jeudi 6 mai 2021

[décryptage] La transition, oui, mais pour construire quoi à la place ?

Épisode 2 de l'exploration sur la Transition (revoir l'épisode 1 ici)

 

Jérémy Cottaz, un usager de LinkedIn qui porte un projet de tiers-lieu en Bretagne, publiait ces derniers jours cette publication, qui ne pouvait que nous faire réagir...

Vivement demain ! 🤩 En tout cas, on y travaille 😉

🔀 "Nous assistons à un processus d’hybridation accélérée de notre monde, qui devient la grande tendance de notre temps. Nous commençons enfin à comprendre combien le mélange peut être une véritable chance pour notre société et pour ceux qui l’habitent. Oui, on peut entrecroiser des choses, des métiers, des activités, des personnes, des intentions, des imaginaires, des identités, des intérêts, radicalement différents, voire contradictoires, et de là peut naître une extraordinaire créativité !"

⚠️ "Cette tendance va obliger les politiques publiques, les normes et les réglementations, basées sur une pulsion d’homogénéité, à se réinventer de fond en comble"

Source : Usbek & Rica
#tierslieux #hybridation

https://lnkd.in/dkEXsas

De cette publication, plusieurs réflexions me sont apparues. 


1/ Ici, dans ces lieux du commun que l'on nomme les tiers-lieux, la créativité, les partages "main à la main" et l'économie du lien sont l'expression de cette impermanence, de cette imperfection et de cette instabilité qui caractérisent ces espaces du Tiers.


L'expression même du Tiers s'exprime ici, dans les tiers-lieux, les tiers-espaces, le tiers-secteur, le tiers-habitat, ou encore le tiers-état... 

Car la créativité populaire, au sens de celle qui n'est pas produite ou encadré par l'institutionnel ou produite par l'expert institué, ne peut qu'inviter à favoriser les rencontres improbables, les idées atypiques ou encore les projets insolents, avec des moyens limités, comme tente de l'illustrer depuis quelques années une coopérative en préfiguration que sont Les Localos par exemple.

L'Histoire a déjà illustré cela de nombreuses fois, et s'annonce riche ces prochaines années en effet. 

Par ailleurs, l'éducation permanente et intersticielle devenant une condition de survie pour les nombreux freelances et consultants, artisans, créatifs du web, mais aussi pour les restaurateurs, les gérants de bars et tous entrepreneurs stoppés dans leurs activités par les mesures gouvernementales, ces lieux propices au croisement, à l'interdisciplinaire, aux projets intersectoriels vont avoir tendance à s'amplifier en ces temps post-distanciels ou tout du moins post-troisième confinement...  

Nous l'avions d'ailleurs envisagé avec cet article consacré aux tiers-lieux apprenants.

 

2/ Cependant, le propos de l'auteur de l'article selon lequel "la société industrielle et servicielle [serait] finie" est à nuancer.

Comme l'illustrait le concept de "société hyper-industrielle" exprimée par Pierre Veltz dans son ouvrage de 2017 ou encore celui consacré la même année aux "hyperlieux" de Michel Lussault , cela tend à démontrer l'inflation des espaces hybrides certes, croisant la rencontre physique et digitale, mais non la fin des industries et services de masse.

Ces derniers sont et seront davantage encore demain en capacité d'impulser, d'organiser et d'homogénéiser les moments de rencontres mondiaux partout sur la planète, au même moment, autour d'un sujet commun.

Par ailleurs, comment imaginer que les "agences des standards", comme l'AFNOR en France qui est un des leaders internationaux de création de normes, l'Etat ou les institutions en général insufflent demain une "dénormalisation", qui requestionnerait leurs pouvoirs et leurs légitimités, et finalement une dérégulation des standards communs ?

Il me semble que nous tendons davantage vers une polarisation accrue ces prochaines années entre deux mondes, deux économies, deux modalités de construction communautaire qui vont se déployer, et non l'une sans l'autre.

En effet, on peut tout à fait évoquer demain, lors d'un déclin progressif de la pandémie de la Covid-19, qu'une économie mondiale sera confortée, autour d'une liberté de circulation des biens et des finances, au détriment cependant d'une liberté plus limitée des individus, conditionnée par des critères sanitaires et autres.

Cette "liberté" optionnelle feront de ceux qui s'en accommoderont, des usagers de nouvelles règles organisatrices de ces circulations. Le voyageur d'affaires continuera, mais peut-être pas ou moins le touriste d'autrefois.

C'est alors à l'échelle régionale, au sens des politiques européennes et de la pensée mercatique, et à l'échelle locale, au sens du bassin de vie, que se joueront peut-être davantage demain de nouveaux croisements, de nouveaux cercles, de nouvelles hybridations volontaires, tout du moins dans sa dimension présentielle.

 

3/ Car en effet, l'hybridation sera la norme à l'échelle locale, avec trois finalités possibles.

A première vue, nous pouvons imaginer trois états d'hybridation possible, que nous avions exploré avec ces trois visions des paysages, à la fois dans les perceptions et les imaginaires territoriaux, présentées sous la forme d'un article du 15 octobre 2019 ici.

Extrait de l'article "Les 3 mondes, de la ville-monde à la maison-moi, un autre monde est possible"
 

 

Ces trois états d’existence n'existeraient pas forcément l'une sans l'autre, mais plutôt l'une par rapport à l'autre...

- Le premier, un état gazeux, permettant de favoriser l'état sauvage et organique du résultat de pollinisations croisées, autour de l'idée de se constituer et se relier autour d'archipels de survivance, dans des tendances stylistiques momentanées ou encore de résistances, que cela soit par des luttes affinitaires, ethniques ou religieuses. 

Ici, la Ville-Monde s'installe... que cela soit par des mouvements reliés de ZAD, des Oasis Colibris, à des pétitions en ligne ou aux réseaux d'Incubateurs de la French Tech.

- un autre état, plutôt floculé, autour d'une entité locale garante d'une ressource locale, donc d'un moyen d'organisation pour sécuriser un bien-vivre à sauvegarder ou d'une ressource partagée à reconstruire. 

Là, le Local-Monde survient... par des Centrales Villageoises, des réseaux d'AMAP et ses formes plus modernes de lien à l'agriculture de subsistance, ou encore autour d'une coopérative d'intérêt collectif autour de la culture.

- ou encore un état liquide, de recontextualisation apparente d'un concept planétaire à l'échelle d'une zone linguistique commune, d'une région ou d'un bassin de vie, agile structurellement et plateformisée juridiquement, dont le possédant sera une entité supra locale au service d'un besoin fondamental ou plus épisodique d'usagers locaux, mais dont le produit de cette hybridation reviendrait à ... nul ne saurait le dire à ce stade. 

Ici, le paysage de la Maison-Moi s'illustre... par les plateformes de participation citoyenne en ligne, les nouvelles coopératives de consomm'acteurs comme Railcoop, C'est Qui le Patron ? ou encore avec des plateformes comme Netflix...


Comme on peut le lire, un paysage de l'imaginaire n'est pas suffisant pour inventer l'avenir.

Car si l'archipel de lieux et de collectifs permet de se relier, retrouver des dynamiques collectives, les perspectives communes sont éparses et potentiellement ponctuelles, l'état liquide nous invite à ne construire que des relations contractualisées, réglementaires ou concurrentielles, ne se penchant que sur des besoins fondamentaux ou des alliances de circonstances ou de survivance.

Par ailleurs, l'état floculé ne peut exister seul, sans relier ces constellations locales par d'autres relations que celles de la proximité immédiate, quotidienne ou intéressée.


Etre co-acteur

Extrait d'un webinaire de 2021 d'Anne et Patrick Beauvillard sur la coopération


Ainsi, il nous semble intéressant d'aller questionner comment et pour quelles finalités ces trois états peuvent-elles demain exister dans le cadre de période transitoire.

En effet, la sphère publique, le monde du privé marchand à but lucratif ou non, ou encore celui des populations peuvent demain s'inscrire dans l'un ou l'autre de ces états. 

Car si demain l'hybridation devient la norme, la perte de repères sera donc également la condition sine qua none.

Mais si les repères actuels s'effacent au profit d'un croisement des regards, des métiers et des identités des lieux et des hommes, qu'est-ce qui fera encore société ?

 

Est-ce le Marché, les idéologies ou les mouvements religieux, donnant à vivre le pouls d'une société devenue gazeuse, les désirs étant nommés besoins, finalités ou causes ultimes ?

Est-ce l'Etat, donnant à voir des relations organisées autour d'artifices, de dispositifs et d'un contrat reliant plus ou moins artificiellement les êtres entre eux ?

Est-ce la terre, le territoire, les histoires locales et les relations quotidiennes autour d'échanges monétaires et désintéressés, donnant à réinventer des projets communs et locaux ?


Ces questions, nous les avions pointé du doigt lors de la constitution, année après année, de cette cartographie des espaces hybrides. En effet, les enjeux défendus ou convoités ne sont pas forcément les mêmes en fonction de l'orientation choisie pour construire ces lieux tiers...

 

Cartographie des espaces hybrides de 2019, conception PRIMA TERRA

 

Il nous semble donc intéressant d'explorer demain quel horizon souhaitons-nous en insufflant des transitions en réorganisant des lieux, des relations, des connaissances et des économies associées ? 

Plus que l'hybridation, il nous semble important d'aller questionner la trajectoire que nous souhaitons stimuler demain dans notre quotidien, les nouveaux repères à reconstruire et le chef d’œuvre collectif à forger.

En effet, l'hybridation, fruit d'un processus d'innovation, ne peut que construire des "vides culturelles", favorables à la montée en puissance de ceux qui prônent des repères à priori indiscutables que sont le pragmatisme mercatique, les fondements religieux politisés ou encore les idéologies.

Ainsi, il nous semble pertinent d'inscrire l'innovation et l'hybridation des savoirs d'un attachement et d'une reliance à ce qui nous entoure de vivant, de traditions et savoirs vernaculaires. 

C'est ce que nous appelons l'innovation territoriale, qui se met au service de ceux qui habitent, se nourrissent et fertilisent leur quotidien proche, tout en partageant et inspirant avec d'autres contrées, plus ou moins lointaines, leurs pratiques, représentations et usages, sans toutefois leur imposer leur propre modèle.


Et vous, qu'en pensez-vous ?

Si vous souhaitez participer à cette exploration sur le mot Transition, nous vous invitons à nous contacter. :)

 

Alexis Durand-Jeanson, le 03 mai 2021

 

mardi 20 avril 2021

Se former à l'innovation sociétale avec le Master RESODDE-ESEC montpelliérain partenaire !

 

Nous avons le plaisir de vous informer que PRIMA TERRA est partenaire de l'Université de Montpellier dans le cadre du Master RESODDE - Responsabilité Sociétale et Développement Durable en Entreprise, parcours "ESEC - Educations à la Santé, l'Environnement et la Citoyenneté".


 

Construit en deux ans, il permet de former des publics variés à l'analyse, l'organisation et l'animation de dynamiques de Responsabilité Sociétale des Organisations, publiques comme privées, selon le prisme de l'Education.

 

Cette formation a la caractéristique de former des chargés de projets en entreprise, des consultants, des enseignants et formateurs ou encore des conseillers aux pratiques opérationnelles de développement durable, en leur donnant des capacités opérationnelles pour co-construire des stratégies de conduite, d'accompagnement et d'autonomisation au Changement, interne comme externe, par le déploiement d'une ingénierie de projets pédagogiques transversaux.


La maquette des deux années s'appuie sur des pédagogies actives et par projet sur commande réelle. Les étudiants sont ainsi amenés à développer des réponses pratiques à des demandes de terrain, que cela soit des diagnostics territoriaux ou structurels, la conception de stratégies RSE, Agenda 21, PCAET, etc. et encore la proposition de feuille de route opérationnelle pour initier, animer et pérenniser des actions au service de la "performance globale".

Elle développe une culture de l'appréhension de la complexité, avec notamment une intervention d'Edgar Morin, et une sensibilisation à la Recherche.

Des membres de PRIMA TERRA et de son écosystème seront mobilisés pour intervenir tout au long des deux années, mobiliser ses partenaires pour proposer des commandes réelles de collectivités et organisations privées et enfin, faciliter l'intégration des étudiants.


Explications en vidéo :

mercredi 7 avril 2021

Post-management : bâtir l'Organisation autrement

 

Dans la foulée de la présentation par Entrepreneurs d'avenir du concept de "permaentreprise" développé par Sylvain Breuzard, directeur de Norsys, et du premier atelier de transmission de la recherche-action sur "s'inspirer du vivant pour des territoires résilients" organisé par le DreLab, Territory Lab, le Cerema et d'autres partenaires,


nous souhaitions vous parler du "permanagement", qui nous semble être une clé de voûte de toutes ces réflexions pour imaginer d'autres pratiques organisationnelles, qu'elles soient dans la sphère publique comme privée.


Ce concept a été initié par un article d'un enseignant chercheur à Aix-Marseille Université, Guillaume Pérocheau, qui a littéralement remis en question les quatre mythes fondateurs du management.

Les 4 mythes sont les suivants, selon son auteur :

  • Le premier mythe, imposé par les économistes, c’est que l’activité collective a comme but principal de satisfaire des agents économiques rationnels (Smith 1776),
  • Le second mythe, issu de l’impérialisme des grandes nations, est que pour croître, on doit, on peut exploiter des ressources naturelles (Zimmerer 2001),
  • Le troisième mythe, issu des sciences de gestion, est que nous avons besoin de règles et de pratiques pour améliorer la performance des organisations (voir … n’importe quel manuel de Management).
  • Et le quatrième mythe, issu de la politique, est que l’arrière-plan de l’activité collective, c’est la guerre économique perpétuelle (Colin 2012).

 

Il propose ainsi une autre façon de penser le pilotage d'organisation, dont un des axes forts est la recherche "d'échanges dans la paix économique"...

Source : Le permanagement, extrait d'article de Guillaume Pérocheau de 2018


 Il présente également sous une forme différente sa réflexion, par le biais de cette courte vidéo.

 

 

Cette pensée systémique, basée sur le convivialisme, l'esprit de créativité, la recherche-action permanente, la synchronicité et bien d'autres dimensions alimentant une posture nouvelle, nous la développons ainsi opérationnellement depuis plusieurs années.

Ainsi, la rencontre avec Guillaume il y a quelques mois nous permet aujourd'hui de participer très prochainement à la rédaction d'un ouvrage collectif sur le sujet, sur son invitation (merci Guillaume !), qui aura lieu en mai 2021.

Retrouvez toutes les informations pratiques ici.

 

> D'ici là, vous pouvez vous inspirer et explorer le sujet des nouvelles formes managériales d'avenir sur notre chaîne YouTube, PRIMA TERRA tv !

lundi 22 mars 2021

Avec CGLU Afrique : contribuer à un réseau apprenant autour de la coopération décentralisée, rdv le 6 avril !

 

L'équipe de Prima Terra, et en particulier Laurie Testut et Alexis Durand-Jeanson, est fière de vous partager l'annonce de ce futur webinaire de partage de pratiques inspirantes de collectivités territoriales impliquées dans la coopération décentralisée.


Celui-ci aura lieu le mardi 6 avril 2021 à 15 heures, sur l'outil de visioconférence Zoom !

 


 Vous souhaitez en savoir plus, contribuer, intervenir ?

> Retrouvez l'affiche de l'initiative ici.

> Retrouvez la note de cadrage de ce premier événement là.

> Retrouvez le programme prévisionnel à cet endroit !

 

>>> Nous vous prions de bien vouloir nous confirmer votre participation en vous enregistrant à cet évènement.


mardi 16 mars 2021

10 conseils pour mettre les usagers au coeur des projets publics

 

Nos amis du réseau AMU France et Alexis Durand-Jeanson, de Prima Terra, 

ont eu le plaisir d'échanger avec Sylvie Luneau, journaliste à Techni.Cités / La Gazette des Communes, sur les conseils clés à donner aux collectivités souhaitant "remettre l'humain au coeur de la fabrique de la ville". 

 

Le réseau AMU France, dont Prima Terra est membre actif, avait ainsi publié en avril 2020 un livre blanc de l'Assistance à Maîtrise d'Usage "Remettre l'humain au coeur du cadre de vie bâti", avec le soutien de nombreux partenaires dont la Caisse des Dépôts Groupe, le Groupe Kardham ou encore le Gouvernement avec son Plan Bâtiment Durable, que vous pouvez téléchargé ici.

 

Voici l'article complet publié par la journaliste dans le Club Techni.Cités là : https://www.lagazettedescommunes.com/723775/8-conseils-pour-mettre-les-usagers-au-coeur-des-projets-publics/

 

Et en résumé, voici les dix conseils proposés :

1/ Prendre en compte la Maîtrise d'Usage et sa pertinence selon le contexte et le projet dans tous les champs possibles ;

2/ Considérer le “faire AVEC”  au lieu du “faire POUR” seulement ;

3 / Intégrer l’AMU : son rôle (facilitateur, tiers garant neutre, animateur et maïeuticien), ses méthodes, sa déontologie ;

4/ Mobiliser le plus tôt possible, depuis la phase de préprogrammation jusqu'au fonctionnement pour favoriser l’appropriation et la résilience du lieu à partir de sa connaissance partagée à tous niveaux, en respectant l’histoire et la culture du lieu, le “genius loci” ;

5/ Allouer des ressources adaptées (budget sur la temporalité du projet, moyens internes et externes, formation) et définir un périmètre d’usagers pertinent ;

6/ Explorer les attentes et collecter les préconisations des participants au Comité d’Usage (COMU), représentants de la diversité des prenantes (Double Flux relationnel, intelligence collective), à confronter à la réalité du projet pour en extraire les contributions argumentées qui auront le plus de chance d’être effectivement intégrées ;

7/ Créer puis nourrir la confiance et tisser des liens durables tout au long du processus participatif avec toute l’équipe projet ;

8/ Capitaliser et pérenniser la démarche de manière itérative ;

9/ Faire témoigner, valoriser et communiquer sur les réussites et les axes d’amélioration ;

10/ Former pour autonomiser et démultiplier les fruits, en nourrissant le terreau (territorial) local.
 
 
Si vous aussi, vous souhaitez impliquer et engager les citoyens dans vos projets publics ou d'intérêt collectif si vous êtes de la sphère privée, contactez-nous !
 
Nous sommes des spécialistes reconnus de l'Assistance à Maîtrise d'Usage globale, du bâtiment résilient au territoire coopératif.

jeudi 28 janvier 2021

Cycle PATRIMOINES - se former pour penser, préserver et entreprendre en Martinique

Bonjour Madame, Monsieur,


nous avons le plaisir de vous proposer un cycle de formations-actions proposées par le CNFPT Martinique et l'association PATRICULTURE, sur le thème du "développement et des transitions locales par les patrimoines".

Il s'agit, en trois jours orientés vers vos besoins et projets, de :

- comprendre et penser les patrimoines comme ressources pour penser le développement et la transition de votre territoire (1er jour), 
- concevoir et organiser des actions d'accueil, de préservation et de valorisation des patrimoines (2ème jour),
- entreprendre autrement, en s'appuyant sur les atouts et potentiels des patrimoines vivants et endormis du territoire (3ème jour).

Le programme fera la part belle à l'expérience du dispositif Patr'Immat, protocole scientifique de l'Université d'Aix-Marseille pour organiser, inventorier et valoriser le patrimoine culturel des territoires et en présentera les intérêts pour le territoire insulaire. 
Une initiative que nous accompagnons pour le compte de la SATT Sud-Est, structure de valorisation des travaux scientifiques.

Ainsi, je vous invite à vous rapprocher du CNFPT Martinique si vous, ou quelqu'un de votre entourage, serait intéressé.
Bien entendu, partagez mon courriel dans vos réseaux !

> Demandez nous la plaquette d'informations pratiques.

Au plaisir de travailler ensemble,
Bien à vous,

lundi 18 janvier 2021

Le rendez-vous de l'économie circulaire en Martinique est pour vous !


Bonjour,


PRIMA TERRA - faire école - a le plaisir de vous informer de son implication partenariale à la manifestation Alter'Actifs 2021, et l'un de ses membres, Alexis Durand-Jeanson, l'honneur d'animer la conférence d'ouverture intitulée 
 
"Tiers-lieux, Permaculture, Homme Symbiotique : l'heure des archipels se préfigure"

le lundi 25 janvier 2021 de 18 à 20 heures en visio-conférence.


Retrouvez également Alexis en présentiel du mercredi 27 au vendredi 29 janvier sur place, 
à la Ferme agroécologique d'An Griyav'la au Robert, en Martinique.
 

+ d'informations pratiques ci-dessous !

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2ème édition d'ALTER'ACTIFS du 25 au 29 janvier 2021
Ne ratez pas votre RDV Expert dédié à l’Économie Circulaire ! 
 
Bonjour, 

Nous avons le plaisir de vous convier à la 2ème Édition d'ALTER'ACTIFS qui se tiendra 
du 25 au 29 janvier 2021 sous la forme d'un TIERS-LIEU EPHEMERE PHYGITAL (Physique et Digital).
 
 



👉Vous êtes porteurs-ses de projets (primo-créateur ou entrepreneur) dans le champ de l'Economie Circulaire et souhaitez développer votre idée ou accélérer votre projet : 
 
choisissez la formule Spéciale CO-WORKERS en présentiel, à l'Habitation AN GRIYAV' LA, pendant toute la semaine (donne accès à un poste de travail, toutes les visio-connférences, aux ateliers en ligne, à des ateliers de co-développement et à des RDV Individuels avec des experts)


👉 Vous ne pouvez vous rendre disponible sur toute la semaine, vous êtes un partenaire, une structure d'appui, un contributeur ou un simple curieux
 
inscrivez vous aux ateliers et conférences en ligne de votre choix !


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>>> Pour tous, le lien d'inscription est ICI

Attention le nombre de places est limité : 
  • A 20 pour les CO-WORKERS
  • A 30 pour les ateliers en ligne
N'attendez pas !


Pour en savoir plus sur l'événement, les intervenants et les contributeurs 👉www.alter-actifs.fr.

Pour tout renseignement :
 contact@kaleidoscope-dom.com ou au 0596 597980 ou au 0696 068199

 

mardi 1 décembre 2020

[décryptage] De quoi la résilience est-elle le nom ?

 

SAISON 1, épisode 1


D'après le CNRTL, la résilience peut se définir comme :

1/ résistance d'un matériau au choc, en Mécanique / Physique ;
2/ capacité de reproduction d'une espère animale inemployée en raison d'une ambiance hostile, susceptible d'une expansion soudaine si cette ambiance s'améliore, en Zoologie ;
3/ Force morale, qualité de quelqu'un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre, au figuré.

Définition en vidéo avec l'un des spécialistes de la troisième définition, Boris Cyrulnik.

 


Selon moi, seule la troisième peut semble-t-il être mobilisée dans l'époque que nous vivons, la première nous faisant tomber dans une pensée matérialiste, l'autre dans celle d'un néo-darwiniste social quelque peu questionnant sur le long terme.

Cependant, en explorant le sujet, nous pouvons lire que la troisième définition n'est pas si simple lorsque l'on souhaite faire le tri entre ses prophètes, ses ambassadeurs techniques et autres vendeurs de solutions "clé en main"...

 

Résilience ?

Derrière ce mot, il existe une pluralité d'imaginaires.


Selon l'Atelier Teddif "Résilience territoriale" de 2019, le territoire résilient serait une "capacité à anticiper, réagir et s'adapter pour se développer durablement quelque soit les perturbations auxquelles il doit faire face".

Pour La 27ème Région et sa nébuleuse, le design de la résilience serait une clé pour demain, parlant de "resilient by design", posant d'ailleurs question de l'utilisation de l'anglais pour parler d'un piste d'avenir pour les populations de France...

C'est par ailleurs le CEREMA, qui propose depuis quelques semaines "une boussole de la résilience", qui pourrait s'imaginer comme un outil transversal, flirtant sans doute un peu avec la technique universaliste, rêvant que la résilience pourrait se mettre en place dans nos territoires de France pourtant si différents, culturellement, géographiquement comme socialement, sans parler des Antilles françaises ou de Mayotte comme de La Réunion !

Dans le domaine de la psychologie, la résilience serait un phénomène qui consisterait, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l'événement traumatique de manière à ne pas, ou plus, vivre dans le malheur et à se reconstruire d'une façon socialement acceptable.

Ainsi, la résilience serait globalement un état d'esprit, une pratique et une condition pour accepter de vivre avec les dérèglements et crises de notre époque.

Mais de quels traumatismes parlons-nous ?

 

 

Pour faire face aux impacts de l'ère Anthropocène :

Le Grand Effondrement ou l'Effritement ?

La résilience serait-elle mobilisée pour permettre de répondre, non pas à un constat d'Effondrement comme proposé par les collapsologues, mais pour réagir à l'Effritement généralisé des repères de notre société occidentale européenne actuelle ?

Je pense notamment à la pandémie Covid-19 actuelle, aux inondations, nombreuses, comme des vallées de la Vésubie et de la Roya, les catastrophes industrielles telle que Lubrizol à Rouen ou encore lié à des sécheresses nouvelles comme le décrypte Météo France ici.

 

Cette réaction intuitive de l'Individu comme de l'Organisation face à ces profondes transformations cherche à répondre selon moi à trois souhaits, à la fois paradoxaux et volontaires, et s'inscrivant dans une temporalité différente :

- A court terme, afin de financer le modèle à venir, l'injonction néolibérale à poursuivre le schème actuel : extraire et produire toujours plus, ce qui génère toujours plus d'externalités négatives, et réagir aux problématiques engendrées pour continuer à produire ...

- A moyen terme, afin de forger le cadre future d'une société entrepreneuriale, il s'agit de produire un choc culturel pour que chacun puisse comprendre, s'outiller et devienne autonome, tel ce mantra libéral le résume "aide-toi toi-même et le ciel t'aidera".

- A long terme, une possible tentative de subversion du Système en place pour inventer, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, une nouvelle façon de penser la création de Valeur et de la société française que nous souhaitons.

Pour cette dernière temporalité, il s'agit sans doute de penser le monde selon deux prismes opposés voire imbriqués l'un dans l'autre. 

L'un se propose selon une logique de Capitalisme des parties prenantes, en faisant de chaque Marché (Economie plateforme) et Etat (Capitalisme d'Etat) un système profondément clivant, associant un régulateur-plateforme, des leaders techno-scientifiques et une masse de contributeurs-consommateurs uniformes.

L'autre proposition se tourne vers une logique de Coopérativisme ouvert et redistributif, recherchant à construire une nouvelle interdépendance entre communautés locales, elles-mêmes en recherche d'autonomies futures, par le flux des connaissances et singularités produites.

Ces deux visions d'avenir ci-dessus, forcément caricaturales, peuvent amener à mobiliser la résilience pour offrir un outillage, un contexte et un langage commun pour atteindre ce cap.

Mais la résilience est-elle une fin en soi ?

 

De la résilience à la transition ?

Ainsi, pour certains acteurs et organisations institutionnelles, la résilience serait la posture à adopter et la transition la période calendaire pour adopter ces nouvelles conditions d'action.

Pour cela, il nous faudrait adopter un nouveau référentiel commun pour agir qui passerait par la co-création de récits comme voies de réappropriation politique du Marché ou du Territoire, et son devenir.

Cette culture nouvelle, basée sur l'improvisation, serait sans doute l'opposé d'une ingénierie, basée elle sur la planification. Elle imposerait à accepter le mouvant, l'instabilité et la qualité de l'improvisation pour faire face aux chocs à venir provoqués par la civilisation techno-industrielle actuelle.

Elle donnerait également à construire un droit à l'innovation et à l'expérimentation. Ce qui reviendrait à imposer la seule innovation comme solution à la remise en question des standards de vie actuels.

Cependant, trois questions me viennent :

Ce discours incantatoire proclamant à devenir tous résilients (individu, organisation, territoire) est-il suffisant pour aboutir un nouveau paradigme de société ?

Est-ce que la résilience est une condition pour adopter une Transition sociétale ?

Enfin, ne faut-il pas chercher autre chose que la résilience pour forger une nouvelle civilisation ?


De quoi la Transition est-elle le nom ?

L'idée de Transition est devenue le mantra des institutions, des élites politiques et d'un certain nombre de consultants de notre époque.

Cependant, nous pouvons trouver une définition commune de ce qu'est la transition qui peut-être vue comme "le passage d'un état à un autre" ou qui "constitue un état intermédiaire".

Ainsi, comme indiqué dans le schéma suivant, l'économie de transition est une troisième étape, suivant celle de l'économie d'innovation, dont le modèle est la "destruction créatrice", la disruption et l'improvisation créative, qui est elle-même l'étape pouvant suivre le modèle de gestion, basé sur une économie du stock, du matériel et de la planification.

 

La transition est une étape de transformation (cc-by-sa-nc Prima Terra)
 

En effet, comme nous avons pu le lire, la transition impose de nous emmener à explorer d'autres modèles pour installer demain un nouvel avenir, une certaine forme de stabilité à notre société, qui dénommé sur ce schéma sous le terme de "gestion nouvelle".

En soit, une nouvelle civilisation.

Comme l'exprime cette citation de Fernand Braudel dans "Grammaire des civilisations", les civilisations sont construites sur des mentalités collectives dominantes, qui nous enjoignent à agir ensemble selon des pratiques, des représentations et des usages communs.

« Les civilisations sont des mentalités collectives
[...]
À chaque époque, une certaine représentation du monde et des choses, une mentalité collective dominante anime, pénètre la masse entière de la société. Cette mentalité qui dicte les attitudes, oriente les choix, enracine les préjugés, incline les mouvements d’une société est éminemment un fait de civilisation. Beaucoup plus encore que des accidents ou des circonstances historiques et sociales d’une époque, elle est le fruit d’héritages lointains, de croyances, de peurs, d’inquiétudes anciennes souvent presque inconscientes, au vrai le fruit d’une immense contamination dont les germes sont perdus dans le passé et transmis à travers des générations et des générations d’hommes. Les réactions d’une société aux événements de l’heure, aux pressions qu’ils exercent sur elle, aux décisions qu’ils exigent d’elle obéissent moins à la logique, ou même à l’intérêt égoïste, qu’à ce commandement informulé, informulable souvent et qui jaillit de l’inconscient collectif. »


« Ces valeurs fondamentales, ces structures psychologiques sont assurément ce que les civilisations ont de moins communicable les unes à l’égard des autres, ce qui les isole et les distingue le mieux. Et ces mentalités sont également peu sensibles aux atteintes du temps. Elles varient lentement, ne se transforment qu’après de longues incubations, peu conscientes elles aussi. »

de Fernand Braudel, Grammaire des civilisations

Selon Fredy Perlman, ces imaginaires dominants nous invitent et garantissent une "reproduction de la vie quotidienne", et, ainsi, des désastres socio-écologiques qui en découlent.

Ainsi, parler d'une transition écologique en l'imaginant comme un simple courant politique, énergétique en ne remettant pas en question la consommation pour être qu'un souhait pieux de mixer nos sources en associant nucléaire, éolien ou panneaux solaires est une erreur d'analyse.

Car la civilisation occidentale et européenne qui est la nôtre pose ses fondamentaux sur des paramètres économiques d'extraction et de production, sociaux sur la compétition et la lutte, environnementaux sur le respect des normes chiffrées et la simple compensation.

La résilience apporte seulement un changement léger du regard porté sur ces sujets, et non un changement direction qui semble s'imposer à nous aujourd'hui.


Une modification complète du regard qui pose problème...

Comme le propose Jacques Attali dans son article "faire tomber les trois murs de notre prison", il existe 3 étapes de transformation nécessaire à une véritable bascule des représentations.

La première étape est celle de l'irréalisme et du déni, ne souhaitant pas admettre que l'histoire est tragique par nature", la seconde que l'aveuglement nous empêche de voir et d'accepter "cela est théoriquement possible" et enfin, que la procrastination voire l'absence de courage freinent encore la minorité susceptible d'avoir passée les premières...

La résilience est sans doute un chemin de traverse pour faire bifurquer les consciences déjà sensibles aux pratiques du design, comme le propose cet article de la revue Horizons Publics et La 27ème Région.

Cependant, d'autres pensées semblent offrir les moyens d'aller plus loin que l'idée selon laquelle la résilience "dessine un contexte et un cap" pour la transformation publique.

Je pense notamment à des auteurs aussi différents que le Pape François et son encyclique "Laudato Si'", proposant l'idée "d'écologie intégrale", celui de "ville du quart d'heure" de Carlos Moreno comme réponse servicielle à l'urbanisme galopant et chronophage des métropoles, ou encore celle "d'écologie intégrale" proposé par le philosophe des idées Alain de Benoist, souhaitant préfigurer une civilisation européenne écologique, conservatrice et néopaïenne.

Mais cependant, des questions me semblent poindre sur ce discours "facile" qu'apporterait la résilience par le design...

Comment les organisations peuvent-elles devenir résilientes sans pour autant se préoccuper du paradigme dans lequel elles sont et souhaitent rester ?

Comment la résilience, véritable boite à pharmacie pour soigner les maux de notre époque, pourrait nous sortir de cette spirale d'enfermement dans des modèles périmés ?

Comment le territoire résilient pourrait être une finalité, en nous proposant seulement de produire une géographie de la résistance au choc et seulement moins sensible aux catastrophes, naturelles ou autres ?


Cette liste, non exhaustive, nous offre l'opportunité de comprendre que la résilience n'est pas suffisante politiquement pour inventer un autre avenir, d'autres repères, d'autres pratiques.

Pour cela, existe-t-il des pistes en bordure de la résilience ?


Passer de l'adaptation à l'évolution : la résilience serait un clair-obscur ?

Le Professeur Nassim Nicolas Taleb, dans son livre "Antifragile", propose de nous emmener plus loin que la résilience et l'adaptation.

Cette anti-fragilité nous invite tout d'abord à aller au-delà de l'adaptation, en questionnant nos pratiques et nos modèles non plus pour changer et modifier son comportement en fonction des informations disponibles à l'instant t, tel que le propose un système adaptatif.

Elle nous invite également à surpasser la résilience, qui propose continuer à agir par résistance et réaction similaire face au choc, en recherchant l'amélioration du système et finalement l'évolution vers un autre modèle civilisationnel.

D'un point de vue plus pratique, la permaculture ou culture de la permanence, venue de l'agriculture dans les années 1980 du Japon puis de Nouvelle-Zélande, propose une philosophie de vie en trois points :

- prendre soin de la Nature (sols, forêts, eau, air et les êtres vivants associés), 

- prendre soin de l'Humain (soi-même, la communauté et les générations futures),

- et de partager équitablement la Création produite.

Par extension, cette éthique et pratique agricole nouvelle s'est étendue aujourd'hui à des dynamiques ayant pour objectif de refonder la façon de concevoir, fabriquer et animer des projets de vie, souvent à l'échelle de communauté de vie voire de village.

 

A l'échelle d'un territoire de vie, ce design par la permaculture est souvent dénommée sous l'idée "biorégion", concept développé depuis de nombreuses décennies par l'Ecole territorialiste. C'est également le cas d'auteurs tel que Gilles Clément qui préconise de s'activer selon les logiques du "jardin planétaire", du "jardin en mouvement" ou encore de "l'homme symbiotique" ou encore Camille They, qui nous propose d'adopter la posture de l'artiste, qui convoque l'improvisation créative par les sens dans son acte de Création et le jardinier, qui sait par modestie, patience et persévérance composer avec le Vivant...

 

Aujourd'hui, la pratique semble s'étendre encore sous l'appellation "d'Assistance à Maîtrise d'Usage globale" comme un domaine d'action consistant à fournir les moyens à l'Usager (comprendre les parties intéressées) de comprendre, s'approprier et trouver des réponses locales à des enjeux de vie (habiter, se nourrir, s'éduquer, s'épanouir, etc.).

Enfin, cet ensemble de pratiques transdisciplinaires entrent dans cette idée selon laquelle toutes ces communautés de pratiques et d'existence peuvent et tentent jour après jour de se relier, sous une forme socio-organisationnelle que l'on pourrait dénommer par les démarches de "territoire apprenant", dans un idéal de "société de la Connaissance" proposée par Gilles Clément dans son livre L'Alternative ambiante.

 

 

Pour conclure...

Ainsi, il s'agit ici de ne pas remettre en question l'idée même de résilience mais de noter les limites, à la fois politique, stratégique et pratique. 

Comme vous le savez, Prima Terra propose d'explorer l'imaginaire onirique du "Local-monde" que porte au quotidien des acteurs comme Les Localos, les acteurs du Made in Local, le mouvement Colibris et ses oasis de vies, des archipels symbiotiques autour d'Isabelle Delannoy, des réseaux apprenants de design par la permaculture ou encore de l'école des Territorialistes

En effet, il semble offrir la possibilité de concevoir des relations futures à partir de l'ancrage socioculturel  de communautés locales interreliées (et donc interdépendantes) qui souhaitent s'inscrire dans des pratiques portées par la civilisation de la symbiose, de la réciprocité, de la poésie du local et de la coopération économique.

D'un point de vue politique, il me semble important d'aller au-delà du discours dominant autour de la résilience, pour construire des représentations locales des pratiques et usages permettant de forger un avenir commun en interdépendance. 

Cet article en est une tentative pour les élus de tous bords souhaitant aborder autrement ce mot mantra du discours institutionnel dominant qu'est devenu la résilience.

 

Alexis Durand Jeanson


Pour aller plus loin : 2 vidéos de La Traverse sur la résilience locale ici et

vendredi 27 novembre 2020

[webinaire] Le MRJC organise "Construire des futurs désirables, la place des tiers-lieux"

 

Nous avons eu le plaisir d'être invités à intervenir à l'occasion d'un webinaire organisé par le secrétariat national du MRJC - Mouvement Rural des Jeunesses Chrétiennes à l'occasion du déploiement de leurs "Fabriques du Monde Rural", des tiers-lieux implantés dans les campagnes françaises.  

Une dynamique par ailleurs intéressante, le MRJC ayant fait le choix de vendre un important patrimoine urbain francilien pour financer la création de lieux communs dans les ruralités françaises.


A cette occasion, Prima Terra sera représentée par Alexis Durand Jeanson, son cofondateur.

Ce webinaire aura pour objectif de présenter :

 

Ce webinaire aura lieu le mercredi 02 décembre 2020 de 19 à 21 heures.

Voici le lien d'inscription (100 participants - déjà complet à ce jour !)


> Si vous aussi vous souhaitez organiser des webinaires, des conférences ou des formations-actions sur le sujet des lieux partagés et autres communs, contactez-nous !


mercredi 18 novembre 2020

[souveraineté alimentaire] Et si vous faisiez du terroir votre potentiel Engagement & RSE ?

 

Nous poursuivons nos explorations et coups de projecteur sur les partenaires et acteurs qui composent l'écosystème de l'innovation dans les territoires.

Cette fois-ci, focus sur les possibilités du marketing et de la communication dans le monde agro-alimentaire pour tendre vers une agriculture et une alimentation plus responsables, transparentes et équitables.

 


Notre invité de marque :

Laurent Muratet, fondateur de Terravita Project, après avoir été cadre durant 15 ans chez Nestlé pour la marque Mont Blanc puis pour la marque équitable et bio Alter Eco ...

 

On peut notamment découvrir une nouvelle façon de créer des études et contenus marketing en partant du terrain, comment faire de l'agriculteur l'expression des enjeux de la filière ou encore une nouvelle forme d'ingénierie territoriale pour innover en tant que marque alimentaire ...

Ainsi, si vous souhaitez construire une réflexion territoriale, systémique, filière pour votre marque, vous êtes au bon endroit en associant Terravita Project x Prima Terra !

 

Nous ne vous en disons pas plus, la suite en images !

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