreprise, une collectivité ou un collectif citoyen.

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