Affichage des articles dont le libellé est Biens Communs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Biens Communs. Afficher tous les articles

mardi 1 septembre 2020

L'éco poétisme ou l'art de vivre son manifeste au quotidien

 

 Alexis de P R I M A   T E R R A s'est lancé dans un nouveau défi depuis la période de confinement Covid-19 : enregistrer des conversations avec des membres de l'écosystème dédié à l'innovation territoriale du monde francophone.

 Des conversations à retrouver tout au long de l'année sur la chaîne "Les Faiseux des territoires" sur PRIMA TERRA TV dans YouTube.


En voici un premier exemple, avec Camille They, à l'origine du "manifeste de l'éco poétisme" et des jardins du même nom en Seine-Saint-Denis et notamment à Saint Ouen sur Seine.

Nous avions eu l'opportunité d'écrire un article sur son travail collectif et profondément porteur de sens, reliant écologie, jardin et créativité ICI en 2019.


Retour en images !

mercredi 27 novembre 2019

Les tiers-lieux et les quartiers de Bretagne : rdv le 2 décembre à Brest !


Alexis Durand Jeanson, de Prima Terra, interviendra, aux côtés de Florence Bazzoli, directrice déléguée du Centre Michel Serres Nantes, avec qui nous travaillons sur les dynamiques de territoires en transition et apprenants, ainsi que quatre autres intervenants, à l'occasion d'une rencontre organisée par le centre de ressources des politiques de la Ville pour la Bretagne et les Pays de la Loire, Réso Villes.

Le thème proposé est "Tiers-lieux et Quartiers", ou comment ces nouveaux espaces préfigurent de nouveaux modes de faire entre communs, créativité et partage.



La rencontre aura lieu entre 9h30 et 12h au Village by CA de Brest.

> Plus d'informations ici !

mardi 15 octobre 2019

Tiers-lieux, de l'objet à émergences à l’objet de transformations


Article du 10 octobre 2019 par Alexis Durand Jeanson

Tiers-lieux. Le terme résonne fortement depuis notre première cartographie des typologies réalisée en 2014 et publiée sur wikipedia en 2015.

La cartographie à l'origine, rendue publique en 2015


Tiers-lieux. Un terme né dans la tête d’un chercheur urbaniste américain, Ray Oldenburg, en 1991, pour parler à l’origine de ces espaces urbains à l’interface entre ceux dédiés à la fonction Travail et ceux dédiés à la fonction intime du Logement.

Tiers-lieux. Une notion qui fera écho au terme de « non-lieu » de Marc Augé (diffusé à partir de 1992) puis par la proposition du terme « tiers-espace » par Jean Viard (1990), appuyé depuis par les recherches de Martin Vanier en 2013 et aux travaux du LISRA et d’un de ses chercheurs pionniers, Hugues Bazin (à partir de 2013), qui publieront sur les possibilités qu'offrent cette notion, favorable à une « architecture fluide » propre à déployer des modalités et conditions pratiques pour la recherche-action et l'innovation, qu'elle soit sociale ou territoriale.

Tiers-lieux. Une ode au « tiers-paysage » diffusé largement par Gilles Clément et son manifeste du même nom en 2004, à partir de son concept de « jardin planétaire » comme un « fragment indécidé, et constitué de l’ensemble des lieux délaissés par l’homme ». Il sera ensuite abondé par de nombreux écrits et projets portés par des artistes comme Camille They et son « jardin éco-poétique », illustrant ainsi les tiers-jardins au quotidien, comme des ilots de résistance sensible, où règne biodiversité artistique et végétale.

Tiers-lieux. Des configurations propres à repolitiser l’Espace, notamment du Travail, d’après Antoine Burret (cf. sa thèse en 2017), à participer de la construction de dynamiques socio-spatiales pour le Libre et l’Open Source (cf. les travaux de Tilios avec le wiki movilab et de son représentant le plus emblématique, Yoan Duriaux), à l’analyse fine sur le mouvement des « makers » exploré par Michel Lallement  (cf. son livre « L’âge du faire, hacking, travail, anarchie » paru en 2015) ou encore à s’opposer ou tout du moins à se définir au regard des « hyper lieux » de Michel Lussault (cf. son livre de 2017).

Tiers-lieux. Un espace propre à illustrer de façon concrète ce que peuvent être les communs du nouveau siècle, à la fois numérique, spatiaux, sociaux, de connaissance (cf. les travaux de Bretagne Créative notamment et d’un chercheur dynamique sur le sujet, Michel Briand).

Tiers-lieux. Educatifs, pédagogiques, « apprenants ». Des espaces dédiés à l’apprentissage tout au long de la vie, à l’éducation permanente comme dirait nos amis belges, au profit de l’encapacitation et donc de l’autonomisation de ses usagers (cf. les actions du Centre Michel Serres Nantes et de sa directrice, Florence Bazzoli).

Tiers-lieux. Usages, usagers, assistance à maîtrise d’usage. De nouveaux métiers émergent, se structurent, s’étoffent, où la facilitation, l’animation communautaire  et l’encapacitation sont certainement les fils directeurs. On y trouve les métiers de « concierge dictateur bienveillant », de « facilitateur d’intelligence collective », de « fabmanager » et  de « happy officer » en phases d’exploitation de l’espace, ou encore « d’assistance à maîtrise d’usage » lorsque l’on arrive en phase amont, lors de la conception (cf. l'observatoire AMU Occitanie et le livre blanc du réseau AMU France publié en 2019).

Et nous n’aurions pas terminé à définir le tiers-lieu par ses multiples facettes qui le compose, à l’image des évolutions portées lors de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017.


Cartographie réinterprétée et amendée pour l'expérience "Fork the world" à l'occasion
de la Biennale Internationale de Design de Saint Etienne en 2017


Ainsi, suite à une demande exponentielle depuis 2015 pour employer, partager et travailler à l’aide de notre cartographie des espaces hybrides, voici venu le temps d’un article permettant de faire le point sur ses composantes analytiques.

Des espaces hybrides, d’entre-deux, de la micro-utopie concrète au kolkhoze fordiste

Réalisée à l’époque dans le cadre de l’Institut du Design Territorial créé à Nantes en 2014 avec l’outil en ligne Obsidienne, carnet de notes de recherche ouvert à tous, la cartographie s’est enrichie d’année en année d’éléments complémentaires permettant de déclarer qu’elle se base sur l’analyse de plus de 1 000 lieux observés en France et dans le monde francophone. 

Elle repose néanmoins toujours sur 4 enjeux clés et un transversal. Explications.

Cartographie des espaces hybrides dans sa dernière version, toujours en bêta,
 réalisée par Prima Terra publiée en 2018


Tout d’abord, il faut saisir que les enjeux ne sont pas opposables à première vue dans les tiers-lieux, ces derniers pouvant être amenés à porter en leur sein l’ensemble des composantes. C’est particulièrement le cas d’un certain nombre d’espace de coworking comme ceux labellisés par Relais d’entreprise ou encore par les médiathèques type troisième lieu.

Cependant, chaque lieu étant unique de par son implantation géographique, son territoire, la culture locale qui l’infuse que cette cartographie doit être lue comme un outil d’aide à l’analyse et à la décision.

  • En haut, l’enjeu sociétal se situe face à l’enjeu du bas, l’enjeu entrepreneurial.

Nous avons pu constater que les lieux qui portaient en eux le projet de participer de la transformation de la société avaient souvent un plus faible intérêt à investir le champ de l’entrepreneuriat, sans pour autant provoquer une absence de qualité d’entreprenance, propre à la majorité de ces lieux.

  • A gauche, l’enjeu des biens communs, semble faire se distinguer de l’enjeu de marchandisation qui se trouve à droite, l’un demandant la réalisation d’actions au profit de la Connaissance au profit de tous, le second donnant lieu à la production de services, biens et connaissances au profit de quelques-uns.

On observe malgré tout une très forte hybridation entre ces deux composantes, souvent liées à l’obligation d’équilibre économique de ces lieux, avec des modèles de partenariat public – privé voire populations également.

  • Enfin, l’enjeu transversal de la gouvernance a été placé, renvoyant aux quatre enjeux précédents.

En effet, nous observons lieu après lieu que la question du gouvernement politique et stratégique et de la gestion sociale, juridique et opérationnelle avaient une influence conséquente sur la manière dont ces lieux peuvent porter, ou non, les quatre enjeux dans leurs projets.

Ensuite, nous avons souhaité indiqué des éléments propres distinguant les typologies de lieux les uns des autres. Ainsi, les ZAD vont intrinsèquement exister sur la base d’une lutte communautaire, alors que, à l’opposé, les fablabs intégrés, implantés dans les entreprises, notamment industrielles, vont se distinguer par l’intrapreneuriat, l’innovation de rupture et le choix de cultiver une attractivité d’employeur.

Le tiers-lieu, un objet transitoire pour entrevoir la nouvelle société aux contours encore flous

Ainsi, le tiers-lieu, est aujourd’hui un objet socio-spatial pouvant à la fois exprimer l’idée d’émergence porté par une minorité tout comme celle de transition, avec les communautés intentionnelles pour dire comme les Québécois, les habitats participatifs ou encore les fablabs de quartiers, mais aussi d’expérimentation, de diffusion et d’acceptation de nouveautés, technologiques, managériales ou sociales, avec les espaces de travail partagés, les média labs ou les living labs.

Nous avons ainsi développé des cartographies du processus métier d’initiateur et animateur de tiers-lieu, les modalités pour l’apprenance, le processus pour forger une communauté, etc. que nous mettons à disposition de nos clients et partenaires.

Cela n’est donc pas terminé, ce monde n’est pas encore totalement stabilisé, institutionnalisé et normalisé (cf. cet article) … 

Rendez-vous donc pour la suite des explorations dans les nouveaux territoires !

jeudi 26 septembre 2019

Tiers-lieux : pensons les fabriques ensemble !

Article de décryptage méthodologique de l'AMI Tiers-lieux lancé par le Gouvernement Français en 2019

L'Etat avait lancé le 17 juin 2019 une journée à la Cité Fertile en Ile-de-France pour annoncer la politique nationale dédiée aux espaces hybrides, sous l'énoncé "Nouveaux lieux, nouveaux liens - L'Etat s'engage pour les tiers-lieux dans les territoires".
A cette occasion, un futur Conseil National des Tiers-lieux avait été initié, rassemblant 300 acteurs de cette dynamique socio-spatiale, permettant de construire à terme une coopérative chargée de rassembler, fédérer, organiser et animer la filière tiers-lieux. Votre serviteur faisait d'ailleurs parti des invités.

Aucun texte alternatif pour cette image
L'été arrivant, un appel à manifestation d'intérêt est sorti permettant à des acteurs publics et variés, des territoires puissent se rendre identifiables selon deux entrées.
  • La première, en présentant un projet de "Fabrique numérique de territoire", avec une localisation dans un quartier prioritaire ou à proximité, portant des activités numériques et avec un renforcement de son action en compétences numériques et appropriation technologique par les habitants ;
  • La seconde, en tant que "Fabrique de territoire", à savoir un lieu ressource pour le réseau de tiers-lieux du territoire, donc les systèmes coopératifs, de nouvelles formes d'apprentissage par le faire, donc l'apprenance et la montée en compétences numériques.
Vous pouvez retrouver toutes les informations ici.
Cela peut permettre d'obtenir entre 50 000 et 150 000 euros par projet !
Etant depuis 2014 en exploration pratique et conceptuelle sur le sujet, et ceux connexes comme l'apprenance, l'assistance à maîtrise d'usage globale, l'innovation territoriale ou les réseaux de coopération inter-filière (cf. ici avec le portail espaces hybrides et les articles ici, à cet endroit ou ), plusieurs acteurs et territoires sont revenus vers moi pour les soutenir méthodologiquement dans la conception et l'élaboration stratégique du projet.
Dans une logique de coopération ouverte, je vous livre ici quelques-unes des ressources que je mobilise dans ce cadre.
Parmi les éléments importants à avoir en tête dans le cadre de l'ingénierie projet à proposer, voici les principaux, au regard des critères d'évaluation des dossiers :
Complexe, vous ne trouvez pas ?
Alors, si vous aussi, vous souhaitez un regard extérieur sur votre projet, contactez-nous !
Alexis Durand Jeanson, PRIMA TERRA alexis@prima-terra.fr